Nous poursuivrons le processus d’étude, d’analyse et de prise de décisions qui nous conduira à surmonter nos déficiences dans tous les domaines
Camarade général d’armée Raul Castro Ruz, président du Conseil d’Etat et du Conseil des ministres,
Camarades Rafael Ramirez et Ricardo Menendez, vice-présidents de la République bolivarienne du Venezuela, camarades ministres et membres de la délégation de cette nation sœur dont la présence à ce meeting nous honore,
Camarades de la direction du Parti, de l’Etat et du gouvernement, de l’Union des jeunesses communistes et des organisations de masses, de l’Association des combattants de la Révolution cubaine, des glorieuses Forces armées révolutionnaires et du ministère de l’Intérieur,
Attaquants des casernes Moncada et Carlos Manuel de Céspedes, familles des martyrs de ces actions et familles de nos Cinq Héros, injustement condamnés et emprisonnés dans les geôles de l’empire yankee,
Membres de la Caravane des Pasteurs pour la paix qui, sous la conduite du Révérend Lucius Walker, avez affronté et surmonté pendant 21 ans les obstacles associés au blocus de notre patrie et qui, en participant à ce meeting, donnez une preuve de plus de votre amour pour la Révolution cubaine,
Compatriotes,
Comme cela a été annoncé, la direction de notre Parti a décidé de dédier ce 26 Juillet au Libertador Simon Bolivar, pour le 227ème anniversaire de sa naissance et le bicentenaire des luttes pour l’indépendance des peuples de notre Amérique.
Le camarade Hugo Chavez avait prévu d’être ici, aux côtés du peuple de Cuba, et de parler à ce meeting. Il n’a pas pu le faire, car nous savons qu’il dirige l’héroïque peuple vénézuélien qui s’apprête à riposter, comme il l’a annoncé hier après-midi, aux menaces brandies par l’empire contre la sécurité nationale et la souveraineté du Venezuela, et contre sa vie.
Nous réaffirmons, une fois de plus, notre indéfectible solidarité avec le Venezuela et nous condamnons le déploiement des bases militaires étasuniennes en Colombie, qui met en danger la paix dans la région.
Face aux menaces et aux provocations, le Venezuela a pleinement le droit de se défendre et bénéficiera toujours du ferme soutien de tous les Cubains.
Est présente à cette tribune, où elle représente le président Chavez et le peuple vénézuélien, la délégation de ce pays frère au premier Sommet Cuba-Venezuela. Elle est formée par les deux vice-présidents cités plus haut, et par six ministres et d’autres camarades.
Ce Sommet a pour principal objectif de porter nos relations à un niveau supérieur, de consolider l’union économique entre Cuba et le Venezuela, de contrôler l’exécution des projets convenus et d’en concevoir d’autres, au service du bien-être de nos deux peuples.
Nous puisons notre inspiration dans les idées, qui n’ont pas encore pris corps dans le réel, d’une grande nation de Républiques, de Bolivar et de Notre Amérique, de José Marti.
Notre Héros national, inspirateur de la génération qui, il y a exactement 57 ans, attaquait les casernes Moncada et Carlos Manuel de Céspedes, éprouvait une profonde admiration pour Simon Bolivar. Nous connaissons tous le célèbre article contenu dans L’Age d’Or où José Marti raconte avec une émotion singulière que, sans même s’être débarrassé de la poussière du chemin parcouru, il alla rendre hommage au Libertador devant sa statue équestre de Caracas.
Il dédia à Bolivar des écrits fondamentaux et des discours passionnés, avec le verbe éloquent qu’on lui connaît. Dans un de ces discours, Marti s’exclamait : «…Parce que ce qu’il n’a pas terminé de faire n’est toujours pas fait aujourd’hui, parce que Bolivar a encore beaucoup à faire en Amérique !
Jamais ces paroles prophétiques de Marti n’ont eu autant d’actualité qu’aujourd’hui. Elles nous indiquent le chemin de l’unité, dans lequel nous avançons d’un pas sûr au sein de l’Alliance bolivarienne des peuples de Notre Amérique.
Lorsque toute l’Amérique latine commémore le bicentenaire du début des luttes pour l’indépendance, les peuples se lèvent avec de plus en plus d’énergie pour porter à son terme l’œuvre inachevée, pour réaliser les aspirations à la liberté et à la justice pour lesquelles ont lutté Bolivar et tant d’autres héros éternels.
Ce samedi, le commandant en chef est allé au mausolée d’Artemisa rendre hommage aux martyrs du 26 Juillet et à la lutte sans trêve de notre peuple pour son indépendance. Il a rappelé dans son message aux combattants révolutionnaires d’Artemisa et de Cuba toute entière que sa pensée révolutionnaire est partie de l’idée martiste selon laquelle « la patrie est l’humanité »et que notre lutte constitue une preuve de ce que peut un tout petit pays face au pouvoir gigantesque de l’empire.
Fidel, dont le rétablissement visible fait la joie des révolutionnaires cubains, comme des hommes et des femmes progressistes au-delà de nos frontières, est présent et combat en cette journée qui a une telle signification pour lui et pour nous tous.
Fidel a exprimé plus d’une fois son admiration infinie pour Bolivar. Dans le livre intitulé Un grain de maïs, le leader de la Révolution cubaine précise : « J’ai beaucoup lu sur Bolivar et je ne me lasse pas de lire sur Bolivar, sur chacun des instants qu’il a vécus, sur chacune de ses tragédies, sur chacune de ses victoires. J’ai pour Bolivar une sympathie extraordinaire, plus que pour tout autre grand personnage de l’histoire… »
Ceci fut dit précisément en 1992, l’année où Chavez dirigea le peuple vénézuélien dans le soulèvement du 4 février, une action courageuse et patriotique qui avait pour but de ressusciter, de reprendre et de réaliser les rêves du Libertador.
Tout comme l’attaque de la caserne Moncada ouvrit la voie à l’étape définitive de la Révolution cubaine, le soulèvement des militaires patriotes dirigé par Chavez fut le signe avant-coureur de l’invincible Révolution bolivarienne.
Ces mêmes rêves ont inspiré le Che et ses compagnons héroïques dans la geste internationaliste de la Bolivie. Leurs dépouilles sont jalousement gardées par les enfants de cette terre aguerrie de Villa Clara qui vit combattre le Guérillero héroïque. Elles accompagneront toujours notre peuple, tel un glorieux détachement de renfort, dans les combats d’aujourd’hui et de demain. Le Che serait fier de ce meeting de réaffirmation patriotique et latino-américaniste, car il fut un paladin de cette cause.
Chers compatriotes,
Dans l’émulation interprovinciale pour obtenir le siège de la cérémonie centrale pour la Journée de la Rébellion nationale, les provinces gagnantes méritent nos félicitations : Ciego de Avila, Granma et La Havane-Ville, dont les efforts ont été reconnus, et Villa Clara, qui a finalement accueilli la commémoration. Il ne s’agit pas d’une émulation triomphaliste, avec fanfare, trompettes et tout le tra-la-la. On a voulu récompenser l’effort, les résultats, et le modeste accomplissement du devoir.
Villa Clara s’est caractérisée par une grande stabilité au cours des douze dernières années, avec des progrès dans la plupart des secteurs socio-économiques du territoire, dont l’industrie, la production agro-pastorale et le développement d’un important pôle touristique, auxquels s’ajoutent ses acquis dans la sphère sociale, dans l’éducation, la culture et la santé.
Ces raisons sont suffisantes pour féliciter tout particulièrement le peuple de Villa Clara, protagoniste indiscutable de ces résultats, ainsi que la direction du Parti et du gouvernement de la province qui travaille dans la cohésion et a fourni des cadres de haut niveau pour d’autres territoires et d’autres fronts de la Révolution.
Camarades,
Suite aux graves dégâts occasionnés par les trois ouragans dévastateurs d’il y a près de deux ans, notre peuple a dû travailler dur, dans un environnement international particulièrement adverse résultant de l’actuelle crise économique mondiale. Nous n’avons pas la moindre responsabilité dans son éclatement, mais, avec d’autres peuples, nous en souffrons les conséquences. A ceci s’ajoute le blocus anachronique que l’administration étasunienne s’entête à maintenir depuis cinquante ans, et les effets de plus en plus visibles du changement climatique.
Dans ces circonstances complexes, comme l’a bien dit Raul à la clôture du Congrès de l’Union des jeunesses communistes, « la bataille économique constitue, aujourd’hui plus que jamais, la tâche principale et le noyau du travail idéologique des cadres, parce que d’elle dépend la durabilité et la préservation de notre système social » (fin de citation).
Il n’est pas vain d’insister sur le fait que la production d’aliments reste un front essentiel de la bataille économique. Nous devons continuer de lui accorder la plus haute priorité. Au Congrès de l’Association nationale des petits agriculteurs, qui s’est tenu il y a à peine deux mois, les débats ont porté sur tout ce qui concerne ce secteur stratégique, où il s’impose de consolider le processus de remise de terres en usufruit et d’avancer à un rythme soutenu dans le programme d’agriculture suburbaine.
L’économie, la réduction des dépenses et l’usage aussi rationnel que possible de la main d’œuvre et des ressources constituent une impérieuse nécessité dans tous les secteurs. Dans l’éducation, il a été prouvé que de profondes transformations pouvaient être introduites pour élever la qualité de l’enseignement tout en en diminuant les coûts. On peut en dire autant des systèmes de santé, où il reste beaucoup à faire pour éliminer les gaspillages et les dépenses superflues.
Un autre secteur où il ne s’agit pas de baisser la garde un seul instant est l’économie d’énergie. Le contrôle systématique, l’exigence et la discipline sont indispensables pour atteindre les objectifs définis.
Il est opportun de signaler ici que nous poursuivrons le processus d’étude, d’analyse et de prise de décisions qui nous conduira à surmonter nos déficiences dans tous les domaines et que nous rejetterons les solutions populistes, démagogiques et trompeuses.
Nous ne nous laisserons pas guider par des campagnes de la presse étrangère. Nous continuerons d’aller de l’avant, en toute responsabilité, au rythme que nous choisirons, sans improvisation ni précipitation, pour ne pas commettre d’erreurs et éliminer définitivement les mesures qui ne correspondent pas aux conditions actuelles.
Notre peuple a donné maintes preuves de sa confiance dans la direction de notre Parti et de notre gouvernement et sait que nous sommes animés par la volonté irrévocable de régler les problèmes.
Nous ne craignons pas les défis difficiles que nous avons devant nous, nous savons que nous pouvons compter sur la force invincible de notre peuple, comme l’a dit Fidel lors du 20ème anniversaire du 26 Juillet : « Si ce jour-là, nous n’étions qu’une poignée d’hommes, nous sommes aujourd’hui un peuple tout entier décidé à conquérir l’avenir. »
Les martyrs héroïques de cette épopée ne sont pas tombés en vain. Leur sacrifice a rendu possible la victoire du Premier Janvier 1959. Ils nous ont accompagnés dans les moments les plus durs de notre combat : à Playa Giron, pendant la Crise d’Octobre, dans les glorieuses missions internationalistes, lors de la disparition du camp socialiste, lorsque l’Union soviétique s’est désintégrée et que l’empire et ses laquais se frottaient les mains en proclamant la fin de l’histoire et en augurant celle de la Révolution cubaine.
Nous confirmons aujourd’hui notre engagement envers eux. Nous serons fidèles aux idéaux pour lesquels ils ont donné leur vie, en changeant ce qui doit être changé dans ces circonstances historiques, sans jamais accepter de pressions extérieures ni de violation de notre souveraineté, sans renoncer à un seul de nos rêves de justice, pour Cuba et pour le monde.
De cette fidélité et de cette fermeté, notre peuple a donné de multiples preuves pendant plus de cinquante ans, et cet engagement patriotique est aujourd’hui plus profond que jamais face aux défis, aux menaces et aux tentatives de chantage.
Que vivent à jamais les héros et les martyrs du 26 Juillet !
Vive l’indestructible fraternité entre Cuba et le Venezuela !
Vive Fidel et Raul !
Jusqu’à la victoire, toujours !




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