Depuis le début de l’intervention militaire étrangère en Libye, le pays arabe s’est converti en théâtre d’une nouvelle guerre impériale, déclanchée sous un faux prétexte de « protection humanitaire », mais au nom de laquelle ont déjà été réalisés plus de mille bombardements et utilisés plus de 200 missiles Tomahawk.
L’émission d’information « La table ronde » de mercredi dernier, sous le titre de « Rébellions et intérêts dans le Moyen Orient », a analysé la situation en Libye, où la résistance populaire à l’ingérence étrangère ne fait que croître, ce qui démontre un renforcement des sentiments anti-impérialistes au sein du peuple libyen.
Dans son intervention, la professeur María Elena Álvarez a souligné qu’en tant que puissance impériale, les Etats-Unis utilisent la présence de ses alliés pour offrir une apparence de coalition multilatérale dans le but de cacher son rôle de leader belliciste, déjà fortement discrédité par les conflits prolongés d’Afghanistan et d’Irak.
Elle a précisé qu’aussi bien les Etats-Unis que l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), qui vient d’assumer la responsabilité des opérations militaires en Libye, ont l’intention de freiner les mouvements sociaux et de consolider leur position dans le contrôle des grandes richesses de la nation, et fondamentalement de ses ressources pétrolières.
Analysant plus à fond la situation en Libye, les spécialistes ont indiqué que, malgré le soutien maritime et aérien des puissances étrangères, les forces rebelles ne cessent de réclamer un meilleur approvisionnement en armements, car leur progression en direction de Tripoli s’est vue bloquée par une contre-offensive lancée par l’armée gouvernementale de Mouammar Al Kadhafi.
Les analystes ont également attiré l’attention des téléspectateurs sur la présence, en territoire libyen, d’agents de la CIA, avec la mission de collecter des informations sur les positions occupées, les objectifs et la véritable composition des troupes d’opposition, un travail d’intelligence pouvant être déterminant pour l’appui logistique aux rebelles.
Autorisées par la résolution 1973 du Conseil de Sécurité des Nations Unies, la France et l’Angleterre sont à la tête du bloc européen d’intervention dans le conflit interne libyen.
Les analystes ont opiné que cette guerre menée par les grandes puissances n’obéit pas seulement à des motifs économiques Elle a également pour objectif de se débarrasser du leader libyen, considéré comme « gênant et imprédictible ».
Au cours de l’émission, il a également été informé qu’a été remise à la Chine, en qualité de membre du Conseil de Sécurité de l’ONU, une lettre signée par 13 pays, dont Cuba, réclamant un cessez-le-feu immédiat et la recherche d’une solution pacifique au conflit libyen, qui a déjà provoqué le déplacement de 350 000 personnes.




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