Conversations fructueuses entre Raul Castro et Lula da Silva

Le général d’armée Raul Castro Ruz, président du Conseil d’Etat et du Conseil des ministres, et M. Luiz Inacio da Silva, président de la République fédérative du Brésil, ont eu de fructueuses conversations mercredi après-midi au Palais de la Révolution, dans le cadre de la visite de travail du chef d’Etat de ce pays frère d’Amérique latine dans notre pays.

Les entretiens se sont déroulés dans le climat excellent qui caractérise l’état des relations bilatérales et la solide amitié qui unit les peuples cubain et brésilien. Les deux dirigeants se sont entretenus sur les défis auxquels sont confrontés nos deux pays. Ils se sont félicités du développement soutenu de la coopération entre le Brésil et Cuba dans de nombreux domaines, notamment dans la sphère économique, et ils ont exprimé leur volonté de poursuivre leurs efforts dans ce sens.

Raul a souligné le rôle décisif du Brésil dans le présent et le futur de la région. Lula pour sa part, a manifesté sa satisfaction d’être en visite à Cuba pour la quatrième fois depuis son élection à la présidence.

Etaient présents également Ricardo Cabrisas Ruiz, vice-président du Conseil des ministres, le ministre des Relations extérieures Bruno Rodriguez Parilla, le ministre du Commerce extérieur et de l’Investissement étranger, Rodrigo Malmierca Diaz, et Carlos Zamora Rodriguez, ambassadeur de Cuba au Brésil.

Pour la partie brésilienne, ont assisté Nelson Jobim, Miguel Jorge, Guilherme Cassel et Franklin Martins, ministre de la Défense, du Développement, de l’Industrie et du Commerce extérieur, du Développement agricole et chef du Secrétariat de la Communication sociale, respectivement; Antonio Patriota, vice premier ministre des Affaires étrangères, le professeur Marco Aurelio Garcia, conseiller spécial du président Lula, et Bernardo Pericas Neto, ambassadeur du Brésil à Cuba. •

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Rencontre fraternelle entre Fidel et Lula

Le leader de la Révolution cubaine Fidel Castro Ruz et le président de la République fédérative du Brésil, Luiz Inacio da Silva, ont eu une rencontre fraternelle dans l’après-midi de mercredi, dans le cadre de la visite de travail du président brésilien dans notre pays.

L’entretien s’est déroulé en présence du général d’armée Raul Castro Ruz, président du Conseil d’Etat et du Conseil des ministres, et de M. Franklin Martins, ministre, secrétaire chargé de la Communication sociale.

Fidel et Lula se sont longuement entretenus sur plusieurs importantes questions d’actualité, notamment sur la 15e Conférence internationale qui s’est déroulée à Copenhague en décembre dernier, et sur les résultats positifs du récent Sommet de l’Unité de l’Amérique latine et des Caraïbes.

Le commandant en chef a félicité Lula pour son action brillante à la tête de la République fédérative du Brésil, qui a fait monter sa cote de popularité à des niveaux jamais atteints par un dirigeant de son pays.

Fidel a exprimé ses remerciements pour les témoignages de solidarité et de coopération du peuple brésilien et de son président à l’égard de Cuba.

Cette rencontre émouvante a illustré pleinement l’amitié entre les deux chefs d’Etat et les liens de fraternité qui unissent nos deux peuples.

source : granma

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Le cas d’Orlando Zapata: il faut que les Etats-Unis arrêtent leur guerre criminelle et absurde contre Cuba par danielle Bleitrach

Personne ne peut se réjouir de la mort d’un homme et chacun doit la déplorer, je connais assez les Cubains pour savoir que ,comme l’a dit Raoul; ils déplorent la mort de Zapata en prison. Maintenant après avoir dit cela qui est essentiel il faut également noter un certain nombre de faits incontournables. Oralando Zapata n’était pas un prisonnier politique mais un droit commun dont l’histoire personnelle est jalonnée de nombreux délits. Il faut voir et dénoncer la manière dont il a été utilisé par la contre-révolution dont « les dirigeants » sont trop amateurs de confort et de dollars nord-américains pour mettre leur vie en péril.

Il l’ont poussé à des revendications absurdes comme réclamer une cuisine personnelle et un téléphone dans sa cellule, utilisant cet homme, un maçon de 49 ans, un desesperados pour lui faire chercher un martyre dont ils ont toujours rêvé, et qu’il n’avait jamais trouvé alors que la révolution cubaine a des milliers de héros, ceux qui ont combattu mais aussi ceux comme les 5 qui sont un exemple de dignité, sans parler de tous ces médecins qui soignent leurs frères haïtiens,et de tous ces Cubains qui acceptent de vivre les pires difficultés au nom de leur dignité et liberté. Trouver un héros de la contre-révolution à Cuba est difficle en outre parce qu’il n’y existe pas (sauf à Guantanamo) de cas de torture ou d’exécution sommaire extra-judiciaire, parce que chacun vit les difficultés de la vie quotidienne et sait exactement ce que cherchent les pseudo-dissidents, épris de dollars.

Nous n’avions donc pas affaire à un prisonnier politique mais à un pauvre homme manipulé par la contre-révolution qui a succombé après une grêve de la faim de 85 jours après avoir mis plusieurs fois sa vie en péril de la même manière.

Dire qu’oralando Zapata n’était pas un prisonnier politique, ce n’est pas nier que des contre-révolutionnaires sont en prison. Quand on parle de prisonniers politiques à Cuba, il faut savoir de quoi il est question. Le contexte est celui d’une guerre livrée par les Etats-Unis et par exemple quand a été édictée la loi Helms burton au nom de laquelle en violation de toutes les lois internationales on asphyxie le pays, en attaquant en priorité la population civile, il y a eu une loi qui en réponse interdisait aux citoyens cubains sous peine de prison de recevoir de l’argent de l’ennemi. Ainsi les Dames en Blanc et Yoani peuvent être détenues et jugées selon les lois en vigueur – dans aucun pays les lois ne peuvent être violées: recevoir de l’argent et collaborer avec l’ambassade d’Iran (un pays ennemi) aux Etats-Unis, par exemple, peut entraîner la perte de tous les droits citoyens dans ce pays -, mais elles savent qu’à Cuba personne ne disparaît, ni est assassiné.

Parce que Cuba est un état de droit où on est jugé et où celui qui va en prison le fait soit pour des délits de droit commun, soit parce qu’il collabore avec l’ennemi étasunien qui a causé des milliers de morts cubains.

J’ajouterai que le bruit volontiers fait autour des « dissidents » cubains n’a d’égal que le silence fait par la même presse autour du cas des 5 cubains retenus dans les prisons des Etats-Unis depuis plus de 10 ans, privés du droit de voir leur famille, après une parodie de procès, parce qu’ils ont voulu protéger leur patrie du terrorisme étasunien. cela est dû au fait que 90% des « nouvelles » mondiales est sous contrôle étroit du système de propagande des Etats-Unis et de leurs alliés européens. Il est donc plus que jamais indispensable que nous dégagions notre information de ces grandes orgues médiatiques et tout est fait pour rendre le combat pour la justice et la vérité impossible…

Je voudrais reprendre les mots plein d’émotion qU’Enrique Ubieta écrit à propos du cas d’Oralando Zapata dans Cubadebate(1), il explique que les pseudo-dissidents et vrais stipendiés de l’empire nord-américain, n’ont ,jamais eu le courage d’aller jusqu’au bout de leur propres grèves de la faim et que ce n’est pas la première fois qu’ils utilisent des hommes dont « ils peuvent se passer », parce qu’encombrants et peu « décoratifs ». ce groupe qui vit en symbiose avec les représentants de Etats-Unis dont la section des intérêts à la Havane est l’organisateur de leurs actions.

« Chaque grève antérieure des instigateurs avait été annoncée comme aboutissant à une mort probable, mais les grévistes renonçaient toujours en étant en bon état de santé. Harcelé et poussé à continuer jusqu’à la mort – ces mercenaires se frottaient les mains avec l’espoir qu’il meurt malgré les efforts soutenus des médecins -, le cadavre de Zapata est maintenant exposé avec cynisme comme étant un trophée collectif.

En maraudant autour du moribond, les médias – les mercenaires locaux et la droite internationale – étaient comme des vautours. Son décès est un festin. Le spectacle dégoute. Parce que ceux qui écrivent ne s’apitoient pas de la mort d’un être humain – dans un pays sans mort extrajudiciaire –;ils la brandissent presque avec joie, et l’utilisent à des fins politiques préméditées. Le cas de Zapata me rappelle celui de Pánfilo: les deux furent manipulés et d’une certaine manière poussés à l’autodestruction de façon préméditée afin de satisfaire des besoins politiques d’autrui : l’un, poussé à maintenir une grève de la faim de 85 jours (il en avait déjà fait d’autres qui malmenèrent sa santé) ; l’autre, au milieu d’un processus de désintoxication alcoolique, invité à boire pour qu’il dise face aux caméras ce qu’elles voulaient entendre.

Je me demande si cela n’est pas une accusation contre ceux qui maintenant s’approprient de sa “cause”. Ils ont raison de dire que ce fut un assassinat, mais les médias cachent le vrai assassin: les groupuscules cubains et leurs mentors internationaux. Zapata fut assassiné par la contre-révolution. »

Un homme est mort et nul ne peut s’en réjouir car ce pauvre homme était une marionnette, c’est d’ailleurs pour cela qu’il est mort, les autres l’ont utilisé. Il était bien plus utile mort que vivant. C’est une victime dans la guerre absurde et criminelle que les Etats-Unis mènent contre Cuba. Il faudra bien un jour que cela s’arrête et c’est cela que la conscience universelle doit imposer, l’arrêt d’un crime perpétré depuis tant d’années dans une totale impunité.

Danielle Bleitrach

(1)http://www.cubadebate.cu/opinion/2010/02/24/zapata-un-muerto-util/

Traduction : R. Muller

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Orlando Zapata… une mort utile ?

Le manque absolu de martyrs dont souffre la contre-révolution cubaine, est proportionnel à son manque de scrupules. Il est difficile de mourir à Cuba, non seulement parce que l’espérance de vie est égale à celle des pays dits « civilisés » – personne ne meurt de faim, malgré le manque de ressources, ni à cause des maladies guérissables-, mais parce que la loi et l’honneur règnent.

Les « Dames en Blanc » et Yoani (Sanchèz) pourraient être arrêtées et jugées selon les lois en vigueur – dans aucun pays les lois ne peuvent être violées : par exemple, recevoir de l’argent et collaborer avec l’ambassade d’Iran (un pays considéré comme ennemi) aux États-Unis peut occasionner la perte de tous les droits civils dans cette nation-, mais elles savent qu’à Cuba personne ne disparaît ni n’est assassiné.

Par ailleurs, certains offrent leur vie par idéal pour le bonheur des autres, non pour leur propre intérêt. C’est ce qui s’est passé avec la mort lamentable d’Orlando Zapata, un prisonnier de droit commun – avec un lourd passé délictueux, n’ayant rien à voir avec la politique. Cela réjouit intimement ses hypocrites et « douloureux » partisans. Ceux-là mêmes qui ont transformé, après beaucoup d’allers et venues en prison, Orlando Zapata en « activiste politique », en ont fait le candidat parfait pour l’auto exécution.

C’était un homme « malléable » pour les groupuscules et facile à convaincre pour qu’il persistât dans une grève de la faim absurde, assorties de demandes impossibles (une cuisine personnelle et un téléphone dans sa cellule) qu’aucun des meneurs réels n’a eu le courage d’avouer.

Chaque grève antérieure de « dissidents » avait été annoncée comme devant déboucher sur une mort probable, mais les grévistes renonçaient toujours en bon état de santé. Incité et encouragé à poursuivre jusqu’à la mort – ces mercenaires se frottaient les mains dans l’attente qu’il meure, malgré les efforts permanents des médecins-, le cadavre de Zapata s’exhibe maintenant avec cynisme comme un trophée collectif.

Les médias -les mercenaires étasuniens et de la droite internationale-tournaient comme des vautours autour du moribond. Son décès est un festin. Ils l’offrent en spectacle. Ils ne s’apitoient pas de la mort d’un être humain mais ils l’arborent presque avec joie et l’utilisent à des fins politiques préméditées. Le cas de Zapata me rappelle celui-là de Pánfilo : les deux ont été manipulés et, d’une certaine façon, conduits à l’autodestruction de manière préméditée pour satisfaire des nécessités politiques étrangères : l’un encouragé à une grève de la faim persistante de 85 jours (il en avait déjà réalisé d’autres qui, antérieurement, avaient affecté sa santé) ; l’autre, alors qu’il était en plein processus de désintoxication alcoolique, invité à boire pour qu’il dise face au tribunal ce qu’on voulait lui faire dire.

Je me demande si cela n’est pas une accusation contre ceux qui s’approprient maintenant sa « cause ». Ils ont raison d’affirmer que c’était un meurtre, mais les médias cachent le véritable assassin.

Par Enrique Ubieta

(traduit de l’espagnol par Pierre Huguet)

source : cubadebate

ANTÉCÉDENTS DE ORLANDO ZAPATA TAMAYO :

Orlando Zapata Tamayo, quarante-deux ans, ne fait pas partie des mercenaires jugés et condamnés en mars 2003 (il n’est pas un des 75).

Il purgeait une peine de vingt-cinq ans de réclusion après avoir été condamné en 2004 à trois ans pour désordre public, outrage à magistrat et résistance. Son passé de délinquant relève du droit commun.

Il avait été jugé et condamné à plusieurs reprises, dès juillet 1990, pour des délits de droit commun, dont désordre public, dégâts, résistance, escroquerie (deux chefs d’accusation), exhibitionnisme public, blessures et port d’armes blanches. Une fois en prison, il avait été puni plusieurs fois pour désordre en établissement pénitentiaire et outrage à magistrat.

En 2001, il s’est lié à la contre-révolution, contacté entre autres mercenaires par Oswaldo Payá Sardiñas et Marta Beatriz Roque.

En 2003, il est de nouveau incarcéré. Dès lors, il a réalisé plusieurs actions violentes, agressant des fonctionnaires pénitentiaires. Il a refusé à de nombreuses occasions de manger la nourriture de la prison, ne consommant que les aliments reçus de sa famille.

Il a commencé à faire la grève de la faim le 18 décembre 2009, refusant de recevoir des soins médicaux. Il a pourtant été transféré d’abord au poste médical de la prison, puis à l’hôpital provincial de Camagüey et enfin à l’hôpital national des détenus à La Havane.

Il a subi partout des examens cliniques et reçu toute l’assistance médicale requise, dont des soins intermédiaires et intensifs et une alimentation volontaire par voie parentérale (intraveineuse) et digestive (par sonde), et a disposé de tous les médicaments et traitements nécessaire jusqu’à son décès, ce que sa propre mère a reconnu.

Le 3 février, il a fait une poussée de fièvre qui a disparu en vingt-quatre heures. On a diagnostiqué ensuite une pneumonie qui a été traitée aux antibiotiques et par des traitements plus avancés. Les deux poumons ayant été touchés, on l’a placé en respiration artificielle jusqu’à son décès.

Après l’emprisonnement de Zapata Tamayo, sa mère, Reyna Luisa Tamayo, s’est engagée dans les activités de groupes contre-révolutionnaires, ce pour quoi elle a reçu de l’argent d’organisations contre-révolutionnaires opérant aux Etats-Unis, telle la Fondation nationale cubano-américaine.

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Raul Castro considère que la création d’une nouvelle communauté régionale est un événement d’une importance historique transcendantale.

http://www.fidelista.net/images/raul/raul-castro-clausura-alba-580x388.jpg

source photo : cubadebate

Le président cubain Raul Castro a déclaré aujourd’hui qu’il considère que la décision, adoptée lors de la réunion au sommet de Mexico, de créer la Communauté des États d’Amérique Latine et des Caraïbes, est un événement d’une importance historique transcendantale.

Raul a pris mardi la parole lors de la Réunion au Sommet de l’Unité : l’Amérique Latine et les Caraïbes, qui s’est tenue à Riviera Maya, dans l’État mexicain de Quintana Roo. Il y a réitéré que l’intégration est nécessaire pour pouvoir faire front à la crise généralisée déclenchée par le système capitaliste.
Cuba considère que toutes les conditions sont réunies pour avancer rapidement vers la constitution d’une organisation régionale purement latino-américaine et caribéenne qui réunisse et représente les 33 nations indépendantes de la région, a-t-il affirmé.
Il a rappelé que la plus part des régions du monde possèdent leur propre organisation, indépendamment de l’appartenance de certains de ses membres à d’autres sub-régions ou des organismes qui correspondent à plus d’une aire géographique.
Sur ce thème, il a ajouté qu’il n’y a aucune raison qui empêche que l’Amérique Latine et les Caraïbes possèdent leur propre entité de concertation politique, de coordination économique, de coopération et d’intégration. Rien ne justifierait non plus que ce processus soit retardé, a-t-il souligné.
A son opinion, la célébration à Caracas, l’année prochaine, d’une nouvelle réunion au sommet sera le moment propice pour conclure les travaux préparatoires de la création de cette nouvelle organisation.
Dans cette optique, il a ajouté que Cuba estime qu’il convient de s’efforcer de définir rapidement les statuts et les formes de coopération qui puissent répondre aux intérêts collectifs et conduire à une meilleur intégration et unité de notre région.
Pour pouvoir faire partie du nouvel organisme qui doit se caractériser par son respect de la diversité culturelle, géographique et économique et du système politique de chacun de ses membres et tenir compte des différences de développement social, une condition indispensable pour les pays membres sera d’être des nations indépendantes.
Raul a manifesté sa reconnaissance pour l’adoption d’un document spécial qui réclame que soit mis fin à l’injuste blocus économique, financier et commercial que les États-Unis exercent contre Cuba, ainsi que pour les déclarations de plusieurs orateurs qui ont exprimé leur solidarité avec l’île.
Il a également expliqué que son pays avait déjà commencé à collaborer avec Haïti avant le tremblement de terre qui l’a pratiquement détruit.
Il a cependant averti que les plus grands efforts doivent être fournis maintenant que les grands médias abandonnent le pays, que le moment d’émergence est passé et que la soi-disant menace d’une vague d’immigrants n’existe plus.
Il a précisé qu’actuellement s’y trouvent 1 429 collaborateurs du secteur de la santé en provenance de Cuba, et parmi eux 406 médecins, internes et étudiants de cinquième année de médecine haïtiens.
Il a ajouté qu’il s’y trouve également 224 médecins de 22 nations latino-américaines et caribéennes, dont 7 médecins nord-américains, qui tous se sont formés à Cuba, à l’Ecole Latino-Américaine de Médecine (ELAM).
Le Venezuela et le président Chavez, de spéciale sensibilité et générosité, Cuba et les autres pays de l’Alliance Bolivarienne pour les Peuples de notre Amérique (ALBA) sont en disposition de poursuivre leur coopération, a affirmé Raul.
Il a aussi manifesté son appui à la revendication argentine sur les Iles Malvines et la dénonciation de l’Equateur d’actions menées contre sa souveraineté.
Il a dénoncé également la prétention nord-américaine de s’octroyer la faculté de qualifier les autres pays de promoteurs ou non promoteurs du terrorisme.

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DÉCLARATIONS DE RAÚL CASTRO RUZ, SUR LE DÉCÈS DU DÉTENU ORLANDO ZAPATA TAMAYO, EL MARIEL, 24 FÉVRIER 2010

Nous le regrettons beaucoup.

Il avait été condamné à trois ans de réclusion, mais il a commis d’autres délits en prison et sa peine s’est accrue. Après, on l’a conduit dans nos meilleurs hôpitaux. Il est décédé, nous le regrettons beaucoup.

Dans notre confrontation avec les USA, nous avons perdu malheureusement des milliers de Cubains, surtout victimes du terrorisme d’État. Entre morts et invalides, cela fait environ cinq mille, sans compter des milliers d’autres blessés qui sont parvenus à se rétablir. Des diplomates à nous ont même été assassinés à l’étranger ou faits disparaître dans d’autres pays.

Le jour où les USA décideront de vivre en paix avec nous, tous ces problèmes finiront et nous en surmonterons bien d’autres. Nous devons tout simplement nous habituer à vivre en nous respectant les uns les autres.

L’administration étasunienne dit vouloir discuter avec nous et nous sommes prêts à discuter avec elle tous les problèmes qu’elle veut. Je l’ai dit trois fois au Parlement : tous, tous, tous. Nous n’acceptons de discuter que si l’égalité absolue règne entre les deux parties. Elle peut parler de toutes les questions de Cuba, mais nous avons aussi le droit à notre tour de parler de toutes les questions des USA.

Nous ne reconnaissons à aucun pays, aussi puissant qu’il soit, ni à aucun groupement de pays, comme l’Union européenne, le droit de s’immiscer dans nos affaires intérieures. À partir de là, nous sommes prêts à discuter de tout.

En un demi-siècle, nous n’avons assassiné personne ici, nous n’avons torturé personne, nous n’avons jamais réalisé une exécution extrajudiciaire. En fait, à Cuba, oui, on a torturé, mais sur la base navale de Guantánamo, par sur le territoire où gouverne la Révolution.

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Déclaration du Ministère des Relations Extérieures

Comme cela avait été annoncé en temps utile, le 19 février 2010, de nouvelles conversations migratoires ont eu lieu à  La Havane avec le gouvernement des Etats-Unis.

De la même manière que lors des séances qui ont eu lieu à New York, les conversations ont aussi porté sur d’autres sujets. A cette occasion la délégation de Cuba a réitéré les propositions faites en juillet à la partie nord-américaine, propositions ayant trait à la coopération dans la lutte contre le trafic de stupéfiants, le terrorisme et le trafic de personnes, à la protection de l’environnement et à l’éffrontement des désastres naturels. Nous avons en particulier exprimé notre disposition à signer avec le gouvernement des Etats-Unis un accord pour la lutte contre le trafic de stupéfiants, sur la base du projet présenté récemment par Cuba, en janvier 2010, par les voies diplomatiques.
De surcroît, la délégation de  Cuba a rappelé les sujets essentiels qui devraient être abordés dans un processus éventuel de dialogue destiné à améliorer les relations : la levée du blocus économique, commercial et financier; l’exclusion de Cuba de la liste bâtarde de pays terroristes; l’abrogation de la Loi d’Ajustement cubain et la «politique de pieds secs / pieds mouillés»; le dédommagement pour les dommages économiques et humains, la restitution du territoire occupé par la Base navale de Guantanamo; la fin des agressions radiales et télévisuelles des Etats-Unis contre  Cuba, et la fin du financement de la subversion intérieure.

La délégation cubaine a abordé à fond un point de ce programme qu’elle tient pour essentiel : la demande de libération des Cinq Cubains qui subissent, depuis onze ans, une incarcération injuste aux Etats-Unis pour avoir lutté contre le terrorisme.

Contrairement à l’esprit de coopération et de volonté d’entente affiché par la partie cubaine, une fois les conversations migratoires terminées, la délégation nord-américaine a convoqué quelques dizaines de ses mercenaires qu’elle a elle-même transportés à la résidence du Chef de la SINA, démontrant une nouvelle fois qu’elle se soucie davantage de soutenir la contre-révolution et de promouvoir la subversion pour détruire la Révolution cubaine que d’instaurer un climat conduisant à la solution réelle des problèmes bilatéraux. Ces éléments contre-révolutionnaires bénéficient d’une partie des plus de 20 millions de dollars qui ne restent pas à Miami et que le gouvernement des Etats-Unis consacre annuellement au travail de déstabilisation et de subversion contre Cuba.

Dès le  jour même de son arrivée au pays, le chef de la délégation nord-américaine avait été averti par le Ministère des Affaires étrangères de notre refus de le voir profiter de son bref séjour pour organiser un évènement provocateur, éloigné de l’esprit des conversations migratoires.

Par cette conduite offensante envers les autorités et le peuple cubain, le gouvernement nord-américain confirme qu’il maintient les instruments de la politique subversive contre Cuba et il manifeste son manque de volonté réelle pour améliorer les relations avec notre pays et pour abandonner les actes d’ingérence grossière qui ont constitué, historiquement, le plus grand obstacle à la normalisation des relations entre les deux pays.

Le ministère des Relations extérieures réitère la disposition déjà exprimée par le gouvernement cubain de soutenir un dialogue respectueux sur n’importe quel sujet avec le gouvernement des Etats-Unis, sur un pied d’égalité, sans aucune atteinte à son indépendance, à sa souveraineté et à son autodétermination.

20 février 2010

(Cubaminrex)

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Raul a assisté à l’hommage rendu à Juan Almeida : «Aquí no se rinde nadie!»

Sur la scène et au travers des arts visuels, un groupe d’artistes et de chanteurs ont confirmé hier, au cours d’une cérémonie qui s’est déroulée en présence du général d’armée Raul Castro, président du Conseil d’Etat et du Conseil des ministres, l’actualité de la phrase historique prononcée par Juan Almeida peu après le débarquement du yacht Granma: «Aquí no se rinde nadie!» (Ici, pas de reddition!).

La soirée a eu lieu le 17 février à la Salle Universal des Forces armées révolutionnaires (FAR) en hommage au commandant de la Révolution récemment décédé, à l’occasion du 83e anniversaire de sa naissance.

Convoqués par l’artiste Alexis Leyva Machado (Kcho), les peintres Eduardo Roca (Choco), Roberto Favelo, José Omar Torres, Ernesto Rancaño, Diana Balboa, Javier Guerra, Sandor Gonzalez, Dausell Valdés, Cristian Gonzalez del Rio, Diana Almeida, Nelson Domínguez et Agustin Villafaña, ont dessiné et peint, sous les yeux du public, douze gigantesques étoiles qui symbolisent la participation de Juan Almeida à la lutte de libération et à la construction de la société socialiste.

Le spectacle s’est déroulé autour d’une galerie photographique regroupant des clichés de Liborio Noval, Roberto Salas, Raul Abreu et Ivan Soca qui évoquent des moments de vie du riche parcours du héros.

Le comédien Alden Knight a récité des dizains, ainsi que des passages du Journal de campagne que Raul, pendant les journées de la Sierra Maestra, consacra à son compagnon de lutte.

La musique d’Almeida a résonné dans l’enceinte, interprétée par la chorale Entrevoces, la soprano Barbara Lianes, la chanteuse Lia et le groupe de musique populaire de Elito Revé. Ensuite, Ricardo Leyva et sa formation Sur Caribe ont fait vibrer la salle au rythme envoûtant d’une conga.

Pour clore le spectacle, une émouvante surprise: Juan Guillermo, fils d’Almeida et continuateur de la tradition familiale dans le domaine artistique, a dédié un morceau de musique populaire à son père.

Parmi le nombreux public présent dans la salle, on remarquait les commandants de la Révolution Ramiro Valdés et Guillermo Garcia, des chefs et des officiers des FAR, ainsi que des proches et des parents et des proches d’Almeida.

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Raul s’entretient avec le ministre russe des Affaires étrangères

Le général d’armée Raul Castro, président du Conseil d’Etat et du Conseil des ministres, a reçu vendredi M. Serguéï Lavrov, ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, en visite à Cuba à l’invitation du son homologue cubain.

Cet entretien fraternel a permis une fois de plus de réaffirmer l’excellent état des relations bilatérales, qui ont connu un nouvel essor avec la visite officielle du président Dmitri Medvedev à Cuba, en novembre 2008, et celle de Raul en Russie l’année dernière. Raul et Lavrov ont également évoqué des thèmes d’intérêt commun liés à l’actualité internationale.

Le chef d’Etat cubain a prié le ministre russe de transmettre ses salutations au président et au Premier ministre de son pays, et de leur réitérer la volonté de Cuba de continuer d’œuvrer au renforcement des relations déjà solides entre nos deux pays, dans tous les domaines, et en particulier dans le secteur économique.

Bruno Rodriguez Parrilla, ministre des Relations extérieures, et M. Mikhaïl Kamynine, ambassadeur de la Fédération de Russie à Cuba, assistaient à l’entretien.

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Message de félicitations de Fidel à la Brigade médicale internationale «Henry Reeve»

Chers compatriotes de la Brigade médicale internationale «Henry Reeve», diplômés et étudiants en 5e et 6e année de l’Ecole latino-américaine de médecine,

Vous écrivez en ce moment  l’une des plus belles pages de l’histoire de la médecine humaine.

Faire quelque chose pour sauver des vies, soigner des blessés et rééduquer des personnes en Haïti, œuvrer et contribuer au bien-être des êtres humains, sera toujours un honneur inestimable pour un homme ou une femme.

Pour vos familles et vos êtres chers, c’est un motif de satisfaction.

Nous les Cubains, sommes fiers de constater que, issus de l’ELAM, vous contribuez volontairement et avec enthousiasme à cette œuvre colossale.

Le monde suivra de près la prouesse que vous êtres en train de réaliser, et cette fierté atteindra le cœur de tous les peuples de cet hémisphère, représentés là-bas par leurs compatriotes médecins.

Merci au nom de tous les Cubains, vos frères sincères et reconnaissants de la Caraïbe.

Merci au nom de tous ceux qui avons lutté pour ces rêves d’équité et de justice.

J’adresse à toutes et à tous mes plus chaleureuses et fraternelles salutations.

Fidel Castro Ruz

Le 7 février 2010

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