Isla de soles / Ile de soleils

Isla de soles

Desde mi niñez de hogar y escuela,

en mi juventud de sitio en sitio,

toda mi vida, y hasta en mis sueños,

tu has habitado en mi corazon.

Isla de soles que a todos brindas

palmas y playas, aves y frutos,

aquel verano abrasador que amo,

aquel arbol libre en la campiña,

dispuesta a diario a cuidar la flor

indispensable de la esperanza

en mi tu alientas siempre la paz.

Tu amor me impulsa, tu amor me colma

de luz, !oh, patria!, vendra el regreso

y el beso tuyo que nos espera.

Jueves, 11 de febrero de 2010

Tony Guerrero

Ile de soleils

Depuis mon enfance à la maison et à l’école,

dans ma jeunesse de lieu en lieu,

toute ma vie, et jusque dans mes rêves,

tu as habité mon cœur.

Ile de soleils qui offre à tous

palmiers et plages, oiseaux et fruits,

cet été brûlant que j’aime,

cet arbre libre dans la campagne ;

prête chaque jour à cultiver la fleur

indispensable de l’espérance,

tu fais toujours vivre en moi la paix.

Ton amour me pousse, ton amour me comble

de lumière, oh ma patrie, viendra le retour

et ton baiser qui nous attend.

Jeudi 11 février 2010

Tony Guerrero (trad: A. Arroyo)

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Ustedes / C’est vous

Ustedes

Seguro, en medio del temporal,

me imagino andando por el mundo

como si caminaran conmigo

hombro a hombro brazos invencibles.

Pasaran con sus alas oscuras

otras tantas gelidas noches

sin poder aniquilar la aurora

del dia final de la injusticia.

Hermanos y hermanas de la lucha

solidaria que se multiplica

cual las hojas en la primavera:

!Ustedes nos daran la victoria,

ustedes estaran con nosotros

en la gran jornada del regreso!

Miercoles, 10 de febrero de 2010

Tony Guerrero

C’est vous

Sans crainte, au milieu de la tourmente,

j’imagine que je vais de par le monde

comme si épaule contre épaule,

cheminaient avec moi des bras invincibles.

Passeront avec leurs ailes sombres

bien d’autres nuit glacées

sans pouvoir anéantir l’aurore

du jour qui verra la fin de l’injustice.

Frères et sœurs de la lutte

solidaire qui se multiplie

comme feuilles au printemps :

c’est vous qui nous donnerez la victoire,

c’est vous qui serez avec nous

au grand jour du retour !

Mercredi 10 février 2010

Tony Guerrero (trad: A. Arroyo)

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Anoche / Hier au soir

Anoche

Anoche, cuando un hosco silencio

como el manto de la oscuridad

me cubria, y la incertidumbre

de crudas nevascas me embriagaba,

el amor provoco un ramalazo

en las fibras de mi corazon,

punzadas de perpetuas ausencias.

Por un buen tiempo estuve despierto.

Anoche, frente a la soledad

resonante de ayeres me dije:

Todos los desvelos de mi vida

han desbrozado esta larga senda

por donde los peligros de muerte

no han podido malograr la luz.

Lunes, 8 de febrero de 2010

Tony Guerrero

Hier au soir

Hier au soir, quand un silence revêche

comme le manteau de l’obscurité

me recouvrait, et que l’incertitude

de tempêtes de neige me grisait,

l’amour provoqua une douleur aiguë

dans les fibres de mon cœur,

des élancements d’absences perpétuelles.

Pendant un bout de temps je restai éveillé.

Hier au soir, face à la solitude

que les jadis font résonner je me suis dit :

Toutes les heures sans sommeil de ma vie

ont défriché ce long sentier

sur lequel les mortels dangers

n’ont pu mettre à mal la lumière.

Lundi 8 février 2010

Tony Guerrero (trad: A. Arroyo)

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Hoy he escrito / Aujourd’hui j’ai écrit

Hoy he escrito

Hoy he escrito a varias amistades,

a ninguna le narro el rosario

de vicisitudes que he pasado

(mas que las que todos imaginan).

En mis lineas les hago saber

que esta celda, sin nada y sin nadie,

para mi es un lugar de retiro

donde me libro de mis cadenas.

Como otros de mi vida, este hueco,

sin prisa lo relleno de luz

para que de su oquedad aflore

el resplandor que a mi corazon

convierte en surtidor del amor,

de este amor con que a todos escribo.

Domingo, 7 de febrero de 2010

Tony Guerrero

Aujourd’hui j’ai écrit

Aujourd’hui j’ai écrit à plusieurs amis,

à aucun je n’ai conté le rosaire

des vicissitudes que j’ai subies

(plus que ce que chacun imagine).

Dans ces lignes je leur fais savoir

que cette cellule, sans rien et sans personne,

est pour moi un lieu de retraite

où je me libère de mes chaînes.

Comme d’autres fois dans ma vie, ce mitard,

sans hâte je le remplis de lumière

pour qu’au sein du vide affleure

la splendeur qui fait de mon cœur

une source de l’amour,

de cet amour avec lequel à tous j’écris.

Dimanche, 7 février 2010

Tony Guerrero (trad: A. Arroyo)

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Mujer / Femme

Mujer

Mujer, rompes en mi pensamiento

como los oleajes en las playas;

entras de repente en mis arenas,

luego al mar regresas otra vez.

Asi eres tu, marejada indocil,

vaiven incesante de las aguas

donde se ahoga mi corazon

contando tu cuerpo ola a ola.

Ya conoces que regresare,

sin embargo, no sabes tu nombre

ni sabes que recuerdo tus besos.

Tal vez, un dia cuando tu piel

destruya este castillo de ausencias

te abrire la trama de mis versos.

Sabado, 6 de febrero de 2010

Tony Guerrero

Femme

Femme, tu déferles dans mes pensées

comme les vagues sur la plage ;

tu entres soudain sur mes grèves de sable,

puis à la mer tu repars à nouveau.

Tu es ainsi, une houle indocile,

un va et vient incessant des eaux

où mon cœur se noie

à déchiffrer ton corps vague après vague.

Tu sais déjà que je reviendrai,

pourtant tu ne sais ni mon nom

ni que je me souviens de tes baisers.

Peut-être qu’un jour,  lorsque ta peau

détruira ce château de l’absence,

je t’ouvrirai la trame de mes vers.

Samedi 6 février 2010

Tony Guerrero (trad: A. Arroyo)

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El silencio es verde / Le silence est vert

El silencio es verde

El silencio es verde, de improviso,

mi corazon fertil, lentamente

habituado a cosas naturales,

viste de hojas verdes del deseo.

Recuerdos del bosque y de la lluvia

emergen con su aliento escondido

y siento otra vez en mi garganta

un ardor de jazmines y sangre.

Sin parar, mi corazon evoca

miradas fieles al amor puro,

besos al abrazo de la noche,

caricias que dieron paz al alma.

Pero, por donde andaran sus ojos,

sus labios, sus suaves manos puras?

Viernes, 5 de febrero de 2010

Tony Guerrero

Le silence est vert

Le silence est vert, tout soudain,

mon cœur fertile, lentement,

habitué aux choses naturelles,

se vêt des feuilles vertes du désir.

Des souvenirs du bois et de la pluie

émergent avec leur souffle caché

et je sens à nouveau dans ma gorge

l’ardeur des jasmins et du sang.

Dans la foulée, mon cœur évoque

de fidèles regards de pur amour,

des baisers au creux de la nuit,

des caresses qui apaisèrent mon âme.

Mais où donc sont aujourd’hui ses yeux,

ses lèvres, ses mains douces et pures ?

Vendredi 5 février 2010

Tony Guerrero (trad: A. Arroyo)

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La muchacha de las pastillas/La jeune fille des cachets

La muchacha de las pastillas

La muchacha que da las pastillas

a los adictos a los calmantes

tiene cara de angel, me recuerda

a una novia de tiempos pasados.

Ella cada noche hace una ronda,

con su voz va rompiendo el silencio

y yo abandono lo que hago entonces

para verla pasar, un instante.

Ella nunca me mira a los ojos

en los que muy escondidos guardo

tantos rostros de edades y mundos,

tantas noches de estrellas sin nombre,

tantas rachas de idas y venidas…,

la muchacha que da las pastillas.

Miercoles, 3 de febrero de 2010

Tony Guerrero

La jeune fille des cachets

La jeune fille qui donne les cachets

à ceux qui ont besoin de calmants

a un visage d’ange, elle me rappelle

une fiancée du temps jadis.

Chaque nuit elle fait une ronde,

de sa voix elle brise le silence,

et moi j’abandonne ce que je faisais

pour la voir passer, juste un instant.

Elle ne me regarde jamais dans les yeux

là où je garde bien cachés

tant de visages d’âges et de mondes,

tant de nuits aux étoiles sans nombre,

tant et tant de venues et d’allées…,

la jeune fille qui donne les cachets.

Mercredi 3 février 2010

Tony Guerrero (trad: A. Arroyo)

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Noche/Nuit

Noche

Noche seductora que me llamas

desde los abismos del silencio.

!Ah, noche magnanima y magnetica,

novia del ocio aun inviolada!.

Noche errante, hechicera de ojos

que tienen el color del alcoiris.

Noche loca, llena de blancura

para al afan an~adir insomnio.

Noche desnuda sobre la tierra,

antes de ir a otra orilla sin nombre

abrazame, mirame y permiteme

tocar tu cuerpo para sentir

el oleaje de queridas playas

tan ocultas en la oscuridad.

Martes, 2 de febrero de 2010

Tony Guerrero

Nuit

Nuit séductrice qui m’appelle

du fond des abîmes du silence.

Ah, nuit magnanime et magnétique,

fiancée encore inviolée de l’oisiveté!

Nuit errante, magicienne aux yeux

de la couleur de l’arc-en-ciel.

Nuit folle, pleine de blancheur

Pour ajouter au désir l’insomnie.

Nuit dénudée sur la terre,

avant de partir vers des rivages sans nom

étreins-moi, regarde-moi, permets-moi

de toucher ton corps pour sentir

la houle de plages aimées

si bien cachées dans l’obscurité.

Mardi, 2 février 2010

Tony Guerrero (trad: A. Arroyo)

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Dije no…/J’ai dit non…

Dije no…

Dije no a la quietud mohosa.

Me pare sobre el suelo desnudo,

di el primer paso, luego el segundo,

poco a poco me volvia lluvia.

Al inicio, fue el esceptisismo

y despues vino la dependencia.

Mas adelante aparecio la antitesis

y con ella el desenvolvimiento.

Comenze a girar por las horas

con espiritu y ritmo que impelen

y a traves del eter se deslizan.

Cercado por un tedio sin tregua,

en la plaza de mi corazon

me vi feliz, cantando y bailando.

Lunes, 1 de febrero de 2010

Tony Guerrero

J’ai dit non…

J’ai dit non à la moite quiétude.

Je me suis relevé sur le sol nu,

j’ai fait le premier pas, puis le second,

peu à peu je devenais pluie.

Au début, ce fut le scepticisme

et ensuite vint la dépendance.

Plus avant apparut l’antithèse

et avec elle le développement.

J’ai commencé à travers les heures

à tourner poussé par l’esprit et le rythme

qui à travers l’éther glissent.

Assiégé par un ennui sans trêve,

Dans la place forte de mon cœur,

je me vis heureux, en train de chanter et de danser.

Lundi 1er février 2010

Tony Guerrero (trad: A. Arroyo)

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El verdadero amor/Le vrai amour

El verdadero amor

Que no me dejen mirar la luna

ni el arbol seco del lento invierno,

que me prohiban prender el fuego,

jugar al suen~o con la ceniza,

no significa que esta perdido

ese amor puro que con mis ojos

y con mis manos forjo y forje

para otros ojos, para otras manos.

El amor que expira no es amor.

El verdadero amor pertenece

a todo el tiempo, a la tierra toda,

sin temor enfrenta tempestades,

resisite hasta el filo de la muerte

y, como la natura, es eterno.

Domingo, 31 de enero de 2010

Tony Guerrero

Le vrai amour

Même si on ne me laisse pas regarder la lune

ni l’arbre desséché par le lent hiver,

même si on m’empêche d’allumer le feu,

de jouer au songe avec la cendre,

cela ne veut pas dire qu’est perdu

ce pur amour que de mes yeux

et de mes mains je forge et j’ai forgé

pour d’autres yeux, pour d’autres mains.

L’amour qui expire n’est pas l’amour.

Le vrai amour appartient

à l’ensemble du temps et à la terre entière,

il affronte sans crainte les tempêtes,

il résiste même au tranchant de la mort

et, comme la nature, est éternel.

Dimanche, 31 janvier 2010

Tony Guerrero (trad: A. Arroyo)

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