Conversations fructueuses entre Raul Castro et Lula da Silva

Le général d’armée Raul Castro Ruz, président du Conseil d’Etat et du Conseil des ministres, et M. Luiz Inacio da Silva, président de la République fédérative du Brésil, ont eu de fructueuses conversations mercredi après-midi au Palais de la Révolution, dans le cadre de la visite de travail du chef d’Etat de ce pays frère d’Amérique latine dans notre pays.

Les entretiens se sont déroulés dans le climat excellent qui caractérise l’état des relations bilatérales et la solide amitié qui unit les peuples cubain et brésilien. Les deux dirigeants se sont entretenus sur les défis auxquels sont confrontés nos deux pays. Ils se sont félicités du développement soutenu de la coopération entre le Brésil et Cuba dans de nombreux domaines, notamment dans la sphère économique, et ils ont exprimé leur volonté de poursuivre leurs efforts dans ce sens.

Raul a souligné le rôle décisif du Brésil dans le présent et le futur de la région. Lula pour sa part, a manifesté sa satisfaction d’être en visite à Cuba pour la quatrième fois depuis son élection à la présidence.

Etaient présents également Ricardo Cabrisas Ruiz, vice-président du Conseil des ministres, le ministre des Relations extérieures Bruno Rodriguez Parilla, le ministre du Commerce extérieur et de l’Investissement étranger, Rodrigo Malmierca Diaz, et Carlos Zamora Rodriguez, ambassadeur de Cuba au Brésil.

Pour la partie brésilienne, ont assisté Nelson Jobim, Miguel Jorge, Guilherme Cassel et Franklin Martins, ministre de la Défense, du Développement, de l’Industrie et du Commerce extérieur, du Développement agricole et chef du Secrétariat de la Communication sociale, respectivement; Antonio Patriota, vice premier ministre des Affaires étrangères, le professeur Marco Aurelio Garcia, conseiller spécial du président Lula, et Bernardo Pericas Neto, ambassadeur du Brésil à Cuba. •

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Rencontre fraternelle entre Fidel et Lula

Le leader de la Révolution cubaine Fidel Castro Ruz et le président de la République fédérative du Brésil, Luiz Inacio da Silva, ont eu une rencontre fraternelle dans l’après-midi de mercredi, dans le cadre de la visite de travail du président brésilien dans notre pays.

L’entretien s’est déroulé en présence du général d’armée Raul Castro Ruz, président du Conseil d’Etat et du Conseil des ministres, et de M. Franklin Martins, ministre, secrétaire chargé de la Communication sociale.

Fidel et Lula se sont longuement entretenus sur plusieurs importantes questions d’actualité, notamment sur la 15e Conférence internationale qui s’est déroulée à Copenhague en décembre dernier, et sur les résultats positifs du récent Sommet de l’Unité de l’Amérique latine et des Caraïbes.

Le commandant en chef a félicité Lula pour son action brillante à la tête de la République fédérative du Brésil, qui a fait monter sa cote de popularité à des niveaux jamais atteints par un dirigeant de son pays.

Fidel a exprimé ses remerciements pour les témoignages de solidarité et de coopération du peuple brésilien et de son président à l’égard de Cuba.

Cette rencontre émouvante a illustré pleinement l’amitié entre les deux chefs d’Etat et les liens de fraternité qui unissent nos deux peuples.

source : granma

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Le cas d’Orlando Zapata: il faut que les Etats-Unis arrêtent leur guerre criminelle et absurde contre Cuba par danielle Bleitrach

Personne ne peut se réjouir de la mort d’un homme et chacun doit la déplorer, je connais assez les Cubains pour savoir que ,comme l’a dit Raoul; ils déplorent la mort de Zapata en prison. Maintenant après avoir dit cela qui est essentiel il faut également noter un certain nombre de faits incontournables. Oralando Zapata n’était pas un prisonnier politique mais un droit commun dont l’histoire personnelle est jalonnée de nombreux délits. Il faut voir et dénoncer la manière dont il a été utilisé par la contre-révolution dont « les dirigeants » sont trop amateurs de confort et de dollars nord-américains pour mettre leur vie en péril.

Il l’ont poussé à des revendications absurdes comme réclamer une cuisine personnelle et un téléphone dans sa cellule, utilisant cet homme, un maçon de 49 ans, un desesperados pour lui faire chercher un martyre dont ils ont toujours rêvé, et qu’il n’avait jamais trouvé alors que la révolution cubaine a des milliers de héros, ceux qui ont combattu mais aussi ceux comme les 5 qui sont un exemple de dignité, sans parler de tous ces médecins qui soignent leurs frères haïtiens,et de tous ces Cubains qui acceptent de vivre les pires difficultés au nom de leur dignité et liberté. Trouver un héros de la contre-révolution à Cuba est difficle en outre parce qu’il n’y existe pas (sauf à Guantanamo) de cas de torture ou d’exécution sommaire extra-judiciaire, parce que chacun vit les difficultés de la vie quotidienne et sait exactement ce que cherchent les pseudo-dissidents, épris de dollars.

Nous n’avions donc pas affaire à un prisonnier politique mais à un pauvre homme manipulé par la contre-révolution qui a succombé après une grêve de la faim de 85 jours après avoir mis plusieurs fois sa vie en péril de la même manière.

Dire qu’oralando Zapata n’était pas un prisonnier politique, ce n’est pas nier que des contre-révolutionnaires sont en prison. Quand on parle de prisonniers politiques à Cuba, il faut savoir de quoi il est question. Le contexte est celui d’une guerre livrée par les Etats-Unis et par exemple quand a été édictée la loi Helms burton au nom de laquelle en violation de toutes les lois internationales on asphyxie le pays, en attaquant en priorité la population civile, il y a eu une loi qui en réponse interdisait aux citoyens cubains sous peine de prison de recevoir de l’argent de l’ennemi. Ainsi les Dames en Blanc et Yoani peuvent être détenues et jugées selon les lois en vigueur – dans aucun pays les lois ne peuvent être violées: recevoir de l’argent et collaborer avec l’ambassade d’Iran (un pays ennemi) aux Etats-Unis, par exemple, peut entraîner la perte de tous les droits citoyens dans ce pays -, mais elles savent qu’à Cuba personne ne disparaît, ni est assassiné.

Parce que Cuba est un état de droit où on est jugé et où celui qui va en prison le fait soit pour des délits de droit commun, soit parce qu’il collabore avec l’ennemi étasunien qui a causé des milliers de morts cubains.

J’ajouterai que le bruit volontiers fait autour des « dissidents » cubains n’a d’égal que le silence fait par la même presse autour du cas des 5 cubains retenus dans les prisons des Etats-Unis depuis plus de 10 ans, privés du droit de voir leur famille, après une parodie de procès, parce qu’ils ont voulu protéger leur patrie du terrorisme étasunien. cela est dû au fait que 90% des « nouvelles » mondiales est sous contrôle étroit du système de propagande des Etats-Unis et de leurs alliés européens. Il est donc plus que jamais indispensable que nous dégagions notre information de ces grandes orgues médiatiques et tout est fait pour rendre le combat pour la justice et la vérité impossible…

Je voudrais reprendre les mots plein d’émotion qU’Enrique Ubieta écrit à propos du cas d’Oralando Zapata dans Cubadebate(1), il explique que les pseudo-dissidents et vrais stipendiés de l’empire nord-américain, n’ont ,jamais eu le courage d’aller jusqu’au bout de leur propres grèves de la faim et que ce n’est pas la première fois qu’ils utilisent des hommes dont « ils peuvent se passer », parce qu’encombrants et peu « décoratifs ». ce groupe qui vit en symbiose avec les représentants de Etats-Unis dont la section des intérêts à la Havane est l’organisateur de leurs actions.

« Chaque grève antérieure des instigateurs avait été annoncée comme aboutissant à une mort probable, mais les grévistes renonçaient toujours en étant en bon état de santé. Harcelé et poussé à continuer jusqu’à la mort – ces mercenaires se frottaient les mains avec l’espoir qu’il meurt malgré les efforts soutenus des médecins -, le cadavre de Zapata est maintenant exposé avec cynisme comme étant un trophée collectif.

En maraudant autour du moribond, les médias – les mercenaires locaux et la droite internationale – étaient comme des vautours. Son décès est un festin. Le spectacle dégoute. Parce que ceux qui écrivent ne s’apitoient pas de la mort d’un être humain – dans un pays sans mort extrajudiciaire –;ils la brandissent presque avec joie, et l’utilisent à des fins politiques préméditées. Le cas de Zapata me rappelle celui de Pánfilo: les deux furent manipulés et d’une certaine manière poussés à l’autodestruction de façon préméditée afin de satisfaire des besoins politiques d’autrui : l’un, poussé à maintenir une grève de la faim de 85 jours (il en avait déjà fait d’autres qui malmenèrent sa santé) ; l’autre, au milieu d’un processus de désintoxication alcoolique, invité à boire pour qu’il dise face aux caméras ce qu’elles voulaient entendre.

Je me demande si cela n’est pas une accusation contre ceux qui maintenant s’approprient de sa “cause”. Ils ont raison de dire que ce fut un assassinat, mais les médias cachent le vrai assassin: les groupuscules cubains et leurs mentors internationaux. Zapata fut assassiné par la contre-révolution. »

Un homme est mort et nul ne peut s’en réjouir car ce pauvre homme était une marionnette, c’est d’ailleurs pour cela qu’il est mort, les autres l’ont utilisé. Il était bien plus utile mort que vivant. C’est une victime dans la guerre absurde et criminelle que les Etats-Unis mènent contre Cuba. Il faudra bien un jour que cela s’arrête et c’est cela que la conscience universelle doit imposer, l’arrêt d’un crime perpétré depuis tant d’années dans une totale impunité.

Danielle Bleitrach

(1)http://www.cubadebate.cu/opinion/2010/02/24/zapata-un-muerto-util/

Traduction : R. Muller

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