Rapport Central au VIème Congrès du Parti Communiste de Cuba

source photo : cubadebate

Compañeras et compañeros,

Nous commençons cette après-midi les séances du VIème Congrès du Parti Communiste de Cuba à une date très importante de notre histoire, le 50ème anniversaire de la proclamation du caractère socialiste de la Révolution par son Commandant en Chef Fidel Castro Ruz, le 16 avril 1961, lors de la cérémonie d’adieu aux victimes des bombardements, le jour avant, des bases aériennes, comme le prélude de l’invasion mercenaire par Playa Girón qui, organisée et financée par le gouvernement des États-Unis, faisait partie de ses plans pour détruire la Révolution et rétablir avec l’agrément de l’Organisation des États Américains (OEA), la domination sur Cuba.

Fidel disait alors au peuple armé et enhardi : « C’est ce qu’ils ne peuvent nous pardonner… que nous avons fait une Révolution socialiste au nez même des États-Unis »…  « Compañeros  ouvriers et paysans, celle-ci est la Révolution socialiste et démocratique des humbles, avec les humbles et pour les humbles. Et pour cette Révolution des humbles, par les humbles et pour les humbles, nous sommes prêts à offrir notre vie. » Fin de citation.

La réponse à cet appel ne s’est faite pas attendre et dans l’affrontement à l’agression, quelques heures après, les combattants de l’Armée Rebelle, des policiers et des miliciens ont versé, pour la première fois, leur sang en défense du socialisme et ont remporté la victoire avant 72 heures, sous la conduction du compañero Fidel lui-même.

La revue militaire à laquelle nous avons assisté ce matin, dédiée aux jeunes générations et en particulier la vibrante marche du peuple, qui a eu lieu par la suite, sont une preuve éloquente des forces dont dispose la Révolution pour continuer l’exemple des combattants héroïques de Playa Girón.

Nous ferons autant à l’occasion de la Journée Internationale des Travailleurs, le premier mai prochain, tout le long du pays afin de manifester l’unité des Cubains en défense de leur indépendance et souveraineté nationales, concepts que l’histoire a prouvé qu’il est possible d’atteindre seulement avec le socialisme.

Ce Congrès, en tant qu’organe suprême de l’organisation du Parti, tel qu’il est établi dans l’article 20 de ses statuts, qui réunit aujourd’hui mille délégués en représentation de presque 800 mille militants regroupés dans plus de 61 mille cellules, a commencé en fait le 9 novembre dernier, lors de la présentation du Projet de Directives de la Politique Économique et Sociale du Parti et la Révolution, question qui, comme il a déjà été indiqué, constitue le thème principal du Congrès, sur lequel le peuple a fondé de grandes attentes. Lire la suite »

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Discours prononcé par Fidel Castro le 16 avril 1961

Discours prononcé par Fidel Castro Ruz, Président de la Double République de Cuba, en rendant les honneurs funèbres aux victimes des bombardements en divers points de la République effectués le 23 et le 12, face au Cimetière Colomb, le 16 avril 1961.

Camarades de l’Armée Rebelle et des Milices Nationales Révolutionnaires, Cubains,

C’est la deuxième fois que nous nous réunissons en ce lieu. La première fois, ce fut au moment de cet acte de sabotage qui coûta la vie à pratiquement une centaine d’ouvriers et de soldats.

En cette occasion, il avait été nécessaire d’ expliquer le crime commis contre notre peuple par une série de déductions ; en cette occasion, il avait été nécessaire de prouver que ce sabotage n’avait pu être réalisé sur notre territoire, il n’avait pu être préparé sur notre territoire étant donné les conditions de vigilance extrême dans lesquelles le déchargement de ce bateau s’accomplissait. Il n’était pas possible de supposer que cela soit dû à un accident, vu que le type de munitions qu’on déchargeait ne pouvait exploser en tombant.

Il fut nécessaire de faire l’historique des antécédents qui désignaient les coupables de cet acte criminel ; il fut nécessaire de se souvenir de tout l’intérêt que le gouvernement des Etats-Unis avait manifesté et de toutes les manoeuvres qu’il avait réalisées pour éviter que ces armes, que vous étiez en train de décharger depuis un moment, arrivent jusque dans nos mains.

Depuis les débuts du Gouvernement Révolutionnaire, les premier effort des ennemis de la Révolution fut d’empêcher que notre peuple s’arme. Les premiers pas que firent nos ennemis tendaient à maintenir notre peuple désarmé, et devant l’échec de leurs pressions politiques pour nous empêcher d’ acquérir ces armes, devant l’échec des premières manoeuvres diplomatiques, ils eurent recours au sabotage, à l’utilisation de procédés violents pour empêcher que ces armes arrivent entre nos mains, pour rendre difficile l’acquisition de ces armes et finalement réussir, que le gouvernement d’où provenaient ces armes, arrêtent les ventes à notre pays. Lire la suite »

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Il y a 50ans : « Nous défendons la Patrie »

Le militant Eduardo Garcia Delgado, victime de l'attentat criminel du 15 avril 1961, a écrit avec son sang le nom de Fidel

Au peuple de Cuba,

Des troupes venant par air et par mer ont attaqué différents points du territoire national dans le sud de la province de las Villas, appuyées par des avions et des navires de guerre. Les glorieux soldats de l’armée révolutionnaire et la milice nationale combattent l’ennemi partout où il a débarqué ?

Ils se battent pour défendre notre patrie sacrée et la révolution contre une attaque de mercenaires organisée par le gouvernement impérialiste des Etats-Unis.

Déjà nos troupes, sûres de leur victoire, marchent sur l’ennemi. Le peuple est actuellement mobilisé afin de défendre la patrie et de maintenir la production.

En avant, Cubains, pour répondre par le fer et par le feu aux barbares qui vous méprisent et s’efforcent de vous remettre en esclavage ! Ils sont venu pour reprendre le pays que la révolution a donné aux paysans et aux coopérateurs.

Nous luttons pour défendre la patrie, pour les paysans et les gens des coopératives.

Nous luttons pour défendre nos usines, nos raffineries et nos mines. Ils sont venus reprendre à nos fils et à nos filles des campagnes les écoles que la révolution a ouvertes partout.

Nous défendrons les écoles des enfants des paysans. Ils sont venus enlever aux Noirs la dignité que la révolution leur a rendue.

Nous luttons pour conserver à tous la suprême dignité de la personne humaine. Ils sont venus pour arracher leur travail aux travailleurs. Nous luttons pour la liberté de Cuba, pour le travail pour chaque homme et pour chaque femme. Ils sont venus détruire la patrie et nous défendrons la patrie.

En avant, Cubains ! Que chacun soit à son poste de combat ou de travail. En avant, Cubains ! La révolution est invincible, et contre elle et contre son peuple héroïque tout le monde se brisera. Nous redoublerons plus que jamais nos efforts dans l’ardeur et la fermeté maintenant que des Cubains font le sacrifice d’eux-mêmes au combat.

Viva Cuba libre ! La patrie ou la mort ! Nous vaincrons !

Appel aux armes adressé aux Cubains le 15 avril 1961 lors du débarquement de la baie des Cochons.

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Déclaration du ministère cubain des Relations extérieures

Le rideau est retombé hier après-midi, 8 avril, sur la mauvaise farce jouée depuis treize semaines à El Paso (Texas) : le terroriste Luis Posada Carriles a été innocenté de tous les chefs d’accusation portés contre lui dans le cadre d’un procès de nature purement migratoire.

Aux yeux de tous ceux qui ont suivi la ténébreuse carrière du terroriste et qui connaissent ses liens avec les différents gouvernements étasuniens, avec le FBI et la CIA, dans leur sale guerre contre Cuba, il s’agit là d’une nouvelle preuve du soutien et de la protection que les autorités étasuniennes lui ont prodigués indéfectiblement.

Dès le jour où, comme le président Fidel Castro l’avait dénoncé opportunément, il a débarqué en Floride en provenance de l’île Mujeres (Mexique) à bord du bateau Santrina, Posada Carriles a bénéficié – comme à l’accoutumée – de la tutelle et la protection du gouvernement des États-Unis.

Juger Posada Carriles pour avoir menti dans le cadre d’une procédure migratoire, et non comme terroriste, est une insulte au peuple cubain et aux familles endeuillées par ses actions.

Le spectacle indignant qui s’est déroulé à El Paso est en contradiction absolue avec la politique censément antiterroriste que le gouvernement étasunien affirme suivre et au nom de laquelle il a réalisé jusqu’à des interventions militaires dans d’autres nations qui ont coûté des milliers de vies. Lire la suite »

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Allocution de Bruno Rodriguez Parrilla, ministre cubain des Relations extérieures, à la Session extraordinaire du Conseil de sécurité consacrée à Haïti, New York

Voilà un an à peine, nous nous sommes réunis à plus de cent cinquante gouvernements et autres acteurs internationaux au siège de cette Organisation pour contribuer significativement au relèvement et à la reconstruction d’Haïti après le tremblement de terre souffert par ce pays le 12 janvier 2010. La solidarité fut absolument louable, à s’en tenir aux déclarations.

En effet, le montant promis de neuf milliards de dollars pour la reconstruction, dont cinq à verser dans les deux premières années, plus les offres supplémentaires en nature, quoique insuffisantes, traduisaient une volonté de coopération indéniable. Le principe déclaré de dégager cette aide selon les priorités du gouvernement haïtien, de façon à renforcer l’autorité de l’État, impliquait le respect de la souveraineté de ce pays meurtri et des prérogatives de ses autorités gouvernementales.

Il semblait donc exister une volonté universelle de prêter de l’aide à cette nation héroïque, la première à avoir brisé le joug colonial et aboli l’esclavage sur le continent américain.

Mais ce qu’il est advenu depuis n’a pas été en accord, hélas, avec l’esprit qui avait régné à cette conférence du 31 mars 2010, alors que, pourtant, nombre de ce qu’on appelle « les principaux donateurs » continuent de consacrer des ressources exorbitantes à la guerre et à l’intervention militaire.

L’aide financière et matérielle promise, bien qu’insuffisante au regard de l’ampleur du problème, n’a pas été déboursée. La volonté du gouvernement haïtien n’a pas été respectée, pas plus que ses priorités. La reconstruction d’Haïti envers laquelle nous nous étions tous engagés reste en attente. Lire la suite »

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Déclaration du ministère des Relations extérieures

CUBA exprime sa plus énergique condamnation de l’intervention militaire étrangère dans le conflit interne en Jamahiriya arabe libyenne.

Cuba est d’avis que les conflits doivent être réglés par la voie du dialogue et de la négociation, et non pas par la force militaire.

Cédant à la pression de certains pays occidentaux, le Conseil de sécurité de l’ONU a créé des conditions qui ont permis cette agression, ce qui constitue une dérogation flagrante à la Charte des Nations unies et aux compétences du Conseil, et un nouvel exemple du double standard qui caractérise un tel comportement.

La Résolution 1973 adoptée jeudi dernier par le Conseil de sécurité n’autorise en rien à attaquer le territoire libyen, si bien que cette attaque est une violation du Droit international.

Les puissances occidentales impliquées dans ces opérations militaires contre le territoire libyen provoquent des morts, des blessures et des souffrances de civils innocents. Certains de ces pays sont responsables de la mort de plus d’un million de civils en Irak, et de plus de 70 000 en Afghanistan, dans ce qu’ils qualifient de « dommages collatéraux ». Ils sont également complices des crimes perpétrés contre le peuple palestinien.

Cuba soutient le droit inaliénable du peuple libyen d’exercer son autodétermination sans aucune ingérence étrangère, condamne la mort de civils en Libye et n’importe où dans le monde, et réitère son engagement pour le respect de l’intégrité territoriale et la souveraineté de la Libye sur ces ressources.

La Havane, le 20 mars 2011

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Accord No. 30/11 du Comité de politique monétaire de la Banque centrale de Cuba

EN 2005, compte tenu du contexte économique et financier international et d’un ensemble de facteurs plus spécifiques qui avaient un impact positif sur l’activité économique du pays, il fut décidé de réévaluer de 8% le peso convertible (CUC) par rapport au dollar étasunien (USD) et aux autres monnaies étrangères. Il faut rappeler ici que depuis la création du peso convertible, en 1994, jusqu’au 8 avril 2005, le taux de change du peso convertible par rapport au dollar étasunien s’était maintenu invariablement à 1 CUC = 1USD.

La dynamique de notre économie dans les années suivantes, aggravée par les dégâts et les pertes occasionnés par les ouragans de 2008, ainsi que les effets de la crise économique internationale qui a fortement déstabilisé les marchés monétaires, nous obligent à nous interroger sur le maintien d’un taux de change CUC-USD et autres devises qui ne correspond pas aux besoins économiques du pays dans les conditions actuelles.

Suite à l’analyse de tous ces facteurs, le Comité de politique monétaire de la Banque centrale de Cuba a estimé opportun de dévaluer de 8% le taux de change du peso convertible cubain par rapport au dollar étasunien et aux autres devises étrangères, et donc de rétablir la parité entre le peso convertible et le dollar étasunien.

Cette décision représente une mesure discrète tendant à améliorer l’équilibre du marché des devises dans le pays; elle stimule les exportations et la réduction des importations. S’ajoutant à une planification plus efficace, à l’amélioration des procédures d’assignation de devises, à une émission monétaire plus rationnelle et à l’augmentation de la productivité et de l’efficience de notre économie, elle instaurera des conditions plus propices à nos relations financières avec l’extérieur. Lire la suite »

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Déclaration du ministère des Relations extérieures de Cuba au Conseil des droits de l’Homme, à Genève, le 1er mars 2011

Cuba s’oppose catégoriquement à toute tentative de tirer profit de la situation tragique qui s’est créée pour occuper la Libye et contrôler son pétrole

M. le Président :

LA conscience humaine rejette la mort de personnes innocentes, peu importent les circonstances et le lieu. Cuba partage pleinement la préoccupation mondiale devant les pertes de civils en Libye, et souhaite que son peuple puisse trouver une solution pacifique et souveraine à la guerre civile qui déchire ce pays, sans aucune ingérence étrangère, et qui puisse garantir l’intégrité de cette nation.

Il ne fait aucun doute que le peuple libyen s’oppose à toute intervention militaire étrangère, qui ne ferait qu’éloigner un arrangement et provoquerait des milliers de morts, de déplacés, et d’énormes dommages à la population.

Cuba s’oppose catégoriquement à toute tentative de tirer profit de la situation tragique qui s’est créée pour occuper ce pays et contrôler son pétrole.

Il est notoire que c’est la voracité pour les hydrocarbures et non pas la paix ni la protection de la vie des Libyens qui anime les forces politiques, notamment conservatrices, qui appellent aujourd’hui, aux Etats-Unis et dans certains pays d’Europe, à une intervention militaire de l’OTAN en territoire libyen. L’objectivité, l’exactitude et la recherche de la vérité ne semblent pas être non plus les tendances prédominantes dans une partie de la presse, utilisée par les grands managers des médias pour attiser le feu.

Devant l’ampleur des événements qui se déroulent en Libye comme dans le monde arabe en général, et dans des circonstances de crise économique mondiale, les gouvernements des pays développés devraient faire preuve de responsabilité et se doter d’une vision à long terme. Même si l’on peut induire en erreur une bonne partie de l’opinion publique, il est évident qu’une intervention militaire conduira à une guerre et entraînera de graves conséquences en termes de vies humaines, notamment pour les milliards de pauvres qui constituent les quatre cinquièmes de l’humanité. Lire la suite »

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Communiqué du ministère des Relations extérieures

Le 13 janvier 2011, profitant de sa visite à Cuba où elle devait participer à une ronde de conversations migratoires, la responsable de la délégation étasunienne Roberta Jacobson, sous-secrétaire et conseillère principale pour les Affaires de l’hémisphère occidental du Département d’Etat – accompagnée de la sous-secrétaire conseillère pour l’Amérique centrale, la Caraïbe et Cuba, Julissa Reynoso ; du responsable du Bureau chargé des affaires cubaines, Peter Brennan, et du chef de la Section des intérêts des Etats-Unis à La Havane, Jonathan Farrar –, s’est réunie avec un groupe de mercenaires dont les activités contre l’ordre constitutionnel cubain sont dirigées et financées par le gouvernement des Etats-Unis.

Préalablement à la tenue de la ronde migratoire, le ministère des Relations extérieures avait clairement notifié aux représentants du gouvernement des Etats-Unis que cette visite à caractère officiel ne pouvait servir à mener des activités offensives et irrespectueuses envers notre pays. Lire la suite »

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Déclaration du ministère des Relations extérieures

Le 14 janvier 2011, le gouvernement des Etats-Unis a annoncé de nouvelles mesures concernant Cuba. Il faudra attendre la publication des réglementations afférentes pour en mesurer toute la portée, mais, selon les informations préliminaires diffusées par le bureau de presse de la Maison Blanche, ces mesures consistent à :

· Autoriser les voyages de citoyens étasuniens à Cuba à des fins académiques, éducationnelles, culturelles et religieuses.

· Permettre à des citoyens étasuniens d’envoyer des fonds à des citoyens cubains, dans des quantités limitées.

· Autoriser les aéroports internationaux des Etats-Unis à demander l’autorisation d’opérer des vols charters directs à Cuba, dans des conditions déterminées.

Ces mesures sont le fruit de l’effort de larges secteurs de la société étasunienne qui, des années durant, ont réclamé majoritairement la levée du blocus génocide contre Cuba et l’élimination de l’interdiction absurde de voyager dans notre pays. Lire la suite »

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