Les dix prix Nobel qui réclament justice pour les Cinq antiterroristes

Roberto Pérez Betancourt

Les voix des dix prix Nobel qui réclament justice pour les cinq cubains antiterroristes injustement condamnés depuis plus de dix ans et actuellement emprisonnés aux États-Unis, méritent d’être entendues.

José Ramos Horta; Adolfo Pérez Esquivel, Rigoberta Menchú, José Saramago, Wole Soyinka, Zhores Alferov, Nadine Gordimer, Günter Grass, Darío Fo y Mairead C.

Maguire, ces dix prestigieuses personnalités qui ont eu, chacune d’elles dans son domaine, l’honneur de recevoir un prix Nobel, ont décidé d’agir conjointement afin d’apporter à la Cour suprême de Justice des États-Unis des arguments supplémentaires qui justifient la révision du cas de ces cinq cubains injustement emprisonnés.

C’est le sens du devoir et l’obligation moral de défendre leur patrie qui a conduit Gerardo Hernández, René González, Ramón Labañino, Antonio Guerrero y Fernando González à informer les autorités cubaines sur les activités terroristes dirigées contre Cuba et les propres États-Unis et préparées depuis le sud de la Floride, et c’est en raison de cette activité qu’ils ont été arrêtés en septembre 1998.

L’histoire de ces cinq personnes a parcouru plusieurs fois le tortueux labyrinthe des procès en appel, à la recherche de plus de justice dans les verdicts rendus, mais elle n’a pas cessé de se heurter aux obstacles crées par la volonté politique du gouvernement nord-américain, obstinément décidé à prolonger indéfiniment les mauvais traitements et la torture psychologique auxquels sont soumis les cinq prisonniers et les membres de leur famille.
Le six mars dernier, 12 documents ‘Amicus curiae brief’ (amis de la Cour) ont été présentés. Ils demandent tous la révision du procès et l’application d’une authentique justice, compte tenu du fait que, lors du premier procès qui a été réalisé, le jury était partialisé et que pendant toutes les années suivantes, la légalité a été violentée de façon réitérée.

Il s’agit là de documents qui appuient les thèses qui ont été présentées par les avocats de la défense le 30 janvier à la Cour Suprême, un organe de justice qui statistiquement ne prend en considération que 2% des cas qui luis sont présentés.

Les amis de la cour défendent l’application de la loi. Ils ne se prononcent pas sur la culpabilité on l’innocence des inculpés. Ils soulignent seulement l’importance pour la Cour Suprême de connaître les faits.

Qui sont ces dix personnes, qui toutes ont mérité un prix Nobel et actuellement unissent leurs efforts pour que justice soit faite ?

JOSÉ RAMOS HORTA, prix Nobel de la paix en 1996. Polyglotte, politique et patriote de Timor, professeur de prestigieuses universités et actuel président de Timor Leste. Il a reçu de nombreuses décorations et autres distinctions pour son travail en faveur de la paix dans son pays et dans le monde.

ADOLFO PÉREZ ESQUIVEL, argentin, architecte, diplomate et journaliste. Il a souffert de la prison pendant la période de dictature militaire dans son pays. Il a été membre du Comité exécutif de l’Assemblée Permanente des Nations Unies sur les Droits Humains. Militant reconnu de la défense des droits humains, il a reçu le prix Nobel de la Paix en 1980.
RIGOBERTA MENCHÚ, guatémaltèque, d’origine paysanne, prix Nobel de la paix en 1992. Activiste sociale pour les droits civils et citoyens, elle a reçu également de nombreuses distinctions internationales.

JOSÉ SARAMAGO, portugais, prix Nobel de littérature en 1998. Auteur d’un grand nombre d’œuvres littéraires très appréciées des lecteurs. Docteur Honoris causa de 10 prestigieuses universités, il a reçu les plus importants prix littéraires concédés mondialement.
WOLE SOYINKA (Akinwande Oluwole Soyinka), le premier africain à avoir reçu un prix Nobel de littérature en 1986. Acteur et directeur de théâtre et auteur de nombreuses œuvres. Il est aussi un grand militant des droits civils.

ZHORES I. ALFEROV, biélorusse, prix Nobel de Physique en 2000, reconnu internationalement, il a reçu de nombreuses distinctions décernées par des universités du monde entier. Auteur de 14 livres, de 400 articles et de 50 inventions patentées de technologie des semi-conducteurs.

NADINE GORDIMER, écrivain sud-africaine, elle a obtenu le prix Nobel de littérature en 1991. Auteur de nombreux romans ou nouvelles d’un profond contenu social, elle est docteur Honoris Causa de 15 universités.

GÜNTER GRASS, allemand, Prix Príncipe de Asturias des lettres et Prix Nobel de littérature en 1999. Auteur prolifique d’importantes œuvres narratives et illustrateur de talent.
DARÍO FO, italien, écrivain et acteur de théâtre. Il a reçu le prix Nobel de littérature en 1997. Critique du capitalisme et auteur apprécié en raison de la grande versatilité de son style.

MAIREAD CORRIGAN MAGUIRE, irlandaise, activiste sociale pour la paix. Elle a reçu le prix Nobel de la Paix en 1976 et, en 1992, le Pacem Interris, une nomination en honneur du pape Jean XXIII.

On doit voir comme un fait sans précédent que ces dix personnalités soient intervenues en faveur des Cinq. Leur aval d’intégrité morale et la reconnaissance de leur prestige scientifique et social démontrent que leur demande, qui s’unit à calle de centaines d’autres intellectuels de renom, mérite d’être entendue par des oreilles réceptives même si la grande presse continue à reste muette.

Et si cet article vous a plu, n’hésitez pas à vous abonner au blog

Réflexions du compañero Fidel : La Chine dans les dépêches internationales

De mes Réflexions d’hier intitulées : « La Chine, la future grande puissance économique » et publiées dans notre presse d’aujourd’hui, la plupart des dépêches internationales ne retiennent que mes critiques aux déclarations faites par Biden à Viña del Mar. Seule EFE consacre quelques lignes en fin de dépêche au point principal de mon article. Reconnaître le rôle croissant de la Chine dans l’économie mondiale est dur à avaler pour l’Occident !

Et pourtant la grande presse ne peut que continuer de parler de la montée en puissance de la Chine sur le plan économique. Hier, 29 mars, l’agence de presse DPA signalait : « La Chine a pris les États-Unis au dépourvu en proposant audacieusement de substituer au dollar comme principale devise internationale une nouvelle « supermonnaie ». » Selon l’agence, la Chine se bat contre le pouvoir dominant des États-Unis au sein du système financier international ; sa Banque centrale juge la crise et ses conséquences dans le monde entier comme le reflet de la fragilité interne et des risques propres du système monétaire international que la Chine veut changer grâce à cette nouvelle monnaie de réserve, avançant en faveur de sa thèse que le fameux économique britannique John Maynard Keynes avait déjà proposé une monnaie mondiale dans les années 40.

Cette même dépêche informe que « la Chine aspire à un poste de directeur au FMI, un organisme dominé jusqu’ici par les États-Unis et devant, selon les prévisions du G-20, assumer les systèmes financiers nationaux. »

« Le plus grand des pays émergents, la Chine exige plus d’influence pour les pays pauvres, particulièrement frappés par la crise. »

La dépêche rappelle quelque chose de bien connu : la Chine, avec ses 740 milliards de dollars en bons du Trésor étasunien, est le plus gros créancier des USA.

N’oublions pas que l’Allemagne, siège du bureau central de la DPA, s’inquiète de l’influence ruineuse que la politique économique des États-Unis exerce sur l’Europe. Elle est de nos jours le pays industrialisé qui exporte le pourcentage le plus élevé de son Produit intérieur brut. La crise économique la frappe plus qu’aucun autre pays.

L’opinion publique internationale a le devoir et le droit d’en savoir plus sur les problèmes économiques d’une crise qui s’abat aujourd’hui sur tous les peuples du monde.

Fidel Castro Ruz

Le 30 mars 2009

13 h 20

Et si cet article vous a plu, n’hésitez pas à vous abonner au blog

RÉFLEXIONS DU COMPAÑERO FIDEL : Chine, la future grande puissance économique

De nombreuses dépêches parlent ces jours-ci du potentiel économique de la Chine.

Hier, 28 mars, la principale agence de presse étasunienne reconnaissait :

« La Chine est la seule économie importante au monde qui continue de croître avec force.

« Critiquant pour la deuxième fois dans la semaine le leadership étasunien – poursuit la dépêche, très peu aimable à la fin du paragraphe – le gouverneur de la Banque centrale chinoise, Zhou Xiaochuan, a assuré que la rapide réponse de son pays à la phase de contraction économique internationale, dont un paquet de stimulant se montant à l’équivalent de 586 milliards de dollars, prouvait la supériorité de son système politique autoritaire à parti unique. »

L’agence AP reproduit la déclaration de Zhou qu’elle dit avoir tirée du site internet de la Banque populaire de Chine :

« Les faits sont évidents et prouvent que, par comparaison à d’autres économies importantes, le gouvernement chinois a pris des mesures politiques ponctuelles solides et efficaces, ce qui démontre l’avantage de son système. »

La dépêche ajoute :

« Deux semaines avant le Sommet du Groupe des vingt pays aux économies les plus importantes (G-20), qui se tiendra le 2 avril à Londres, Zhou a pressé les autres gouvernements participants à octroyer à leurs ministres des Finances et aux banques centrales toute l’autorité requise pour pouvoir « agir avec audace et efficacité, sans avoir à passer à travers un processus d’approbation long, voire douloureux ». »

« La Chine a manifesté clairement ses aspirations : elle veut un dollar des États-Unis stable, et elle a même défendu la création d’une autre monnaie mondiale parallèle. Beijing s’oppose au protectionnisme et exige qu’on l’écoute davantage sur la façon dont on régule les systèmes financiers et dont on les sauve, tout en s’abstenant de faire la moindre promesse au sujet de nouveaux plans de sauvetage ou de stimulation chez elle. »

La dépêche signale à la fin :

« Le Premier ministre chinois Wen Jiabao a invité Washington à faire en sorte que l’Union étasunienne reste « une nation crédible ».

« Autrement dit, Beijing veut que Washington évite d’encourager l’inflation par des dépenses publiques excessives sous forme de paquets de sauvetage et de stimulation. »

Comme on peut le constater, la République populaire de Chine aura une influence économique énorme au Sommet de Londres face à la crise mondiale, quelque chose de sans précédent à ce jour où les États-Unis exerçaient un pouvoir sans partage.

Sur notre continent, par ailleurs, il est amusant de voir comme l’Empire se débat du dedans, plein de problèmes et de contradictions avec les peuples latino-américains qu’il prétend continuer de dominer à jamais.

Quiconque a lu les déclarations faites à Viña del Mar par le pieux catholique Joe Biden, qui écarte toute possibilité de levée du blocus économique et soupire après une transition interne à Cuba qui ne pourrait être que carrément contre-révolutionnaire, s’étonnera : ses jérémiades font pitié, d’autant qu’il ne reste plus un seul gouvernement latino-américain et caribéen à ne pas voir dans cette mesures antédiluvienne des séquelles du passé. Que reste-t-il d’éthique dans la politique étasunienne ? Que reste-t-il de chrétien dans la pensée politique du vice-président Biden ?

Fidel Castro Ruz

Le 29 mars 2009

15 h 43

Et si cet article vous a plu, n’hésitez pas à vous abonner au blog

Plus de 36 500 patients vénézuéliens ont été soignés à Cuba

Grâce à la convention intégrale de santé Cuba-Venezuela, plus de 36 500 patients vénézuéliens ont été soignés dans divers hôpitaux cubains.

Ce mécanisme de coopération, établi il y a 8 ans, s’inscrit dans le cadre de l’ALBA, l’accord d’intégration latino-américaine que le Venezuela propose à la région.

Johnny Ramos, responsable de l’application de cette convention, explique dans un article publié par le quotidien cubain, Juventud Rebelde, que 20 162 d’entre eux sont venus à Cuba. Les 16 389 accompagnateurs ont également été l’objet de tests médicaux.

Il a souligné que grâce à cette initiative, le gouvernement populaire du Président Hugo Chavez a envoyé dans les institutions médicales cubaines des patients des régions vénézuéliennes les plus diverses avec toute une série de pathologies difficiles à guérir au Venezuela.

Johnny Ramos a indiqué que la rééducation physique est la discipline qui englobe le gros des patients soignés à Cuba, ces 8 dernières années.

 » Nous sommes pleins de satisfaction quand nous voyons un patient qui se rend à Cuba en fauteuil roulant depuis 10, 15 ou 20, retourne en marchant à l’aide de béquilles, d’une canne ou de bourrelets et puis il se déplace sans aucun type d’aide.

Le journal Juventud Rebelde signale que les gouvernements de Cuba et du Venezuela font tout pour transformer la convention en un modèle pour d’autres pays et pour démontrer que le système de santé qu’il faut doit mettre l’accent, en principe, sur la prévention.

Tiré de Radio Habana Cuba

Et si cet article vous a plu, n’hésitez pas à vous abonner au blog

RÉFLEXIONS DU COMPAÑERO FIDEL : LE MENSONGE AU SERVICE DE L’EMPIRE

La Reuters est en tête de liste parmi les agences de presse internationales qui présentent Pedro Miret et Osmany Cienfuegos comme des figures historiques destitués par Raúl Castro.

Vient ensuite EFE qui affirme qu’ « ils ont été destitués le 2 mars dernier  comme vice-présidents du Conseil des ministres».

Le prétexte à cette intrigue largement divulguée par le monde a été la publication dans la Gaceta Oficial du 24 mars du décret concernant la restructuration du Conseil des ministres adoptée le 2 mars.

Pedro Miret est un magnifique compagnon, qui a de grands mérites historiques que nous respectons tous et pour qui je sens une grande affection. Il y a des années qu’il ne peut plus occuper de responsabilités pour des raisons de santé. La lente progression de la maladie a entraîné la cessation progressive de son activité politique. Il n’est pas juste de le présenter sans plus comme quelqu’un de « destitué ».

Osmany Cienfuegos, frère de Camilo, a rempli d’importantes tâches, non seulement comme vice-président du Conseil des ministres, mais encore comme membre du parti ou sur instructions miennes quand j’étais commandant en chef. Il a toujours été et il est révolutionnaire. Il a cessé progressivement ses fonctions bien avant que je ne tombe malade. Il n’exerçait plus comme vice-président du Conseil des ministres. Le compañero Raúl Castro, président du Conseil d’État, n’a pas la moindre responsabilité là-dedans. Il s’agit dans les deux cas de simples formalités légales.

Reuters et EFE sont deux des agences occidentales les plus proches de la politique impérialiste des États-Unis ; le seconde agit parfois pire, bien qu’elle soit bien moins importante que la première.

Recourant à une technique habituelle, EFE se fonde sur les affirmations de Joaquín Roy, directeur de l’European Union Center, de Miami, pour écrire ce qui suit dans une autre dépêche du 24 mars : « L’Espagne a été redécouverte comme pays clef par rapport à certaines régions du monde présentant un intérêt pour les États-Unis, comme l’Amérique latine et en particulier deux pays, Cuba et le Venezuela. »

Et EFE d’ajouter : « L’expert estime que ce qui intéresse le plus les États-Unis, plutôt que des pressions éventuelles pour une ouverture, des changements, etc., c’est la stabilité dans l’île.

« Depuis des années – explique-t-il – les agences de sécurité étasuniennes ne signalent plus Cuba dans leurs études comme une menace militaire, mais elles restent attentives à l’évolution des changements pour éviter que de éventuelles frictions intérieures puissent déstabiliser la région.

« Les États-Unis ne souhaitent pas que l’ouverture ait pour résultat à une guerre civile à Cuba, »

Selon Roy, l’Union européenne et l’Espagne ne voient aucun inconvénient à travailler de concert avec les États-Unis, mais « avec précaution », pour qu’il ne soit pas évident qu’elles suivent les orientations de Washington, ou qu’on ne les en accuse pas depuis Cuba.

C’est clair comme de l’eau de roche : telles sont bien les idées du vieil Empire espagnol avec ses béquilles, tâchant d’aider l’Empire yankee corrompu, chancelant et génocidaire.

La superpuissance étasunienne et la minipuissance espagnole n’ont rien appris de la résistance héroïque de Cuba en plus d’un demi-siècle.

Fidel Castro Ruz

Le 25 mars 2009

15 h 02

Et si cet article vous a plu, n’hésitez pas à vous abonner au blog

RÉFLEXIONS DU COMPAÑERO FIDEL : Tout était dit

La finale de la Classique mondiale de base-ball s’est jouée hier entre les deux grandes équipes asiatiques. L’équipe des États-Unis y a brillé par son absence. Les multinationales qui exploitent le sport, loin d’y perdre, y ont beaucoup gagné. Les fans états-uniens se plaignent.

Tout était prévu. Les Japonais ont battu leur adversaire bien que Matsuzka n’ait pas été au mieux de sa forme. Dès le premier lancer, les USA cognèrent un coup de circuit par le centre. Les habitués à la manière traditionnelle de voir ce sport depuis l’époque de Babe Ruth se mirent à rêver alors d’une volée de frappes yankees.

Les choses empirèrent quand Matsuzaka donna un but sur balles et que le joueur noir étasunien Jimmys Rollins frappa une chandelle entre le champ centre et la deuxième base, et que la balle qui était facile pourtant à attraper tomba par terre après une obstruction rien moins que d’Hiroyuki Nakajima, l’exceptionnel arrête court japonais. Il était en train d’arriver à l’équipe japonaise exactement la même chose qu’à celle des USA la veille : dès la première manche, les USA gagnaient 1-0.

L’instructeur chef japonais fut aimable envers son lanceur partant qui était sa vedette et ne voulut pas le blesser : il s’entretint avec lui, lui donna une tape dans le dos et le laissa poursuivre.

Le Japon était l’équipe qui recevait et il lui restait donc encore vingt-sept retraits ; son fameux lanceur se récupéra et termina la manche.

L’équipe japonaise s’efforça aussitôt de combler son retard et peu de temps après eut quatre points de plus que les États-Unis.

Matsuzaka n’était pas ce soir-là un lanceur imbattable. Il ne resta que quelques manches et fut relevé par un autre lanceur de l’excellente panoplie japonaise que instructeur chef n’hésitait pas à remplacer au moindre risque. Il disposait de réserves pour gagner ce match et il disposait de toutes celles dont il avait besoin pour gagner la finale du lendemain.

Chaque fois que l’équipe étasunienne décomptait un but, instructeur chef japonais s’arrangeait pour marquer les points nécessaires au maintien de son avantage de quatre.

Ichiro Suzuki, le premier frappeur japonais, avait raté quatre fois ce jour-là, mais quand il le fallut, il frappa un double retrait et l’avantage de son équipe passa à cinq points, qu’elle conserva jusqu’à la neuvième et dernière manche.

La rencontre final entre le Japon et la Corée se déroula le lendemain, 23 mars, à 18 h 30, encore en plein jour à Los Angeles (9 h 30 heure de Cuba). La Corée, qui recevait, ne put résister à la tentation de recourir à un lanceur qui avait déjà battu deux fois le Japon durant la Classique, avec des scores finals de un ou deux points, un lanceur très rapide, bon en balles courbes, rarement capable de retraits sur trois prises, que les spécialistes et frappeurs japonais avaient très bien étudiés.

Cette fois-ci, dès le premier lancer, le frappeur japonais cogna un coup de circuit par le centre, une copie exacte du coup des USA la veille. Un très mauvais début pour l’autre puissance asiatique de base-ball. Et pourtant, ce qui prouve la qualité des deux équipes, on assista à l’un des matchs les plus serrés de joueurs professionnels qu’on puisse imaginer. instructeur chef japonais ne se trompa pas en choisissant son lanceur partant.

Hisashi Iwakuma lança pendant 7 manches 2/3, dont plusieurs avec moins de dix lancers.

À la quatrième manche, le Japon gagnait toujours 1-0.

À la cinquième, la Corée égalisa par un coup de circuit.

À la septième, le Japon cogna trois coups sûrs d’affilée, prenant les devants par 2-1.

À la huitième, le Japon marqua un autre point et gagnait 3-1. A la partie finale de cette même manche, la Corée marqua un point pour revenir à 2-3.

À la neuvième manche, le meilleur lanceur final du Japon, Yu Darvish, accorda deux bases d’affilée et alors qu’il ne restait plus au Japon qu’un retrait pour remporter la victoire, la Corée égalisa par un coup sûr.

À la dixième manche, le Japon marqua deux points et gagna 5-3.

Conduits par celui qui est sans aucun doute le meilleur frappeur au monde, Ichiro Suzuki, les Japonais cognèrent dix-huit coups sûrs.

Ce match se raconte en quelques lignes, mais il a été plein de situations complexes, d’actions offensives et défensives spectaculaires, d’éliminations de frappeurs capitales qui ont maintenu la tension et l’émotion durant les dix manches qu’il a duré.

Je ne suis pas un chroniqueur sportif. J’écris sur des questions politiques dont je ne m’écarte jamais. Voilà pourquoi je prête attention au sport et pourquoi je n’ai pas écrit de Réflexions hier sur la très importante rencontre qui aurait lieu ce jour-là.

Tout était dit et prévu depuis plusieurs jours. Mes amis, les reporter des agences de presse occidentales, n’auront rien sous la main pour mettre plus ou moins en relief ce qui est à leur avis des difficultés inhérentes au socialisme.

Fidel Castro Ruz

Le 24 mars 2009

14 h 53

Et si cet article vous a plu, n’hésitez pas à vous abonner au blog

RÉFLEXIONS DU COMPAÑERO FIDEL : Les faits m’ont donné raison

J’écrivais le mardi 17 mars : « La Classique mondiale de base-ball a été organisée par ceux qui gèrent l’exploitation de ce sport aux États-Unis… […] Ils ont donc placé les trois meilleures équipes de la Classique et des Jeux olympiques : le Japon, la Corée et Cuba, dans une même poule pour qu’elles s’éliminent entre elles. À la Première Classique, ils nous avaient placé dans le groupe latino-américain ; à la seconde, dans le groupe asiatique. Voilà pourquoi, entre aujourd’hui et demain, à San Diego, l’une des trois sera irrémédiablement éliminée… »

J’avais aussi signalé que la Corée « constitue l’adversaire principal parce que ses joueurs sont eux aussi méthodiques et ont plus de force à la frappe que les Japonais. »

Deux jours après, le 19 mars, j’expliquais : « Notre équipe de base-ball a été indiscutablement battue dans le match qui l’opposait au Japon et qui a conclu aujourd’hui, à quasiment trois heures du matin. Je doute toutefois qu’une équipe occidentale puisse battre le Japon et la Corée dans le groupe qui jouera à Los Angeles dans les trois prochains jours. Les deux pays asiatiques décideront en fin de compte, par leur qualité, des deux premières places de la Classique mondiale. »

Je donnais les détails suivants au sujet des Japonais :

« Les entraînements y sont incroyablement rigoureux et méthodiques. Ils ont mis au point des méthodes techniques permettant de développer les réflexes dont a besoin chaque joueur. Les frappeurs s’exercent chaque jour contre des centaines de lancers… Les lanceurs, de leur côté, sont obligés de réaliser quatre cents lancers par jour. S’ils font une erreur durant un match, ils doivent en faire alors cent de plus. Et ils le font avec plaisir, comme une sorte d’autopunition. […] Voilà pourquoi les lanceurs japonais étonnent par leur capacité à placer les lancers à l’endroit exact qu’ils décident. Ils appliquent des méthodes semblables pour chacune des activités que chaque joueur doit réaliser aux positions qu’il défend et quand il est à la batte.

« Les joueurs de l’autre pays asiatique, la République de Corée, devenue d’ores et déjà une puissance du base-ball professionnel dans le monde, s’entraînent à peu près de la même manière. »

Les faits se sont déroulés exactement ainsi :

Hier, après minuit et demie (heure de Cuba), l’équipe coréenne a battu 10-2 l’équipe vénézuélienne malgré la magnifique qualité professionnelle de cette sélection qui n’était pas en mesure de gagner face à la méthode d’entraînement sophistiquée et à la rigueur des Coréens.

On aurait pu éviter au lanceur partant du Venezuela, Carlos Silva, une humiliation inutile quand, après qu’il eut concédé un but sur balles face au premier frappeur et que sa défense eut commis deux erreurs consécutives sur des lancer, les Coréens lui ont frappé trois coups sûrs l’un après l’autre, ce qui a situé le score à 1-0 et les buts remplis, sans retrait, dès la première manche. Les Coréens déchiffraient les lancers de Silva qu’il aurait fallu relever sans hésitation. Ils ont lui frappé un coup de circuit avec les buts remplis, si bien que la Corée a mené 5-0 dès la première manche. Face à une équipe comme celle-ci, tout était dit, quoiqu’il soit juste de signaler que la sélection vénézuélienne s’est battue tout au long du match sans se démoraliser, son objectif final ayant été en fait d’éviter le K.O.

Le match de ce soir entre le Japon et les États-Unis est une simple formalité.

Lundi, les spectateurs du monde entier pourront suivre la finale entre les deux puissances asiatiques du base-ball professionnel.

Cuba aura beaucoup de mal à récupérer sa primauté dans ce sport où le patriotisme, la fierté nationale et notre lutte pour un sport sain et éducatif ont atteint les plus hauts sommets.

Nous avons beaucoup de leçons à tirer de cette Deuxième Classique mondiale du base-ball.

Fidel Castro Ruz

Le 22 mars 2009

13 h 54

Et si cet article vous a plu, n’hésitez pas à vous abonner au blog

Le nombre de Québécois qui vont se faire soigner à Cuba est en hausse

De plus en plus de Québécois se tournent vers Cuba pour y chercher des soins. Selon des données fournies par Services santé international, le nombre de patients est passé de seulement 50 en 2007 à plus de 100 l’an dernier. Pour cette année, on prévoit que 200 Québécois devraient être opérés à Cuba.

Les Québécois s’y rendent souvent pour subir des opérations non couvertes par l’assurance-maladie. Récemment, plusieurs patients y ont subi une chirurgie pour régler un problème de rétinite pigmentaire. Uniquement au cours des trois derniers mois, 15 Québécois ont fait le voyage pour ce problème.

D’autres vont à Cuba pour profiter de chirurgies plastiques à coûts moindres. Certains vont aussi subir des soins pour les dents.

Des Québécois vont aussi à Cuba pour se procurer un médicament non homologué pour le cancer.

source

Et si cet article vous a plu, n’hésitez pas à vous abonner au blog

Cuba : La Révolution toujours présente dans la rue

Il a fallu un long processus de lutte et de sanglantes batailles pour parvenir à la chute de la tyrannie et à la victoire insurrectionnelle du Premier Janvier 1959. Les classes populaires et toutes les couches les plus humbles de la société y ont tenu un rôle fondamental. La composition des forces sociales sur lesquelles a reposé le plus grand poids des sanglants combats, et tout particulièrement l’Armée Rebelle, était fondamentalement ouvrière, paysanne et étudiante.

C’est également le peuple qui a été le protagoniste principal de la réponse décisive donnée à l’appel à la grève générale lancé par le Commandant Fidel Castro pour faire échouer les ultimes tentatives impérialistes d’éviter la victoire des forces révolutionnaires.

Ensuite suivirent cinquante ans d’efforts et de mobilisations pendant lesquelles, des centaines de fois, le peuple est descendu dans les rues pour appuyer des mesures de bénéfice populaire ou pour dénoncer la guerre économique, les lois génocides et toutes les autres mesures prises par Washington contre Cuba.

C’est ainsi que s’est créée une belle tradition, très effective pour exprimer la disposition des masses populaires de marcher avec la direction politique de l’île lorsque les circonstances le conseillent ou pour célébrer la commémoration d’un événement historique de caractère fondamental.

C’est le 21 janvier 1959 qu’a eu lieu la première concentration. Elle faisait partie de l’Opération Vérité qui avait été organisée pour contrecarrer la campagne calomnieuse orchestrée par les médias des États-Unis au sujet de la célébration de jugement sommaires effectués aux criminels de guerre.

Deux mois plus tard, c’est devant l’ancien Palais Présidentiel qu’a eu lieu le premier défilé de travailleurs et de tout le peuple pour apporter son soutien à la remise des premiers titres de propriété de la terre à des paysans, effectuée au lieu-dit ‘Las Marinas’, à Pinard del Río, ainsi que la baisse des loyers, des médicaments et des tarifs du téléphone.

Après avoir défilé par petits blocs, pendant trois heures, des centaines de milliers de havanais se sont concentré tout le long de l’Avenue des Missions jusqu’à l’avenue du bord de mer, le Malécon, afin d’écouter le leader de la Révolution.

Ce jour là, Fidel, s’adressant aux secteurs qui avaient demandé des augmentations de salaire et certaines autres revendications, avait exhorté à la patience car, avait-il expliqué ce n’était pas celles là, les batailles les plus urgentes : « Maintenant, c’est le peuple qui a le pouvoir et la bataille que nous devons gagner, c’est celle de la lutte contre le chômage, pour l’élévation du niveau de vie et l’une des batailles les plus importantes, et que vous pouvez gagner, c’est celle qui doit se livrer pour en terminer avec la discrimination raciale dans les entreprises ».

Avec sa vision habituelle de ce que prépare le futur, et dans un langage clair et profondément éducatif, il a évoqué de beau rêves qui, à l’époque, pouvaient sembler vraiment utopiques mais qui aujourd’hui sont devenus des réalités.

Deux paragraphes suffisent pour le montrer : « Convertir la pauvre petite école d‘aujourd’hui, la cendrillon, la pauvre masure sans pupitres, sans matériel scolaire, en un véritable centre d’enseignement doté de toutes les ressources nécessaires… »

Et le second : « Construire des hôpitaux où tout le monde aura le droit d’entrer, et qui soient aussi bons que les hôpitaux privés, et qu’il ne soit pas nécessaire d’obtenir la recommandation d’un politicien pour pouvoir y être admis ».

Et si cet article vous a plu, n’hésitez pas à vous abonner au blog

RÉFLEXIONS DU COMPAÑERO FIDEL : C’est nous qui sommes les coupables

http://4.bp.blogspot.com/_km0P9GhY_CE/SK7cHjTlweI/AAAAAAAAAt4/_QTTv8E_DDY/s400/040825_cubaBaseball_hmed_2p.hmedium.jpg

source photo

Notre équipe de base-ball a été indiscutablement battue dans le match qui l’opposait au Japon et qui a conclu aujourd’hui, à quasiment trois heures du matin.

Les organisateurs de la Classique avaient décidé que les trois pays occupant les premières places du base-ball mondial se battraient entre eux à San Diego, puisque, bien que caribéens, ils nous avaient inclus dans le groupe asiatique.

Je doute toutefois qu’une équipe occidentale puisse battre le Japon et la Corée dans le groupe qui jouera à Los Angeles dans les trois prochains jours. Les deux pays asiatiques décideront en fin de compte, par leur qualité, des deux premières places de la Classique mondiale

L’important, pour les organisateurs, c’était éliminer Cuba, pays révolutionnaire qui a résisté héroïquement et qui n’a pas pu être vaincu dans la bataille des idées. Néanmoins, nous redeviendrons un jour une puissance dominante dans ce sport.

L’excellente équipe qui nous a défendus à la Classique mondiale, formée en majorité de jeunes sportifs, est sans aucun doute une représentation authentique des meilleurs athlètes de notre pays.

Ils se sont battus très courageusement, ils ne se sont pas démoralisés et ils ont cherché à remporter la victoire jusqu’à la dernière manche.

La formation des frappeurs, suggérée depuis Cuba par les organismes dirigeants avec des conseils d’experts, était bonne et inspirait confiance. Elle était forte des points de vue offensif et défensif. Notre équipe comptait une bonne réserve de lanceurs qualifiés et des frappeurs de force si les circonstances changeantes d’un match l’exigeaient. C’est en appliquant les mêmes concepts que nous avons battu et dominé la puissante équipe mexicaine.

Je tiens à dire que l’équipe a été très mal dirigée à San Diego : les vieux critères, les sentiers battus ont prévalu face à un adversaire capable qui innove constamment.

Nous devons en tirer les leçons pertinentes.

Le base-ball est aujourd’hui, de tous les sports, celui qui est le plus capable de soulever l’intérêt du fait de l’énorme variété de situations qui peuvent se présenter et du rôle spécifique de chacun des neuf hommes d’une équipe. Il s’impose de plus en plus partout comme un spectacle vraiment passionnant. Même si les stades se comblent de fanatiques, rien n’est comparable aux images que captent les caméras. Le base-ball semble avoir été inventé pour être transmis par ce média.

La télévision multiplie l’intérêt en détaillant chaque action. Elle permet même de voir les coutures d’une balle et la rotation de celle-ci dans un lancer à 160 km/h, la balle qui roule le long de la ligne blanche ou son arrivée dans le gant d’un défenseur un dixième de seconde avant ou après que le pied du coureur foule la base. Je ne sache pas d’un autre sport qui rivalise avec cette variété de situations, sauf les échecs où l’activité cesse d’être musculaire pour devenir intellectuelle et impossible à téléviser.

À Cuba où l’on pratique presque tous les sports et où chacun a de nombreux fans, le base-ball est devenu une passion nationale.

Nous nous sommes endormis sur nos lauriers et nous en payons les conséquences. La Corée et le Japon, deux pays fort éloignés géographiquement des États-Unis, ont investi d’abondantes ressources économiques dans ce sport qu’on leur a importé ou imposé.

L’essor de cette activité sportive répond aux caractéristiques singulières de ces deux nations asiatiques dont les habitants sont travailleurs, dévoués et tenaces.

Le Japon, un pays développé et riche de plus de cent vingt millions d’habitants, s’est attaché à développer le base-ball. Comme tout le reste dans le système capitaliste, le sport professionnel est une affaire juteuse, mais la volonté nationale a imposé des règles rigoureuses aux joueurs.

Des joueurs cubains engagés au Japon connaissent bien les normes qu’on leur a imposées. Les salaires payés aux professionnels des Ligues majeures des États-Unis sont logiquement bien plus élevés qu’au Japon qui possède cependant le championnat professionnel le plus rigoureux après les USA. Aucun joueur japonais n’a le droit de s’engager dans les Ligues majeures étasuniennes et dans un autre pays étranger avant d’avoir joué huit années au Japon, ce qui explique pourquoi aucun des membres de l’équipe nationale n’a moins de vingt-huit ans.

Les entraînements y sont incroyablement rigoureux et méthodiques. Ils ont mis au point des méthodes techniques permettant de développer les réflexes dont a besoin chaque joueur. Les frappeurs s’exercent chaque jour contre des centaines de lancers provenant de lanceurs droitiers ou gauchers. Les lanceurs, de leur côté, sont obligés de réaliser quatre cents lancers par jour. S’ils font une erreur durant un match, ils doivent en faire alors cent de plus. Et ils le font avec plaisir, comme une sorte d’autopunition. Ils acquièrent ainsi un contrôle musculaire notable qui obéit aux ordres du cerveau. Voilà pourquoi les lanceurs japonais étonnent par leur capacité à placer les lancers à l’endroit exact qu’ils décident. Ils appliquent des méthodes semblables pour chacune des activités que chaque joueur doit réaliser aux positions qu’il défend et quand il est à la batte.

Les joueurs de l’autre pays asiatique, la République de Corée, devenue d’ores et déjà une puissance du base-ball professionnel dans le monde, s’entraînent à peu près de la même manière.

Les Asiatiques ne sont pas aussi forts du point de vue physique que leurs rivaux occidentaux, ni aussi explosifs. Mais la force ne suffit pas à vaincre les réflexes qu’ont développés leurs joueurs, ni l’explosivité ne permet en soi de surmonter leur méthode et leur sang-froid. La Corée a tenté de chercher des hommes corpulents, capables de frapper avec plus de force.

Notre espoir reposait sur la passion patriotique de nos joueurs et sur la ferveur avec laquelle ils défendent leurs couleurs et leur peuple, bien que notre pépinière soit des dizaines de fois plus limitée en ressources humaines que celle du Japon, par exemple, sans parler des faibles de conscience qui se laissent acheter par nos ennemis. Mais cela ne suffit plus à maintenir notre suprématie en base-ball. Il faut appliquer des méthodes plus techniques et plus scientifiques dans la formation de nos joueurs. L’excellent soubassement éducationnel et sportif de notre pays nous le permet.

Nous disposons actuellement d’assez de jeunes lanceurs et frappeurs aux magnifiques qualités sportives. Bref, il faut révolutionner les méthodes de formation et d’entraînement de nos sportifs, non seulement au base-ball, mais encore dans toutes les disciplines sportives.

Notre sélection nationale rentre dans les prochaines heures. Accueillons-la avec tous les honneurs que mérite sa conduite exemplaire. Elle n’est pas responsable des erreurs qui ont conduit à ce résultat défavorable.

C’est nous qui sommes les coupables de n’avoir pas su corriger nos erreurs à temps.

Fidel Castro Ruz

Le 19 mars 2009

14 h58

Et si cet article vous a plu, n’hésitez pas à vous abonner au blog

Powered by WordPress | Compare Best Sprint Phone Deals Online. | Thanks to Credit Card Deals, Best CD Rates and Sell cars

Social Widgets powered by AB-WebLog.com.