Je fais une très courte halte dans mes analyses politiques pour aborder l’exploit que les athlètes cubains viennent de réaliser aux Seizièmes Jeux panaméricains.
Les Jeux olympiques et les compétitions sportives internationales qu’ils ont engendrées et qui suscitent tant d’intérêt chez des milliards de personnes ont une belle histoire qu’on ne devrait pas manquer, bien que bafouée, de rappeler.
L’apport du créateur des Jeux olympiques a été particulièrement heureux, bien plus que celui de Nobel qui, à un moment de sa vie, en quête d’un moyen de production plus efficace, inventa l’explosif dont les fruits économiques permettent à ceux qu’il nomma pour accomplir sa dernière volonté en faveur de la paix de récompenser aussi bien un scientifique ou un écrivain brillant qu’un chef d’Empire qui ordonne l’assassinat d’un adversaire en présence de sa famille, le bombardement d’une tribu en Asie centrale ou d’un petit pays indépendant du Nord de l’Afrique et l’extermination de ses organes de direction.
Le baron Pierre de Coubertin, créateur des Jeux olympiques modernes, était un aristocrate, né en France, un pays capitaliste où un paysan, un ouvrier ou un artisan n’avait pas la moindre possibilité dans cette société-là d’entreprendre une tâche pareille.
Refusant de satisfaire aux désirs de sa famille qui voulait en faire un officier, il renonça à l’école militaire et se consacra à la pédagogie. Sa vie rappelle en quelque sorte celle de Darwin, le découvreur des lois de l’évolution naturelle. Coubertin devint le disciple d’un pasteur anglican, fonda la première revue consacrée au sport et obtint du gouvernement français qu’elle fît partie de l’Exposition universelle de 1889. Lire la suite »




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