Remise de l’Ordre de l’Aigle de Zambie à Fidel

L’ORDRE de l’Aigle de Zambie première classe a été décerné au leader de la Révolution cubaine Fidel Castro.

Au terme de cérémonie officielle qui s’est déroulée au Palais de la Révolution de La Havane, le président du Conseil d’Etat et du Conseil des ministres, le général d’armée Raul Castro, a reçu la décoration des mains du chef d’Etat de cette nation africaine, Rupiah Bwezani Banda, qui a entamé lundi sa visite à Cuba.

Dans un communiqué lu par son secrétaire, le président zambien a souligné que Fidel a été et demeure, pour beaucoup, une source d’inspiration dans la lutte pour l’indépendance et la dignité humaine. A l’instar de son peuple, a-t-il ajouté, il s’est distingué comme un précurseur et un promoteur dans la quête de la liberté sans frontières.

«Malgré la rigueur du blocus, la nation caribéenne, sous la conduite du leader cubain, s’est convertie en porte-drapeau de l’internationalisme pour la promotion de l’éducation et la santé dans nos pays, entre autres services essentiels», est-il dit dans le communiqué.

«Ses qualités humaines sont appréciées dans le monde entier, et il est considéré comme un leader incomparable», souligne le document.

Au nom du gouvernement cubain, Homero Acosta, secrétaire du Conseil d’Etat, a exprimé sa gratitude pour l’attribution de l’Ordre de l’Aigle de Zambie au camarade Fidel qui, a-t-il signalé, la recevra comme une reconnaissance envers le peuple cubain pour avoir su conquérir et préserver ses droits.

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Réflexions du compañero Fidel : Pittsburgh et le Sommet de Margarita

La déclaration finale du sommet du G-20 à Pittsburgh, adoptée vendredi le 25 septembre, semble tout à fait irréelle. Passons en revue ses points principaux:

Nous nous réunissons en ce moment crucial de transition entre la crise et la reprise pour tourner la page d’une ère d’irresponsabilité et adopter un ensemble de politiques, régulations et réformes pour répondre aux besoins de l’économie mondiale du XXIe siècle.

Nous nous engageons aujourd’hui à poursuivre notre intervention énergique jusqu’à ce qu’une reprise durable soit assurée.

[…] nous nous engageons à adopter les politiques nécessaires pour jeter les fondements d’une croissance forte, durable et équilibrée pour le XXIe siècle.

Nous voulons une croissance sans cycles extrêmes et des marchés qui encouragent la responsabilité.

Nous devons travailler ensemble pour engendrer une croissance globale stable, équilibrée et durable. Nous avons besoin d’une relance durable qui crée de bons emplois dont nos peuples ont besoin.

Nous avons besoin d’une croissance plus durable et équilibrée dans tous les pays et réduire les déséquilibres de développement.

Nous nous engageons à éviter les cycles extrêmes de hausse et de chute des prix.

[…] nous ferons également des progrès décisifs sur les réformes structurelles qui favorisent la demande privée et renforcent le potentiel de croissance à long terme.

Nous ne permettrons pas un retour au comportement téméraire et au manque de responsabilité des banques qui ont amené à la crise.

Nous nous engageons à travailler ensemble pour mettre un terme aux pratiques qui entraînent une prise de risques excessive.

Nous avons désigné le G-20 comme étant le forum prioritaire de notre coopération économique internationale.

Nous avons pris l’engagement (au Fonds monétaire international) de transférer au moins 5% des quotes-parts au profit des marchés émergents dynamiques et des pays en développement.

Un développement économique durable s’avère essentiel pour réduire la pauvreté.

Le G-20 est formé des sept pays les plus riches et industrialisés: États-Unis, Canada, Allemagne, Royaume-Uni, France, Italie et Japon, plus la Russie; des 11 principaux pays émergents: Chine, Inde, Corée du Sud, Indonésie, Afrique du Sud, Brésil, Argentine, Australie, Arabie saoudite, Turquie, Mexique et de l’Union européenne. Cuba entretient d’excellentes relations économiques et politiques avec certains d’entre eux. L’Espagne et les Pays-Bas ont participé en qualité d’invités aux trois derniers sommets.

Un développement capitaliste sans crises, telle est l’illusion que les États-Unis et leurs alliés tentent de vendre aux pays à économie émergente participant au G-20.

La quasi-totalité des pays du tiers-monde qui ne sont pas des alliés des Etats-Unis voient comment ce pays émet des billets qui circulent à travers le monde en tant que devises convertibles sans étalon de change or, achète actions, entreprises, ressources naturelles, biens meubles et immeubles et titres de dette publique, protège ses produits, dépouille les peuples de leurs meilleurs cerveaux et accorde un caractère extraterritorial à ses lois. Cela vient s’ajouter au pouvoir écrasant de ses armes et au monopole des principaux médias.

Les sociétés de consommation sont incompatibles avec l’économie des ressources naturelles et énergétiques qu’exigent le développement et la préservation de notre espèce.

Grâce à la Révolution et dans un laps de temps relativement court, la Chine cessa d’être un pays semi-colonial et semi-féodal. Au cours des vingt dernières années, ce pays enregistra une croissance de plus de 10% devenant ainsi la cheville ouvrière de l’économie mondiale. Jamais auparavant un État multinational aussi grand n’avait atteint une telle croissance. Aujourd’hui, il détient la plus grande réserve de devises convertibles et constitue le principal créancier des Etats-Unis. Une différence abyssale sépare la Chine des deux pays capitalistes les plus développés du monde, à savoir les Etats-Unis et le Japon, dont les dettes se montent à 20 billions de dollars.

Les Etats-Unis ne peuvent plus prétendre être un modèle de développement économique.

Tenant compte du fait qu’au cours des dernières années la température de la planète a augmenté de 0,8 degrés centigrades, la principale agence de presse états-unienne a annoncé, le jour de la clôture du sommet de Pittsburgh, que la température augmenterait d’environ trois degrés centigrades d’ici à la fin du siècle, même si chaque pays respecte son engagement de réduire ses émissions de gaz à effet de serre, selon un rapport des Nations Unies.

Ayant passé en revue les plans d’émissions de 192 pays, un groupe de scientifiques a calculé ce qui pourrait se passer avec le réchauffement global. Les prévisions tiennent compte de l’éventuelle réduction de 80% des polluants de la part des Etats-Unis et de l’Europe d’ici à l’an 2050. Le dioxyde de carbone, qui provient notamment de l’utilisation de carburants fossiles comme le charbon et le pétrole, représente la cause principale du réchauffement global qui attrape l’énergie solaire dans l’atmosphère. Et de réitérer que la température mondiale a déjà enregistré une augmentation de 0,8 degrés centigrades.

Une bonne partie de cette augmentation est imputable aux pays en développement qui n’ont pas pris les mesures nécessaires pour réduire leurs émissions de gaz, ont signalé les scientifiques lors d’une conférence de presse tenue jeudi.

Des changements très sérieux auront lieu dans notre planète, a remarqué Achim Steiner, directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l’environnement.

Pour sa part, Robert Corell, un spécialiste émérite en matière de climat aux Etats-Unis, a souligné:

«… même si les pays en développement réduisent leurs émissions de 80% et réduisent de moitié celles-ci en 2050, le monde enregistrera une augmentation de 1,7 degré centigrade.»

«… cela équivaudra à une élévation de 2,7 degrés centigrades de la température mondiale d’ici à la fin du siècle, a dit Corell. Les chefs d’État européens et le président états-unien Barack Obama ont fixé cet objectif pour limiter le réchauffement à deux degrés.

Ils n’ont pas cependant expliqué comment vont-ils atteindre cet objectif, ni précisé le montant du PIB à investir dans les pays pauvres pour compenser les dommages causés par les volumes de gaz polluant lancés à l’atmosphère par les pays les plus industrialisés. L’opinion publique mondiale doit se doter d’une solide culture concernant le changement climatique. Même s’il n’existerait pas la moindre erreur de calcul, l’humanité marchera inévitablement vers l’abîme.

Alors qu’Obama se réunissait à Pittsburgh avec ses invités du G-20 pour parler des délices de Capoue, le sommet des chefs d’Etat d’UNASUR et de l’OUA était inauguré sur l’île de Margarita, au Venezuela. Plus de 60 présidents, premiers ministres et hauts représentants de pays sud-américains et africains, s’y donnaient rendez-vous. Y étaient également présents, en provenance de Pittsburgh, Lula, Cristina Fernandez et le président de l’Afrique du Sud, Jacob Zuma, pour participer à un sommet plus chaleureux et fraternel, dans le cadre duquel les problèmes du tiers-monde ont été franchement débattus. Hugo Rafael Chavez, président de la République bolivarienne du Venezuela, a brillé et vibré à ce sommet. J’ai eu l’agréable possibilité d’écouter la voix d’amis connus et prouvés.

Cuba reconnaît le soutien et la solidarité émanant de ce sommet, où rien n’est tombé dans l’oubli.

Quoi qu’il advienne, les peuples seront de plus en plus conscients de leurs droits et de leurs devoirs!

Une bataille formidable sera livrée à Copenhague!

Fidel Castro Ruz
Le 27 septembre 2009
18 h 14

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Citations du compañero Fidel : Épargner l’humanité de la destruction de l’environnement

«Si l’on veut épargner l’humanité de cette autodestruction, il faut mieux distribuer les richesses et les technologies disponibles dans le monde. Moins de luxe et moins de gaspillage dans une poignée de pays, afin qu’il y ait moins de pauvreté et moins de faim dans une grande partie de la Terre. Il est nécessaire de mettre fin au transfert au tiers monde, de mode de vies et d’habitudes de consommation, qui ruinent l’environnement. La vie humaine doit être plus rationnelle. Il est indispensable d’instaurer un ordre économique international plus juste. Les sciences doivent être mise au service du développement soutenu sans pollution. C’est la dette écologique qui doit être payée et non la dette extérieure. C’est la faim qui doit disparaître et non l’homme. »

Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement
12 juin 1992

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26 Septembre 1960 : discours historique de Fidel à l’ONU

Le discours prononcé par Fidel Castro le 26 septembre 1960 devant l’Assemblée Générale de l’Organisation des Nations Unies (ONU) a capté l’attention unanime des délégués pendant plus de quatre heures. Ce fut un discours historique dans lequel il exprima un grand nombre de vérités indiscutables qui n’y avaient jamais été écoutées auparavant.

Depuis son arrivée à l‘aéroport de New York, le 19 septembre, la délégation cubaine et tout spécialement le leader de la Révolution furent l’objet d’une campagne hostile orchestrée par le gouvernement nord-américain qui avait même donné des instructions pour entraver leur installation dans l’hôtel dans lequel ils avaient fait les réservations.

Cependant, toutes les actions réalisées afin d’humilier ou de démoraliser les révolutionnaires cubains se retournèrent contre leurs auteurs et augmentèrent les expectatives. Le monde entier attendait le moment de pouvoir écouter le discours de Fidel.

Il fit allusion à son confinement dans l’île de Manhattan, à l’hostilité officielle dirigée contre la délégation et aux tentatives de les isoler des autres délégations.
Les singularités de ces différents épisodes ridiculisèrent l’administration nord-américaine qui, en fait, était obligée de garantir un traitement adéquat à tous les délégués, puisque la ville de New York était le siège des installations de l’ONU.

« C’est ici que nous avons la possibilité de dire la vérité, et nous ne perdrons pas cette possibilité », expliqua Fidel qui cita certains faits mettant en évidence la bassesse morale des amphitryons, comme par exemple les campagnes diffamatoires menées par la presse nord-américaine, et démontrant comment le grand capital exploite systématiquement les peuples et les pays les plus humble de la planète.

Une petite phrase de l’orateur montrait qu’il ne fallait pas que les puissants se fassent des illusions : « Le capital financier impérialiste est une prostituée qui ne parviendra pas à nous séduire », a-t-il déclaré. Cette phrase fut amplement citée par la presse et aujourd’hui encore, elle exprime une ferme volonté de résistance.

Fidel expliqua la véritable histoire de l’indépendance de Cuba face au colonialisme espagnol. Il mit à nu les vieilles espérances nord-américaines de pouvoir un jour annexer l’île et il montra que la véritable indépendance venait d’être conquise, que le peuple cubain n’accepterait à aucun prix d’y renoncer et qu’il la défendrait jusqu’aux ultimes conséquences.

Il dénonça les abus et les injustices qu’au cours du temps, les gouvernements nord-américains avaient fait subir aux nations latino-américaines et antillaises.

Pour terminer, il expliqua que la Déclaration de La Havane, qui venait d’être approuvée par plus d’un million de cubains réunis dans la capitale du pays, le 2 septembre de cette même année, condamnait l’exploitation de l’homme par l’homme et l’exploitation des pays sous-développés par le capital financier impérialiste.

L’une des phrases de ce discours montre l’essence même des idées exprimées ce jour-là par Fidel Castro, et garde encore, pour les temps futurs, tout son sens : « Que disparaisse la philosophie du pillage, et la philosophie de la guerre aura disparue ».

Cela fait déjà un demi-siècle que les barbudos descendus de la Sierra Maestra ont commencé à désobéir aux ordres de Washington, et depuis cinquante ans, l’hostilité du Nord contre l’île antillaise n’a jamais cessé de peser de tout son poids. Cela fait maintenant cinquante années que Cuba maintient une résistance héroïque déjà annoncée par Fidel lorsqu’il a prononcé ce discours historique, car porteur de vérités inébranlables.

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Réflexions du compañero Fidel : UNE RÉVOLUTION Y EST EN GESTATION

J’ai écrit le 16 juillet dernier que le coup d’Etat au Honduras « avait été concocté et organisé par des personnages sans scrupules de l’extrême droite, des fonctionnaires ayant toute la confiance de George W. Bush à qui ils devaient leur promotion. »

J’ai mentionné les noms d’Hugo Llorens, de Robert Blau, de Stephen McFarland et de Robert Callahan, ambassadeurs yankees au Honduras, en El Salvador, au Guatemala et au Nicaragua, qui avaient été nommés par Bush en juillet et août 2008, et j’avais signalé que ces quatre-là suivaient la ligne de John Negroponte et d’Otto Reich, dont on connaît le passé ténébreux.

J’ai signalé que la base yankee de Soto Cano avait servi de point d’appui principal au coup d’Etat et que « l’idée d’une initiative de paix à partir du Costa Rica avait été transmise au président de ce pays par le département d’État, alors qu’Obama se trouvait à Moscou où il déclarait dans une université russe que le seul président du Honduras était Manuel Zelaya ». J’ai ajouté que « la réunion du Costa Rica permettait de contester l’autorité de l’ONU, de l’OEA et d’autres institutions qui avaient accordé leur soutien au peuple hondurien, et que la seule chose correcte était de demander à l’administration étasunienne de cesser son intervention au Honduras et d’en retirer l’équipe spéciale conjointe ».

En guise de réponse au coup d’État dans ce pays centraméricain, l’administration étasunienne a signé avec le gouvernement colombien un accord portant création dans ce pays frère de sept bases militaires comme celle de Soto Cano qui menacent le Venezuela, le Brésil et tous les autres peuples sud-américains.

À un moment critique, alors que les chefs d’État discutent à un Sommet des Nations Unies la tragédie des changements climatiques et de la crise économique internationale, les putschistes honduriens menacent de violer l’immunité de l’ambassade brésilienne où se trouve le président Manuel Zelaya, sa famille et un groupe de ses partisans qui ont été contraints de s’y réfugier.

C´est un constat que le gouvernement brésilien n’a absolument rien eu à voir avec la situation qui s’y est créée.

Il est donc inadmissible, voire inconcevable, que l’ambassade brésilienne soit attaquée par le gouvernement fasciste, à moins qu’il ne prétende se suicider en provoquant une intervention directe de forces étrangères, comme cela s’est passé en Haïti, ce qui signifierait l’entrée de troupes yankees sous la bannière des Nations Unies. Le Honduras n’est pas un pays lointain et isolé des Caraïbes. Une intervention de forces étrangère au Honduras déclencherait un conflit en Amérique centrale et sèmerait le chaos politique dans toute l’Amérique latine.

La lutte héroïque et incessante du peuple hondurien depuis maintenant presque quatre-vingt-dix jours a mis en crise le gouvernement fasciste d’obédience yankee qui réprime des hommes et des femmes désarmés.

Nous avons vu naître une nouvelle conscience dans le peuple hondurien. Toute une légion de militants sociaux a blanchi sous le harnois de cette bataille. Zelaya a tenu sa promesse de rentrer. Il a le droit d’être rétabli au gouvernement et de présider les élections. De nouveaux et admirables cadres sont en train d’émerger des mouvements sociaux combatifs, et ils sont devenus capables de guider ce peuple sur les voies difficiles que doivent frayer les peuples de Notre Amérique. Une révolution y est en gestation.

L’Assemblée des Nations Unies peut être historique, à la mesure de ses réussites ou de ses erreurs.

Les dirigeants mondiaux y ont abordé des points très intéressants et complexes. Ils ont reflété l’ampleur des tâches qui attendent l’humanité et face auxquelles le temps encore disponible est compté.

Fidel Castro Ruz

Le 24 septiembre 2009

13 h 23

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Réflexions du compañero Fidel : OBAMA LE SÉRIEUX

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Dessin de Cartel bienal 2008

Le président vénézuélien Hugo Chávez a été tout à fait original quand il a parlé de « l’énigme des deux  Obama ».

Aujourd’hui, c’est Obama le sérieux qui a parlé. J’ai reconnu récemment deux aspects positifs de sa conduite : sa tentative d’apporter la santé à quarante-sept millions d’Étasuniens qui en sont privés et son inquiétude pour les changements climatiques.

Ce que j’ai affirmé hier sur la menace imminente qui pèse sur l’espèce humaine pourrait sembler pessimiste, mais n’est guère éloigné de la réalité. Reste à connaître maintenant les vues de nombreux chefs d’État sur la question ignorée et oubliée des changements climatiques.

Obama a été le premier à donner son avis comme président du pays siège de la Réunion de haut niveau des Nations Unis sur cette question.

Qu’a-t-il dit ? Je transcris l’essentiel de ses prises de position :

« Le fait que beaucoup de vous soient présents ici aujourd’hui constitue une reconnaissance que la menace émanant des changements climatiques est sérieuse, urgente et croissante.

« La réponse de notre génération à ce défi environnemental sera jugée par l’Histoire.

« Aucune nation, qu’elle soit grande ou petite, qu’elle soit fortunée ou pauvre, ne peut échapper aux effets des changements climatiques.

« L’élévation du niveau de la mer menace chaque littoral. Des tempêtes et des inondations toujours plus puissantes menacent chaque continent.

« La sécurité et la stabilité de chaque nation et de tous les peuples… sont menacées.

« Et nous avons mis le climat au sommet de notre ordre du jour diplomatique dans le cadre de nos relations avec des pays aussi variés que la Chine et le Brésil, l’Inde et le Mexique, du continent africain au continent européen.

« Pris ensemble, ces pas représentent une reconnaissance historique au nom du peuple étasunien et de son gouvernement. Nous saisissons la gravité de la menace climatique. Nous sommes décidés à agir.

« …nous ne venons pas ici pour célébrer des progrès aujourd’hui. […] Nous sommes venus ici parce qu’il y a encore beaucoup plus à faire.

« C’est un travail qui ne sera pas facile.

« …nous ne devons pas nous bercer d’illusions : la partie la plus difficile de notre voyage nous attend.

« Nous cherchons ce changement radical mais nécessaire en pleine récession mondiale, alors que la priorité la plus immédiate de chaque nation est de relancer son économie. Ainsi, nous nous heurtons tous à des doutes et à des difficultés dans nos propres capitales tout en cherchant à atteindre une solution durable aux défis climatiques.

« Mais je suis venu dire ici que les difficultés ne sont pas une excuse au contentement de soi. Que le malaise n’est pas une excuse à l’inaction.

« Chacun de nous doit faire ce qu’il peut quand il peut pour que nos économies croissent sans mettre en danger notre planète… Nous devons saisir l’occasion pour faire de Copenhague un pas en avant significatif dans la bataille mondiale contre les changements climatiques.

« Nous ne devons pas non plus permettre que les vieilles divisions qui ont caractérisé le débat sur le climat pendant tant d’années bloquent nos progrès. Oui, les nations développées qui ont causé beaucoup des dommages infligés à notre climat au siècle dernier ont encore une responsabilité à exercer.

« Nous ne pourrons relever ce défi à moins que tous les plus gros émetteurs de gaz à effet de serre n’agissent ensemble.

« Nous devons redoubler d’effort pour mettre d’autres nations en développement – en particulier les plus pauvres et les plus vulnérables – sur la voie de la croissance durable. Ces nations n’ont pas les mêmes ressources pour combattre les changements climatiques

« Leur avenir n’est plus désormais un choix entre croissance économique et planète plus propre, parce que leur survie dépend de l’une et l’autre.

« Et voilà pourquoi nous sommes responsables de fournir l’aide financière et technique requise à ces nations…

« Nous cherchons un arrangement qui permettra à toutes les nations de croître et d’atteindre des niveaux de vie sans mettre en danger la planète.

« Nous savons que l’avenir de notre planète dépend d’un engagement global…

« Mais le trajet est long et le trajet est dur. Et nous n’avons plus trop de temps pour le faire. »

Le problème, toutefois, c’est que tout ce qu’affirme Obama entre en contradiction avec ce que les États-Unis font depuis cent cinquante ans, en particulier depuis qu’à la fin de la Deuxième Guerre mondiale, ils imposèrent au monde l’accord de Bretton Woods et se convertirent en patron de l’économie mondiale.

Leurs centaines de bases militaires installées dans des dizaines de pays de tous les continents, leurs porte-avions et leurs flottes navales, leurs milliers d’armes nucléaires, leurs guerres de conquête, leur complexe militaro-industriel et leur commerce d’armes, sont incompatibles avec la survie de notre espèce. Les sociétés de consommation  sont tout aussi incompatibles avec l’idée de croissance économique et de planète propre. Le gaspillage illimité de ressources naturelles non renouvelables, surtout le pétrole et le gaz accumulés durant des centaines de millions d’années et qui seront épuisés en deux siècles à peine au rythme de consommation actuel, a été la cause fondamentale des changements climatiques. Même si les pays industrialisés réduisaient leurs émissions de gaz polluants, ce qui serait louable, il n’en reste pas moins que 5,2 milliards d’habitants de la planète Terre, soit les trois quarts de la population mondiale,  vivent dans les pays qui, dans une plus ou moins grande mesure, ont encore à se développer et qui devront donc utiliser d’énormes quantités de charbon, de pétrole, de gaz naturel et d’autres ressources non renouvelables, ce qui, selon les modèles de consommations créés par la société capitaliste, est incompatible avec l’objectif de sauver l’espèce humaine.

Il ne serait pas juste d’accuser Obama le sérieux – selon l’énigme susmentionnée – de ce qu’il s’est passé à ce jour, mais il est encore moins juste que l’autre Obama  nous fasse croire que l’Humanité pourra être préservée si l’on suit les normes en vigueur aujourd’hui dans l’économie mondiale.

Le président des États-Unis a admis que les nations développées avaient causé l’essentiel des dommages et qu’ils devaient en assumer la responsabilité. C’est là sans doute une prise de position courageuse.

Il serait juste aussi de reconnaître qu’aucun autre président des États-Unis n’aurait eu le courage de dire ce qu’il a dit.

Fidel Castro Ruz

Le 22 septiembre 2009

18 h 14

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Réflexions du compañero Fidel : UN ESPÈCE EN PÉRIL D’EXTINCTION

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Dessin de Cartel bienal 2008

J’aurais aimé parler aujourd’hui de ce concert extraordinaire, Paix sans frontières, qui s’est déroulé sur la place de la Révolution voilà vingt-quatre heures, mais la réalité, cette entêtée, m’oblige à écrire au sujet d’un péril qui menace non seulement la paix, mais la survie de notre espèce.

La prochaine Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies dont la tâche est de veiller sur la paix, la sécurité et les droits de presque deux cents États qui y représentent plus de 6,5 milliards d’habitants de notre planète, s’ouvrira mercredi prochain en présence de chefs d’État. Compte tenu de l’importance exceptionnelle de ce point, elle tiendra le mardi 23 septembre une Table ronde internationale de haut niveau sur les changements climatiques, en guise de préparation à la Conférence de Copenhague (Danemark), prévue du 7 au 18 décembre courants.

J’avais affirmé – en tant que chef de l’État cubain – à la Conférence mondiale sur l’environnement et le développement que l’ONU avait organisée à Rio de Janeiro : « Une espèce est en péril d’extinction : l’homme. » Quand j’avais avancé et justifié cette assertion, les chefs d’État alors présents – dont le président des États-Unis, un Bush moins sinistre que son fils George W. – qui y avaient applaudi croyaient disposer d’encore plusieurs siècles avant de se colleter avec ce problème. Moi-même, je ne pensais pas à une date aussi proche que soixante ou quatre-vingts ans.

Or, il s’agit d’un péril vraiment imminent, et ses effets sont déjà visibles. Je me bornerai à quelques détails, que notre ministre des Relations extérieures abordera plus amplement à New York dans son intervention au nom de Cuba.

Selon l’Institut d’études spatiales de la NASA, la température moyenne s’est élevée de 0,8ºC depuis 1980. Les deux dernières décennies du XXe siècle ont été les plus chaudes depuis des centaines d’années. La température en Alaska, dans l’Ouest du Canada et dans l’Est de la Russie s’est élevée à un rythme deux fois plus rapide que celui de la moyenne mondiale. Les glaces de l’Arctique sont en train de disparaître rapidement et la région risque de connaître son premier été totalement libre de glace dès 2040. Les effets en sont visible sur les masses de glace de plus de deux kilomètres de haut qui fondent au Groenland, sur les glaciers sud-américains, depuis l’Équateur jusqu’au cap Horn, sources d’eau fondamentales, et sur la gigantesque banquise qui couvre la grande zone antarctique.

Les concentrations de dioxyde de carbone ont atteint l’équivalent de 380 parties par million, ce qui dépasse le niveau naturel des cent cinquante mille dernières années. Le réchauffement touche déjà les systèmes naturels du monde entier. S’il se poursuivait, ce serait catastrophique pour tous les peuples.

Les scientifiques ont découvert que les premières formes de vie élémentaire sont apparues sur notre planète Terre voilà non moins de trois millions d’années. Elles ne cessèrent depuis d’évoluer continuellement vers des formes supérieures et complexes sous l’effet de lois biologique inexorables. Notre espèce à nous, l’Homo sapiens, compte à peine cent cinquante mille ans, un laps de temps insignifiant depuis l’apparition de la vie. Bien que les Grecs, des centaines d’années avant notre ère, aient possédé déjà des connaissances astronomiques, c’est à peine depuis un peu plus de cinq cents ans, au sortir de la longue nuit médiévale, que l’Homme a fini  par découvrir que la Terre était ronde, et non plate. Un audacieux navigateur aux origines génoises et aux solides connaissances se proposa de naviguer vers l’Est en quête des Indes sans passer par le sud de l’Afrique. C’est alors que l’Europe commença à coloniser ce continent-ci et le reste de la planète.

L’espèce humaine put mesurer avec assez de précision que la Terre tournait sur elle-même en vingt-quatre heures et autour de l’énorme masse incandescente du Soleil en environ trois cent soixante-cinq jours. Ces circonstances-là et d’autres aussi singulières étaient en rapport avec la vie de toutes les espèces alors existantes.

Dès l’Antiquité, les philosophes et les penseurs les plus avancés ont cherché la justice sociale. Il n’empêche que l’esclavage physique n’a disparu légalement que voilà à peine cent vingt-neuf ans, quand il fut aboli dans la colonie espagnole de Cuba.

La théorie de l’évolution, exposée par Darwin dans son ouvrage L’Origine des espèces, a été, de mon point de vue, l’une des deux découvertes scientifiques les plus importantes. Bien que certains y aient vu un déni des croyances religieuses, aucun scientifique ne la refuse  plus de nos jours, et beaucoup d’entre eux, qui professent sincèrement des convictions religieuses, voient dans l’évolution l’expression de la volonté divine.

L’autre contribution décisive a été la théorie générale de la relativité exposée en 1915 par Albert Einstein, source de nombreuses recherches après la mort de son auteur en avril 1955. Peu de personnes ont influé autant que lui sur les destinées du monde. Einstein persuada Roosevelt d’engager des recherches pour produire la bombe atomique parce qu’il redoutait que les nazis ne prennent les devants dans sa mise au point. Quand Truman fit larguer des bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki, deux villes japonaises non militaires, ceci le bouleversa tant qu’il se transforma en un pacifiste convaincu. Les États-Unis possèdent aujourd’hui des milliers d’armes atomiques plus puissantes que celles-là, capables  d’exterminer plusieurs fois la population du monde, et ils sont aussi les plus gros fabricants et exportateurs d’armes de toutes sortes.

Le rythme accéléré des recherches scientifiques dans tous les domaines de la production matérielle et des services, sous la pression de l’ordre économique imposé au monde après la Deuxième Guerre mondiale, a conduit l’humanité à une situation intenable.

Notre devoir est d’exiger la vérité. La population de tous les pays a le droit de savoir quels sont les facteurs qui provoquent les changements climatiques et quelles sont les possibilités actuelles de la science d’inverser cette tendance, si tant est qu’elle soit encore vraiment en mesure de le faire.

Le peuple cubain, en particulier sa magnifique jeunesse, a prouvé hier que, même au milieu d’un blocus économique brutal, il était possible de vaincre des obstacles inimaginables.

Fidel Castro Ruz

Le 21 septembre 2009

17 h 44

A lire : Cuba, un Pays Écologique

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Citations du compañero Fidel : Le chemin de la Paix

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source photo : la jiribilla

« Le chemin de la paix n’est pas le chemin du sacrifice des droits des peuples, des violations des droits des peuples, car c’est précisément le chemin qui conduit à la guerre. Le chemin de la paix, c’est le chemin garanties des droits des peuples et de la possibilité des peuples de résister pour défendre leurs droits »

Cuba n’accepte pas de contrôles

Conversation avec U-Thant, Secrétaire général des Nations Unies
1er novembre 1962

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source photo : la jiribilla
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Citations du compañero Fidel : Libres et égaux

“Les classes réactionnaires ont toujours employé tous les moyens pour condamner et calomnier les idées nouvelles. Et ainsi tout le papier et tous les moyens dont elles disposent ne leur suffisent pas pour calomnier les idées communistes ; comme si elles avaient peur de cette conception d’une société où l’homme ne serait plus l’exploiteur de l’homme mais son frère, peur de ce rêve d’une société où tous les êtres humains seraient réellement égaux en droit et en fait, et non seulement dans le texte de la Constitution comme celle des démocraties bourgeoises où il est dit que tous les hommes naissent libres et égaux…comme si l’on pouvait dire cela de l’enfant qui naît dans un bidonville et de celui qui naît dans un berceau doré ; comme si l’on pouvait dire que dans une société d’exploiteurs et d’exploités, de riches et de pauvres, tous les hommes naissent libres et égaux, avec les mêmes chances dans la vie !»

La Constitution du Parti Communiste de Cuba
3 octobre 1965

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Citations du compañero Fidel : Plus grand que nous

“Je le répète, nous avons fait quelque chose de plus grand que nous. Nous sommes en train de faire une Révolution beaucoup plus grande, et bien entendu, beaucoup plus importante que nous ; nous sommes en train de faire quelque chose qui résistera à l’épreuve du temps, qui résistera à tous les assauts, qui résistera à tout ; quelque chose de perpétuel et d’éternel dans le temps. Il ne s’agit pas de nous qui ne sommes rien sans le peuple, qui n’avons d’autre force que la force du peuple. Et c’est pour cela qu’il nous faut nous comporter de façon responsable. »

La réorganisation de l’ agriculture
2 octobre 1963 : aux élèves des écoles d’administration

La liberté de comprendre et d’agir : L’alphabétisation

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La terre au main du peuple : La réforme agraire

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Le droit de vivre : La santé

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L’accès au sport

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La culture

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Le droit d’apprendre.

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L’accès à l’information

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Le droit d’élire et d’être élu

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Une justice de classe

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Le droit a un travail

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Agir pour la planète : Reforestation

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Accès à la technologie

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L’égalité

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Défendre la Révolution

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