Le blocus économique que les États Unis imposent à Cuba depuis déjà presque un demi siècle est condamné chaque année par l’immense majorité des 192 pays membres de l’ONU. Le gouvernement de cette nation, > la plus puissante du monde, devrait donc se demander sérieusement pourquoi tous ces pays prennent, une année après l’autre, le risque de manifester ainsi leur opposition à sa politique. En 2008, ce sont 185 pays qui ont voté contre le maintient du blocus, et seulement 3 ont voté en sa faveur, en comptant les propres États-Unis.
Cuba a de nouveau informé cette année des raisons socio- économiques, morales et éthiques qui l’obligent à exiger, une fois de plus, que soit mis fin au blocus économique, commercial et financier.
Tout le monde peut avoir accès à ce rapport s’il veut connaître la vérité.
Il y est indiqué que les dommages directs causés par ce blocus depuis le début de son application représentent plus de 96 milliards de dollars de pertes économiques, mais qu’en fait, en ajustant les prix à la valeur actuelle du dollar nord-américain, ces pertes peuvent être évaluées à plus de 236 milliards de dollars.
Il s’agit là de froides données numériques, mais en réalité, il faut tenir compte d’autres conséquences comme la perte de nombreuses vies qui auraient pu être sauvées et l’impossibilité d’acquérir de nombreuses ressources matérielles.
Cette guerre criminelle frappe également les citoyens nord-américains car il leur est refusé de commercer avec Cuba, ou de profiter de produits ou de services cubains peu onéreux, d’avoir accès à certaines thérapeutiques cubaines exclusives ou de passer des vacances saines dans l’un des pays les plus chaleureux, tranquilles et paisibles du monde entier.
Il est clair que cette politique anti-cubaine est le pilier de l’ « industrie » de la contre-révolution, dont le blocus n’est qu’un des aspects. Il fournit l’occasion de payer grassement certains personnages de la mafia annexionniste installée à Miami en utilisant pour cela des fonds versés par les contribuables nord-américains.
Obama a éliminé quelques unes des restrictions les plus impopulaires imposées aux cubains résidant aux États-Unis, décidées par son antécesseur Bush, en relation avec la possibilité de voyager à Cuba ou d’y envoyer des aides monétaires aux membres de leurs familles qui y résident. Mais les restrictions se maintiennent pour les cubains résidant aux États-Unis qui n’ont plus aucune famille dans l’île antillaise.
Rien non plus n’a été fait pour rétablir le droit, pourtant garanti par la constitution, des citoyens nord-américains de voyager librement à Cuba.
A l’heure actuelle, l’essence de la structure réelle du blocus se maintient inchangée, y compris son illégale extraterritorialité qui empêche des entreprises d’autres pays qui dépendent d’entreprises nord-américaines de maintenir des relations commerciales normales avec Cuba, à moins de s’exposer au risque de graves sanctions. Pour ce motif, entre janvier et septembre de cette année, 23 entreprises ou personnes se sont ainsi vues imposer de fortes amendes.
Le rapport remis cette année par Cuba à l’ONU sur ce thème est très détaillé. Il indique, entre autres, les noms et prénoms des enfants en attente d’opérations complexes du cœur, qui n’ont pas pu être réalisées car il a été interdit à Cuba d’acheter les produits essentiels pour les mener à bien.
Nous n’avons ici présenté que certaines des raisons pour lesquelles les États-Unis devraient terminer cette guerre économique contre la petite île antillaise. La solidarité active des peuples qui admirent l’esprit de résistance des cubains et l’appui croissant de ceux qui connaissent la vérité seront toujours des facteurs essentiels pour que la raison puisse vaincre la malveillance.
source : cubainfo




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