Discours prononcé par le général d’armée Raul Casto Ruz, Premier secrétaire du Comité central et président du Conseil d’État et du Conseil des ministres, à la 1ère Conférence nationale du Parti, au Palais des Conventions, le 29 janvier 2012, « Année 54 de la Révolution »

Camarades :

La 1ère Conférence nationale du Parti qui achève aujourd’hui ses travaux avait pour objectif, conformément à la convocation lancée par le 6e Congrès, d’évaluer avec objectivité et sens critique le travail du Parti, et déterminer avec une volonté rénovatrice les transformations nécessaires pour le placer à la hauteur des circonstances actuelles.

N’oublions pas que seul le Parti, en tant qu’organisation regroupant l’avant-garde révolutionnaire et garantie sûre de l’unité des Cubains, à toutes époques, peut être le digne héritier de la confiance que le peuple a déposée dans le seul commandant en chef de la Révolution, le camarade Fidel Castro (Applaudissements).

Je ne m’arrêterai pas sur les participants au processus de discussion du projet de Document de base, ni sur les nombreuses modifications qui en ont découlé, compte tenu du rapport présenté par le Deuxième secrétaire du Comité central, le camarade José Ramon Machado Ventura, à l’inauguration de cette réunion qui, comme chacun sait, n’a pas commencé hier mais presque immédiatement après la clôture du Congrès du Parti. Lire la suite »

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Discours prononcé par le général d’armée Raul Castro Ruz, président du Conseil d’État et du Conseil des ministres, à la 8e Période ordinaire de Sessions de l’Assemblée nationale du Pouvoir populaire, le 23 décembre 2011, « An 53 de la Révolution »

Camarades,

La 8e période ordinaire de sessions de l’Assemblée nationale qui prend fin aujourd’hui, a adopté le plan de l’économie et la Loi du budget pour l’année 2012. Par ailleurs, les députés ont reçu de nombreuses informations sur la marche du processus de mise en œuvre des Orientations de la politique économique et sociale du Parti et de la Révolution, adoptées par le 6e Congrès. Et le président du Tribunal suprême et le Procureur général de la République ont présenté leur bilan au Parlement.

Cette session a été précédée de la Réunion élargie du Conseil des ministres, le 16 décembre, et de la tenue, le mercredi 21, du 3e Plénum du Comité central du Parti, ainsi que du travail des 12 commissions permanentes du Parlement, depuis mardi dernier. C’est pourquoi, je ne m’étendrai pas sur les sujets analysés et je n’aborderai que certaines questions fondamentales.

Au milieu des va-et-vient de la crise financière mondiale, l’économie cubaine a montré un comportement acceptable et soutenu, le Produit intérieur brut s’est accru de 2,7% – moins du 3,0% escompté –, notamment en raison de la non-exécution de certains ouvrages et de manquements dans la production de certains produits agricoles, dans l’industrie alimentaire et dans celle des matériaux de construction. Lire la suite »

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Rául Castro souligne que la CELAC doit s’opposer à toute tentative de déstabilisation dans la région

Le Président de Cuba, Raúl Castro a relevé que les membres de la CELAC, la Communauté des États Latino-américains et Caribéens, doivent respecter l’engagement de s’opposer à toute tentative de déstabilisation dans la région.

Prenant la parole au Sommet constitutif de ce mécanisme,  à Caracas, Raúl Castro a relevé que l’intégration de la région empêchera l’ingérence de nations étrangères qui mettraient en danger l’ordre démocratique comme le signale la Lettre Bicentenaire adoptée par les pays participants.

Il a relevé :

“La Communauté des États Latino-américains et caribéens est notre œuvre la plus prisée. Elle consolide, symboliquement, le concept d’une région unie et souveraine, engagée envers un avenir commun. Lire la suite »

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« Aucune urgence ne peut nous amener à prendre des décisions à la hâte »

Raul a présidé une réunion élargie du Conseil des ministres

Le processus visant à restructurer le secteur sucrier, qui a fait l’objet d’un rapport à la dernière réunion élargie du Conseil des ministres, a été qualifié de « grand travail de réorganisation » par le général d’armée Raul Castro.

Le président a rappelé que même s’il s’agit d’un travail entamé il y a environ trois ans, le 6e Congrès du Parti a adopté des Orientations destinées à renforcer le processus de réorganisation de cette sphère et à assouplir ses structures pour créer un système d’entreprises capables de générer, avec ses exportations, de la monnaie librement convertible pour financer ses propres dépenses.

Parmi les principaux changements prévus figurent l’organisation de la base productive autour des unités les plus rentables, et la concentration des sucreries dans treize entreprises provinciales. Sur un total de 61 sucreries qui pourraient aujourd’hui être impliquées dans la récolte sucrière, il a été décidé d’en maintenir 56 en état opérationnel, dont 46 devraient participer à la prochaine récolte. Par ailleurs, un ensemble de structures de soutien qui fonctionnaient toujours alors que les sucreries avaient été désaffectées, et qui généraient des dépenses superflues et ne répondaient à aucun objectif, seront supprimées.

Le Conseil des ministres a pris connaissance de la décision selon laquelle, après analyse de ce secteur, il a été décidé de supprimer le ministère du Sucre, qui à l’heure actuelle ne remplit aucune fonction étatique, et de créer à sa place le Groupe d’entreprises de l’industrie sucrière. Lire la suite »

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Discours prononcé par le général d’armée Raul Castro Ruz, président du Conseil d’État et du Conseil des ministres, à la 7e Période ordinaire de sessions de la 7e Législature de l’Assemblée nationale du Pouvoir populaire, le 1er août 2011, « Année 53 de la Révolution »

Camarades :

Étant donné le nombre de réunions que nous avons tenu ces derniers jours, dont un Conseil des ministres élargi, la cérémonie nationale pour le 58e anniversaire du 26 Juillet, et le 2e Plénum du Comité central du Parti samedi dernier, en présence de beaucoup d’invités, je serai bref dans mon discours devant cette Assemblée, car je ne vais pas répéter tout ce qui a été dit à ces rencontres.

D’une part, au sein de leurs différentes commissions et à l’assemblée plénière, les députés ont analysé l’information détaillée sur l’évolution de l’économie pendant le premier semestre et les estimations pour le reste de l’année, et ils ont approuvé le rapport sur la liquidation du budget 2010.

Ils ont également été informés sur la constitution et le fonctionnement de la Commission permanente d’exécution et de développement, créée à partir des accords du 6e Congrès du Parti pour mener le processus d’actualisation du modèle économique cubain de façon harmonieuse et intégrale.

D’autre part, le Parlement a décidé aujourd’hui de soutenir et d’approuver, dans son esprit et dans sa lettre, les Orientations de la politique économique et sociale du Parti et de la Révolution, ce qui se traduira par un travail législatif accru afin de jeter les bases juridiques et institutionnelles en faveur des modifications fonctionnelles, structurelles et économiques du pays.

À cette même fin, l’Assemblée nationale a autorisé la réalisation de l’expérience dans les provinces d’Artemisa et Mayabeque dans l’intérêt de la séparation des fonctions entre les assemblées du Pouvoir populaire et les conseils d’administration, dans le but d’étudier cette expérience en vue de sa généralisation ultérieure, ce qui demandera préalablement d’introduire les modifications pertinentes dans la Constitution de la République. Lire la suite »

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CONCLUSIONS DU VIème CONGRÈS DU PARTI COMMUNISTE DE CUBA

Cher Fidel,

Compañeras et compañeros,

Nous approchons de la fin du Congrès, après des journées intenses au cours desquelles, nous, les communistes cubains, avons discuté et adopté les Directives de la Politique Économique et Sociale du Parti et la Révolution, le Rapport Central et différentes résolutions sur les principaux sujets analysés.

Je considère que la manière la plus digne et à la fois la plus productive de commémorer le 50ème anniversaire de la Victoire sur l’invasion mercenaire à Playa Girón, un jour comme aujourd’hui, le 19 avril 1961, est précisément avoir tenu un Congrès du Parti magnifique, une réunion qui prend fin un peu plus de cinq mois après le commencement des discussions sur les Directives, processus profond, à caractère démocratique et transparent, dont le rôle principal indiscutable a été assumé par le peuple sous la direction du Parti.

Au nom des près de 800 mille militants communistes, des mille délégués au Congrès, de la nouvelle direction de notre organisation et en particulier, du compañero Fidel Castro Ruz, je tiens à féliciter toutes les Cubaines et tous les Cubains pour leur participation décisive au débat et à l’indubitable démonstration d’appui à la Révolution, ce qui constitue pour nous un motif de satisfaction et, ce qui est plus importante, une responsabilité et un engagement supérieurs pour aboutir, grâce au concours de tous, à l’actualisation du modèle économique visant à assurer le caractère irréversible du Socialisme à Cuba.

Nous avons déjà exprimé dans le Rapport Central que nous ne nous faisions pas d’illusions sur le fait que les Directives et les mesures afférentes étaient à elles seules la solution à tous les problèmes existants.  Pour atteindre le succès dans cette question stratégique et dans les autres, il est nécessaire de nous concentrer  immédiatement à faire accomplir les accords de ce Congrès, sous un dénominateur commun dans notre conduite : l’ORDRE, la DISCIPLINE et l’EXIGENCE. Lire la suite »

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ALLOCUTION PRONONCÉE À LA SIXIÈME SESSION ORDINAIRE DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE DU POUVOIR POPULAIRE (SEPTIÈME LÉGISLATURE).

ALLOCUTION PRONONCÉE PAR RAÚL CASTRO RUZ, PRÉSIDENT DU CONSEIL D’ÉTAT ET DU CONSEIL DES MINISTRES, À LA SIXIÈME SESSION ORDINAIRE DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE DU POUVOIR POPULAIRE (SEPTIÈME LÉGISLATURE), AU PALAIS DES CONGRÈS (LA HAVANE), LE 18 DÉCEMBRE 2010.

Cette fois-ci,  mon allocution est légèrement plus longue que les précédentes, mais c’est que cette session de l’Assemblée a été vraiment exceptionnelle par les points qu’elle a discutés, les opinions que vous avez formulées et les documents que nous avons adoptés.

En venant à cette Assemblée, je me suis rendu compte en lisant le journal que nous étions le 18 décembre. Et j’ai aussitôt évoqué un détail historique d’il y a exactement cinquante-quatre ans.  Nous ne pensions pas vivre si longtemps alors, compte tenu des circonstances que nous traversins, l’Armée rebelle naissante, les forces armées révolutionnaires actuelles et la Révolution en soi… C’était après le désastre et le grand revers que nous avions essuyés à un lieudit Alegría de Pío, trois jours après le débarquement du Granma, le 5 décembre 1956, et après que nous ayons erré pendant treize jours par petits groupes, nous efforçons de franchir les deux cordons immédiats que l’armée avait tendus. Finalement, grâce à l’aide des paysans, j’ai pu rejoindre avec d’autres le petit groupe de Fidel. La rencontre a eu lieu le soir, à Cinco Palmas. Après une forte étreinte, Fidel m’a conduit à l’écart et m’a demandé combien de fusils nous avions. Je lui ai répondu : « Cinq. » « Alors, avec les deux miens – s’est-il exclamé – nous avons gagné la guerre ! » (Applaudissements.) Et apparemment, il avait raison. Lire la suite »

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« Le cinquantième anniversaire de la Proclamation du Socialisme sera dédié aux jeunes »

La Havane, 18 décembre  (AIN)  -  Le président cubain Raul Castro a affirmé que la célébration, en avril prochain, du cinquantième anniversaire de la proclamation du caractère socialiste de la Révolution  et de la victoire de Playa Giron, sera dédié aux jeunes.

Dans son discours de clôture de la sixième période ordinaire de session de l’Assemblée Nationale du Pouvoir Populaire, prononcé au Palais des Conventions de La Havane, Raul a expliqué que s’il en était ainsi, c’est parce que cette Révolution est le fruit du sacrifice de la jeunesse cubaine, et que ce sont les jeunes qui la conduiront de l’avant avec optimisme et foi totale en la réussite.

Il a annoncé que, le 15 avril prochain, sera organisé un défilé militaire avec la participation d’engins et de troupes de combat, qu’y assisteront les délégués du sixième Congrès du Parti Communiste de Cuba, et que celui-ci se poursuivra jusqu’au 19 avril, jour de la commémoration de l’historique victoire de Playa Giron.

Il a ajouté que le dernier groupe du défilé sera formé de dizaines de milliers de jeunes car ils sont la garantie de continuité de la Révolution et qu’ils ont toujours répondu à son appel. Il a alors énuméré quelques-unes des batailles auxquelles la jeunesse a participé, depuis les premiers moments de la lutte insurrectionnelle mais également après le triomphe du Premier Janvier 1959.

Il a rappelé que ce sont des jeunes qui ont combattu à Giron, qui ont participé à la campagne d’alphabétisation, aux combats contre les bandes mercenaires et à toutes les missions internationalistes, spécialement en Afrique, et que « ce sont nos Cinq Héros qui ont  risqué leur vie en luttant contre le terrorisme et qui subissent depuis déjà 12 ans de cruelles peines de prison ».

Il a également affirmé qu’il y a un bon nombre de jeunes parmi ceux qui, par milliers, sauvent tous les jours des vies humaines, travaillent aux programmes d’alphabétisation ou diffusent la culture et la pratique des sports dans d’autres pays.

Les défis étaient importants, les dangers aussi, même après le triomphe de la Révolution, et spécialement à partir de la bataille de Giron, mais aucune difficulté n’a pu nous faire baisser la tête.

« Nous sommes ici, et nous nous y maintiendrons grâce à la dignité, à l’intégrité, au courage, à la fermeté idéologique, à l’esprit de sacrifice et aux sentiments révolutionnaires du peuple cubain qui a fait sienne depuis longtemps la conviction que le socialisme est son unique garantie de pouvoir préserver sa liberté et son indépendance », a-t-il affirmé.

Au cours de son magistral discours dans lequel il a abordé une série de thèmes de l’actualité cubaine et internationale, Raul a affirmé que la loi de la vie impose que le sixième Congrès du Parti soit le dernier auquel participeront la majorité de ceux qui font partie de la Génération Historique.

« Il nous reste peu de temps, a-t-il dit sans la moindre trace de vanité personnelle, et je pense que c’est notre devoir d’utiliser le poids de l’autorité morale que nous possédons aux yeux du peuple cubain pour laisser tracée la direction à suivre », et il a ajouté : « Nous avons le devoir élémentaire de corriger les erreurs que nous avons commises au cours de ces cinquante ans de construction du Socialisme à Cuba, et pour le faire, nous utiliseront toutes nos énergies qui, heureusement, sont bien présentes ».

« Nous multiplierons la constance et l’intransigeance contre tout ce qui ne va pas. Les ministres du gouvernement et les autres dirigeants politiques et administratifs savent parfaitement qu’ils auront tout notre appui lorsque, dans l’exercice de leurs fonctions,  ils travailleront à l’éducation de leurs subordonnés tout en manifestant à leur égard l’exigence nécessaire, et qu’ils ne se déroberont pas devant les problèmes » , a-t-il affirmé.

Raul a expliqué que s’attaquer aux problèmes pour faire la guerre à tout ce qui ne va pas, est, actuellement, l’une des tâches principales,  et que la seule chose que puisse faire un cadre vraiment honnête et révolutionnaire qui, un jour,  se sente fatigué ou incapable d’exercer correctement ses fonctions, est de demander dignement et sans crainte que soit acceptée sa démission, ce qui vaut mieux que d’être destitué.

Sur ce sujet, il a fait allusion à trois cadres du Parti et du Gouvernement dont le Bureau Politique a demandé la démission de membres de cet organe de direction, du Comité Central et de la responsabilité de députés de l’Assemblée Nationale, en raison des erreurs qu’ils ont commises.

Il s’agit de Jorge Luis Sierra Cruz, de Yadira García Vera  et de Pedro Sáez Montejo. Les deux premiers ont, de plus, été séparés de leurs responsabilités de ministre, l’un du Transport et l’autre de l’Industrie Lourde. Le troisième a été séparé de ses fonctions de Premier Secrétaire du Parti de la ville de La Havane.

« Si nous avons procédé de cette manière avec trois hauts dirigeants, sachez bien que ce sera la ligne à suivre pour le Parti et pour le Gouvernement  avec tous les cadres : maintenir une plus grande exigence, faire les avertissements nécessaires et adopter les mesures disciplinaires indispensables si sont détectées des transgressions de ce qui est établi », a-t-il affirmé.

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Discours prononcé lors de la cérémonie qui a marqué le 10e anniversaire de l’Accord intégral de coopération Cuba-Venezuela

Discours prononcé par le général d’armée Raul Castro, deuxième secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba et président du Conseil d’Etat et du Conseil des ministres, lors de la cérémonie qui a marqué le 10e anniversaire de l’Accord intégral de coopération Cuba-Venezuela, au Palais des Congrès, le 8 novembre 2010, « Année 52 de la Révolution »

Cher camarade Hugo Chavez Frias, président de la République bolivarienne du Venezuela,

Camarades ministres et membres de la délégation vénézuélienne,

Camarades,

Dix années se sont écoulées depuis la signature, à Caracas, le 30 octobre 2000, par le commandant Hugo Chavez Frias et le commandant en chef Fidel Castro Ruz, de l’Accord intégral de coopération entre Cuba et le Venezuela. Tout ce que nous avons réalisé depuis s’avère aujourd’hui de la plus haute importance.

Cet accord a constitué jusqu’ici la base fondamentale de la consolidation de nos liens. Son exécution nous a permis de mettre en œuvre des actions dont les deux peuples ont bénéficié, au plan économique et social.

Parmi les principaux secteurs de ces programmes figurent la santé, l’éducation, la culture, les sports, l’agriculture, les économies d’énergie, les mines, l’informatique, les télécommunications et la formation intégrale de cadres, entre autres de moindre envergure.

Les Missions sociales que nous avons conduites ensemble au Venezuela – Vie de quartier (Barrio Adentro) I et II, les Missions éducatives, Vie de quartier sportive, Mission Miracle, Mission Vie rurale et le Programme de formation de médecins – ont considérablement amélioré les conditions de vie de la population vénézuélienne, essentiellement les couches les plus démunies. Elles ont dépassé les limites de l’échange bilatéral et s’étendent aux pays de l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique, en vertu de nos principes internationalistes.

Nous œuvrons à l’Union économique entre Cuba et le Venezuela dans le cadre de relations d’un nouveau type qui favorisent l’organisation, la rationalité et l’efficience des projets conjoints et qui constituent, en même temps, un pas en avant vers la complémentarité économique véritable, basée sur l’utilisation optimale des infrastructures, des connaissances et des ressources existantes dans les deux pays et, plus encore, sur la volonté politique de nos gouvernements.

Ces relations se sont renforcées au fil des dix dernières années et continueront de le faire, en vertu de la planification stratégique des deux pays contenue dans le Plan quinquennal de Cuba et le Plan triennal du Venezuela, comme cela se trouve spécifié dans les documents approuvés au premier Sommet présidentiel Cuba-Venezuela qui s’est tenu le 26 Juillet dernier, à Villa Clara, toujours sur la base des principes suivants, que je cite :

La solidarité, comprise comme l’engagement à se soutenir mutuellement et à réaliser des efforts communs en vue de parvenir au développement durable et de couvrir les besoins les plus urgents, dans la mesure des possibilités et des responsabilités partagées.

La coopération, en tant que volonté de consolider les relations orientées vers la mise en œuvre de projets conjoints et d’alliances stratégiques bénéficiant aux deux parties.

La complémentarité, comprise comme l’engagement à identifier et à mettre en œuvre des projets communs permettant l’intégration et les synergies des capacités, selon le potentiel et les intérêts communs.

La réciprocité, ou obligation de baser nos relations sur des échanges justes de prestations, compte tenu des différences et des principes d’équité et de bonne foi.

La durabilité, conçue comme l’engagement à identifier et à mettre en œuvre des projets de coopération s’inscrivant dans une perspective de développement durable, du point de vue économique, social et environnemental.

La souveraineté technologique, qui est le droit de chaque Etat à décider de son propre développement technologique à partir de l’utilisation optimale de son potentiel, en vue de modifier les patrons actuels de dépendance et de consumérisme et de satisfaire les besoins des marchés nationaux de l’ALBA et des pays de la région.

L’union économique, comprise comme la construction d’un espace constitué dans le contexte politique des pays de l’ALBA, qui doit se présenter comme un bloc face à des entités d’autres pays ou espaces de même nature. Fin de citation.

Les efforts consentis jusqu’à maintenant nous obligent à continuer de travailler ensemble pour avancer le plus possible dans les projets con joints. Nous devons le planifier à moyen et à long terme, avec une vision stratégique commune à nos deux pays et en vue d’étendre cette coopération à nos frères de l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique et du reste de la région.

C’est dans cette optique que nous avons décidé de reconduire notre Accord intégral de coopération Cuba-Venezuela pour les dix prochaines années.

Le cheminement de nos relations n’a pas été dépourvu d’obstacles. Ensemble, nous avons imposé notre volonté à l’adversité, résultant le plus souvent de facteurs extérieurs qui s’opposent à l’avancée de nos projets révolutionnaires et émancipateurs.

Rien n’a pu paralyser le développement de ces relations, pas même les difficultés financières, parce que nos actions reposent sur la collaboration et la solidarité, dans l’intérêt des deux parties. Il nous faut maintenant assurer le suivi rigoureux et l’évaluation objective de la mise en œuvre de nos accords, pour garantir le développement des deux économies et la satisfaction des besoins propres au développement social.

Voilà ce que réclament nos peuples et qui constitue le pilier du renforcement des relations fraternelles entre les deux nations.

En Amérique latine, l’affrontement s’intensifie entre les secteurs réactionnaires et conservateurs, qui défendent un modèle politique et économique dépendant et exploiteur, tandis qu’au pôle opposé avancent les forces révolutionnaires et progressistes engagées envers la justice, l’équité et l’indépendance des peuples de la région.

Dans ce contexte, les relations entre Cuba et le Venezuela constituent le meilleur exemple de ce que doivent être les relations entre les peuples, d’autant plus qu’elles s’instaurent dans la conjoncture internationale difficile que nous connaissons, qui se caractérise par l’instabilité politique et économique et où se joignent à la crise économique mondiale, énergétique, alimentaire et environnementale, de graves menaces pesant sur la paix mondiale.

Camarade Chavez,

Camarades,

Nous nous sommes réunis cet après-midi non seulement pour célébrer le 10e anniversaire de l’Accord intégral de coopération entre Cuba et le Venezuela ainsi que sa reconduite pour les dix prochaines années, mais aussi pour inviter le Parti et tout notre peuple à participer aux préparatifs du 6e Congrès des communistes cubains.

Le Bureau politique a décidé de convoquer le 6e Congrès pour la deuxième quinzaine du mois d’avril, à l’occasion du 50e anniversaire de la victoire de Playa Giron et de la proclamation du caractère socialiste de la Révolution cubaine.

Le 1er août dernier, dans le cadre de la 5e session de l’Assemblée nationale du Pouvoir populaire, j’ai expliqué que nous avancions dans les travaux confiés à la commission de politique économique du Congrès et que les groupes de travail constitués se réunissaient sans interruption pour élaborer les propositions qui seront analysées avec les militants et la population dans son ensemble.

Pour toutes ces raisons, le 6e Congrès concentrera son attention sur la solution des problèmes économiques et sur les décisions fondamentales à prendre pour moderniser le modèle économique cubain. Il adoptera les Grandes Lignes de la politique économique et sociale du Parti et de la Révolution.

Le Congrès, ce n’est pas seulement la réunion de ceux qui seront élus délégués, mais aussi le processus préalable de discussion, par les militants et toute la population, des lignes de travail et des décisions qui y seront adoptées.

Dans ce même discours à l’Assemblée nationale, j’indiquais aussi que « l’unité entre les révolutionnaires, la direction de la Révolution et la majorité du peuple est notre arme stratégique la plus importante, celle qui nous a permis d’arriver jusqu’ici et de continuer, à l’avenir, à perfectionner le socialisme » et que « l’unité est fomentée et récoltée dans la plus large démocratie socialiste et dans la discussion ouverte, avec le peuple, de tous les problèmes, si sensibles soient-ils ».

Pour cette raison, le 6e Congrès sera celui de tous les militants et de tout le peuple, qui participeront activement à l’adoption des décisions fondamentales de la Révolution.

Le projet intitulé « Grandes Lignes de la politique économique et sociale » sera publié demain. Un séminaire national réunissant les dirigeants et les spécialistes qui guideront ensuite tout le processus de discussion massive du document commencera immédiatement. Ultérieurement, du 15 au 30 novembre, les séminaires se tiendront dans toutes les communes pour préparer les cadres qui participeront aux réunions avec les cellules du Parti, les travailleurs et toutes les communautés. Ce processus qui implique la participation des masses se déroulera sur trois mois, du 1er décembre au 28 février. A partir de cette date, nous disposerons d’une réserve de temps, jusqu’au 11 mars. Simultanément, les opinions et les suggestions seront recueillies et analysées, car il en sera tenu compte dans le document qu’adoptera le Congrès.

Cette séance plénière réunit le Conseil d’Etat et le Conseil des ministres, la présidence de l’Assemblée nationale, le Bureau politique, ainsi que des centaines de cadres et d’économistes de toutes les provinces du pays qui s’apprêtent à contribuer à l’explication, auprès des militants et du peuple, du contenu des décisions proposées, mais aussi à entendre et à transmettre leurs opinions.

Comme je l’ai dit le 4 avril dernier au Congrès de l’Union des jeunesses communistes, « la bataille économique constitue aujourd’hui, plus que jamais, la tâche principale et le centre du travail idéologique des cadres, parce que d’elle dépendent la durabilité et la préservation de notre système social ». Pour cette raison, ceci constitue le seul et unique thème du Congrès. Plus tard, mais dans le courant de la même année, aura lieu la Première Conférence nationale du Parti, qui aura pour mission de traiter des problèmes internes de l’organisation qui n’auront pas été analysés pendant le Congrès et qui requièrent des mesures de perfectionnement, que nous définirons à la lumière de ces cinquante années.

Je précise que nous avions prévu de commencer par la Conférence et de tenir le Congrès plus tard, mais compte tenu du fait que la préparation des documents est très avancée, nous avons décidé d’inverser cet ordre et de commencer par le Congrès qui abordera le thème fondamental, celui de l’économie.

Cher Chavez,

Camarades de la délégation vénézuélienne,

Camarades,

Une des Grandes Lignes du projet indique précisément ce qui suit : « Donner la priorité à la participation à l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA) et travailler rapidement et intensément à la coordination, à la coopération et à la complémentarité économique à court, moyen et long terme, affin d’atteindre et de pousser plus avant les objectifs économiques, sociaux et politiques qui sont les siens. »

Cette idée est étroitement liée aux thèmes abordés pendant la journée d’aujourd’hui par les ministres des deux gouvernements.

Nous avons déjà remis le premier exemplaire du projet Grandes Lignes au commandant en chef de la Révolution cubaine, le camarade Fidel Castro Ruz.

C’est à toi, camarade Hugo Chavez Frias, commandant de la Révolution bolivarienne et président de cette République sœur, que je remets le deuxième exemplaire.

Vive notre Amérique !

Vive le socialisme !

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« La Révolution confie en son mouvement syndical »

Le Général Raul Castro Ruz, Président des Conseil d’État et des Ministres, a participé dimanche dernier à la session de clôture de la quatre-vingt-huitième Réunion Plénière Ouverte du Conseil National de la Centrale de Travailleurs de Cuba (CTC). Il y a réaffirmé que la Révolution a toute confiance en son mouvement ouvrier, qui est le protagoniste de l’actualisation du modèle économique cubain

Il n’y a qu’une façon de rompre les dogmes, les mauvaises habitudes et les tabous, et c’est de donner la participation aux masses populaires avec la classe ouvrière à leur tête, car, aux côtés des paysans et du peuple, ils constituent la classe la plus révolutionnaire, a affirmé Raul.

Il a également insisté sur le besoin, pour les dirigeants syndicaux, de connaître les principes qui régissent l’économie, car c’est une question déterminante pour le fonctionnement de toute révolution.

C’est vous, des membres du secrétariat de la CTC au plus modeste des dirigeants syndicaux, qui devez jouer ce rôle qu’à un autre moment avait joué, avec toute sa sagesse et son expérience, Lázaro Peña, au cours de l’historique treizième Congrès de la CTC, de 1973, lorsqu’il avait demandé aux travailleurs de renoncer à certaines conquêtes arrachées à la bourgeoisie, parce que la situation avait changé et que les moyens de production leur appartenaient.

Il avait, par exemple, demandé la dérogation d’une loi empreinte de bonne volonté, mais incorrecte et impossible à appliquer, selon laquelle tous ceux qui auraient eu une conduite exemplaire au cours de toute leur vie comme salarié pourraient toucher une retraite équivalente à 100% de leur salaire, a rappelé Raul.

Pour défendre les mesures qui ont été prises et savoir les expliquer, la classe ouvrière doit être bien informée et convaincue de leur importance, fondamentale pour l’existence même de la Révolution, car sinon, nous irons tout droit vers le précipice, a-t-il ajouté.

Raul a insisté, une fois de plus, sur le besoin d’être exigeants avec les cadres et d’éliminer la pernicieuse maladie de certains de masquer les problèmes, ainsi que sur l’urgence de tirer les leçons des erreurs commises, car « les erreurs devraient au moins nous donner l’avantage de l’expérience acquise pour ne pas les répéter », a-t-il conclu.

Sur le sujet de l’actualisation du modèle économique cubain, le Général Raul Castro a commenté que Cuba ne copie aucun pays, que c’est un projet autochtone, ajusté aux caractéristiques du pays, sans aucun renoncement à la construction du socialisme.

Marino Murillo Jorge, vice-président du Conseil des Ministres, a donné aux 202 participants à la réunion plénière une information détaillée de la situation actuelle de l’économie cubaine et des mesures qui ont été adoptées. Il a, en particulier, précisé certains détails du processus d’investissements, dont l’actuelle inefficience a provoqué l’immobilisation d’importantes ressources. Il a informé de la décision de n’incorporer au plan que les investissements correctement préparés.

Il a également mentionné la relation disproportionnée existante entre le salaire moyen et la productivité du travail qui a conduit à ce que « la société répartisse les biens plus rapidement qu’elle ne les produit », et le fait qu’actuellement, il y a plus de personnes employées dans le secteur des services que dans celui de la production, « une structure d’emploi qui ne permet le bon fonctionnement d’aucune économie ».

C’est la raison pour laquelle, a-t-il déclaré, les nouvelles mesures ont pour but d’éliminer les gratuités non justifiées et les subsides excessifs, de décharger l’État de la responsabilité d’activités qui ne lui incombent pas, d’éliminer les excédents de personnel et d’augmenter la productivité du travail. Toutes ces mesures permettront alors de réaliser les transformations nécessaires de salaires et de pensions.

Marino Murillo Jorge, qui est également ministre de l’Économie, a expliqué comment devait se réaliser l’élimination des excédents de personnel sur la base d’une étude préalable des nécessités réelles, comment se réaliseront les processus de mise en disponibilité, en appliquant le principe de la démonstration de la meilleure adéquation du travailleur au poste occupé, et quel sera la traitement salarial appliqué aux travailleurs déclarés en disponibilité, en éliminant tout traitement paternaliste. Il a également donné des explications détaillées sur les thèmes du travail indépendant et de la restructuration du régime des impôts.

Pour conclure la session de la réunion plénière, le secrétaire général de la CTC, Salvador Valdés Mesa, a ratifié la décision des travailleurs de donner leur soutient à ces mesures de réorganisation du travail qui permettront de renforcer la discipline, d’améliorer la productivité et de créer une mentalité de producteurs.

Il a précisé que pour y parvenir, il faudra améliorer le fonctionnement des organismes syndicaux de base et obtenir des cadres un meilleur travail, une consécration plus grande au travail syndical, une plus grande systématicité et une correcte planification du travail qui leur correspond afin que la classe ouvrière puisse participer avec plus d’efficience au développement économique du pays.

Le mouvement syndical joue un rôle fondamental dans la conjoncture économique actuelle, et déterminera les perspectives futures, a-t-il affirmé, et il a conclu : « En 50 ans de Révolution, la classe ouvrière a toujours été fidèle à la Révolution, car c’est être fidèle à elle-même ».

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