Cuba Contra Bloqueo
L’énorme privilège de vivre à l’époque de Fidel
Fernandez fait la présentation d’un livre de témoignages sur le chef de la Révolution, conçu par le journaliste Luis Baez
Pedro de la Hoz
• NOMBREUX étaient les lecteurs présents, hier, au Pavillon Cuba, sur la Rampa havanaise, afin d’être les premiers à se procurer un exemplaire du livre Asi es Fidel (Ainsi est Fidel). L’écrivain et journaliste Luis Baez a recueilli, dans cet ouvrage, plus de quatre cents témoignages, qui abordent la dimension politique et humaine du leader de la Révolution.
Dans sa présentation de l’ouvrage, le poète et essayiste Roberto Fernandez Retamar, membre du Conseil d’Etat et président de la Casa de las Americas, a souligné le grand privilège qu’il a eu d’avoir vécu à l’époque de Fidel, qu’il a qualifié « du plus grand homme d’Etat vivant », comparable uniquement à Lénine et Ho Chi Minh, qui ont vécu au siècle dernier. Ce qui ressort, a-t-il fait remarquer, à la lecture des témoignages compilés par Baez et publiés par la maison d’édition Abril, c’est une image multiple du Commandant.
Parmi les personnes présentes au lancement du livre, qui coïncide avec l’ouverture de la Semaine Lire l’Histoire, signalons, entre autres, Jorge Risquet, membre du Comité central du Parti, Julio Martinez, premier secrétaire de l’Union des Jeunesses communistes, et Iroel Sanchez, président de l’Institut cubain du livre. •
Source : granma
Réflexions du compañero Fidel : L’INJUSTIFIABLE DESTRUCTION DE L’ENVIRONNEMENT
La société capitaliste peut-elle l’éviter ? Les nouvelles sur cette question ne sont guère encourageantes. On analyse à Poznan le projet qui sera présenté en décembre 2009 à Copenhague où le traité appelé à se substituer à celui de Kyoto sera discuté et approuvé.
La commission qui préside à sa rédaction est dirigée par Al Gore, l’ex-candidat à la présidence des États-Unis aux élections de 2001, battu frauduleusement par Bush. Ceux qui le peaufinent mettent tout leur espoir dans Barack Obama comme si celui-ci pouvait changer le cours de l’histoire. Lire la suite »
Cuba, un demi siècle d’agressions et de victoires
Par Roberto Pérez Betancourt
C’est pratiquement à partir des premiers jours de la victoire gagnée par les armes sur les forces qui soutenaient les intérêts oligarchiques et étrangers, que la nation antillaise s’est vue frappée par l’hostilité de dix administrations nord-américaines successives qui ont mis en place toutes sortes de mesures illégales pour tenter de faire plier la volonté des cubains sans parvenir à leur fin.
Les groupes contre-révolutionnaires, financés et dirigés par l’Agence Centrale d’Intelligence (CIA) nord-américaine, ont réalisé de nombreux actes terroristes qui ont coûté la vie à un grand nombre de personnes et causé des dommages importants à l’économie du pays.
Il existe des preuves indiscutables du fait que pendant les 42 premières années après le triomphe révolutionnaire, 3 478 cubains ont perdu la vie à la suite d’actions terroristes incubées aux États-Unis, y compris l’invasion mercenaire de Playa Giron. Lire la suite »
Fidel décoré de l’Ordre honorifique du Caricom
José Antonio Torres
SANTIAGO DE CUBA.- Les gouvernements de la Communauté des Caraïbes ont décerné au commandant en chef Fidel Castro l’Ordre honorifique de cette organisation, pour son attitude humaine irréprochable et sa solidarité inconditionnelle en faveur du progrès et du bien-être de la région.
Le général d’Armée Raul Castro, président du Conseil d’Etat et du Conseil des Ministres, a reçu la décoration au nom du leader de la Révolution cubaine lors de la cérémonie de clôture du 3e Sommet Cuba-Caricom, qui s’est tenue dans le salon Sierra Maestra de l’hôtel Melia-Santiago, de la Ville-Héros.
Raul, qui est aussi second secrétaire du Parti, a adressé ses remerciements au nom de Fidel pour un honneur d’une si haute distinction, en déclarant : « c’est un hommage qui engage davantage notre loyauté et notre reconnaissance envers l’héritage et nos racines caribéennes ».
Baldwin Spencer, président de la Conférence des chefs de gouvernement du Caricom, a affirmé que les peuples et les dirigeants avaient décerné la plus haute décoration du bloc régional au camarade Fidel, la première personnalité hors de Caricom à la recevoir.
Baldwin, Premier ministre de Antigua et Barbuda, a ajouté que cet Ordre rend hommage à la ferveur, à la passion et au sacrifice de Fidel, qui a consacré sa vie au service de son pays, de sa région et du reste des pays en voie de développement.
L’Ordre honorifique de la Communauté des Caraïbes est décerné, à titre exceptionnel, à des personnes qui ont réalisé des contributions importantes en faveur de la région.
Le président pro tempore de l’organisation caribéenne a ajouté que Fidel n’a cessé d’entretenir et de cultiver une forte relation avec le Caricom, scellée par l’amitié, la bonne volonté, le respect mutuel et la solidarité.
Il a fait remarquer que lors du 3e Sommet de Cuba-Caricom, les conversations ont été fructueuses, avec des dirigeants conscients de leurs responsabilités, avant d’annoncer que le prochain sommet se tiendra en 2011 à Trinité et Tobago.
Patrick Manning, Premier ministre de Trinité et Tobago, a remercié pour le choix de son pays comme siège de la prochaine réunion.
A la clôture du Sommet, Raul a invité les présidents à transmettre à leurs peuples les salutations les plus chaleureuses de la part de leurs frères cubains, depuis la Ville-Héros de Santiago de Cuba, résolue comme tout le pays, à vaincre les défis économiques actuels, à atteindre le développement et à poursuivre à tout prix le droit à la justice et à la dignité pleine de l’homme. •
source : granma
Réflexions du compañero Fidel : UN HONNEUR IMMENSE ET IMMÉRITÉ
J’ai pu suivre les débats des dirigeants caribéens réunis au Sommet de Santiago de Cuba, chef-lieu de l’ancienne province d’Oriente et berceau de la Révolution dont on fêtera bientôt le cinquantième anniversaire, le 1er janvier prochain.
L’honneur qu’il m’ont fait de me remettre l’Ordre honorifique de la Communauté des Caraïbes est immense et immérité, et je leur en sais infiniment gré.
Ces dirigeant ont exprimé tour à tour leurs idées avec sincérité et courage à travers de brillants raisonnements qui traduisent leur connaissance des questions historiques, économiques et politiques.
Je reçois humblement cette noble décoration et j’en garderai l’idée à l’esprit, aux côtés de celle-ci de Martí : « Les Antilles libres sauveront l’indépendance de Notre Amérique. »
Fidel Castro Ruz
Le 9 décembre 2008
13 h 25
Le rôle important joué par Fidel dans le développement de la biotechnologie à Cuba
C’EST par un hommage au leader historique de la Révolution cubaine, Fidel Castro, qu’a été inauguré le Congrès havanais 2008 de la Biotechnologie. Avec la participation de scientifiques provenant de plus de 40 pays, ce congrès a pour thème cette année « L’agrobiotechnologie : de nouvelles perspectives pour affronter de grands défis ».
Dans son discours d’inauguration dudit événement, le président du Comité organisateur, Carlos Borroto, a tenu à souligner le rôle incomparable joué par Fidel comme chef d’État dans le développement scientifique.
« Il a fait en sorte qu’un petit pays comme Cuba puisse un jour exposer le résultat de ses recherches dans les domaines de la génétique et de la biotechnologie, rivalisant ainsi avec les nations les plus développées », a précisé Borroto, qui est aussi directeur adjoint du prestigieux Centre de génie génétique et de biotechnologie de La Havane. Lire la suite »
Réflexions du compañero Fidel: NAVIGUER À CONTRE-COURANT, (à propos d’Obama)
Après qu’Obama se fut adressé, le 23 mai dernier dans l’après-midi à la Fondation nationale cubano-américaine, une création de Ronald Reagan, j’avais écrit le 25 mai des Réflexions intitulées « La politique cynique de l’Empire ».
J’y avais cité textuellement ce qu’il avait dit aux annexionnistes de Miami :
« …nous chercherons ensemble la liberté de Cuba… Voilà la parole que je vous donne ; voilà l’engagement que je prends devant vous… Il est temps que l’argent des Cubano-Américains rende leurs familles moins dépendantes du régime castriste. Je maintiendrai l’embargo. »
Après avoir fait quelques réflexions et donné des exemples au sujet de la conduite généralement peu morale des présidents ayant précédé celui qui vient d’être élu à ce poste le 4 novembre dernier, j’avais écrit :
« Je me vois toutefois contraint de lui poser plusieurs questions délicates… :
1. Est-il correct que le président des États-Unis ordonne l’assassinat de personnes dans le monde, sous quelque prétexte que ce soit ?
2. Est-il éthique que le président des États-Unis ordonne de torturer d’autres êtres humains ?
3. Le terrorisme d’État est-il vraiment un instrument que doit utiliser un pays aussi puissant que les États-Unis pour instaurer la paix sur la planète ?
4. Une Loi d’ajustement, appliquée pour punir un seul pays, Cuba, et le déstabiliser, même si cela coûte la vie d’enfants et de mères innocents, est-elle bonne et honorable ! Si elle est bonne, pourquoi ne donne-t-on pas le droit de séjour automatique, non seulement aux Cubains, mais aussi aux Haïtiens, aux Dominicains et autres Caribéens, et ne fait-on pas pareil à l’égard des Mexicains, des Centraméricains et des Sud-Américains qui tombent comme des mouches sur le mur érigé à la frontière mexicaine ou dans les eaux de l’Atlantique et du Pacifique ?
5. Les États-Unis peuvent-ils se passer des immigrants qui cultivent des légumes, des fruits, des amandes et d’autres gâteries pour les Étasuniens ? Qui balaierait les rues, qui servirait de domestique, qui réaliserait les travaux les plus rudes et les plus mal payés ?
6. Les descentes de police contre les sans-papiers, qui touchent même des enfants nés aux États-Unis, sont-elles justes ?
7. Le vol de cerveaux et les saignées continuelles des meilleures intelligences scientifiques et intellectuelles des pays pauvres sont-ils moraux et justifiables ?
8. Vous affirmez, comme je l’ai noté au début des mes Réflexions, que votre pays avait, voilà bien longtemps, averti les puissances européennes qu’il n’admettrait pas d’intervention de leur part dans le continent. Or, votre pays, tout en rappelant cette mise en garde, réclame le droit d’intervenir partout dans le monde, fort de ses centaines de bases militaires, de ses forces navales, aériennes et spatiales disséminées à travers la planète. Est-ce là la façon dont les États-Unis expriment leur respect de la liberté, de la démocratie et des droits de l’homme ?
9. Est-il juste d’attaquer par surprise et à titre préventif une soixantaine de sombres recoins du monde, comme les appelle Bush, quel qu’en soit le prétexte ?
10. Est-il honorable et sensé de gaspiller des billions de dollars dans le complexe militaro-industriel rien que pour fabriquer des armes qui peuvent liquider plusieurs fois la vie sur la Terre ? »
J’aurais pu poser plusieurs autres questions.
Malgré la causticité de mes questions, je n’ai pourtant pas cessé d’être aimable envers le candidat afro-américain, chez qui je voyais bien plus de capacités et de maîtrise de l’art de la politique que chez ses opposants, non seulement dans le parti contraire, mais même dans le sien.
La semaine passée, le président-élu des Etats-Unis, Barack Obama, a annoncé son Programme de relance économique.
Lundi dernier, 1er décembre, il a présenté celui de sécurité nationale et celui de politique étrangère :
« Nous nous réjouissons, le vice-président-élu Biden et moi-même de vous présenter notre équipe de sécurité nationale… Nos vieux conflits n’ont pas été réglés. Et de nouvelles puissances émergentes exercent des pressions sur le système international. »
« La dissémination des armes nucléaires fait planer le risque que les technologies les plus meurtrières au monde tombent en des mains dangereuses. Notre dépendance envers le pétrole étranger renforce des gouvernements autoritaires et met notre planète en danger. »
« …Et notre pouvoir économique doit soutenir notre puissance militaire, notre influence diplomatique et notre leadership mondial. »
« Nous renouvellerons de vieilles alliances et nous forgerons des partenariats nouveaux et durables… »
« …les valeurs étasuniennes sont les plus grandes exportations des États-Unis dans le monde. »
« …l’équipe que nous avons réunie ici aujourd’hui est particulièrement en mesure de faire justement ça. »
« …ces hommes et des femmes représentent tous ces facteurs du pouvoir des États-Unis… Ils ont prêté service comme militaires et comme diplomates… Ils partagent mon pragmatisme en ce qui concerne l’utilisation du pouvoir et ma détermination au sujet du rôle des États-Unis en tant que leaders mondiaux. »
« J’ai connu Hillary Clinton… »
Je n’oublie pas, moi, qu’elle a été la rivale du président-élu, Barack Obama, qu’elle est la femme du président Clinton qui a entériné les lois extraterritoriales Torricelli et Helms-Burton contre Cuba, et que durant sa campagne pour l’investiture démocrate, elle a pris parti en faveur de ces lois et du blocus économique. Ce n’est pas une plainte de ma part, juste un constat.
« Je suis fier qu’elle soit notre prochaine secrétaire d’État… elle imposera respect dans n’importe quelle capitale et elle sera clairement en mesure de faire avancer nos intérêts dans le monde entier. «
« La nomination d’Hillary est un signe pour amis et ennemis du sérieux de mon engagement… »
« Alors que nous traversons une transition sans précédent au milieu de deux guerres, j’ai demandé au secrétaire Robert Gates de rester au poste de secrétaire à la Défense. »
« Je donnerai une nouvelle mission au secrétaire Gates et à notre armée dès que j’occuperai mon poste : mettre fin avec sérieux à la guerre en Iraq par une transition réussie vers le contrôle iraquien. »
Ce qui me frappe, c’est que Gates est républicain, pas démocrate, qu’il est la seule personne à avoir occupé les postes de secrétaire à la Défense et de directeur de l’Agence centrale de renseignements sous différentes administrations, tous partis confondus. Gates, qui se sait populaire, a déclaré qu’il s’était d’abord assuré que le président-élu l’avait choisi pour tout le temps qu’il fallait.
Tandis que Condoleezza Rice se rendait sur instructions de Bush en Inde et au Pakistan pour tenter de relâcher les tensions entre ces deux pays, le ministre brésilien de la Défense a autorisé voilà deux jours une société nationale à fabriquer des missiles MAR-1, mais non plus au rythme d’un par mois, mais à celui de cinq, afin d’en vendre cent au Pakistan pour une valeur estimée de 85 millions d’euros, et a déclaré publiquement : « Ces missiles sont couplés à des avions et conçus pour détecter des radars terrestres. C’est là une façon très efficace de superviser l’espace et aussi la surface. »
Pour sa part, Obama poursuivait imperturbable, lundi dernier :
« A l’avenir, nous continuerons de faire les investissements nécessaires pour renforcer notre armée et pour augmenter nos forces terrestres, afin de vaincre les menaces du XXIe siècle. »
Il a affirmé que :
« Janet Napolitano apporte l’expérience et l’habileté exécutives dont nous avons besoin au nouveau département de Sécurité intérieure. »
« Janet occupera ce poste crucial après avoir tiré les leçons de ces dernières années, dont certaines ont été douloureuses, du 11 septembre au Katrina… »
« Elle comprend, comme nous tous, le danger qu’impliquent des frontières incertaines. Et elle sera une dirigeante capable de réformer un département qui part dans tous les sens, sans cesser de protéger notre patrie. »
Ce personnage connu avait été nommé par Clinton procureure du district d’Arizona en 1993, puis procureur général de l’État en 1998 ; postulée pour le Parti démocrate en 2002 et élue ensuite gouverneure de cet État frontalier qui constitue le lieu de passe le plus fréquenté par les sans-papiers, elle a été réélue gouverneure en 2006.
Obama a affirmé au sujet de Susan Elizabeth Rice :
« Susan sait que les défis mondiaux que nous devons relever exigent des institutions mondiales qui fonctionnent… »
« Nous avons besoin de Nations Unies plus efficaces – dit-il dédaigneusement – en tant qu’organe d’action collective contre la terreur et la prolifération, les changements climatiques et le génocide, la pauvreté et les maladies. »
Présentant James Jones, conseiller à la sécurité nationale, il a déclaré :
« Je suis convaincu que le général James Jones est particulièrement bien placé pour être un conseiller à la sécurité nationale habile et énergique. Des générations de Jones ont servi héroïquement sur les champs de bataille, depuis les plages de Tarawa durant la Deuxième Guerre mondiale jusqu’à Foxtrot Ridge au Vietnam. »
« Sa médaille d’argent fait fièrement partie de ce patrimoine… Il a dirigé un peloton au combat, il a été commandant suprême des forces alliées en temps de guerre (il fait allusion à l’OTAN et à la guerre du Golfe) et il a travaillé pour la paix au Moyen-Orient. »
« Jim se concentre sur les menaces actuelles et futures. Il saisit la connexion existant entre l’énergie et la sécurité nationale, et il a travaillé sur les premières lignes de l’instabilité mondiale, du Kosovo au nord de l’Iraq et à l’Afghanistan. Il me conseillera et travaillera efficacement à intégrer nos efforts à travers toute l’administration afin que nous puissions utiliser efficacement tous les composants du pouvoir étasunien pour vaincre les menaces non classiques et promouvoir nos valeurs. »
« Je suis sûr que c’est là l’équipe dont nous avons besoin pour un redémarrage en ce qui concerne la sécurité nationale des États-Unis. »
On peut converser avec Obama où il veut, car nous ne sommes pas des fauteurs de guerre ni des prédicateurs de violence. Il faut juste lui rappeler que la théorie de la carotte et du bâton ne fonctionne pas avec notre pays.
Rien de ce qu’il a dit dans son dernier discours ne contient le moindre début de réponse aux questions que je lui ai posées le 25 mai dernier, voilà à peine six mois.
Je ne dirais pas pour autant qu’Obama est moins intelligent ; il fait preuve au contraire des facultés qui m’ont permis de voir ses capacités et de les comparer à celles de son médiocre adversaire, John McCain, dont la société étasunienne a failli, par pure tradition, récompenser les « exploits ». Sans crise économique, sans télévision et sans Internet, Obama n’aurait pas gagné les élections de novembre à rebours du racisme omniprésent. Pas plus d’ailleurs que sans les études qu’il a faites d’abord à l’Université de Columbia, où il s’est diplômé en sciences politiques, puis à Harvard, où il a décroché son titre en droit, ce qui lui a permis de se convertir en quelqu’un de la classe moyenne modestement riche avec juste quelques millions de dollars. Ce n’est assurément pas Abraham Lincoln, et notre époque ne correspond d’ailleurs pas à la sienne, une société de consommation où l’habitude de l’épargne s’est perdue et où celle de la dépense s’est multipliée.
Quelqu’un se devait de donner une réponse sereine et posée, qui devra pourtant naviguer aujourd’hui à contre-courant de la puissante marée d’illusions qu’Obama a soulevée dans l’opinion publique internationale.
Il me reste juste à analyser les dernières dépêches. Elles apportent toutes des nouvelles de partout. Je calcule que les États-Unis dépenseront à eux seuls dans cette crise économique plus de six billions de dollars en papier-monnaie que les autres peuples du monde ne pourront évaluer qu’à force de sueur, de faim, de souffrance et de sang.
Nos principes sont ceux de Baraguá. L’Empire doit savoir que notre patrie peut être réduite en cendres, mais que les droits souverains du peuple cubain ne sont pas négociables.
Castro Ruz
Le 4 décembre 2008
17 h 28
Alain Souchon et le Che

Effectivement pour une star du spectacle française et le cirque médiatique, il est assez osé de se poser en accusateur d’un homme qui a consacré sa vie (et l’y a laissée) à la lutte contre les injustices dans le monde.
Il est impossible de raconter en quelques mots le chemin parcouru par le Che pour devenir le symbole qu’il représente aujourd’hui, malgré les puissants et les privilégiés de ce monde. Mais voyons les grandes lignes :
Médecin, il s’est engagé au Mexique aux côtés de Fidel Castro pour aller lutter contre la dictature de Batista à Cuba. L’Amérique latine est la région où tout au long de l’histoire, les inégalités sociales ont été effarantes. Les deux voyages accomplis par le Che, en 1951 et 1953, lui ont permis de le constater. Après le triomphe de la Révolution cubaine en janvier 1959, il prend des responsabilités dans le gouvernement (Ministre de l’Industrie, Président de la Banque), jusqu’au moment où il part lutter contre les colonialistes européens au Congo. Rappelons que le Che était argentin et que la solidarité internationale était naturelle chez lui. Après la Révolution Cubaine, il estimait urgent d’aider l’Afrique dans sa lutte pour la libération du colonialisme et l’apartheid, tous deux soutenus par les pays dits « libres » (voir « la présence cubaine en Afrique »). Cette aide se soldant par un échec, le Che part en Bolivie pour se battre contre la dictature des généraux sous la coupe des Etats-Unis. A ce moment-là l’impérialisme américain l’avait déjà condamné à mort, et une fois la vérification faite qu’il se trouvait en Bolivie, les nord-américains ont dépêché des conseillers avec la tâche de le supprimer.
Parions que les « tas de témoins de l’époque » dont parle M. Souchon sont les auteurs de témoignages trouvés sur des sites basés aux Etats Unis, et plus particulièrement à Miami, antre reconnu des terroristes anticastristes organisés et financés par les successives administrations américaines. Les attentats terroristes se comptent par centaines (dont la première explosion d’un avion en plein vol dans le monde en 1976), non seulement contre Cuba, mais aussi contre tout ce qu’il y a de progressiste en Amérique Latine (voir « Opération Condor »). C’est à Miami qu’habite l’agent de la Cia qui a exécuté le Che le 9 octobre 1967 dans l’école de La Higuera en Bolivie. Les services américains ont voulu effacer le Che de la face de la terre, en le massacrant, puis après lui avoir coupé les mains, en cachant son corps pendant 30 ans, tentant ainsi de faire disparaître jusqu’à sa mémoire, son image. De toute évidence M. Souchon a voulu achever leur tâche manifestement mal accomplie, en discréditant le combat et l’engagement du Che et en essayant de le déshumaniser.
Le Che n’était ni cruel, ni amoureux des armes, comme l’affirme M. Souchon. Face aux dictatures sanglantes, il existe un droit à la rébellion, reconnu même par l’église catholique et des instances internationales telles que l’ONU. C’est la seule option qui ait permis d’abattre des oppresseurs comme Batista, Somoza, Pinochet ou autres pantins aux ordres de Washington. Le Che en était très conscient. La violence et l’oppression sont toujours l’œuvre des secteurs de la société qui veulent défendre leurs privilèges à tout prix.
Mais si M. Souchon a osé s’attaquer à celui qui reste le symbole de la liberté pour les peuples soumis à l’oppression, cela signifie qu’il est soit absolument inconscient de ce qu’il fait, soit complètement malhonnête dans ses motivations, ou bien les deux à la fois. J’imagine que pour la star parisienne qu’il est ce soit extrêmement difficile de concevoir les motivations qui ont poussé le Che Guevara à s’engager dans un combat contre les injustices sur plusieurs continents, mais un minimum de modestie et d’honnêteté intellectuelle lui aurait permis de s’épargner le numéro d’ignominie ridicule dans lequel il s’est irrémédiablement enfoncé. Cependant s’il tient vraiment à connaître des témoignages de personnes ayant côtoyé le Che, je pourrais lui recommander quelques œuvres provenant de plusieurs pays :
Carnets de voyage : film de Walter Salles (Brésil)
Biographie d’Ernesto Che Guevara connu aussi comme le Che : livre de Paco Ignacio Taibo II (Mexique)
Alberto Granado, livre En voyage avec Che Guevara
La mémoire du feu, livre Orlando Borrego
http://www.la-breche.com/catalog/index.php ?cPath=51&osCsid=9764060ahdsuurt11gk07l8ka6 , site internet où l’on peut obtenir les livres (entre autres) : Che, justice globale, Le socialisme et l’homme, Ecrits sur la révolution, Cuba, Fidel et le Che où l’aventure du socialisme
http://www.embacubalebanon.com/sobrechef.html, site dédié au Che
http://vdedaj.club.fr/cuba/index.html , site sur Cuba
Mon fils le Che, livre Ernesto Guevara
http://www.lcr-lagauche.be/cm/index.php ?view=article&id=467%3Aqui-etait-che-guevara-&Itemid=53&option=com_content , site internet
http://www.monde-diplomatique.fr/2005/08/GOTT/12432 , article sur internet
http://www.jesuismort.com/biographie_celebrite_chercher/biographie-che_guevara-625.php , site internet
http://www.answers.com/topic/che-guevara, encyclopédie sur internet
http://www.thehandsofcheguevara.com/filmes.php ,video sur les mains coupés du Che
http://www.lepost.fr/article/2008/11/05/1317285_che-guevara-marianne-condamne-s-execute.html , site internet sur la fameuse photo du Che
http://video.fnac.com/a1779894/Che-Guevara-DVD-Zone-2 , site internet où l’on peut obtenir Che Guevara et Ernesto Che Guevara le journal de Bolivie, deux DVD
http://www.kewego.fr/video/iLyROoafYtCW.html ,site internet avec video sur le Che
http://www.spartacus.schoolnet.co.uk/COLDguevara.htm , site internet sur le Che
video Cuba une odyssée africaine (2 parties)
http://www.cheguevaratrail.com/fr/index.htm , site dédié au Che
http://www.fsmitha.com/h2/ch24x.html , site internet
Plus loin, M. Souchon ajoute que le Che était « très photogénique, qu’il a une belle photo avec son béret et qui est quand même sur 20 millions de tee-shirts ». Encore une fois, M. Souchon ne peut pas se dépêtrer de ses motivations de star de la chanson pour qui l’image reste le plus important. Alberto Korda, le photographe cubain qui a pris le célèbre cliché lors des obsèques de la centaine de victimes, dont six marins français, de l’attentat commis par la Cia contre le bateau « Le Coubre » dans le port de La Havane, n’a, contrairement à M. Souchon avec sa chanson, jamais obtenu un seul sou de bénéfice pour la reproduction de la photo la plus diffusée de l’histoire. Cette photo a été tirée, donc, non pas dans un studio, comme pour les clips de M. Souchon. Le béret n’avait pas été bien ajusté, contrairement aux soins apportés, avant de passer à l’antenne, à la coiffure de M. Souchon pour faire décontracté. La photo d’A. Korda, elle, est devenue célèbre après la mort du Che sur l’initiative d’un éditeur italien. Sur ce point, je me dois de prévenir M. Souchon dès maintenant car son visage risque, fort heureusement, de n’être jamais adopté comme symbole de quoi que ce soit. Même dans le domaine de l’ignoble,on a vu mieux.
Je peux affirmer que M. Souchon a insulté la mémoire d’un homme très aimé par des millions de personnes non seulement à Cuba et en Argentine, mais dans tous les pays d’Amérique Latine. Le chanteur ne peut pas soupçonner, même si ça doit le faire rire, à quel point les masses sur ce continent, aiment les dirigeants qui les conduisent vers la liberté. Ceci a été une constante de ces peuples depuis l’occupation espagnole. Le respect, l’admiration, l’amour des gens pour ceux qui ont donné leur vie pour leur libération (Lautaro, Tupac Amaru, Tupac Katani, Bolivar, Artigas, Marti, Zapata, Che, Allende, etc.) ne relèvent pas du culte de la personnalité mais uniquement de la reconnaissance envers ceux qui sont disposés à offrir leur vie pour améliorer celle des autres. Il en est de même aujourd’hui, n’en déplaise à M. Souchon, des nouveaux Présidents progressistes, tous admirateurs du Che, élus récemment en Amérique Latine : Chavez, Morales, Ortega, Correa, etc.
En insultant le Che, M. Souchon a insulté des millions de personnes dont je suis, mais venant de la part de quelqu’un qui a été, comme il le dit lui-même, « verni et gâté par la vie », cela n’a qu’une valeur très relative, car si ce monde va mal, c’est bien à cause de la défense à outrance de l’égoïsme et des privilèges de quelques-uns dont il fait partie.
M. Souchon doit savoir que le crachat destiné à l’étoile du Che ne pourra que lui retomber sur la figure et qu’il ne pourra plus s’en prendre à sa maman, car sa laideur, crachat compris, c’est lui-même qui l’aura forgée.
Cependant, je m’interroge sur, d’une part la subite inspiration de M. Souchon, s’appuyant sur des « informations » trouvées sur internet, et d’autre part la promotion de son disque par les chaînes publiques : le samedi 29 novembre à 20h dans de JT de France 2, le dimanche 30 à 14h dans l’émission « Vivement dimanche » de Drucker sur France 2 et le lundi 1er décembre à 21h sur France 3 avec un documentaire de L. Thessier.
Au moment où la pensée unique prend l’eau de toutes parts, les maîtres du jeu font intervenir tous leurs valets.
source : www.legrandsoir.info
Réflexions du compañero Fidel : LA GRANDE CRISE DES ANNÉES 30
C’est un thème malaisé à expliquer, même s’il paraît très simple. La Réserve fédérale des États-Unis (FED), fruit du capitalisme en plein essor, remonte à 1913. Salvador Allende, que nous évoquons tous comme homme de notre époque, avait déjà quinze ans.
La première guerre mondiale éclata en 1914 après que le prince héritier de l’Empire austro-hongrois, situé en plein cœur de l’Europe centrale et méridionale, fut assassiné à Sarajevo. Le Canada était encore une colonie de la Grande-Bretagne. La livre sterling anglaise jouissait du privilège d’être la monnaie de paiement international. Elle était fondée sur l’or, qui avait déjà été la base métallique, plus de mille ans auparavant, dans la capitale de l’Empire romain d’Orient, Constantinople. Les chevaliers féodaux des royaumes chrétiens d’Occident qui déclenchèrent des guerres sanglantes contre les croyants musulmans au Proche-Orient, arguant de prétextes religieux, visaient en fait à contrôler les routes commerciales et se proposaient des fins terrestres bien moins avouables que je pourrais aborder à une autre occasion. Lire la suite »




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