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	<title>Fidelista</title>
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	<description>«Le gouvernement doit naître du pays.» [ José Marti ]</description>
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		<title>Fidel Castro rencontre des intellectuels de 22 pays pendant plus de neuf heures</title>
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		<pubDate>Sun, 12 Feb 2012 10:37:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fidelista</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[Le leader historique de la révolution cubaine, Fidel Castro, a discuté pendant plus de neuf heures avec des intellectuels de 22 pays invités, pour la plupart d’entre eux, à la XXIè Foire Internationale du Livre de La Havane. Ces écrivains, chercheurs et universitaires sont regroupés au sein du Réseau de Défense de l’Humanité en faveur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le leader historique de la révolution cubaine, Fidel Castro, a  discuté pendant plus de neuf heures avec des intellectuels de 22 pays  invités, pour la plupart d’entre eux, à la XXIè Foire Internationale du  Livre de La Havane.</p>
<p>Ces  écrivains, chercheurs et universitaires sont regroupés au sein du  Réseau de Défense de l’Humanité en faveur de la paix et de  l’environnement.</p>
<p>Zuleica Romay, la Présidente de l’Institut Cubain du Livre (ICL), qui a  obtenu le Prix Casas de las Américas cette année, a d’abord présenté  les personnalités les plus importantes : Adolfo Pérez Esquivel, Prix  Nobel de la Paix; Sergio Pitol, Prix Cervantes 2005, mais aussi Stella  Calloni, Carlo Frabetti, Francois Houtard, Frei Betto, Ignacio Ramonet,  Atilio Borón, Farruco Sesto, Miguel Bonasso, Carmen Bohórquez, Peter  Phillps, Santiago Alba et Mayda Acosta.<span id="more-3374"></span></p>
<p>Des écrivains et intellectuels caribéens, invités d’honneur de cette  édition de la Foire Internationale du Livre étaient également présents, à  savoir : Norman Girvan, Chiqui Vicioso, Kendel Hyppolite, Alejandro  Carpio, Daniel Ferreira, Lenito Robinson, Bárbara Chase, Carlos Roberto  Gómez, Cynthia Abrahams, Lasana Sekou, Pedro Antonio Valdés, Johan  Roozer et Kari Polanyi Levitt. Des écrivains et chercheurs cubains,  titulaires de Prix Nationaux dans leurs spécialités, ont également  participé aux échanges.</p>
<p>Le dialogue a été introduit par une intervention de la présidente de  l’ICL qui a évoqué les motifs de la rencontre, inspirée par l’alerte  lancée il y a 20 ans par Fidel Castro au Sommet de la Terre sur le  risque d’extinction qui menace l’espèce humaine, une menace qui s’est  aggravée depuis deux décennies.</p>
<p>Le journaliste espagnol Ignacio Ramonet, a été le premier des invités à  prendre la parole, avec une intervention portant sur les mécanismes de  domination du système médiatique global. Il a synthétisé son discours  prononcé le matin même à l’Université de La Havane, dont il s’est vu  décerner le titre de Docteur Honoris Causa.</p>
<p>La rencontre, qui a débutée à 13h20 ne s’est achevée qu’après 22h20 et  n’a été interrompue que par quelques brèves pauses. Impressionnés par la  vitalité et l’enthousiasme de Fidel Castro, les participants se sont  félicités de l’amélioration de son état de santé.</p>
<p>source : RHC</p>
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		<title>Raúl Castro reçoit le ministre des Affaires étrangères du Paraguay</title>
		<link>http://www.fidelista.net/news/raul-castro-recoit-le-ministre-des-affaires-etrangeres-du-paraguay-3372</link>
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		<pubDate>Sat, 11 Feb 2012 17:37:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fidelista</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Général d’Armée Raúl Castro, Président du Conseil d’État et du Conseil des ministres de notre pays a reçu Jorge Lara, ministre des Affaires étrangères du Paraguay qui effectue une visite officielle à Cuba. Au cours de la rencontre cordiale, Raúl Castro et le ministre paraguayen des Affaires étrangères ont dialogué sur le bon état [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le Général d’Armée Raúl Castro, Président du Conseil d’État et du  Conseil des ministres de notre pays a reçu Jorge Lara, ministre des  Affaires étrangères du Paraguay qui effectue une visite officielle à  Cuba.</p>
<p>Au  cours de la rencontre cordiale, Raúl Castro et le ministre paraguayen  des Affaires étrangères ont dialogué sur le bon état des relations  bilatérales. Ils ont réaffirmé la volonté de continuer à les renforcer.</p>
<p>Ils ont également abordé des thèmes d’intérêt régional et international.</p>
<p>Le ministre cubain des Affaires étrangères Bruno Rodríguez a également participé à l’entretien.</p>
<p>source : RHC</p>
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		<title>Discours prononcé par le général d’armée Raul Casto Ruz, Premier secrétaire du Comité central et président du Conseil d’État et du Conseil des ministres, à la 1ère Conférence nationale du Parti, au Palais des Conventions, le 29 janvier 2012, « Année 54 de la Révolution »</title>
		<link>http://www.fidelista.net/les-discours/les-discours-de-raul/discours-prononce-par-le-general-d%e2%80%99armee-raul-casto-ruz-premier-secretaire-du-comite-central-et-president-du-conseil-d%e2%80%99etat-et-du-conseil-des-ministres-a-la-1ere-conference-nationale-3369</link>
		<comments>http://www.fidelista.net/les-discours/les-discours-de-raul/discours-prononce-par-le-general-d%e2%80%99armee-raul-casto-ruz-premier-secretaire-du-comite-central-et-president-du-conseil-d%e2%80%99etat-et-du-conseil-des-ministres-a-la-1ere-conference-nationale-3369#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 05 Feb 2012 17:42:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fidelista</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les Discours de Raul]]></category>

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		<description><![CDATA[Camarades : La 1ère Conférence nationale du Parti qui achève aujourd’hui ses travaux avait pour objectif, conformément à la convocation lancée par le 6e Congrès, d’évaluer avec objectivité et sens critique le travail du Parti, et déterminer avec une volonté rénovatrice les transformations nécessaires pour le placer à la hauteur des circonstances actuelles. N’oublions pas que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Arial;"><span style="font-family: Georgia;">Camarades :</p>
<p>La 1ère Conférence nationale du Parti qui achève  						aujourd’hui ses travaux avait pour objectif,  						conformément à la convocation lancée par le 6e Congrès,  						d’évaluer avec objectivité et sens critique le travail  						du Parti, et déterminer avec une volonté rénovatrice les  						transformations nécessaires pour le placer à la hauteur  						des circonstances actuelles.</p>
<p>N’oublions pas que seul le Parti, en tant  						qu’organisation regroupant l’avant-garde révolutionnaire  						et garantie sûre de l’unité des Cubains, à toutes  						époques, peut être le digne héritier de la confiance que  						le peuple a déposée dans le seul commandant en chef de  						la Révolution, le camarade Fidel Castro  						(Applaudissements).</p>
<p>Je ne m’arrêterai pas sur les participants au  						processus de discussion du projet de Document de base,  						ni sur les nombreuses modifications qui en ont découlé,  						compte tenu du rapport présenté par le Deuxième  						secrétaire du Comité central, le camarade José Ramon  						Machado Ventura, à l’inauguration de cette réunion qui,  						comme chacun sait, n’a pas commencé hier mais presque  						immédiatement après la clôture du Congrès du Parti.<span id="more-3369"></span></p>
<p>Après la rédaction du premier brouillon du Document,  						et son ultérieure analyse dans de nombreuses réunions du  						Bureau politique et du Secrétariat avant sa discussion  						au sein des organisations de base du Parti et de l’Union  						des jeunesses communistes (UJC) durant les mois  						d’octobre et novembre de l’année dernière, ses résultats  						ont été analysés par le 3e Plénum du Comité central qui  						s’est déroulé le 21 décembre 2011.</p>
<p>Pendant les premières semaines du mois en cours, au  						niveau provincial, les délégués à la Conférence, au  						niveau provincial, et d’autres cadres ont procédé à son  						étude et à sa discussion. Au total, il y a eu neuf  						versions de ce document.</p>
<p>À la différence du projet d’Orientations de la  						politique économique et sociale du Parti et la  						Révolution, dont le débat a été ouvert, d’une manière ou  						d’une autre, à toute la population, le Document de base  						de la Conférence, du fait de sa portée et parce qu’il  						était surtout axé sur le fonctionnement interne du  						Parti, a été analysé par tous les militants, même si  						notre peuple a pu en connaître intégralement le contenu  						à travers les médias.</p>
<p>Par ailleurs, lors des travaux préparatoires de la  						Conférence nous avons débattu sur le travail des  						militants dans le perfectionnement des relations du  						Parti avec l’UJC, la Centrale des travailleurs de Cuba  						et les autres organisations de masse, afin qu’elles  						puissent renforcer, dans les conditions actuelles, leur  						rôle et leur influence dans la société.</p>
<p>Comme il fallait s’y attendre, depuis la publication  						du Document, les critiques et les remarques n’ont pas  						manqué de la part de certains qui, enclins à confondre  						leurs aspirations personnelles avec la réalité,  						pensaient que la Conférence allait marquer le début d’un  						démontage du système politique et social de la  						Révolution construit pendant plus d’un demi-siècle avec  						le soutien de la majorité des Cubains.</p>
<p>À cet égard, ce n’est pas un hasard si l’objectif de  						ce Document stipule : « Le Parti communiste de Cuba, en  						tant que force dirigeante supérieure de la société et de  						l’État, est le résultat légitime de la Révolution et son  						avant-garde organisée, et est chargé, avec le peuple,  						d’assurer sa continuité historique ». Ce concept, auquel  						nous ne renoncerons jamais, s’accorde pleinement avec  						l’article Nº 5 de la Constitution de la République,  						adopté en référendum par 97,7% des électeurs, par vote  						libre, direct et secret.</p>
<p>Nos adversaires, et même certains qui sympathisent  						avec nous, faisant abstraction de la longue histoire  						d’agressions, de blocus économique, d’ingérences, et de  						l’état de siège médiatique qui se traduit par des  						campagnes incessantes orchestrées par une presse  						soi-disant libre, subordonnée pour la plupart aux  						intérêts impériaux prédominants – la Révolution a dû  						faire face à tous ces défis –, exigent de nous, comme  						s’il s’agissait d’un pays vivant dans les conditions  						normales et non d’une place assiégée, de réinstaurer le  						modèle pluripartite qui régnait à l’époque où Cuba était  						sous la domination néocoloniale des États-Unis.</p>
<p>Renoncer au principe du parti unique reviendrait tout  						simplement à légaliser le parti ou les partis de  						l’impérialisme dans notre patrie, et à sacrifier l’arme  						stratégique de l’unité des Cubains qui a transformé en  						réalité les rêves d’indépendance et de justice sociale  						pour lesquels tant de générations de patriotes, depuis  						l’Indien Hatuey, Carlos Manuel de Céspedes, José Marti  						et Fidel, ont combattu.</p>
<p>Dans le but d’organiser la lutte pour l’indépendance  						de Cuba et de Porto Rico, Marti avait conçu la création  						d’un seul parti politique, le Parti révolutionnaire  						cubain, chargé, selon ses propres paroles : « De  						fomenter la révolution pour que puissent y entrer tous  						les Cubains de bonne volonté… Tous aiment Cuba, et la  						respectent ».</p>
<p>Lorsque la victoire sur l’Espagne était imminente,  						après trente ans de guerre, se produisit l’intervention  						nord-américaine, et l’une des premières mesures adoptées  						fut la dissolution de ce parti, ainsi que la glorieuse  						Armée de libération, pour avancer vers ce qui viendrait  						ensuite : le pluripartisme de la république bourgeoise  						et la création d’une nouvelle armée – gardes ruraux  						répressifs inclus –, garante de la domination absolue  						sur toutes les richesses de la nation, dont ils  						s’approprièrent pendant les quatre premières années de  						la première occupation militaire.</p>
<p>Telle fut la triste fin des deux piliers de la  						révolution pour l’indépendance, le Parti et son Armée de  						libération, qui devaient renaître 60 ans plus tard sous  						direction de Fidel, qui s’était inspiré des  						enseignements de Marti. Nous ne permettrons jamais que  						cette histoire se répète.</p>
<p>Il n’est pas dans mon intention dans cette  						intervention de m’arrêter sur l’évolution historique du  						terme Démocratie, depuis sa conceptualisation dans la  						Grèce antique comme le</p>
<p>« pouvoir du peuple », même si la majorité esclave ne  						comptait pour rien. Je ne veux pas non plus philosopher  						sur l’actualité et l’utilité de ladite démocratie  						représentative. Il est de notoriété publique qu’elle a  						débouché invariablement sur une concentration du pouvoir  						politique entre les mains de la classe détentrice de  						l’hégémonie économique et financière de chaque pays, où  						les majorités ne sont pas prises en considération non  						plus, et, lorsqu’elles manifestent, comme elles le font  						aujourd’hui même dans de nombreux endroits, elles sont  						brutalement réprimées et passées sous silence avec la  						complicité de la grande presse à son service, elle aussi  						transnationalisée.</p>
<p>Le meilleur argument nous est fourni par la  						démocratie étasunienne, qui prétend s&#8217;imposer au monde  						comme modèle, où le pouvoir alterne entre le Parti  						républicain et le Parti démocrate, à quelques  						différences près, pour défendre les intérêts du même  						grand capital auquel ils sont subordonnés.</p>
<p>Prenez, pour ne citer que quelques exemples, la Base  						navale de Guantanamo, un territoire que les États-Unis  						occupent contre la volonté du peuple cubain depuis plus  						de 100 ans. Indépendamment du parti au pouvoir dans ce  						pays qui ne cesse de prôner la défense des droits de  						l’Homme – et malgré les promesses de son actuel  						président – une prison est maintenue depuis dix ans, où  						à l’heure actuelle, dans un limbe juridique, plus de 170  						ressortissants étrangers sont soumis à des tortures et à  						des vexations.</p>
<p>Le deuxième exemple est l’invasion de Playa Giron,  						qui avait été conçue et planifiée par un président  						républicain,</p>
<p>Eisenhower, et mise en exécution par John Kennedy, un  						président démocrate, trois mois à peine après sa prise  						de fonction ; et finalement, le blocus économique qui  						dure depuis plus d’un demi-siècle, peu importe s’il y a  						un républicain ou un démocrate à la Maison-Blanche.</p>
<p>Ceci dit, sans le moindre mépris pour les pays ayant  						des systèmes pluripartistes, et dans le strict respect  						du principe de libre autodétermination et de  						non-ingérence dans les affaires intérieures d’autres  						États, consacré par la Charte des Nations unies, à Cuba,  						partant de ses expériences dans la longue histoire des  						luttes pour l’indépendance et la souveraineté nationale,  						nous défendons le système du parti unique face au jeu de  						la démagogie et du mercantilisme de la politique.</p>
<p>Si nous avons choisi, souverainement et avec la  						participation et le soutien du peuple, de poursuivre  						l’option du parti unique de José Marti, nous devons  						promouvoir la plus grande démocratie dans notre société  						en commençant par donner l&#8217;exemple dans les rangs du  						Parti, pour instaurer un climat de totale confiance et  						créer les conditions nécessaires à tous les niveaux pour  						un vaste et franc échange d’opinions, aussi bien au sein  						de l’organisation qu’en ce qui concerne ses liens avec  						les travailleurs et la population, en faisant en sorte  						que les divergences soient accueillies avec normalité et  						respect, y compris par les médias, dont il est question  						à plusieurs reprises dans les Objectifs de cette  						conférence, et qui devront s’impliquer avec  						responsabilité et faisant preuve de leur devoir de  						stricte véracité devant les faits, et non pas dans le  						style bourgeois plein de sensationnalismes et de  						mensonges, mais en abordant les questions en toute  						objectivité et sans secrétisme inutile.</p>
<p>À cette fin, il nous faut encourager le  						professionnalisme parmi les travailleurs de la presse,  						une tâche dans laquelle nous pouvons compter sur le  						soutien de l’Union des journalistes de Cuba (UPEC), des  						médias et des organismes et institutions qui se doivent  						de leur fournir des informations dignes de foi et  						opportunes pour, entre tous, avec patience et une unité  						de critères, perfectionner et améliorer constamment  						l’efficacité des messages et des instructions à nos  						compatriotes.</p>
<p>Par ailleurs, la construction d’une société plus  						démocratique contribuera également à en finir avec les  						comportements opportunistes et la simulation, nés d’une  						fausse unanimité et du formalisme, au moment d’aborder  						certaines situations de la vie nationale.</p>
<p>Il est nécessaire de nous habituer à nous dire toutes  						les vérités en face, à nous regarder dans les yeux, à  						émettre des avis différents, y compris de contester ce  						que disent les chefs lorsque nous estimons avoir raison,  						comme il se doit, à l’endroit approprié, au moment  						opportun et d’une manière correcte, c’est-à-dire dans  						les réunions et pas dans les couloirs. Nous ne devons  						pas craindre de nous attirer des problèmes lorsque nous  						défendons nos idées, et nous devons combattre  						énergiquement le travail mal fait.</p>
<p>Nous avons souvent dit, et ceci a également été  						consigné dans le Rapport central du 6e Congrès, que la  						seule chose qui pourrait entraîner la chute de la  						Révolution et du Socialisme à Cuba est que nous soyons  						incapables de corriger les erreurs commises pendant les  						plus de 50 ans écoulés depuis le 1er janvier 1959, ainsi  						que les nouvelles erreurs que nous pourrions commettre à  						l’avenir.</p>
<p>Il n’a jamais existé et il n’existera pas de  						révolution sans erreurs, parce qu’elles sont l’œuvre des  						hommes et des peuples, qui ne sont pas parfaits, et qui  						sont confrontés, pour la première fois, à des défis  						nouveaux et énormes. C’est pourquoi je pense qu’il ne  						faut pas avoir honte des erreurs. Le plus grave et  						honteux serait de ne pas avoir le courage de les  						reconnaître et d’en tirer les leçons pour les corriger à  						temps.</p>
<p>À cet égard, en raison de leur permanente actualité,  						il est opportun de rappeler les paroles prononcées par  						le camarade Fidel, le 28 septembre 1986, lors de la  						clôture du 3e Congrès des Comités de défense de la  						Révolution (CDR), lorsqu’il signalait : « La lutte  						contre les tendances négatives et les erreurs commises  						continuera indéfectiblement, car il est de notre devoir  						sacré de perfectionner tout ce que nous faisons, de  						perfectionner la Révolution. Nous avons le devoir sacré  						de ne jamais être satisfaits, même lorsque nous croyons  						bien faire, et de l’être encore moins quand nous savons  						que les choses ne sont pas faites comme elles le  						devraient ».</p>
<p>La génération qui a fait la Révolution a eu le  						privilège historique, rarement vu, de pouvoir conduire  						la rectification des erreurs commises par elle-même, ce  						qui est une preuve éloquente que ces erreurs n’ont pas  						eu de répercussions stratégiques, autrement nous ne  						serions pas ici aujourd’hui. Nous ne pouvons pas, même  						si nous ne sommes plus aussi jeunes, laisser passer  						cette dernière chance.</p>
<p>Je me vois donc dans le devoir d’adresser, une fois  						de plus, une mise en garde afin que nous évitions de  						tomber dans l’illusion de croire que les décisions  						adoptées par cette Conférence nationale, où même les  						accords de portée stratégique adoptés par le 6e Congrès  						constituent, la solution magique à tous nos problèmes.</p>
<p>Pour empêcher que les instructions du Parti et du  						Bureau politique ne tombent dans un sac troué, et comme  						nous l’avons souligné en ce qui concerne l’actualisation  						du modèle économique et l’exécution des plans annuels et  						du budget, les plénums du Comité central devront  						analyser deux fois par an l’application des Objectifs de  						travail du Parti fixés par cette Conférence. Les comités  						provinciaux et municipaux du Parti auront également ce  						genre de réunions, dont la forme et la fréquence seront  						établies par le Comité central.</p>
<p>L’expérience nous a appris que ce qui n&#8217;est pas  						contrôlé</p>
<p>efficacement, ne s&#8217;accomplit pas ou s&#8217;exécute  						superficiellement.</p>
<p>Il s’impose de travailler et de persévérer avec  						ordre, discipline et rigueur pour matérialiser les  						Orientations de la politique économique et sociale, de  						même que les Objectifs fixés par cette Conférence, de  						lâcher derrière nous le lest de la vieille mentalité et  						forger, avec une dynamique transformatrice et beaucoup  						de sensibilité politique, la vision pour le présent et  						l’avenir de la patrie, sans abandonner un seul instant  						le legs de José Marti et la doctrine du  						marxisme-léninisme, qui constituent le principal  						fondement idéologique de notre processus  						révolutionnaire.</p>
<p>Pour réussir dans cette voie, il est indispensable,  						comme le souligne l’objectif Nº 37, de « renforcer  						l’unité nationale autour du Parti et de la Révolution,  						resserrer le lien permanent avec les masses et  						consolider la conviction de préserver la nation cubaine  						et ses conquêtes économiques et sociales, sur la base  						selon laquelle la Patrie, la Révolution et le Socialisme  						sont indissolublement liés ».</p>
<p>Ceci dit, l’important de la question n’est pas  						d’avoir formulé correctement cet objectif ou tout autre,  						mais de savoir déterminer les voies et les manières de  						les mettre en pratique, avec la plus grande fermeté, de  						sorte que nous puissions évaluer intégralement combien  						et comment nous avançons, détecter à temps les tendances  						négatives et être capables de mobiliser les militants et  						le peuple dans la poursuite de notre objectif.</p>
<p>Cette règle est tout aussi applicable aux énoncés  						liés à la Politique des cadres, un domaine qui, comme il  						est précisé dans le Rapport central du 6e Congrès, a  						subi les effets de l’improvisation et du manque de  						prévision et de systématicité, qui a laissé comme  						séquelle le fait que nous ne disposons pas encore d’une  						réserve de remplaçants expérimentés et mûrs,  						suffisamment préparés pour occuper les postes de  						direction complexes au niveau du Parti, de l’État et du  						gouvernement, une tâche qui, pour des raisons évidentes,  						que tout le monde comprendra, revêt une importance  						stratégique pour la Révolution et à laquelle nous  						travaillons sans hâte mais sans pause, dans le cadre de  						la mise en exécution des accords du Congrès.</p>
<p>Je profite de l’occasion pour réitérer que dans la  						mesure où nous avançons dans la définition de tous les  						ajustements qu’il faudra apporter à la Constitution de  						la République et au cadre législatif complémentaire,  						entre autres questions, nous prendrons la décision de  						limiter les principales fonctions politiques et  						publiques à un maximum de deux mandats successifs de  						cinq ans. À cet égard, j’estime qu’une fois les  						politiques définies et adoptées par les instances  						pertinentes, nous pourrons commencer une application  						progressive, sans attendre la réforme constitutionnelle,  						car nous ne pouvons pas utiliser ce recours à tout  						moment ; autrement dit, aller modifier quelque chose  						dans la Constitution, que ce soit à travers le propre  						Parlement, sans qu’il faille en appeler au référendum.  						Les statuts et d’autres documents recteurs du Parti  						seront également sujets à modification.</p>
<p>En abordant ces questions, je ne puis m’empêcher de  						souligner l’importance d’assurer que l’autorité morale  						du Parti, de ses militants et en particulier des  						dirigeants, à tous les niveaux, soit basée sur l’exemple  						personnel à partir de valeurs éthiques, politiques et  						idéologiques prouvées et un contact permanent avec les  						masses.</p>
<p>La Révolution des humbles, par les humbles et pour  						les humbles qui a coûté tant de sang à notre peuple  						courageux cesserait d’exister sans que l’ennemi ait à  						tirer un seul coup de feu si sa direction tombait un  						jour aux mains d’individus corrompus et lâches.</p>
<p>Il faut toujours garder à l’esprit ces concepts, qui  						ne sont pas nouveaux, en raison du mal réel et potentiel  						que représente pour le présent et l’avenir de la nation  						le phénomène de la corruption.</p>
<p>Ces dernières semaines, les députés de l’Assemblée  						nationale et de nombreux cadres et fonctionnaires de  						tout le pays ont reçu une vaste information sur  						certaines des enquêtes menées par les organes pertinents  						du ministère de l’Intérieur, en étroite collaboration  						avec le ministère Public et la Cour des comptes de la  						République.</p>
<p>Une fois que les tribunaux auront rendu leurs  						décisions, toute notre population sera largement  						informée sur ces faits.</p>
<p>Il n’y a pas longtemps, dans mon discours de clôture  						des sessions du Parlement en décembre dernier, j’ai  						exprimé ma conviction que la corruption, à l’étape  						actuelle, est l’un des principaux ennemis de la  						Révolution, qui fait bien plus de dégâts que le  						multimillionnaire programme subversif et d’ingérence du  						gouvernement des États-Unis et de leurs alliés à  						l’intérieur et à l’extérieur du pays. J’ai aussi  						souligné que, dorénavant, nous ne permettrons pas les  						actions que nous livrons contre le délit soient  						éphémères, comme il est arrivé autrefois.</p>
<p>Heureusement, et sans vouloir minimiser l’importance  						de ce mal généralisé sur la planète, j’estime que notre  						pays est à même de gagner la bataille contre la  						corruption, d’abord en la freinant et ensuite en la  						liquidant sans ménagements d’aucune sorte. Nous avons  						déjà averti que dans le cadre de la loi nous serons  						implacables avec le phénomène de la corruption.</p>
<p>Il est souvent arrivé que certaines des personnes  						impliquées dans des cas de corruption soient des  						militants du Parti, ce qui en dit long sur la duplicité  						de ces gens qui ont profité de leur condition pour se  						hisser à des positions dans les structures de direction,  						manquant de manière flagrante à leurs devoirs de  						militant communiste établis dans les Statuts.</p>
<p>C’est pourquoi, sans attendre la révision en cours  						dans le cadre de l’actualisation des documents recteurs  						du Parti, le 3e Plénum du Comité central qui s’est tenu  						en décembre, a précisé que la sanction ne peut être  						autre que l’expulsion des rangs du Parti, indépendamment  						de la responsabilité administrative ou pénale qui  						correspond, car jusqu’à présent cette mesure –  						l’expulsion – était exceptionnelle et était réservée aux  						cas le trahison à la Patrie et aux délits graves.</p>
<p>Nous n’avons aucun doute que l’immense majorité des  						citoyens et cadres de direction sont des gens honnêtes,  						mais nous savons que ce n’est pas suffisant. Il ne  						suffit pas d’être honnête, et de le paraître, il faut se  						battre et faire face, passer de la parole à l’action.</p>
<p>Il est vrai qu’il y a longtemps que le Parti livre un  						combat contre ce fléau ; mais le Parti allait d’un côté  						et le gouvernement de l’autre. Pour assurer le succès,  						il faut que le Parti assume définitivement la direction  						du processus, ce qui ne veut pas dire, loin s’en faut,  						qu’il pourra suppléer aux fonctions qui incombent à  						chaque institution.</p>
<p>En premier lieu, le Parti exigera à tous des  						responsabilités pour l’accomplissement de leurs  						obligations, sans intervenir dans l’administration ;  						mais il pourra attirer l’attention, mettre en garde et  						combattre, au niveau de la cellule, de la municipalité,  						et penser et repenser à la manière de mobiliser  						l’ensemble des forces à cette fin. Chaque fois que nous  						agirons de la sorte, nous pourrons confirmer que la  						corrélation des forces nous favorise à tous égards dans  						nos efforts pour vaincre la corruption. Une grande  						importance doit être accordée à l’organisation et à la  						constance de cette lutte.</p>
<p>Par ailleurs, il ne s’agit pas d’une fonction  						exclusive des militants, c’est aussi le devoir de chaque  						citoyenne et de chaque citoyen, militant du Parti ou  						non, qui se préoccupe de son pays.</p>
<p>Il serait bon de reprendre, en raison de leur  						actualité, des concepts qui avaient été définis en 1973,  						il y a presque 40 ans, dans le cadre des travaux  						préparatoires du 1er Congrès.</p>
<p>Le Parti doit être capable de diriger l’État et le  						gouvernement, de contrôler leur fonctionnement et  						l’application des orientations fixées, d’encourager,  						d’impulser et de contribuer à un meilleur travail des  						organes de gouvernement, mais en aucun cas les  						remplacer. Il les dirige à travers le contrôle, et ce  						terme doit être entendu comme vérifier, examiner et  						réviser, et jamais comme intervenir ou commander.</p>
<p>Même si cela ne figure pas dans le texte, c’est dans  						la pensée de tous, de toute la masse des militants :  						cette fâcheuse manie de commander doit cesser  						définitivement dans le Parti. Sa force est morale et non  						juridique, c’est pourquoi il faut avoir de l’autorité  						morale pour diriger le Parti et éduquer les masses dans  						cet esprit. C’est la force morale !</p>
<p>Le Parti dirige en veillant à ce que ses directives,  						de même que celles de l’État et du gouvernement, soient  						exécutées correctement et par ceux qui en ont la  						responsabilité.</p>
<p>Le Parti contrôle à travers ses structures et tous  						ses militants, de haut en bas et vice-versa, ce qui ne  						remet pas en cause le contrôle que doit exercer le  						gouvernement sur l’activité administrative qui lui  						incombe.</p>
<p>Le contrôle est simultané mais ne suppose aucune  						interférence. Dans une entreprise de production ou de  						services, le contrôle est exercé par l’administration de  						l’entreprise, par ses échelons supérieurs et par les  						organismes d’État ou gouvernementaux selon le cas, que  						ce soit la Cour des comptes, le Ministère public, les  						banques, les bureaux de l’administration fiscale, etc.</p>
<p>Les organisations de base du Parti exercent leur  						contrôle à travers leurs militants, qu’il s’agisse de  						simples travailleurs ou des dirigeants, en prêchant par  						l’exemple, d’où émane leur autorité. L’administration  						doit se conformer strictement au respect des normes  						juridiques en vigueur, sans cesser de transmettre aux  						organismes politiques supérieurs l’information  						pertinente. Le Parti veille à ce que les plans  						économiques et le budget soient conçus correctement et,  						une fois approuvés par le gouvernement et le Parlement,  						ils soient exécutés rigoureusement.</p>
<p>Il y a longtemps que ces concepts sont bien clairs,  						ils datent du 1er Congrès ; mais depuis nous avons  						oublié ces résolutions, ces accords, ce magnifique  						congrès et ils dorment dans les tiroirs. C’est pourquoi,  						presque un demi-siècle plus tard, il nous faut  						dépoussiérer les papiers que nous avons rédigés il y a  						quarante ans, parce que nous nous sommes consacrés à  						d’autres choses, pour une raison ou l’autre. C’est  						pourquoi nous défendons tellement le rôle de nos  						institutions et le fait que chacun fasse ce qui lui  						revient, sans interférer avec les tâches des autres,  						mais plutôt en nous soutenant mutuellement. Ces concepts  						ont été mis à jour, si bien qu’il s’impose, depuis la  						base, c’est-à-dire au niveau de la cellule même du Parti  						ou du Comité de base des Jeunesses, d’éduquer les  						militants dans ces principes et sur la procédure à  						suivre : chacun dans le cadre où il exerce ses  						activités ; comment appliquer les orientations adoptées  						par les Congrès ou la Conférences, comme dans ce cas,  						autrement dit inculquer ces principes aux militantspour  						qu&#8217;ils les intègrent à leurs actions. Point n’est besoin  						d’être philosophe !</p>
<p>C’est ce que nous devons enseigner, tout simplement,  						et les éduquer petit à petit lors des réunions, des  						stages ou quoi que ce soit, afin qu’ils sachent quelle  						est leur fonction, leur rôle ; mais pour exercer ce rôle  						il faut une force morale dans tous les sens. Je vous  						disais que, selon ma modeste opinion – cette question a  						été largement débattue hier par les commissions –, voilà  						l’aspect essentiel de ce que nous appelons le travail  						idéologique, et non pas les slogans vides et les phrases  						toutes faites.</p>
<p>Avant de conclure, j’estime nécessaire de dénoncer  						une fois de plus les brutales campagnes anticubaines  						incitées par le gouvernement des États-Unis et certains  						autres gouvernements traditionnellement engagés dans la  						subversion contre notre pays, avec la complicité de la  						grande presse occidentale et la collaboration de leurs  						salariés dans l’île, dans le but de discréditer la  						Révolution, de justifier l’hostilité et le blocus exercé  						contre la population cubaine, et de créer une cinquième  						colonne qui travaille à faciliter les plans visant à  						nous priver de notre indépendance et de notre  						souveraineté nationale.</p>
<p>Comme le souligne l’éditorial du quotidien Granma du  						lundi 23, les faits valent plus que mille mots. Les  						campagnes anticubaines n’entameront ni la Révolution  						cubaine, ni son peuple, qui continuera de perfectionner  						son socialisme. L’histoire démontrera une nouvelle fois  						que le mensonge, même répété, ne deviendra jamais une  						vérité, car comme l’a dit notre héros national José  						Marti, « un principe juste du fond d’une grotte est plus  						puissant qu’une armée ».</p>
<p>Camarades :</p>
<p>En moins d’une année nous avons tenu deux événements  						du Parti. Cette 1ère Conférence, et surtout le 6e  						Congrès, avec des accords transcendants pour le présent  						et l’avenir de la Révolution et du Socialisme à Cuba. La  						voie a été tracée. Avançons avec la même décision, le  						même courage, et la sérénité, la même fermeté  						idéologique dont on fait preuve en plus de 13 ans  						d’injuste incarcération nos Cinq Héros, pour la liberté  						desquels nous ne cesserons jamais de lutter, et auxquels  						nous adressons les salutations fraternelles des  						communistes et de tout le peuple cubain.</p>
<p></span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial;"><span style="font-family: Georgia;">Merci beaucou</span><span style="font-family: Arial;">p (Applaudissements).</span></span></p>
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		<title>La campagne médiatique contre Cuba échoue au Brésil</title>
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		<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 17:09:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fidelista</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[Malgré les tentatives de certains médias de ternir l’image de Cuba au Brésil à l’occasion de la visite qu’entame aujourd’hui à Cuba, la présidente Dilma Roussef, d’importantes personnalités de ce pays ont démenti cette campagne et réaffirmé leur respect pour la Révolution Cubaine. Le quotidien O’Globo a publié des déclarations faites à Davos par le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Malgré les tentatives de certains médias de ternir l’image de Cuba au  Brésil à l’occasion de la visite qu’entame aujourd’hui à Cuba, la  présidente Dilma Roussef, d’importantes personnalités de ce pays ont  démenti cette campagne et réaffirmé leur respect pour la Révolution  Cubaine.</p>
<p>Le  quotidien O’Globo a publié des déclarations faites à Davos par le  ministre brésilien des Affaires étrangères Antonio Patriota : « … à  Davos Antonio Patriota a clairement indiqué qu’il n’y aura pas de  déclarations publiques de critique aux Cubains dans le domaine des  droits de l’Homme et il s’est référé indirectement aux Etats-Unis  lorsqu’il a déclaré :</p>
<p>« - Il n’y a pas une situation qui nous semble urgente à Cuba. Il y a  d’autres situations très préoccupantes y compris la situation à  Guantánamo –a-t-il dit en se référant au camp de détention que  Washington y maintient et où sont enfermés des suspects de terrorisme.<span id="more-3365"></span></p>
<p>Le ministre brésilien des Affaires étrangères a ajouté :</p>
<p>« Il y a des domaines très intéressants pour travailler de concert avec  Cuba pour améliorer la situation des droits de l’Homme et la situation  des populations vulnérables, comme celle des Haïtiens. Grâce à l’action  des médecins cubains, l’épidémie de choléra a été enrayée ».</p>
<p>Pour sa part, au cours du Forum Social Mondial à Porto Alegre,  l’écrivain brésilien Fernando Morais a commenté au sujet  du grand  tapage que les grandes transnationales de l’information ont fait autour  de la blogueuse cubaine Yoani Sánchez : « Au nom de mes convictions, je  ne peux pas appuyer une femme qui a dédié sa vie à lutter contre la  Révolution Cubaine ».</p>
<p>Il a ajouté: “Je suis un défenseur de la liberté d’expression. Mais je  défends d’abord le droit de 11 millions de Cubains, droits qui sont  foulés aux pieds par le gouvernement des Etats-Unis » a indiqué Fernando  Morais, le vendredi 27 au cours du débat sur « Les derniers soldats de  la Guerre Froide, le livre qu’il a écrit sur l’arrestation, la  condamnation et l’emprisonnement des 5 antiterroristes cubains aux  Etats-Unis.</p>
<p>« Je ne vais pas bouger le petit doigt pour que cette fille vienne au  Brésil » -a-t-il dit et il a ajouté : « J’ai déjà perdu l’innocence avec  les Etats-Unis. En matière de politique extérieure, il n’y a pas la  moindre différence entre un démocrate et un républicain ».</p>
<p>Au cours du débat, l’écrivain a ajouté qu’il n’y a pas à Cuba des  enfants qui demandent l’aumône dans les rues, que l’analphabétisme est  inexistant que Cuba est le seul pays dans l’hémisphère Sud sans  sous-alimentation infantile et que son taux de mortalité infantile est  la moitié de celui des Etats-Unis.</p>
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		<title>Raúl Castro a clôturé la Conférence Nationale du Parti Communiste de Cuba</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Jan 2012 12:03:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fidelista</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Premier Secrétaire du Comité Central du Parti Communiste de Cuba, Raúl Castro a clôturé  la Première Conférence Nationale de cette organisation, qui s’était ouverte samedi au Palais des Congrès de notre capitale. Le président cubain a signalé que seul le parti, en tant qu’organisation regroupant l’avant-garde révolutionnaire et garantie sûre de l’unité des Cubains, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le Premier Secrétaire du Comité Central du Parti Communiste de Cuba,  Raúl Castro a clôturé  la Première Conférence Nationale de cette  organisation, qui s’était ouverte samedi au Palais des Congrès de notre  capitale.</p>
<p>Le  président cubain a signalé que seul le parti, en tant qu’organisation  regroupant l’avant-garde révolutionnaire et garantie sûre de l’unité des  Cubains, peut être le digne héritier de la confiance que le peuple a  déposée sur le seul commandant en chef de la Révolution, le camarade  Fidel Castro.</p>
<p>Il appelé les militants et les Cubains en général a travailler avec  ordre, discipline et exigence pour mener à bien les transformations  contenues dans les grandes lignes de la politique économique et sociale  du Parti et de la Révolution.</p>
<p>Il a souligné que ces grandes lignes ne sont pas de solutions magiques, qu’il faut  veiller à leur application stricte.</p>
<p>Dans une autre partie de son discours Raul à mis l’accent sur  l’importance de préserver l’unité des Cubains pour laquelle des  générations  ont lutté et ont donné leurs vies.</p>
<p>Le président cubain a signalé qu’il n’existe pas de révolutions sans  erreurs et que le plus important est de les corriger à temps. Il a  déclaré que Cuba peut gagner la bataille contre la corruption, un  phénomène qui peut être freiné et anéanti.</p>
<p>Les plus de 800 délégués qui ont pris part à la rencontre ont approuvé  les décisions prises par les quatre commissions qui avaient siégé la  veille au Palais de Congrès de notre capitale ainsi qu’une résolution  sur les objectifs de travail du Parti.</p>
<p>source : granma</p>
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		<title>Guantanamo est cubain et le restera</title>
		<link>http://www.fidelista.net/analyse/guantanamo-est-cubain-et-le-restera-3360</link>
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		<pubDate>Sat, 28 Jan 2012 12:44:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fidelista</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse sur Cuba]]></category>

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		<description><![CDATA[C’est avec une indignation légitime que des millions de personnes dans le monde réclament la fermeture du centre de torture de prisonniers que le gouvernement des États-Unis maintient sur la base de Guantanamo, occupée illégalement sur le territoire cubain. Cependant, cette revendication masque un autre crime tout aussi condamnable. Un article intitulé Rendons Guantanamo à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Arial;"><span style="font-family: Georgia;">C’est avec une indignation légitime que  									des millions de personnes dans le monde  									réclament la fermeture du centre de torture  									de prisonniers que le gouvernement des États-Unis  									maintient sur la base de Guantanamo, occupée  									illégalement sur le territoire cubain.  									Cependant, cette revendication masque un  									autre crime tout aussi condamnable.</p>
<p>Un  									article intitulé Rendons Guantanamo à Cuba,  									signé par Jonathan M. Hansen, professeur  									d’études sociales à l’Université d’Harvard  									(Massachussets), a été publié récemment, de  									façon surprenante, dans le New York Times,  									pour dénoncer « le maintien de l’occupation  									de Guantanamo », et signaler qu’« il est  									temps de rendre cette enclave impérialiste à  									Cuba ».</p>
<p>Le caractère illégal de cette base  									militaire en territoire cubain a été occulté  									pendant plus d’un siècle par les médias  									occidentaux soumis aux intérêts de  									Washington, alors que Cuba a toujours  									maintenu sa revendication sur le plan  									diplomatique pour éviter d’offrir aux États-Unis  									un prétexte d’agression militaire en réponse  									à des initiatives cubaines liées à cette  									présence indésirable.<span id="more-3360"></span></p>
<p>Le professeur J.M. Hansen rappelle dans  									son article que « depuis que le gouvernement  									des États-Unis a obligé Cuba à lui louer un  									terrain dans la baie de Guantanamo pour y  									installer une base navale en juin 1901, sa  									présence reste le témoignage d’une longue  									histoire d’interventionnisme militaire de  									Washington.</p>
<p>« Pour faire face à la situation sans  									issue des relations cubano-étasuniennes, peu  									de gestes auraient un effet aussi favorable  									que la restitution de ce morceau de terre  									tant convoité », signale-t-il.</p>
<p>« Les circonstances qui ont amené les  									États-Unis à occuper Guantanamo sont aussi  									préoccupantes que ce qui s’y est passé au  									cours de cette dernière décennie », écrit  									Hansen.</p>
<p>Le  									professeur rappelle que, lorsqu’en avril  									1898, les Cubains avaient pratiquement gagné  									la guerre contre le colonialisme espagnol,  									les États-Unis sont intervenus pour  									transformer la Guerre d’indépendance cubaine  									en ce qu’ils appellent toujours la Guerre  									hispano-américaine. Ils ont occupé l’île  									pendant trois ans, écarté l’Armée  									indépendantiste cubaine de la négociation de  									l’armistice et refusé aux Cubains un siège à  									la Conférence de paix de Paris.</p>
<p>Malgré les déclarations de l’époque qui  									garantissaient que les États-Unis ne  									prétendaient pas « intervenir dans la  									souveraineté, la juridiction ou le contrôle »  									de Cuba, peu de temps après la guerre, les  									impératifs stratégiques prirent le dessus  									sur le respect de l’indépendance cubaine,  									précise l’article paru dans le New York  									Times.</p>
<p>Ce fut le général Leonard Wood, nommé  									gouverneur militaire de Cuba par le  									président William McKinley qui introduisit  									les dispositions, connues comme l’Amendement  									Platt – qui furent très contestées. Une de  									ces dispositions attribuait aux États-Unis  									le droit d’intervenir à leur gré dans les  									affaires cubaines, et celle qui instituait  									la vente ou la concession à perpétuité des  									terrains pour l’établissement de bases  									navales à Cuba.</p>
<p>Wood fit savoir aux délégués de  									l’Assemblée constituante que la seule  									alternative à l’Amendement Platt était la  									poursuite de l’occupation. « Les Cubains  									comprirent le message », écrit Hansen.</p>
<p>Pendant les deux décennies suivantes, les  									États-Unis envoyèrent à différentes  									occasions des soldats de l’infanterie de  									marine pour « protéger leurs intérêts à  									Cuba », et 44 000 Nord-américains s’y sont  									établis pour encourager l’investissement de  									capitaux dans l’île.</p>
<p>Hansen compare cette situation avec ce  									qu’il se serait passé aux États-Unis si à la  									fin de la Guerre d’indépendance américaine,  									en 1783, les Français avaient décidé de  									rester, en interdisant à Washington et à son  									armée d’assister à la capitulation de la  									bataille de Yorktown. « Imaginez qu’ils  									aient refusé un siège aux États-Unis au  									Traité de Paris, qu’ils aient exproprié les  									biens des Anglais, qu’ils aient occupé le  									port de New York, envoyé des troupes pour  									écraser la révolte des Shays, et autres  									rébellions, et qu’ils aient ensuite émigré  									en masse vers les colonies en s’emparant des  									meilleures terres. »</p>
<p>Hansen soutient que c’est dans un  									contexte semblable que les États-Unis ont  									occupé Guantanamo. Il s’agit d’une histoire  									bannie des livres d’histoire étasuniens et  									réservée aux débats sur le terrorisme, le  									droit international, et le pouvoir exécutif.  									Cependant, cette histoire, bien connue à  									Cuba et dans toute l’Amérique latine,  									explique les raisons qui font de Guantanamo  									un symbole de l’hypocrisie internationale,  									sans même faire référence à la dernière  									décennie.</p>
<p>Si Obama admettait cette histoire et  									démarrait le processus de restitution de  									Guantanamo à Cuba – explique l’auteur –, il  									commencerait à réparer les erreurs que nous  									avons commiss au cours de ces dix dernières  									années, et il respecterait ainsi une  									promesse de campagne électorale.</p>
<p></span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial;"><span style="font-family: Georgia;">« Il corrigerait ainsi un préjudice  									historique et poserait les bases de  									nouvelles relations avec Cuba, et d’autres  									pays de l’hémisphère et du monde », précise  									l’article paru dans le New York Times il y a  									quelques jours.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial;"><span style="font-family: Georgia;">source : granma<br />
</span></span></p>
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		<title>LE GÉNIE DE CHÁVEZ</title>
		<link>http://www.fidelista.net/reflexions/le-genie-de-chavez-3358</link>
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		<pubDate>Fri, 27 Jan 2012 13:07:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fidelista</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les Réflexions de Fidel]]></category>

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		<description><![CDATA[Le président Chávez a fait rapport devant le parlement vénézuélien de l’action de son gouvernement en 2011 et de son programme pour l’année en cours. Après avoir rempli rigoureusement toutes les formalités qu’implique cet important exercice, il s’est adressé aux autorités officielles de l’État, aux parlementaires de tous les partis, aux sympathisants et aux adversaires [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le président Chávez a fait rapport devant le parlement vénézuélien de l’action de son gouvernement en 2011 et de son programme pour l’année en cours. Après avoir rempli rigoureusement toutes les formalités qu’implique cet important exercice, il s’est adressé aux autorités officielles de l’État, aux parlementaires de tous les partis, aux sympathisants et aux adversaires dans le cadre de la cérémonie la plus solennelle du pays.</p>
<p>À son habitude, le leader bolivarien a été aimable et respectueux envers toutes les personnes présentes. Si l’une d’entre elles demandait la parole pour un éclaircissement, il lui en offrait aussitôt la possibilité. Quand une parlementaire, qui l’avait salué aimablement à l’instar d’autres adversaires, a demandé la parole, il a interrompu son rapport et la lui a cédée en un geste d’une grande hauteur politique. Elle a alors interpellé le président en des phrases d’une dureté extrême qui ont mis sa noblesse et son sang-froid à l’épreuve, utilisant même le qualificatif insultant de « voleur » pour juger sa conduite à cause des lois et des mesures qu’il a adoptées. Il s’agissait sans conteste d’une offense, même si ce n’était pas là l’intention de la parlementaire. Néanmoins, il a été capable de répondre avec sérénité. Après s’être enquis du terme exact qu’elle avait employé, il a répliqué élégamment et posément à sa demande d’un débat public par un dicton : « L&#8217;aigle n’attrape pas les mouches », puis il a poursuivi sereinement son exposé.</p>
<p>Ce fut là une preuve insurpassable d’agilité mentale et de contrôle de soi. Une autre femme, d’origine incontestablement modeste,  s’étonna en des phrases émues et profondes de ce qu’elle venait de voir, ce qui déclencha les applaudissements de l’immense majorité de l’auditoire, autrement dit de tous les amis du président et, semble-t-il, de nombre de ses adversaires.</p>
<p>Chávez a rendu compte de la gestion de son gouvernement pendant plus de neuf heures d’affilée, sans que l’intérêt faiblisse une seconde, et son rapport a été suivi, peut-être à cause de cet incident, par un nombre incalculable de personnes. Moi qui ai abordé bien souvent des problèmes difficiles dans de longs discours, en m’efforçant toujours au maximum de bien faire comprendre mes idées, j’ai du mal à m’expliquer comment ce militaire d’origine modeste, mais à l’esprit agile et au talent sans pareil, a été capable d’un tel déploiement d’éloquence sans perdre la voix ni ses forces.<span id="more-3358"></span></p>
<p>La politique est pour moi le combat prolongé et résolu des idées. La publicité est le lot des publicitaires qui connaissent sans doute les techniques requises pour que les auditeurs, les spectateurs et les lecteurs fassent ce qu’on leur dit. Si cette science ou cet art ou comme on veut l’appeler servait au bien de l’humanité, elle mériterait du respect, celui-là même que méritent ceux qui apprennent aux autres l’habitude de penser.</p>
<p>Un grand combat se livre aujourd’hui au Venezuela. Les ennemis intérieurs et extérieurs de la révolution préfèrent le chaos, comme l’affirme Chávez, plutôt que le développement juste, ordonné et pacifique du pays. Quiconque a pris l’habitude d’analyser les faits survenus durant plus d’un demi-siècle et d’observer avec toujours plus de preuves l’histoire hasardeuse de notre époque et le comportement humain finit presque toujours par arriver à prédire le cours des événements.</p>
<p>Promouvoir une révolution profonde n’était pas chose aisée au Venezuela, un pays à l’histoire glorieuse mais immensément riche en ressources qui sont d’une importance vitale pour les puissances impérialistes qui ont tracé et tracent encore les destinées du monde.</p>
<p>Des dirigeants politiques dans le style de Rómulo Betancourt et de Carlos Andrés Pérez étaient dépourvus des moindres qualités personnelles pour ce faire. De plus, le premier était excessivement vaniteux et hypocrite. Il avait largement eu l’occasion de connaître la réalité vénézuélienne. Il avait été membre du Bureau politique du parti communiste costaricien dans sa jeunesse. Il connaissait bien l’histoire de l’Amérique latine et le rôle de l’impérialisme, les taux de pauvreté et le pillage impitoyable des ressources naturelles du continent. Il ne pouvait ignorer que, même si le Venezuela était immensément riche, la grande majorité de sa population vivait dans la pauvreté extrême. Les archives de toutes sortes le prouvent d’une manière irréfutable.</p>
<p>Comme l’a dit Chávez si souvent, le Venezuela a été pendant plus d’un demi-siècle le plus gros exportateur de pétrole au monde ; des bâtiments de guerre européens et yankees intervinrent au début du XX<sup>e</sup> siècle pour appuyer un gouvernement illégal et tyrannique qui avait bradé le pays aux monopoles étrangers. On sait bien que des sommes énormes sortaient du pays pour grossir le patrimoine des monopoles étrangers et de l’oligarchie vénézuélienne.</p>
<p>Quand je me suis rendu pour la première fois au Venezuela après la victoire de la Révolution pour le remercier de sa sympathie et de son appui à notre lutte, le baril de pétrole valait à peine deux dollars. Quand j’y suis allé assister à l’investiture de Chávez – le jour où il a prêté serment sur la « Constitution moribonde » que soutenait Calderas – le baril en valait sept, même si quarante ans s’étaient écoulés depuis et trente ans depuis que le « bienfaiteur » Richard Nixon avait décrété la fin de l’étalon-or face au dollar et que les États-Unis avaient commencé à acheter le monde à coups de papier-monnaie. Pendant un siècle, le Venezuela fournit du pétrole bon marché à l’économie de l’Empire et fut un exportateur net de capitaux vers les pays développés et riches.</p>
<p>Pourquoi ces réalités répugnantes prédominèrent-elles pendant plus d’un siècle ?</p>
<p>Les officiers des forces armées latino-américains disposaient aux États-Unis d’écoles privilégiées où les champions olympiques de la démocratie leur enseignaient dans des cours spéciaux à préserver l’ordre impérialiste et bourgeois. Les coups d’État étaient les bienvenus pourvu qu’ils servent à « défendre les démocraties », à préserver et à garantir cet ordre si sordide, en alliance avec les oligarchies ; peu importait que les électeurs sachent lire et écrire ou non, aient un logement ou non, un emploi, des services médicaux et des écoles à condition que le droit de propriété sacro-saint soit garanti. Chávez explique ces réalités d’une manière magistrale. Nul ne connaît mieux que lui ce qu’il se passait dans nos pays.</p>
<p>Pis encore, la sophistication de l’armement moderne,  la complexité de son exploitation et de son maniement qui exige des années d’apprentissage, la formation de spécialistes hautement qualifiés, ses coûts quasiment inaccessibles pour les économies faibles du sous-continent, tout ceci créait un mécanisme de subordination et de dépendance supplémentaire. La Maison-Blanche, sans même consulter les gouvernements, traçait des normes et déterminait des politiques à l’adresse des militaires à travers différents mécanismes. Les techniques de torture les plus perfectionnées étaient transmises aux organes de sécurité pour qu’ils sachent interroger ceux qui se rebellaient contre ce système de famine et d’exploitation immonde et répugnant.</p>
<p>Néanmoins, maints officiers honnêtes, écœurés de tant d’impudeur, tentèrent vaillamment de mettre fin à cette trahison ignominieuse de l’histoire de  nos lutte d’indépendance.</p>
<p>En Argentine, Juan Domingo Perón, officier de l’armée, fut capable de concevoir une politique indépendante et de racines ouvrières. Renversé par un putsch militaire sanglant, il fut expulsé du pays et dut vivre en exil de 1955 à 1973. Quelques années après, sous l’égide des Yankees, les militaires assaillirent de nouveau le pouvoir, assassinèrent, torturèrent et firent disparaître des milliers d’Argentins, et ne furent même pas capables de  défendre le pays lors de la guerre coloniale que l’Angleterre mena avec l’appui complice des États-Unis et d’un nervi, Augusto Pinochet, et de sa cohorte d’officiers fascistes formés à l’École des Amériques.</p>
<p>Le colonel Francisco Caamaño Deñó à Saint-Domingue, le général Velazco Alvarado au Pérou, le général Omar Torrijos au Panama, et d’autres capitaines et officiers dans d’autres pays qui sacrifièrent leur vies d’une manière anonyme constituèrent l’antithèse de la traîtrise personnifiée par Somoza, Trujillo, Stroessner, et par les dictateurs sanguinaires d’Uruguay, d’El Salvador et d’autres pays d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud. Les militaires révolutionnaires ne formulaient pas des vues peaufinées dans tous les détails, et nul n’aurait eu le droit de l’exiger d’eux : ce n’étaient pas des académiciens versés en politique, mais des hommes ayant le sens de l’honneur et aimant leur pays.</p>
<p>Et pourtant, l’on a vu jusqu’où des hommes honnêtes, refusant l’injustice et le crime, sont capables d’aller sur les chemins de la révolution.</p>
<p>Le Venezuela constitue un brillant exemple du rôle théorique et pratique que les militaires révolutionnaires peuvent jouer dans la lutte pour l’indépendance de nos peuples, comme ils le firent voilà deux siècles sous la direction géniale de Simón Bolívar.</p>
<p>Chávez, un militaire d’origine modeste, fait irruption dans la vie politique vénézuélienne en puisant dans les idées du libérateur de l’Amérique. Martí écrivit au sujet de Bolivar, cette source d’inspiration intarissable : « <em>Il gagna des batailles sublimes, avec des soldats nu pieds et en haillons […] jamais on ne se battit tant ni mieux dans le monde pour la liberté&#8230; […] …de Bolívar, on ne peut parler qu’avec une montagne pour tribune […] ou une poignée de peuples libres au poing… […] ce qu’il n’a pas fait lui-même n’est toujours pas fait à ce jour, parce que Bolívar a encore à faire en Amérique.</em> »</p>
<p>Plus d’un demi-siècle plus tard, le grand poète Pablo Neruda écrivit un poème que Chávez répète souvent, et dont la dernière strophe affirme :</p>
<p><em>Je connus Bolívar par une longue matinée,</em></p>
<p><em>À Madrid, à la bouche du 5<sup>e</sup> régiment,</em></p>
<p><em>Père, lui dis-je, es-tu ou n’es-tu pas, et qui es-tu ?</em></p>
<p><em>Et regardant la caserne de </em><em>la  Montagne</em><em>, il dit :</em></p>
<p><em>« Je m’éveille tous les cent ans, quand le peuple s’éveille. »</em></p>
<p>Mais le dirigeant bolivarien ne se borne à des formulations théoriques. Il prend sans attendre des mesures concrètes. Les pays anglophones des Caraïbes, auxquels les navires de croisière modernes et luxueux des États-Unis disputaient le droit d’accueillir des touristes dans leurs hôtels, leurs restaurants et leurs centres de loisirs qui, bien que souvent de propriété étrangère, engendraient du moins des emplois, sauront toujours gré au Venezuela de leur livrer du pétrole assorti de facilités de paiement spéciales alors que le baril dépassait parfois les cent dollars.</p>
<p>Le petit Nicaragua, patrie de Sandino, ce « général d’hommes libres », où l’Agence centrale de renseignement organisa par Luis Posada Carriles interposé, après avoir libéré celui-ci de prison au Venezuela, des échanges d’armes contre des drogues dans le cadre d’une guerre qui coûta des milliers de victimes et d’invalides à ce peuple héroïque, a aussi bénéficié de l’appui solidaire du Venezuela. Ce sont là des exemples sans précédent sur notre continent.</p>
<p>Le Traité de libre-échange, cet accord ruineux que les Yankees prétendent imposer à l’Amérique latine, comme ils l’ont fait pour le Mexique, feraient des pays latino-américains et caribéens non seulement la région du monde où la richesse est la plus mal distribuée, ce qu’elle est déjà, mais encore en un marché gigantesque où jusqu’au maïs et aux autres cultures qui sont des sources traditionnelles de protéines végétales et animales seraient écartés au profit des cultures subventionnées des États-Unis, comme cela se passe d’ores et déjà en territoire mexicain.</p>
<p>Les voitures d’occasion et d’autres biens remplacent ceux de l’industrie mexicaine ; villes et campagnes y perdent leurs capacités de générer des emplois ; les ventes d’armes et de drogues y augmentent ; toujours plus d’adolescents d’à peine quatorze ou quinze ans sont convertis en de redoutables délinquants. On n’avait jamais encore vu à ce jour que des cars ou d’autres véhicules remplis de personnes qui, en quête d’emplois, ont acheté un billet pour être transportées de l’autre côté de la frontière soient détournés et leurs passagers abattus sans pitié. Des chiffres semblables augmentent d’année en année. Plus de dix mille personnes y perdent la vie chaque année.</p>
<p>On ne saurait analyser la Révolution bolivarienne sans tenir compte de ces réalités.</p>
<p>En de telles circonstances sociales, les forces armées sont contraintes de livrer des guerres interminables et dévastatrices.</p>
<p>Le Honduras n’est pas un pays industrialisé, financier ou commercial, même pas un gros producteur de drogues, et pourtant certaines de ses villes battent des records de morts violentes à cause des drogues. En revanche, une importante base des forces stratégiques du Commandement Sur des États-Unis y arbore son étendard. Tel est le panorama dantesque dans plus d’un pays latino-américain. Mais certains commencent à s’en sortir. En premier lieu, le Venezuela, mais non seulement parce qu’il possède d’abondantes ressources naturelles, mais aussi parce qu’il les arrachées à la cupidité insatiable des transnationales étrangères et a libéré des forces politiques et sociales considérables capables de remporter de grandes conquêtes. Le Venezuela d’aujourd’hui est très différent du pays que j’ai connu voilà douze ans à peine, et j’avais déjà été impressionné profondément de le voir renaître, tel le phénix, de ses cendres historiques.</p>
<p>Les États-Unis et la CIA, faisant allusion au mystérieux ordinateur de Raúl Reyes, qui est entre leurs mains après qu’ils eurent organisé et déclenché en plein territoire équatorien une attaque au cours de laquelle le remplaçant de Marulanda et plusieurs jeunes latino-américains désarmés ont été assassinés, ont lancé la version que Chávez appuyait « l’organisation narcoterroriste des FARC ». Or, les vrais terroristes et trafiquants de drogues en Colombie, c’étaient les paramilitaires qui fournissaient aux trafiquants étasuniens les drogues vendues sur le plus gros marché de stupéfiants au monde, les États-Unis.</p>
<p>Je n’ai jamais parlé à Marulanda ; seulement avec des écrivains et des intellectuels qui le connaissaient bien. J’ai analysé ses idées et son histoire. Je n’hésite pas à affirmer que c’était quelqu’un de courageux et de révolutionnaire. J’ai expliqué que je ne partageais pas ses conceptions tactiques. À mon avis, il aurait suffi de deux ou trois mille hommes pour vaincre en Colombie une armée de métier classique. Son erreur était de concevoir une armée révolutionnaire possédant presque autant de soldats que l’adversaire. C’était là extrêmement coûteux  et virtuellement impossible à gérer.</p>
<p>La technologie a changé aujourd’hui bien des aspects de la guerre ; les formes de lutte changent aussi. De fait, un affrontement de forces conventionnelles entre des puissances nucléaires est devenu impossible. Il n’est pas besoin des connaissances d’Albert Einstein, de Stephen Hawking et de milliers d’autres scientifiques pour le comprendre. C’est un danger latent, dont on connaît l’issue, ou du moins qu’on devait connaître. Il pourrait s’écouler des millions d’années avant que d’autres êtres pensants repeuplent la planète.</p>
<p>Je soutiens malgré tout que lutter est un devoir  inné en l’homme, qu’il doit chercher des solutions qui lui permettent de vivre plus rationnellement et plus dignement.</p>
<p>Dès que j’ai fait la connaissance de Chávez, je l’ai toujours vu s’intéresser à la paix en Colombie. Une fois à la présidence, dans les dernières années du gouvernement Pastrana, il a facilité des réunions entre celui-ci et les révolutionnaires colombiens à Cuba, mais, qu’on le comprenne bien, en vue d’un accord de paix véritable, non d’une reddition.</p>
<p>Je ne me rappelle pas avoir écouté Chávez promouvoir en Colombie autre chose que la paix, ni même mentionner Raúl Reyes. Nous avons toujours abordé d’autres questions. Il apprécie grandement les Colombiens dont des millions vivent au Venezuela et bénéficient tous des mesures sociales adoptées par la Révolution, et le peuple colombien l’apprécie presque autant que le peuple vénézuélien.</p>
<p>Je tiens à exprime ma solidarité et mon estime envers le général Henry Rangel Silva, chef du commandement stratégique opérationnel des forces armées, qui vient d’être nommé ministre de la Défense de la République bolivarienne. J’ai eu l’honneur de le connaître quand voilà maintenant plusieurs mois, il a rendu visite à Chávez dans notre pays. J’ai vu en lui quelqu’un d’intelligent et de décent, à la fois capable et modeste. J’ai écouté son discours serein, courageux et clair, qui inspire confiance.</p>
<p>Il a dirigé l’organisation du défilé le plus parfait que j’ai vu de la part de forces armées latino-américaines, et j’espère qu’il servira d’encouragement et d’exemple aux autres armées sœurs.</p>
<p>Les Yankees, qui n’ont rien eu à voir avec ce défilé, seraient incapables de faire mieux.</p>
<p>Il est extrêmement injuste de critiquer Chávez pour avoir investi des ressources dans les armes excellentes qui y ont été montrées. Je suis sûr qu’elles ne seront jamais utilisées pour agresser un pays frère. Les armes, les ressources et les connaissances devront marcher à l’unisson sur les voies de l’unité pour former en Amérique, comme le rêvait le <em>libertador</em>, « la plus grande nation du monde, moins par son étendue et sa richesse, que par sa liberté et sa gloire ».</p>
<p>Tout nous unit plus que l’Europe ou les États-Unis, sauf le manque d’indépendance qu’on nous a  imposé pendant deux cents ans.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Fidel Castro Ruz</p>
<p>Le 25 janvier 2012</p>
<p>20 h 32</p>
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		<title>LE FRUIT QUI N’EST PAS TOMBÉ</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Jan 2012 09:13:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fidelista</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les Réflexions de Fidel]]></category>

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		<description><![CDATA[Cuba a été contrainte de se battre pour son existence face à une puissance expansionniste, située à quelques milles de ses côtes et qui ne cachait pas ses visées d’annexion dans la mesure où sa seule destinée était censément de tomber dans son giron tel un fruit mûr. Nous étions voués à l’inexistence comme nation. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cuba a été contrainte de se battre pour son existence face à une puissance expansionniste, située à quelques milles de ses côtes et qui ne cachait pas ses visées d’annexion dans la mesure où sa seule destinée était censément de tomber dans son giron tel un fruit mûr. Nous étions voués à l’inexistence comme nation.</p>
<p>Dans la glorieuse multitude de patriotes qui se battit durant la seconde moitié du XIXe siècle contre l’abominable colonialisme imposée par l’Espagne pendant trois cents ans, José Martí fut celui qui perçut avec le plus de clarté cette destinée si dramatique. Et il le fit savoir dans les dernières lignes qu’il écrivit quand, à la veille d’un rude combat prévu contre une colonne espagnole aguerrie et bien équipée, il affirma que l’objectif clef de sa lutte était « d’empêcher à temps, par l’indépendance de Cuba, que les États-Unis ne s’étendent dans les Antilles et ne s’abattent, avec cette force de plus, sur nos terres d’Amérique. Tout ce que j’ai fait à ce jour et tout ce que je ferai, c’est pour cela. »</p>
<p>Quiconque ne comprend pas cette profonde vérité aujourd’hui ne peut être ni patriote ni révolutionnaire.</p>
<p>Les médias, le monopole de nombreuses ressources techniques et les fonds considérables destinés à tromper et à abrutir les masses constituent sans aucun doute des obstacles importants, mais non invincibles.</p>
<p>La nation cubaine a prouvé, malgré sa condition de factorerie coloniale yankee où sévissaient l’analphabétisme et la pauvreté généralisée, qu’il était possible de faire face au pays qui menaçait de l’absorber définitivement. On ne saurait affirmer qu’il existait une bourgeoisie nationale opposée à l’Empire ; au contraire, elle en était si proche qu’un peu après le triomphe de la Révolution, elle est allée jusqu’à envoyer quatorze mille enfants aux États-Unis sans la moindre protection, car on avait fait courir le mensonge perfide selon lequel l’autorité parentale serait supprimée, l’Histoire devant enregistrer cette « Opération Peter Pan » comme la plus grande manipulation d’enfants à des fins politiques en Amérique.<span id="more-3355"></span></p>
<p>À peine deux ans après le triomphe révolutionnaire, le territoire national fut envahi par des forces mercenaires constituées d’anciens militaires de Batista et de fils de gros propriétaires terriens et de bourgeois, armées par les États-Unis et escortées par des bâtiments de leur flotte navale, dont des porte-avions prêts à entrer en action, qui les accompagnèrent jusqu’à nos côtes. La défaite et la capture de la quasi-totalité des mercenaires en moins de soixante-douze heures et la destruction de leurs avions qui opéraient depuis des bases au Nicaragua et de leurs moyens de transport naval constituèrent une défaite humiliante pour l’Empire et ses alliés latino-américains qui avaient sous-estimé la capacité de lutte du peuple cubain.</p>
<p>Les USA ayant interrompu leurs livraisons de pétrole puis supprimé totalement les contingents d’exportation de sucre dont Cuba avait toujours bénéficié sur leur marché et interdit le commerce établi entre les deux pays durant plus de cent ans, l’URSS répondit à chacune de ces mesures en nous livrant du pétrole, en achetant notre sucre, en faisant du commerce avec notre pays et finalement en nous fournissant les armes que Cuba ne pouvait acheter sur d’autres marchés.</p>
<p>Une campagne systématique d’attaques pirates organisées par la CIA, les actions militaires de bandes contre-révolutionnaires créées et équipées par les USA avant et après l’attaque mercenaire, tout ceci devant aboutir à une invasion militaire directe, donnèrent naissance aux événements qui mirent le monde au bord d’une guerre nucléaire totale à laquelle aucune des parties ni l’humanité elle-même n’auraient pu survivre.</p>
<p>Ces événements entraînèrent sans aucun doute la destitution de Nikita Khrouchtchev qui sous-estima l’adversaire, refusa d’écouter les avis qu’on lui donnait et ne consulta pas ceux qui, comme nous, étaient en première ligne avant de prendre sa décision finale. Ce qui aurait pu être une importante victoire morale se transforma ainsi en un revers politique coûteux pour l’URSS. De fait, durant bien des années, les USA continuèrent de commettre les pires méfaits contre Cuba et continuent, comme c’est le cas de leur blocus criminel, de les commettre.</p>
<p>Khrouchtchev eut des gestes extraordinaires envers notre pays. J’ai critiqué sans hésiter, à l’époque, le fait qu’il ait passé un accord avec les États-Unis sans nous avoir consultés, mais il serait ingrat et injuste de notre part de ne pas reconnaître sa solidarité extraordinaire à des moments difficiles et décisifs pour notre peuple dans sa bataille historique pour son indépendance et sa Révolution face au puissant Empire étasunien. Je comprends que la situation était extrêmement tendue et qu’il ne voulait pas perdre une minute quand il prit la décision de retirer les projectiles et que les Yankees s’engagèrent, très en secret, à renoncer à leur invasion.</p>
<p>Des décennies se sont depuis écoulées pour atteindre un demi-siècle, et le fruit cubain n’est toujours pas tombé dans les mains des Yankees.</p>
<p>Les nouvelles qui nous parviennent aujourd’hui d’Espagne, de France, d’Iraq, d’Afghanistan, du Pakistan, d’Iran, de Syrie, d’Angleterre, des îles Malvinas et de bien d’autres point de la planète sont sérieuses et augurent toutes une catastrophe politique et économique à cause de la démence des États-Unis et de leurs alliés.</p>
<p>Je me bornerai à quelques points. Je tiens d’abord à signaler – comme tout le monde peut le constater – que la sélection d’un candidat républicain à la présidence de cet Empire globalisé et touche-à-tout, constitue – et je le dis sérieusement – le pire concours d’idiotie et d’ignorance qu’on ait jamais vu. Comme j’ai d’autres chats à fouetter, je ne peux pas perdre mon temps à ça. Je savais pertinemment qu’il en serait ainsi.</p>
<p>Des dépêches de presse que je tiens à analyser sont bien plus éloquentes, parce qu’elles étalent en plein jour le cynisme incroyable que génère l’Occident dans sa décadence. L’une d’elles parle tout bonnement d’un prisonnier politique cubain qui, dit-on, est décédé au terme d’une grève de la faim de cinquante jours. Un journaliste de <em>Granma</em>, de <em>Juventud Rebelde</em>, d’un journal parlé ou télévisé ou de tout autre organe de presse révolutionnaire peut bien se tromper dans ses appréciations d’un tel ou tel thème, mais il ne fabrique jamais une nouvelle de toutes pièces ni n’invente un mensonge.</p>
<p>Selon la note publiée par <em>Granma</em>, cette grève de la faim n’a jamais eu lieu : il s’agissait d’un prisonnier de droit commun, condamné à quatre ans de privation de liberté pour avoir battu sa femme et lui avoir causé des blessures au visage ; c’est la belle-mère en personne qui a demandé l’intervention des autorités ; les proches ont été au courant de tous les gestes médicaux faits pour le sauver et savent gré aux spécialistes cubains des efforts qu’ils ont déployés. Il a été soigné, signale la note, dans le meilleur hôpital de l’Est du pays, comme n’importe quel autre citoyen. Il est décédé des suites d’une défaillance multi-organique secondaire associée à un processus respiratoire septique sévère.</p>
<p>Le patient a reçu tous les soins habituels dans un pays qui possède un des meilleurs services médicaux au monde, des soins gratuits malgré le blocus que l’impérialisme impose à notre patrie. Il s’agit tout simplement d’un devoir normal dans une Révolution qui peut se vanter d’avoir toujours respecté, durant plus de cinquante ans, les principes qui lui donnent sa force invincible.</p>
<p>Mieux vaudrait, assurément, que le gouvernement espagnol, compte tenu de ses excellentes relations avec Washington, se rende aux États-Unis et s’informe de ce qu’il se passe dans les prisons yankees, de la conduite impitoyable suivie envers les millions de détenus dans ce pays, de la politique de la chaise électrique qui y est appliquée et des horreurs commises envers les détenus dans les prisons et ceux qui protestent dans les rues.</p>
<p>Hier, lundi 23 janvier, un dur éditorial de <em>Granma</em> intitulé « Les vérités de Cuba » a expliqué en détail sur toute une page la campagne mensongère insolite et impudente orchestrée contre notre Révolution par « certains gouvernements traditionnellement impliqués dans la subversion  contre Cuba ».</p>
<p>Notre peuple connaît bien les normes qui ont régi la conduite immaculée de notre Révolution dès le premier combat et jamais souillée durant plus d’un demi-siècle. Il sait aussi que les ennemis ne pourront jamais exercer de pressions sur lui ni le faire chanter. Nos lois et nos normes seront appliquées indéfectiblement.</p>
<p>Il est bon de le signaler clairement et en toute franchise. Le gouvernement espagnol et l’Union européenne qui part en capilotade, plongée dans une profonde crise économique, doivent savoir à quoi s’en tenir. Leurs déclarations reproduites par les agences de presse et recourant à des mensonges éhontés pour attaquer Cuba font pitié. Occupez-vous d’abord de sauver l’euro, si vous le pouvez, réglez le chômage chronique dont souffrent toujours plus de jeunes, répondez aux indignés que vos polices ne cessent d’attaquer et de frapper.</p>
<p>Nous n’ignorons pas que le gouvernement espagnol est maintenant passé aux mains d’admirateurs de Franco, lequel dépêcha près de cinquante mille membres de la Division Bleue auprès des SS et des SA nazis pour participer à la sauvage agression  contre les Soviétiques, prenant part à l’opération la plus cruelle et la plus douloureuse de cette guerre, le siège de Leningrad, où un million de citoyens russes périt dans cette tentative d’étrangler la ville héroïque. Le peuple russe ne pardonnera jamais ce crime horrible.</p>
<p>La droite fasciste d’Aznar, de Rajoy  et d’autres serviteurs de l’Empire doit avoir sa petite idée sur les seize mille morts que souffrirent leurs prédécesseurs de la Division bleue et sur les Croix de fer par lesquelles Hitler récompensa ses officiers et ses soldats. Ce que fait aujourd’hui la police-gestapo aux hommes et aux femmes qui réclament leur droit au travail et au pain dans le pays où sévit le chômage le plus élevé d’Europe n’a donc rien d’étonnant</p>
<p>Pourquoi les médias de l’Empire mentent-ils si impudemment ?</p>
<p>Ceux qui manipulent ces médias s’escriment à tromper et à abrutir le monde par leurs mensonges éhontés, pensant peut-être que c’est là le recours principal pour maintenir le système de domination et de pillage imposé au monde et, tout particulièrement, aux victimes proches du siège des métropoles, autrement dit les presque six cents millions de Latino-Américains et de Caribéens vivant sur ce continent-ci.</p>
<p>La république sœur du Venezuela est devenue l’objectif clef de cette politique. La raison en saute aux yeux. Sans le Venezuela, l’Empire aurait imposé le Traité de libre-échange à tous les peuples du continent qui vivent au sud des États-Unis, où se trouvent les plus grandes réserves de terre, d’eau potable et de minerai de la planète, ainsi que de grande ressources énergétiques qui, gérées dans un esprit de solidarité avec les autres peuples du monde, ne peuvent ni ne doivent tomber aux mains des transnationales qui imposent un système suicidaire et infâme.</p>
<p>Il suffit, par exemple, de regarder une carte pour comprendre l’extorsion criminelle dont l’Argentine a été victime quand on lui a enlevé un pan de son territoire à l’extrême sud du continent où les Britanniques ont utilisé leur appareil militaire décadent pour assassiner des recrues argentines vêtus d’uniformes d’été en plein hiver austral. Les États-Unis et leur allié Augusto Pinochet y offrirent à l’Angleterre un appui ignominieux. De nos jours, à la veille des Jeux olympiques de Londres, le Premier ministre David Cameron proclame à son tour, comme l’avait déjà fait Margaret Thatcher, son droit de recourir aux sous-marins atomiques pour tuer des Argentins. Le gouvernement de ce pays ignore que le monde est en train de changer et que notre continent et la plupart des peuples méprisent toujours plus les agresseurs.</p>
<p>Le cas des îles Malvinas n’est pas le seul. Quelqu’un sait-il comment se terminera le conflit en Afghanistan ? Voilà quelques jours à peine, on apprenait que des soldats étasuniens avaient outragé les cadavres de combattants afghans assassinés par les drones de l’OTAN.</p>
<p>Voilà trois jours, une agence de presse européenne faisait savoir que « le président Hamid Karzai avait avalisé des négociations de paix avec les talibans, en soulignant que c’était là une question que devaient régler les citoyens de ce pays », et qu’il avait ajouté : « … le processus de paix et de réconciliation incombe à la nation afghane, et aucun pays ni aucune organisation étrangère ne peut ôter ce droit aux Afghans. »</p>
<p>Par ailleurs, une dépêche en provenance de Paris publiée par notre presse informait : « La France a suspendu aujourd’hui toutes ses opérations d’entraînement et d’aide au combat en Afghanistan et a menacé de retirer ses troupes avant la date prévue, après qu’un soldat afghan a eu abattu quatre militaires français dans la vallée de Taghab, dans la province de Kapisa […] Sarkozy a donné des instructions à son ministre de la Défense, Gérard Longuet, de se rendre sans délai à Kaboul et a envisagé la possibilité de retirer le contingent français par anticipation. »</p>
<p>À la disparition de l’URSS et du camp socialiste, le gouvernement étasunien a jugé que Cuba ne pourrait pas se maintenir. George W. Bush avait même préparé un gouvernement contre-révolutionnaire pour diriger notre pays. Le jour même où Bush a lancé sa guerre criminelle contre l’Iraq, j’ai demandé aux autorités de notre pays de cesser d’être tolérantes envers les chefaillons contre-révolutionnaires qui demandaient hystériquement, ces jours-là, une invasion de Cuba, car leur attitude constituait de fait une trahison à la patrie.</p>
<p>Bush et ses crétineries ont sévi durant huit ans ; la Révolution dure déjà depuis plus d’un demi-siècle. Le fruit mûr n’est pas tombé aux mains de l’Empire. Cuba ne sera pas une force de plus par laquelle l’Empire s’étendra sur les peuples d’Amérique. Le sang de Martí n’aura pas coulé en vain.</p>
<p>Je publierai demain d’autres Réflexions qui compléteront celles-ci</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Fidel Castro Ruz</p>
<p>Le 24 janvier 2012</p>
<p>19 h 12</p>
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		<title>Les vérités de Cuba</title>
		<link>http://www.fidelista.net/analyse/les-verites-de-cuba-3353</link>
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		<pubDate>Tue, 24 Jan 2012 11:59:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fidelista</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyse sur Cuba]]></category>

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		<description><![CDATA[Ces derniers jours, des médias et des représentants de certains gouvernements traditionnellement engagés dans la subversion contre Cuba ont déclenché une nouvelle campagne d’accusations, en se saisissant sans le moindre scrupule d’un fait lamentable : le décès d’un prisonnier de droit commun qui, peut-être uniquement parce qu’il s’agit de Cuba, est devenu une nouvelle aux répercussions [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Georgia;">Ces derniers jours, des médias et des représentants  						de certains gouvernements traditionnellement engagés  						dans la subversion contre Cuba ont déclenché une  						nouvelle campagne d’accusations, en se saisissant sans  						le moindre scrupule d’un fait lamentable : le décès d’un  						prisonnier de droit commun qui, peut-être uniquement  						parce qu’il s’agit de Cuba, est devenu une nouvelle aux  						répercussions internationales.</p>
<p>La méthode employée est toujours la même, que l’on  						cherche en vain à imposer à coups de répétitions  						médiatiques pour diaboliser Cuba, en l’occurrence à  						partir de la manipulation délibérée d’un événement  						totalement inhabituel dans notre pays, contrairement à  						d’autres pays.</p>
<p>Le soi-disant « prisonnier politique » purgeait une  						peine de 4 ans d’incarcération au terme d’un procès  						juste et équitable pendant lequel il était en liberté,  						pour avoir brutalement battu sa femme en public, agressé  						des policiers et avoir résisté violemment à son  						arrestation.</p>
<p>Cette personne est morte des suites d’une défaillance  						multi organique associée à une insuffisance respiratoire  						sévère malgré avoir reçu tous les soins nécessaires, y  						compris les médicaments et le traitement spécialisé à la  						salle de soins intensifs du principal hôpital de  						Santiago de Cuba.</p>
<p>Pourquoi certaines autorités espagnoles et de l’Union  						européenne se sont-elles empressées de condamner Cuba  						sans même tenter de s’informer sur ce sujet ? Pourquoi  						recourent-elles toujours et d’avance aux mensonges  						lorsqu’il s’agit de Cuba ? Pourquoi, en plus de mentir,  						censurent-elles la vérité ? Pourquoi refuse-t-on à la  						voix et à la vérité de Cuba, sans aucun scrupule, le  						moindre espace dans les médias internationaux ?</p>
<p>C’est faire preuve d’un grand cynisme et faire du  						deux poids deux mesures. Quel qualificatif  						donneraient-ils à la brutalité policière déclenchée  						récemment contre le mouvement des « indignés » en  						Espagne et dans la plupart des pays de cette « Europe  						cultivée et civilisée » ?</p>
<p>Qui s’est inquiété de la situation dramatique de  						surpopulation dans les prisons espagnoles, dont la  						population d’immigrés s’élève à plus de 35% du total des  						détenus dans le pays, d’après le dernier rapport  						disponible du syndicat des prisons ACAIP daté du 3 avril  						2010 ? Qui a pris la peine d’enquêter sur la mort, en  						juin 2011, au Centre pénitencier de Teruel, en Espagne,  						de Tohuami Hamdaoui, un prisonnier de droit commun  						d’origine marocaine décédé après une grève de la faim  						volontaire de plusieurs mois ? Qui s’est inquiété du  						fait que Tohuami Hamdaoui clamait son innocence ?</p>
<p>Le porte-parole chilien qui ose nous calomnier a-t-il  						perdu la mémoire ou la notion de la réalité lorsqu’il  						affirme que le prisonnier décédé était un dissident  						politique qui avait passé 50 jours en grève de la faim ?  						Il doit garder des souvenirs de l’époque où il était  						dirigeant étudiant lié aux militaires putschistes de  						Pinochet qui ont massacré son peuple et ont étendu les  						disparitions et les tortures à l’ensemble du cône sud à  						travers le « Plan Condor », mais on ne lui connaît pas  						de déclarations sur la brutale répression contre les  						étudiants qui manifestent pacifiquement pour leur droit  						humain à l’éducation universelle et gratuite. Serait-il  						de ceux qui ont voulu rebaptiser la dictature « régime  						militaire » dans le livres scolaires. S’est-il prononcé  						sur la Loi antiterroriste appliquée contre les Mapuches  						en grève de la faim ?<span id="more-3353"></span></p>
<p>Le gouvernement des États-Unis, principal instigateur  						de tout effort visant à discréditer Cuba, ne pouvait pas  						manquer dans cette campagne, ceci dans le seul but de  						justifier leur politique d’hostilité, de subversion et  						de blocus économique, politique et médiatique contre le  						peuple cubain.</p>
<p>On ne peut qu’être impressionné par l’hypocrisie des  						porte-parole des États-Unis, un pays qui affiche un  						piètre bilan en matière de droits de l’Homme, aussi bien  						sur son territoire que dans le reste du monde. Le  						Conseil des droits de l’Homme des Nations unies a  						reconnu que de graves violations sont commises chaque  						jour dans ce pays en matière de droits humains : les  						droits de la femme, la traite des personnes, la  						discrimination raciale et contre les minorités  						ethniques, l’abandon des détenus, le profilage racial et  						les fréquentes erreurs judiciaires dans les procédures  						de condamnation à la peine de mort, l’exécution de  						mineurs et de malades mentaux, les abus du système de  						détention migratoire, les morts à la frontière sud  						militarisée, les actes atroces commis contre la dignité  						humaine et les assassinats de personnes innocentes  						perpétrés par les troupes de l’armée US sur les  						populations civiles en Irak, en Afghanistan, au Pakistan  						et ailleurs, les arrestations arbitraires et les  						tortures pratiquées dans le centre de détention illégal  						de la Base navale de Guantanamo, qui usurpe une partie  						de notre territoire.</p>
<p>C’est à peine si l’on sait dans le monde qu’en  						novembre 2011, aux États-Unis, trois personnes sont  						mortes au cours d’une grève de la faim massive de  						prisonniers en Californie. D’après les témoignages de  						plusieurs d’entre eux incarcérés dans des cellules  						voisines, les gardiens n’ont prêté aucune assistance aux  						prisonniers et ont même délibérément ignoré leurs cris  						et leurs appels à l’aide, ceci dans une prison où les  						gardiens recourent à des pratiques comme l’alimentation  						forcée.</p>
<p>Quelques semaines plus tôt, l’Afro-américain Troy  						Davis avait été exécuté –malgré les nombreuses preuves  						qui démontraient qu’une erreur judiciaire avait été  						commise – sans que la Maison-Blanche ou le Département  						d’État ne lève le petit doigt.</p>
<p>Aux États-Unis, 90 prisonniers ont été exécutés de  						janvier 2010 à ce jour, et 3 222 détenus attendent leur  						exécution dans le couloir de la mort. Le gouvernement  						n’hésite pas à réprimer brutalement tous ceux qui osent  						dénoncer l’injustice du système.</p>
<p>Cette nouvelle attaque contre notre pays démontre une  						claire intention politique qui n’a rien d’une  						préoccupation légitime pour la vie des Cubaines et des  						Cubains. On nous fustige avec la complicité de puissants  						groupes politico-financiers comme le Groupe Prisa et  						celui géré par la CNN en espagnol, dans le meilleur  						style des mafias de Miami. On dénonce délibérément le  						gouvernement cubain, que l’on accuse sans qu’il y ait eu  						la moindre enquête sur la réalité des faits. On condamne  						d’abord et, éventuellement, on juge ensuite.</p>
<p>Il ressort dans le cas présent que ni les autorités,  						qui ont fait preuve de précipitation et de maladresse en  						abordant ce sujet, ni l’appareil au service de  						l’agression médiatique contre Cuba n’ont même pas pris  						la peine de confirmer cette information. Peu importe la  						vérité si ce que l’on prétend c’est de fabriquer  						artificiellement et vendre une fausse image de  						soi-disant violations flagrantes et systématiques des  						libertés à Cuba qui puisse justifier un jour une  						intervention dans le but de « protéger des civils  						cubains sans défense.</p>
<p>L’intention d’imposer une matrice d’opinion  						diabolique pour prouver une dégradation sensible de la  						situation des droits humains à Cuba et construire une  						soi-disant « opposition victimisée qui meurt dans les  						prisons » – où on lui refuse même l’accès aux services  						de santé –, est on ne peut plus évidente.</p>
<p>Le monde entier connaît la vocation humaniste de nos  						médecins et de notre personnel de la santé en général,  						qui ne lésine pas sur les efforts ni sur les maigres  						moyens dont dispose notre pays – dans une large mesure à  						cause du criminel blocus qu’endure notre peuple depuis  						plus de 50 ans – pour sauver des vies et améliorer  						l’état de santé de notre peuple et d’autres peuples dans  						tous les confins de la Terre.</p>
<p>Cuba suscite le respect et l’admiration des peuples  						et de nombreux gouvernements, qui reconnaissent son  						œuvre sociale dans l’île et dans le monde.</p>
<p>Les faits valent plus que mille mots. Les campagnes  						anticubaines n’entameront ni la Révolution cubaine ni  						son peuple, qui continuera de perfectionner son  						socialisme.</p>
<p>La vérité de Cuba est celle du pays où l’être humain  						est ce qu’il y a de plus précieux : une espérance de vie  						à la naissance de 77,9 ans en moyenne ; une couverture  						de santé gratuite pour tout le peuple ; un taux de  						mortalité infantile de 4,9 pour chaque mille naissances  						vivantes, un taux qui dépasse les standards étasuniens  						et qui est le plus faible du continent, légèrement  						inférieur à celui du Canada ; toute une population  						alphabétisée et ayant plein accès à tous les niveaux de  						l’enseignement, de manière gratuite ; un taux de  						participation aux élections générales de 2008 de 96% ;  						un processus démocratique de discussion des Orientations  						économiques et sociales préalablement au 6<sup>e</sup> Congrès du Parti.</p>
<p>La vérité de Cuba est celle du pays qui a étendu ses  						universités et ses écoles aux centres pénitenciers, où  						les détenus, qui ont été opportunément et impartialement  						jugés, perçoivent le même salaire pour le même travail  						et ont droit à des soins médicaux de qualité sans  						distinction de race, de sexe, de religion ou d’origine  						sociale.</p>
<p></span><span style="font-family: Georgia;">L’histoire démontrera une nouvelle fois que le  						mensonge, même répété, ne deviendra jamais une vérité,  						car comme l’a dit notre héros national José Marti, « un  						principe juste du fond d’une grotte est plus puissant  						qu’une armée ».</span></p>
<p><span style="font-family: Georgia;">source : granma<br />
</span></p>
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		<title>Cuba dément des accusations sur le décès d’un prisonnier de droit commun</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Jan 2012 21:34:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fidelista</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[Le gouvernement cubain a démenti des accusations sur le décès de Wilman Villar, prisonnier de droit commun, dans la ville de Santiago de Cuba, dans l’Est de notre pays à cause d’une défaillance multi organique secondaire à un processus respiratoire septique sévère qui a conduit le patient à un choc par infection. Wilman Villar résidait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le gouvernement cubain a démenti des accusations sur le décès de  Wilman Villar, prisonnier de droit commun, dans la ville de Santiago de  Cuba, dans l’Est de notre pays à cause d’une défaillance multi organique  secondaire à un processus respiratoire septique sévère qui a conduit le  patient à un choc par infection.</p>
<p>Wilman  Villar résidait dans la localité de Contramaestre et purgeait une peine  de prison jusqu&#8217;au 25 novembre dernier pour les délits de  désobéissance, attentat et résistance à l’autorité.</p>
<p>Ses proches ont été au courant de tous les procédés qui ont été  utilisés dans l’attention médicale et ils ont reconnu les efforts  déployés par l’équipe de spécialistes qui l’a soigné.<span id="more-3349"></span></p>
<p>Depuis plusieurs jours, des agences de presse étrangères, en  particulier de Miami, mènent une intense campagne internationale de  diffamation aux côtés d’éléments contre-révolutionnaires internes pour  présenter Wilman Villar comme un  présumé dissident qui est décédé à  conséquence d’une grève de la faim en prison.</p>
<p>Après  avoir commis le délit pour lequel il a été jugé, Wilman Villar,  alors qu’il était encore en liberté, a commencé à fréquenter des  éléments contre-révolutionnaires qui lui ont fait croire que sa présumée  appartenance aux groupuscules contre-révolutionnaires lui permettrait  d’évader l’action de la justice.</p>
<p>Cuba déplore la mort de n’importe quel être humain, condamne  énergiquement les manipulations grossières des ennemis de la Révolution  et elle saura déjouer la nouvelle agression avec la vérité et la fermeté  qui caractérisent son peuple.</p>
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