Se retrouver ici, au même endroit, cinquante ans après les événements que nous commémorons aujourd’hui, survenus en la matinée du 26 juillet 1953, semble presque irréel. J’avais alors vingt-six ans. Cinquante ans de lutte sont passés sur ma vie.
Je ne pouvais penser à ce lointain moment – fût-ce une seconde – que nous, les rares survivants actuels de cette action, nous nous retrouverions ce soir en compagnie de ceux qui, réunis ici ou m’écoutant dans le reste du pays, ont été influencés par la Révolution ou y ont participé activement ; de ceux qui, à cette date lointaine, étaient des enfants, des adolescents ou des jeunes ; de ceux qui n’étaient pas encore nés et qui sont maintenant des parents, voire des grands-parents ; de légions d’hommes et de femmes d’âge mûr, couverts de gloire et d’histoire révolutionnaire et internationaliste, de soldats et d’officiers d’active ou de réserve, de civils qui ont accompli de vrais exploits ; d’une quantité apparemment infini de jeunes combattants ; de travailleurs acharnés ou d’étudiants et lycéens enthousiastes, ou des deux à la fois, et de millions de petits pionniers qui comblent notre imagination de rêveurs éternels. Et la vie m’impose de nouveau le privilège singulier de vous adresser la parole. Lire la suite »




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