
source photo : cubadebate
Le président cubain Raul Castro a déclaré aujourd’hui qu’il considère que la décision, adoptée lors de la réunion au sommet de Mexico, de créer la Communauté des États d’Amérique Latine et des Caraïbes, est un événement d’une importance historique transcendantale.
Raul a pris mardi la parole lors de la Réunion au Sommet de l’Unité : l’Amérique Latine et les Caraïbes, qui s’est tenue à Riviera Maya, dans l’État mexicain de Quintana Roo. Il y a réitéré que l’intégration est nécessaire pour pouvoir faire front à la crise généralisée déclenchée par le système capitaliste.
Cuba considère que toutes les conditions sont réunies pour avancer rapidement vers la constitution d’une organisation régionale purement latino-américaine et caribéenne qui réunisse et représente les 33 nations indépendantes de la région, a-t-il affirmé.
Il a rappelé que la plus part des régions du monde possèdent leur propre organisation, indépendamment de l’appartenance de certains de ses membres à d’autres sub-régions ou des organismes qui correspondent à plus d’une aire géographique.
Sur ce thème, il a ajouté qu’il n’y a aucune raison qui empêche que l’Amérique Latine et les Caraïbes possèdent leur propre entité de concertation politique, de coordination économique, de coopération et d’intégration. Rien ne justifierait non plus que ce processus soit retardé, a-t-il souligné.
A son opinion, la célébration à Caracas, l’année prochaine, d’une nouvelle réunion au sommet sera le moment propice pour conclure les travaux préparatoires de la création de cette nouvelle organisation.
Dans cette optique, il a ajouté que Cuba estime qu’il convient de s’efforcer de définir rapidement les statuts et les formes de coopération qui puissent répondre aux intérêts collectifs et conduire à une meilleur intégration et unité de notre région.
Pour pouvoir faire partie du nouvel organisme qui doit se caractériser par son respect de la diversité culturelle, géographique et économique et du système politique de chacun de ses membres et tenir compte des différences de développement social, une condition indispensable pour les pays membres sera d’être des nations indépendantes.
Raul a manifesté sa reconnaissance pour l’adoption d’un document spécial qui réclame que soit mis fin à l’injuste blocus économique, financier et commercial que les États-Unis exercent contre Cuba, ainsi que pour les déclarations de plusieurs orateurs qui ont exprimé leur solidarité avec l’île.
Il a également expliqué que son pays avait déjà commencé à collaborer avec Haïti avant le tremblement de terre qui l’a pratiquement détruit.
Il a cependant averti que les plus grands efforts doivent être fournis maintenant que les grands médias abandonnent le pays, que le moment d’émergence est passé et que la soi-disant menace d’une vague d’immigrants n’existe plus.
Il a précisé qu’actuellement s’y trouvent 1 429 collaborateurs du secteur de la santé en provenance de Cuba, et parmi eux 406 médecins, internes et étudiants de cinquième année de médecine haïtiens.
Il a ajouté qu’il s’y trouve également 224 médecins de 22 nations latino-américaines et caribéennes, dont 7 médecins nord-américains, qui tous se sont formés à Cuba, à l’Ecole Latino-Américaine de Médecine (ELAM).
Le Venezuela et le président Chavez, de spéciale sensibilité et générosité, Cuba et les autres pays de l’Alliance Bolivarienne pour les Peuples de notre Amérique (ALBA) sont en disposition de poursuivre leur coopération, a affirmé Raul.
Il a aussi manifesté son appui à la revendication argentine sur les Iles Malvines et la dénonciation de l’Equateur d’actions menées contre sa souveraineté.
Il a dénoncé également la prétention nord-américaine de s’octroyer la faculté de qualifier les autres pays de promoteurs ou non promoteurs du terrorisme.




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