Réflexions de Fidel : UN PEUPLE SOUS LE FEU

Le Venezuela, dont le peuple a hérité de Bolívar des idées qui vont au-delà de son époque, fait face aujourd’hui à une tyrannie mondiale mille fois plus puissante que la force coloniale de l’Espagne et celle de la République des États-Unis qui venait de naître et qui, par le biais de Monroe, a proclamé le droit à la richesse naturelle du continent et à la sueur de ses peuples. Lire la suite »

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RÉFLEXIONS DE FIDEL : LA FACTURE PÉTROLIÈRE ET LE DÉVELOPPEMENT

Chávez l’a dit on ne peut plus clairement à Riyad : la facture pétrolière et de gaz des pays en développement se monte à un billion de dollars. Il a proposé à l’OPEP, qui a été sur le point d’être dissoute avant l’arrivée au pouvoir du gouvernement bolivarien – qui l’a présidée et préservée pendant huit ans -, de jouer le rôle pour lequel le Fonds monétaire international a été créé et qu’il n’a jamais assumé. Lire la suite »

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Réflexions de Fidel : Le dialogue avec Chávez

J’ai évoqué, le 15 novembre dernier, une troisième réflexion concernant le Sommet ibéro-américain en disant textuellement que je ne la publiais pas pour l’instant. Il me semble néanmoins qu’il est préférable de le faire avant le référendum du 2 décembre prochain.

Dans cette réflexion, écrite le 13 novembre, je disais la chose suivante :

Hier, notre peuple a pu entendre Chávez lors du programme La table ronde. Je l’ai appelé lorsqu’il a déclaré que Fidel était un homme d’un autre monde avec lequel il avait parlé, grâce à un téléphone qui se trouvait dans une cuisine, le 11 avril 2002, alors que ses communications officielles étaient interceptées.

Le jour du coup d’Etat, j’étais réuni avec le président du gouvernement du Pays Basque. Les évènements se succédaient à grande vitesse. Cette après-midi fatidique, plusieurs de ceux qui étaient prêts à mourir aux côtés de Chávez avaient appelé, par cette même voie, pour faire leurs adieux. Je me rappelle exactement des mots que j’ai employés, alors qu’il faisait déjà nuit, lorsque je lui ai demandé de ne pas se sacrifier. Je lui ai dit qu’Allende ne disposait pas d’un seul soldat pour résister alors que lui, au contraire, disposait de milliers de soldats.

Au cours de la conversation téléphonique que nous avons eu pendant le Sommet des Peuples, j’ai ajouté que mourir pour ne pas être fait prisonnier – comme je l’ai été une fois et comme j’ai failli l’être de nouveau avant de parvenir aux montagnes – était une manière de mourir dignement. Et j’ai déclaré, comme lui, que Allende était mort en combattant.

Un des généraux les plus glorieux de nos guerres d’indépendance, Calixto García Íñiguez, survécut à une balle qui lui traversa le menton en direction du crâne. Sa mère, qui ne croyait pas à la nouvelle selon laquelle son fils était prisonnier, s’exclama fièrement en apprenant la vérité : « Je reconnais bien là mon fils ! ».

Je voulus lui transmettre cette idée en utilisant le téléphone portable sans amplificateur de Lage, le secrétaire du Comité exécutif du Conseil des ministres de Cuba. Chávez pouvait à peine entendre ce que je lui disais, comme ce fut également le cas lorsque le Roi d’Espagne lui intima l’ordre de se taire.

A ce moment du Sommet, arriva Evo, indien Aymara authentique, qui intervint également, comme le fit Daniel – chez qui Chávez a discerné, avec raison, des traits mayas.

Je suis d’accord avec lui lorsqu’il a affirmé que je suis un mélange bizarre de races. J’ai du sang taïno, canarien, celte et qui sait combien d’autres.

J’étais impatient de les entendre à nouveau tous les trois. Avant cela j’ai dit : « Vive les milliers de Chiliens qui sont morts en combattant la tyrannie imposée par l’impérialisme ». Puis j’ai terminé en scandant avec Chávez le mot d’ordre bolivarien, guevariste et cubain : « La Patrie, le Socialisme ou la mort » Nous vaincrons !

Le lundi 12 novembre, j’ai écouté, sur une célèbre chaîne de télévision privée vénézuélienne au service de l’empire, une déclaration et un discours entièrement élaborés par l’Ambassade de Etats-Unis. Qu’ils sonnaient creux et ridicules comparés au discours vibrant prononcé par Chávez pendant le débat !

Gloire au courageux peuple qui s’est débarrassé du joug !

Vive Hugo Rafael Chávez !

Fidel Castro Ruz

18 novembre 2007


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RÉFLEXIONS DE FIDEL : EN L’HONNEUR DE SERGIO DEL VALLE

Sergio et moi, nous avons eu le privilège de nous trouver au P.C. installé à l’embouchure de l’Almendares, sur la rive droite, quand, au petit matin du 15 avril 1961, des pilotes mercenaires à bord de bombardiers B-26 des USA peints aux couleurs de nos forces de l’air attaquèrent les bases aériennes de Ciudad Libertad et de San Antonio de los Baños et l’aéroport civile de Santiago de Cuba, voilà quarante-six ans. Lire la suite »

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Réflexions de Fidel : Un Waterloo idéologique

Comme promis, je suis en train de rédiger de nombreuses réflexions. Une d’entre elles aborde les idées essentielles du livre de Greenspan, l’ancien président de la réserve fédérale, laquelle je formulerai en reprenant ses propres mots. Dans ce texte on perçoit clairement la prétention impérialiste de continuer à acheter le monde et ses ressources naturelles et humaines en payant avec du papier-monnaie parfumé. Lire la suite »

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REFLEXIONS DE FIDEL : Le débat du Sommet

Les murs, la distance et le temps se sont réduits à zéro. Cela semblait irréel. Jamais un dialogue semblable entre chefs d’Etat et de gouvernement, représentant presque tous des pays pillés par le colonialisme et l’impérialisme, n’avait eu lieu. Aucun fait ne pouvait être aussi didactique.

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Réflexions de Fidel : LA VALEUR DES IDEES

Le Che était un homme d’idées.

Il écouterait avec une douleur profonde les discours qu’ont été prononcés, à partir de positions traditionnelles de gauche, au Sommet ibéro-américain de Santiago du Chili.

Ceux de droite ont assumé les mêmes positions traditionnelles en faisant des concessions intelligentes à la soit disante gauche.

Il serait fier d’écouter les déclarations de plusieurs leaders révolutionnaires et courageux, indépendamment de leur expérience politique.

L’expérience est la mère des sciences et des idées.

C’est à partir des batailles livrées par une poignée de combattants cubains dans une zone de la Sierra Maestra, contre des forces extraordinairement supérieures en nombre et en armement, que le Che a élaboré les idées qu’il résumerait plus tard dans son livre « La guerre de guérilla ».

La critique de Chavez à l’Europe a été démolisseuse. L’Europe qui a justement prétendu donner des leçons de conduite au Sommet ibéro-américain,

Dans les déclarations de Daniel et de Evo, on entendait la voix de Sandino et celles des cultures millénaires de cet hémisphère.

Le discours que le président de El Salvador y a prononcé, provoque la nausée.

Le capitalisme est un système régi par des lois aveugles, destructrices et tyranniques imposées à l’espèce humaine.

Consacrer le prochain Sommet à la jeunesse ibéro américaine, dans le but de semer dans l’esprit des peuples des réflexes conditionnés, est un mélange de cynisme et de mensonges difficile à digérer,

Fidel Castro Ruz

10 novembre 2007

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