Cuba continue sa campagne d’alphabétisation en Haïti: 120 000 Haïtiens apprendront à lire et à écrire cette année grâce aux éducateurs cubains

Les coopérants de Cuba, dans le domaine de l’éducation, prévoient d’alphabétiser cette année 120 000 personnes à Haïti d’après des communiqués de presse venant de Port-au-Prince.

Le Journal Télévisé national cubain, dans son émission du soir,a diffusé ce mardi un reportage, qui reflète combien les citoyens – il y a peu encore illettrés – sont fiers de ce projet social, grâce à la méthode d’enseignement « Yo, si Puedo » (Oui, je peux)

Participent au programme 150 inspecteurs, 1 000 instructeurs et 15 techniciens cubains, dans le but d’alphabétiser 240 000 personnes en 22 mois, dans les départements de l’Ouest – où se trouve la capitale – du Sud, du Sud-Est et du Nord, a précisé au début du mois le journal Granma, dans un article de son envoyé spécial.

A cette fin, seront installées plus de 9 000 écoles dans ces territoires, a ajouté la même source. En plus du personnel enseignant, Cuba propose sa coopération également pour ce qui est des outils audio-visuels; tandis que le Vénézuela offre le soutien financier nécessaire: près de 5 millions de dollars.

Depuis qu’a commencé la coopération dans le domaine de l’éducation à Haiti, il y a 10 ans, les pédagogues cubains ont appris à lire et à écrire à plus de 160 000 illetrés grâce à la Yo, si puedo, méthode rapide et mondialement reconnue pour apporter une instruction aux adultes. Lire la suite »

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Le ministre cubain des Affaires étrangères s’entretient avec le Président du Bélarus

Bruno Rodríguez Parrilla, ministre cubain des Affaires étrangères et Alexander Lukashenko, Président de Bélarus, se sont entretenus à Minsk pour analyser les relations entre nos deux pays et pour renforcer la coopération bilatérale.

Durant l’entretien, les deux parties ont coïncidé sur la nécessité de reprendre des projets conjoints y compris les projets concernant les productions coopérées dans des domaines comme le transport et la biotechnologie, entre autres.

Après avoir envoyé des salutations fraternelles au Président cubain, Raul Castro, et au leader historique de la Révolution Cubaine, Fidel Castro, Alexander Lukashenko a signalé que Cuba est un des partenaires prioritaires en Amérique Latine raison pour laquelle Bélarus ira avec plus de décision vers la réalisation des projets.

Bruno Rodríguez Parrilla a transmis à Alexander Lukashenko des salutations chaleureuses de son homologue cubain. Il lui a réitéré sa félicitation à la suite des résultats des élections présidentielles du 19 décembre dernier.

Le ministre cubain des Affaires étrangères a mis l’accent sur le fait que Bélarus est un partenaire stratégique pour notre pays. Il a souligné que les excellents échanges politiques actuels permettront d’avancer dans des projets économiques, culturels et scientifiques.

Bruno Rodriguez a commencé jeudi dernier un périple qui l’a déjà conduit en Azerbaïdjan, en Ukraine et en Russie où il a eu des entretiens officiels avec ses homologues et d’autres leaders et personnalités.

En ce moment, il effectue une visite de trois jours à Bélarus où il s’est également réuni avec son homologue Serguei Martinov, et avec Vladimir Andreichenko, président de la Chambre des Représentants de l’Assemblée Fédérale.

source : radiohc

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Le président Correa reçoit le chef de la diplomatie cubaine

Le président équatorien Rafael Correa a reçu le ministre des Relations extérieures cubain, Bruno Rodriguez Parilla, en visite officielle en Equateur, a rapporté l’agence Prensa Latina.

Avant la rencontre, Correa et Rodriguez ont assisté à la cérémonie traditionnelle de relève de la garde présidentielle au Palais de Carondelet, dans le centre historique de la capitale.

« Nous nous félicitons du niveau de la coopération entre les deux pays et de l’excellent état des relations entre l’Equateur et Cuba », a déclaré le ministre cubain après son entretien avec le président Rafael Correa, selon une information de l’agence équatorienne Andes.

Le ministre cubain a affirmé que cette cérémonie prouve que l’Equateur est un gouvernement populaire, mené par un président qui a toute l’autorité morale pour se présenter tous les lundis sur ce balcon face à son peuple ».

source : granma.cu

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La Tunisie et Cuba : le double standard médiatique et politique

José Manzaneda, Coordinateur de Cubainformación.- La récente révolution qui a reversé le gouvernement de Tunisie nous sert pour analyser le double standard des grands médias en fonction du pays sur lequel ils informent.

L’écrivain Santiago Alba Rico nous rappelle une étude sur les médias de 2005 qui comparait le traitement informatique sur la Tunisie et Cuba par les médias espagnols [1]. De janvier à juin de cette année, par exemple, le journal El Mundo dans son édition en ligne a publié 5162 articles sur Cuba, presque tous aux sujets de problématiques de la vie quotidienne du pays et remplis de condamnations sur l’action du gouvernement local, bien qu’aucun ne soit relié avec des conflits politiques et sociaux graves. Au contraire sur la Tunisie il publia seulement 658 articles, 8 fois moins que sur Cuba, et aucun sur ses problèmes sociaux et presque tous sur le championnat du monde de handball célébré cette année là. Le journal El País publia 618 articles sur Cuba, avec la même ligne pour souligner les problèmes et contradictions sociales, contre 199 sur la Tunisie, mais dans ce cas presque tous sur le tourisme et le championnat mondial de handball.

Le journaliste Pascual Serrano nous rappelle que, tandis les journaux mentionnés continuent à remplir leurs écrits avec des termes péjoratifs contre Cuba, comme « dictature » ou « régime », en de rares occasions ils les ont appliqués dans leurs articles sur la Tunisie [2] . Leurs lecteurs au long de toutes ces années ont à peine lus les dénonciations sur les graves violations des droits humains dans ce pays africain. A l’inverse, ils sont saturés avec les apparitions des dénommés « dissidents » cubains, dont les accusations contre leur gouvernement, bien quelles ne sont pas accompagnées de preuves, sont systématiquement converties en informations. Lire la suite »

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Raul reçoit le vice-président angolais

Le général Raul Castro Ruz, Président des Conseils d’État et des Ministres de Cuba, a reçu, mercredi après-midi, le Vice-président de la République d’Angola, Fernando da Piedade Dias Dos Santos, actuellement en visite officielle dans l’île antillaise.

Au cours de la rencontre, les deux dirigeants ont ratifié l’excellent état des relations bilatérales et manifesté leur volonté de renforcer et d’intensifier les relations économiques, commerciales et de coopération, a informé le Journal Télévisé cubain, qui a ajouté que les échanges de vues ont également porté sur d’autres thèmes de l’actualité internationale.
A la rencontre ont également assisté la Secrétaire d’État angolaise pour la Coopération, Exalgina Gamboa, et l’ambassadeur de la République d’Angola à Cuba, Antonio J. Condesse de Carvahlo. Pour la partie cubaine étaient présents les généraux Julio Casas Regueiro et Leopoldo Cintra Frías, respectivement ministre et vice-ministre des Forces Armées Révolutionnaires, ainsi que le ministre des Relations Extérieures, Bruno Rodríguez Parrilla, et l’ambassadeur de Cuba en Angola, Pedro Ross Leal.

source : cubainfo

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Déclaration de l’Assemblée Nationale du Pouvoir Populaire de la République de Cuba

http://www.granma.cubaweb.cu/2008/12/24/nacional/asamnacc.jpg

Au terme d’une campagne orchestrée par de puissantes entreprises médiatiques, fondamentalement européennes, qui ont attaqué Cuba avec férocité, le Parlement européen vient de voter, après un débat malhonnête, une résolution de condamnation de notre pays qui manipule des sentiments, dénature les faits, profère des mensonges et occulte des réalités.

Le prétexte avancé a été le décès d’un détenu, condamné d’abord pour des délits communs, puis manipulé par des intérêts étasuniens et par la contre-révolution interne, pour avoir refusé, de sa propre volonté, toute alimentation malgré les avertissements et l’intervention des médecins spécialistes cubains.

On ne saurait utiliser ce fait regrettable pour condamner Cuba au motif qu’elle aurait pu éviter ce décès. S’il est un domaine où notre pays n’a pas à se défendre verbalement, car la réalité est irréfutable, c’est bien dans celui de la lutte pour la vie des êtres humains, qu’ils soient nés à Cuba ou à l’étranger. Un seul exemple suffit : la présence de médecins cubains en Haïti onze avant le séisme de janvier dernier, ce dont la presse hégémonique se garde bien de parler.

Cette condamnation masque un profond cynisme. Combien d’enfants sont morts dans les nations pauvres parce que les pays riches représentés au Parlement européen ne tiennent pas leurs engagements d’Aide publique au développement ? Tous savent que c’est prononcer là une sentence de mort massive, mais ils ont choisi de préserver leurs niveaux de gaspillage et de surconsommation somptuaire, suicidaires à long terme.

C’est aussi offenser les Cubains que de vouloir leur donner des leçons alors que les gouvernements européens répriment en ce moment même les immigrants et les chômeurs, tandis qu’ici, le peuple propose librement et sans intermédiaires, dans des réunions de quartiers, ses candidats aux élections municipales.

Ceux qui ont participé à la contrebande aérienne de détenus, à l’établissement de prisons illégales et à la pratique de la torture, ou qui les ont permis, n’ont aucun droit moral de juger un peuple agressé et en butte à un blocus brutal.

Une condamnation si discriminatoire et sélective ne peut s’expliquer que par l’échec d’une politique qui a été incapable de faire plier un peuple héroïque. Ni la loi Helms-Burton, ni la Position commune européenne, apparues la même année, dans les mêmes circonstances et dans les mêmes buts, toutes deux au mépris de notre souveraineté et de notre dignité nationales, n’ont pas le moindre avenir, car les Cubains rejettent les diktats, l’intolérance et les pressions comme normes des relations internationales.

Assemblée nationale du Pouvoir populaire de la République de Cuba

11 mars 2010

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Une nouvelle escalade subversive, accompagnée d’une large couverture médiatique, a été lancée contre Cuba

Discours prononcé par le ministre des Affaires étrangères de la République de Cuba, M. Bruno Rodriguez Parrilla, devant le Segment de haut niveau de la treizième session du Conseil des Droits de l’Homme. Genève, le 3 mars 2010.

Monsieur le Président,

Il a fallu les 60 millions de morts de la Seconde Guerre mondiale pour que le monde réfléchisse sur le concept des droits de l’Homme, notamment du droit à la vie et à la dignité humaine.

On a beaucoup progressé dans la conception des droits de l’Homme, mais très peu pour en assurer l’exercice. Nous avons fait de ce thème l’un des piliers fondamentaux des Nations unies, avec le développement, la paix et la sécurité internationales. Cependant, c’est le domaine dans lequel la manipulation idéologique, l’hypocrisie politique et les deux poids,  deux mesures des pays industrialisés ont fait les plus grands ravages.

Ceux qui prétendent s’ériger en gardiens des droits de l’Homme et s’efforcent de semer le doute sur la politique des autres sont précisément les responsables directs des violations les plus graves, les plus systématiques et les plus flagrantes des droits de l’Homme, notamment du droit à la vie.

Ce sont eux qui ont conçu le système colonial qui a servi à spolier les pays du Sud et à les condamner au sous-développement. Ils portent l’entière responsabilité de l’actuel ordre économique international qui assassine silencieusement des dizaines de millions d’êtres humains, victimes de la faim, de la pauvreté et de maladies pouvant être prévenues et soignées. Ce sont eux qui imposent les guerres de conquête modernes qui ont coûté des millions de morts, des civils pour la plupart. C’est ce qu’on appelle, curieusement, les « dommages collatéraux ».

Ils sont également les bénéficiaires de la pensée unique, des modèles exclusifs, des valeurs basées sur l’exclusion, de la guerre médiatique, de la construction de vérités immanentes, de la sous-culture de la publicité commerciale, de l’imposition de réflexes conditionnés, de la presse bâillonnée, mensongère, docile et abrutissante qui justifie ou occulte le massacre.

La manipulation du terrorisme a servi aux Etats-Unis et à leurs alliés européens à lancer les guerres de domination et de conquête des ressources énergétiques en Iraq et Afghanistan, qui ont coûté deux millions de vies humaines. Elle a également servi à justifier les disparitions forcées, les tortures, les prisons secrètes et les centres de détention où ne sont reconnus ni le Droit international humanitaire ni la condition d’êtres humains. Elle a été le prétexte de l’adoption des fameuses « lois patriotiques » qui viennent d’être prorogées par le gouvernement étasunien et qui rognent sur les libertés et les garanties conquises par le mouvement en faveur des droits civiques au prix de plusieurs siècles de luttes.

Qui répondra un jour des brutalités commises à Abu Ghraib, à Bagram, à Guantanamo et dans d’autres centres de torture et de mort ? Quand les responsables seront-ils jugés, quand sera-t-il mis fin à l’impunité ?

Le vice-ministre suédois des Affaires étrangères a prononcé ce matin un discours curieux et arrogant dans lequel il a porté des jugements critiques sur neuf autres pays. Cependant, il n’a pas soufflé mot de la complicité du gouvernement suédois avec les vols secrets qui ont fait escale sur son territoire et à bord desquels se trouvaient des personnes séquestrées. Nous espérons que l’enquête prolongée sur cette affaire aboutira un jour et qu’on daignera en communiquer le résultat à ce Conseil.

Dans les pays européens, qui assumera la responsabilité des vols secrets, des prisons clandestines dans leurs territoires et de la participation à des actes de torture ?

Ce qui a eu lieu en Palestine pendant des années constitue un véritable génocide. Des milliers de Palestiniens ont perdu la vie à cause d’attaques militaires lancées sans discrimination, de sièges et de blocus de fer qui privent la population des moyens de subsistance les plus élémentaires.

Les dictatures militaires en Amérique latine, imposées et soutenues par les Etats-Unis des décennies durant, ont assassiné quatre cent mille personnes. Seulement à Cuba elles ont fait 20 000 morts.

Le droit à la vie est systématiquement violé dans le monde. L’existence même de l’espèce humaine est sérieusement menacée par le changement climatique dont les responsables historiques et actuels sont ceux-là même qui déclenchent et conduisent les guerres de conquête. La réunion scandaleuse de Copenhague, avec ses pratiques frauduleuses et excluantes, a constitué un acte contre le droit de l’humanité à la vie et la survie.

Monsieur le Président,

Pendant un demi-siècle, Cuba a été victime d’agressions étasuniennes et d’actes de terrorisme. Cinq mille cinq cents soixante-dix-sept Cubains y ont perdu leur vie ou souffrent aujourd’hui d’un handicap.

Les auteurs de la destruction en plein vol d’un avion de Cubana de Aviación, en 1976, jouissent de l’impunité, sous la protection du gouvernement des Etats-Unis. Une épidémie de dengue résultant d’une attaque bactériologique a causé la mort de 101 enfants cubains. Une des nombreuses bombes posées à La Havane en 1997 a tué un jeune Italien.

La Loi dite d’Ajustement cubain et la politique des « pieds secs et pieds mouillés » encouragent l’immigration illégale et provoquent des décès.

Le blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba constitue un acte de génocide, défini aux alinéas b) et c) de l’article II de la Convention sur la prévention et la répression du crime de génocide, ainsi qu’une violation massive, flagrante et systématique des droits de l’homme.

La politique des Etats-Unis contre Cuba, que le gouvernement du Président Obama n’a pas changée, coûte des vies au peuple cubain.

Une nouvelle escalade subversive, accompagnée d’une large couverture médiatique, a été lancée contre Cuba au mépris de tout principe éthique. L’on prétend faire passer des mercenaires pour des patriotes, des agents payés par les Etats-Unis en territoire cubain pour des dissidents.

La puissante machine de l’empire n’hésite pas à utiliser un prisonnier récidiviste, sanctionné au terme d’une procédure régulière pour des délits de droit commun et ultérieurement recruté en prison, pour le présenter comme un combattant des droits de l’homme. Dans le but d’obtenir de faux dividendes politiques, il a été livré à la mort malgré des soins médicaux méticuleusement prodigués. Comme l’a dit le Président Raul Castro Ruz, c’est un fait regrettable. Cet homme est une autre victime de la politique subversive des Etats-Unis contre Cuba.

Depuis le triomphe de la Révolution cubaine en 1959, il n’y a jamais eu à Cuba un seul cas d’assassinat, de torture ou d’exécution extrajudiciaire ; on n’y a jamais vu « d’escadron de la mort » ni « d’Opération Condor ». Cuba a toujours agit de manière louable et irréprochable dans la protection du droit à la vie, y compris par la coopération altruiste hors de ses frontières.

Monsieur le Président,

J’aurais souhaité aborder des aspects plus concrets du travail sérieux mené à bien par ce Conseil ; aborder le thème de la révision de cet organe qui doit avoir lieu l’année prochaine pour dénoncer la tentative de le soumettre, d’en modifier la composition et les procédures afin de lui imposer des intérêts politiques. J’aurais voulu parler du mécanisme de l’Examen périodique universel qui a démontré son utilité en dépit de ses imperfections et du manque d’autocritique des puissants ayant été mis en évidence. J’aurais voulu défendre le Conseil et souligner l’importance de le préserver de la politisation, de la discrimination, de tout caractère sélectif et des deux poids, deux mesures.

Je peux vous assurer que Cuba continuera à mettre ses efforts et sa persévérance au service du Conseil des Droits de l’Homme pour que celui-ci demeure indépendant et que se consolide la coopération, unique voie véritable pour la promotion et la protection des droits de l’homme dans le monde.

Je dois proclamer, au nom du peuple héroïque et noble de Cuba, qu’aucune campagne ne nous éloignera de nos idéaux d’indépendance et de liberté.

Je vous remercie.

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Déclaration du Ministère des Relations Extérieures

Comme cela avait été annoncé en temps utile, le 19 février 2010, de nouvelles conversations migratoires ont eu lieu à  La Havane avec le gouvernement des Etats-Unis.

De la même manière que lors des séances qui ont eu lieu à New York, les conversations ont aussi porté sur d’autres sujets. A cette occasion la délégation de Cuba a réitéré les propositions faites en juillet à la partie nord-américaine, propositions ayant trait à la coopération dans la lutte contre le trafic de stupéfiants, le terrorisme et le trafic de personnes, à la protection de l’environnement et à l’éffrontement des désastres naturels. Nous avons en particulier exprimé notre disposition à signer avec le gouvernement des Etats-Unis un accord pour la lutte contre le trafic de stupéfiants, sur la base du projet présenté récemment par Cuba, en janvier 2010, par les voies diplomatiques.
De surcroît, la délégation de  Cuba a rappelé les sujets essentiels qui devraient être abordés dans un processus éventuel de dialogue destiné à améliorer les relations : la levée du blocus économique, commercial et financier; l’exclusion de Cuba de la liste bâtarde de pays terroristes; l’abrogation de la Loi d’Ajustement cubain et la «politique de pieds secs / pieds mouillés»; le dédommagement pour les dommages économiques et humains, la restitution du territoire occupé par la Base navale de Guantanamo; la fin des agressions radiales et télévisuelles des Etats-Unis contre  Cuba, et la fin du financement de la subversion intérieure.

La délégation cubaine a abordé à fond un point de ce programme qu’elle tient pour essentiel : la demande de libération des Cinq Cubains qui subissent, depuis onze ans, une incarcération injuste aux Etats-Unis pour avoir lutté contre le terrorisme.

Contrairement à l’esprit de coopération et de volonté d’entente affiché par la partie cubaine, une fois les conversations migratoires terminées, la délégation nord-américaine a convoqué quelques dizaines de ses mercenaires qu’elle a elle-même transportés à la résidence du Chef de la SINA, démontrant une nouvelle fois qu’elle se soucie davantage de soutenir la contre-révolution et de promouvoir la subversion pour détruire la Révolution cubaine que d’instaurer un climat conduisant à la solution réelle des problèmes bilatéraux. Ces éléments contre-révolutionnaires bénéficient d’une partie des plus de 20 millions de dollars qui ne restent pas à Miami et que le gouvernement des Etats-Unis consacre annuellement au travail de déstabilisation et de subversion contre Cuba.

Dès le  jour même de son arrivée au pays, le chef de la délégation nord-américaine avait été averti par le Ministère des Affaires étrangères de notre refus de le voir profiter de son bref séjour pour organiser un évènement provocateur, éloigné de l’esprit des conversations migratoires.

Par cette conduite offensante envers les autorités et le peuple cubain, le gouvernement nord-américain confirme qu’il maintient les instruments de la politique subversive contre Cuba et il manifeste son manque de volonté réelle pour améliorer les relations avec notre pays et pour abandonner les actes d’ingérence grossière qui ont constitué, historiquement, le plus grand obstacle à la normalisation des relations entre les deux pays.

Le ministère des Relations extérieures réitère la disposition déjà exprimée par le gouvernement cubain de soutenir un dialogue respectueux sur n’importe quel sujet avec le gouvernement des Etats-Unis, sur un pied d’égalité, sans aucune atteinte à son indépendance, à sa souveraineté et à son autodétermination.

20 février 2010

(Cubaminrex)

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Raul s’entretient avec le ministre russe des Affaires étrangères

Le général d’armée Raul Castro, président du Conseil d’Etat et du Conseil des ministres, a reçu vendredi M. Serguéï Lavrov, ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, en visite à Cuba à l’invitation du son homologue cubain.

Cet entretien fraternel a permis une fois de plus de réaffirmer l’excellent état des relations bilatérales, qui ont connu un nouvel essor avec la visite officielle du président Dmitri Medvedev à Cuba, en novembre 2008, et celle de Raul en Russie l’année dernière. Raul et Lavrov ont également évoqué des thèmes d’intérêt commun liés à l’actualité internationale.

Le chef d’Etat cubain a prié le ministre russe de transmettre ses salutations au président et au Premier ministre de son pays, et de leur réitérer la volonté de Cuba de continuer d’œuvrer au renforcement des relations déjà solides entre nos deux pays, dans tous les domaines, et en particulier dans le secteur économique.

Bruno Rodriguez Parrilla, ministre des Relations extérieures, et M. Mikhaïl Kamynine, ambassadeur de la Fédération de Russie à Cuba, assistaient à l’entretien.

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Cuba est le premier pays à nous être venu en aide

PORT-AU-PRINCE.- «La réponse de la communauté internationale face à la catastrophe qui a frappé Haïti a été très importante, et en particulier celle de Cuba, qui a été le premier pays à nous venir en aide car les coopérants cubains travaillaient déjà chez nous avant le séisme, et ils ont contribué à sauver de nombreuses vies», a déclaré Jean-Rénald Clérismé, conseiller du cabinet privé du président René Préval, lors d’un entretien avec la presse cubaine.

Il a signalé par ailleurs que son pays a également reçu le soutien immédiat de la République dominicaine, dont le président, Leonel Fernandez, s’est rendu à Port-au-Prince au lendemain du séisme, et il s’est félicité de l’aide de la République bolivarienne du Venezuela. «On peut dire que le monde hispanique de la région est très présent en Haïti», a-t-il dit.

M. Jean-Rénald Clérismé a tenu à remercier tout particulièrement Fidel, qui a lancé le programme de coopération avec René Préval, le président cubain Raul Castro, «et cet autre grand ami, le vice-président Esteban Lazo, qui a accompagné Haïti pendant de longues années».

Interrogé sur le nombre de victimes du séisme qui a dévasté Port-au-Prince, il a signalé qu’on parle de 150 000, mais que le bilan pourrait être de 200 000 morts, car beaucoup de gens sont encore ensevelis les décombres. «Cette catastrophe est pire qu’une guerre», s’est-il exclamé.

«Jusqu’à présent, notre pays reçoit le soutien du monde entier, mais nous souhaiterions une meilleure coordination de l’aide à la population haïtienne, et surtout qu’il n’y ait pas de politisation de la catastrophe et que chaque pays puisse contribuer à la santé et à la dignité du peuple haïtien», a-t-il indiqué.

Il a reconnu qu’il existe des problèmes de coordination dans la distribution des vivres. «Au niveau gouvernemental, nous avons créé des équipes de travail, mais l’ampleur de la catastrophe rend la coordination très difficile, nous ne sommes pas en outre habitués à ce genre de situation. C’est compliqué, mais jour après jour nous travaillons à améliorer l’organisation et à mieux coordonner l’aide», a-t-il dit.

Concernant la polémique autour de l’adoption des enfants haïtiens ayant perdu leurs parents dans le séisme, il a précisé qu’il existe en Haïti un ministère des Affaires sociales chargé de ces démarches. «Le gouvernement n’a rien contre l’adoption, mais tout doit être fait dans le respect des lois du pays».

Pour conclure, il a annoncé un programme pour la construction de campements en dehors de la ville et la création d’espaces pour reloger 600 000 sans abris.

source : granma

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