Cuba dénonce à l’ONU la renaissance du racisme dans le monde

Le délégué cubain auprès du Conseil des Droits de l’Homme (CDH), Luis Alberto Amorós, a dénoncé l’apparition dans le monde de nouvelles formes de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et d’intolérance.

Au cours de son intervention dans la seizième session du CDH de l’Organisation des Nations Unies (ONU), il a jugé des célébrations de l’Année Internationale des descendants d’africains, informe l’agence Prensa Latina.

Il a rappelé que la Conférence Internationale contre le racisme célébrée à la ville sud-africaine de Durban en 2001, a signifié un tournant important dans la lutte en faveur de l’égalité des droits des hommes.

Amorós, qui est aussi le Conseilleur de la mission diplomatique cubaine à Genève, a précisé que, dix ans après la rencontre, il est lamentable de voir que les progrès atteints à cet égard ne répondent pas aux expectatives de la communauté internationale.

L’Assemblée Générale de l’ONU a déclaré le 2011, l’Année internationale des descendants d’africains dans le but de renforcer l’engagement politique des pays à l’éradication de la discrimination contre les communautés afro descendantes et afin de promouvoir le respect à leur diversité et leur culture, signale le site web http://blogs.rtve.es.

Cependant, il persiste encore la création d’associations et de partis politiques avec une plate-forme politique raciste, xénophobe et anti-immigrant, a signalé le diplomate de l’île antillaise.

Il a souligné que la question raciale est un thème très ancré dans la population cubaine, en raison des racines africaines qui font partie de la culture et l’identité cubaines.

Il a également rappelé que la Révolution Cubaine a introduit des profondes transformations sociales, économiques et politiques permettant l’élimination de tout type de discrimination institutionnelle.

source : cubainfo

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La Tunisie et Cuba : le double standard médiatique et politique

José Manzaneda, Coordinateur de Cubainformación.- La récente révolution qui a reversé le gouvernement de Tunisie nous sert pour analyser le double standard des grands médias en fonction du pays sur lequel ils informent.

L’écrivain Santiago Alba Rico nous rappelle une étude sur les médias de 2005 qui comparait le traitement informatique sur la Tunisie et Cuba par les médias espagnols [1]. De janvier à juin de cette année, par exemple, le journal El Mundo dans son édition en ligne a publié 5162 articles sur Cuba, presque tous aux sujets de problématiques de la vie quotidienne du pays et remplis de condamnations sur l’action du gouvernement local, bien qu’aucun ne soit relié avec des conflits politiques et sociaux graves. Au contraire sur la Tunisie il publia seulement 658 articles, 8 fois moins que sur Cuba, et aucun sur ses problèmes sociaux et presque tous sur le championnat du monde de handball célébré cette année là. Le journal El País publia 618 articles sur Cuba, avec la même ligne pour souligner les problèmes et contradictions sociales, contre 199 sur la Tunisie, mais dans ce cas presque tous sur le tourisme et le championnat mondial de handball.

Le journaliste Pascual Serrano nous rappelle que, tandis les journaux mentionnés continuent à remplir leurs écrits avec des termes péjoratifs contre Cuba, comme « dictature » ou « régime », en de rares occasions ils les ont appliqués dans leurs articles sur la Tunisie [2] . Leurs lecteurs au long de toutes ces années ont à peine lus les dénonciations sur les graves violations des droits humains dans ce pays africain. A l’inverse, ils sont saturés avec les apparitions des dénommés « dissidents » cubains, dont les accusations contre leur gouvernement, bien quelles ne sont pas accompagnées de preuves, sont systématiquement converties en informations. Lire la suite »

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Déclaration de l’Assemblée Nationale du Pouvoir Populaire de la République de Cuba

http://www.granma.cubaweb.cu/2008/12/24/nacional/asamnacc.jpg

Au terme d’une campagne orchestrée par de puissantes entreprises médiatiques, fondamentalement européennes, qui ont attaqué Cuba avec férocité, le Parlement européen vient de voter, après un débat malhonnête, une résolution de condamnation de notre pays qui manipule des sentiments, dénature les faits, profère des mensonges et occulte des réalités.

Le prétexte avancé a été le décès d’un détenu, condamné d’abord pour des délits communs, puis manipulé par des intérêts étasuniens et par la contre-révolution interne, pour avoir refusé, de sa propre volonté, toute alimentation malgré les avertissements et l’intervention des médecins spécialistes cubains.

On ne saurait utiliser ce fait regrettable pour condamner Cuba au motif qu’elle aurait pu éviter ce décès. S’il est un domaine où notre pays n’a pas à se défendre verbalement, car la réalité est irréfutable, c’est bien dans celui de la lutte pour la vie des êtres humains, qu’ils soient nés à Cuba ou à l’étranger. Un seul exemple suffit : la présence de médecins cubains en Haïti onze avant le séisme de janvier dernier, ce dont la presse hégémonique se garde bien de parler.

Cette condamnation masque un profond cynisme. Combien d’enfants sont morts dans les nations pauvres parce que les pays riches représentés au Parlement européen ne tiennent pas leurs engagements d’Aide publique au développement ? Tous savent que c’est prononcer là une sentence de mort massive, mais ils ont choisi de préserver leurs niveaux de gaspillage et de surconsommation somptuaire, suicidaires à long terme.

C’est aussi offenser les Cubains que de vouloir leur donner des leçons alors que les gouvernements européens répriment en ce moment même les immigrants et les chômeurs, tandis qu’ici, le peuple propose librement et sans intermédiaires, dans des réunions de quartiers, ses candidats aux élections municipales.

Ceux qui ont participé à la contrebande aérienne de détenus, à l’établissement de prisons illégales et à la pratique de la torture, ou qui les ont permis, n’ont aucun droit moral de juger un peuple agressé et en butte à un blocus brutal.

Une condamnation si discriminatoire et sélective ne peut s’expliquer que par l’échec d’une politique qui a été incapable de faire plier un peuple héroïque. Ni la loi Helms-Burton, ni la Position commune européenne, apparues la même année, dans les mêmes circonstances et dans les mêmes buts, toutes deux au mépris de notre souveraineté et de notre dignité nationales, n’ont pas le moindre avenir, car les Cubains rejettent les diktats, l’intolérance et les pressions comme normes des relations internationales.

Assemblée nationale du Pouvoir populaire de la République de Cuba

11 mars 2010

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Une nouvelle escalade subversive, accompagnée d’une large couverture médiatique, a été lancée contre Cuba

Discours prononcé par le ministre des Affaires étrangères de la République de Cuba, M. Bruno Rodriguez Parrilla, devant le Segment de haut niveau de la treizième session du Conseil des Droits de l’Homme. Genève, le 3 mars 2010.

Monsieur le Président,

Il a fallu les 60 millions de morts de la Seconde Guerre mondiale pour que le monde réfléchisse sur le concept des droits de l’Homme, notamment du droit à la vie et à la dignité humaine.

On a beaucoup progressé dans la conception des droits de l’Homme, mais très peu pour en assurer l’exercice. Nous avons fait de ce thème l’un des piliers fondamentaux des Nations unies, avec le développement, la paix et la sécurité internationales. Cependant, c’est le domaine dans lequel la manipulation idéologique, l’hypocrisie politique et les deux poids,  deux mesures des pays industrialisés ont fait les plus grands ravages.

Ceux qui prétendent s’ériger en gardiens des droits de l’Homme et s’efforcent de semer le doute sur la politique des autres sont précisément les responsables directs des violations les plus graves, les plus systématiques et les plus flagrantes des droits de l’Homme, notamment du droit à la vie.

Ce sont eux qui ont conçu le système colonial qui a servi à spolier les pays du Sud et à les condamner au sous-développement. Ils portent l’entière responsabilité de l’actuel ordre économique international qui assassine silencieusement des dizaines de millions d’êtres humains, victimes de la faim, de la pauvreté et de maladies pouvant être prévenues et soignées. Ce sont eux qui imposent les guerres de conquête modernes qui ont coûté des millions de morts, des civils pour la plupart. C’est ce qu’on appelle, curieusement, les « dommages collatéraux ».

Ils sont également les bénéficiaires de la pensée unique, des modèles exclusifs, des valeurs basées sur l’exclusion, de la guerre médiatique, de la construction de vérités immanentes, de la sous-culture de la publicité commerciale, de l’imposition de réflexes conditionnés, de la presse bâillonnée, mensongère, docile et abrutissante qui justifie ou occulte le massacre.

La manipulation du terrorisme a servi aux Etats-Unis et à leurs alliés européens à lancer les guerres de domination et de conquête des ressources énergétiques en Iraq et Afghanistan, qui ont coûté deux millions de vies humaines. Elle a également servi à justifier les disparitions forcées, les tortures, les prisons secrètes et les centres de détention où ne sont reconnus ni le Droit international humanitaire ni la condition d’êtres humains. Elle a été le prétexte de l’adoption des fameuses « lois patriotiques » qui viennent d’être prorogées par le gouvernement étasunien et qui rognent sur les libertés et les garanties conquises par le mouvement en faveur des droits civiques au prix de plusieurs siècles de luttes.

Qui répondra un jour des brutalités commises à Abu Ghraib, à Bagram, à Guantanamo et dans d’autres centres de torture et de mort ? Quand les responsables seront-ils jugés, quand sera-t-il mis fin à l’impunité ?

Le vice-ministre suédois des Affaires étrangères a prononcé ce matin un discours curieux et arrogant dans lequel il a porté des jugements critiques sur neuf autres pays. Cependant, il n’a pas soufflé mot de la complicité du gouvernement suédois avec les vols secrets qui ont fait escale sur son territoire et à bord desquels se trouvaient des personnes séquestrées. Nous espérons que l’enquête prolongée sur cette affaire aboutira un jour et qu’on daignera en communiquer le résultat à ce Conseil.

Dans les pays européens, qui assumera la responsabilité des vols secrets, des prisons clandestines dans leurs territoires et de la participation à des actes de torture ?

Ce qui a eu lieu en Palestine pendant des années constitue un véritable génocide. Des milliers de Palestiniens ont perdu la vie à cause d’attaques militaires lancées sans discrimination, de sièges et de blocus de fer qui privent la population des moyens de subsistance les plus élémentaires.

Les dictatures militaires en Amérique latine, imposées et soutenues par les Etats-Unis des décennies durant, ont assassiné quatre cent mille personnes. Seulement à Cuba elles ont fait 20 000 morts.

Le droit à la vie est systématiquement violé dans le monde. L’existence même de l’espèce humaine est sérieusement menacée par le changement climatique dont les responsables historiques et actuels sont ceux-là même qui déclenchent et conduisent les guerres de conquête. La réunion scandaleuse de Copenhague, avec ses pratiques frauduleuses et excluantes, a constitué un acte contre le droit de l’humanité à la vie et la survie.

Monsieur le Président,

Pendant un demi-siècle, Cuba a été victime d’agressions étasuniennes et d’actes de terrorisme. Cinq mille cinq cents soixante-dix-sept Cubains y ont perdu leur vie ou souffrent aujourd’hui d’un handicap.

Les auteurs de la destruction en plein vol d’un avion de Cubana de Aviación, en 1976, jouissent de l’impunité, sous la protection du gouvernement des Etats-Unis. Une épidémie de dengue résultant d’une attaque bactériologique a causé la mort de 101 enfants cubains. Une des nombreuses bombes posées à La Havane en 1997 a tué un jeune Italien.

La Loi dite d’Ajustement cubain et la politique des « pieds secs et pieds mouillés » encouragent l’immigration illégale et provoquent des décès.

Le blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba constitue un acte de génocide, défini aux alinéas b) et c) de l’article II de la Convention sur la prévention et la répression du crime de génocide, ainsi qu’une violation massive, flagrante et systématique des droits de l’homme.

La politique des Etats-Unis contre Cuba, que le gouvernement du Président Obama n’a pas changée, coûte des vies au peuple cubain.

Une nouvelle escalade subversive, accompagnée d’une large couverture médiatique, a été lancée contre Cuba au mépris de tout principe éthique. L’on prétend faire passer des mercenaires pour des patriotes, des agents payés par les Etats-Unis en territoire cubain pour des dissidents.

La puissante machine de l’empire n’hésite pas à utiliser un prisonnier récidiviste, sanctionné au terme d’une procédure régulière pour des délits de droit commun et ultérieurement recruté en prison, pour le présenter comme un combattant des droits de l’homme. Dans le but d’obtenir de faux dividendes politiques, il a été livré à la mort malgré des soins médicaux méticuleusement prodigués. Comme l’a dit le Président Raul Castro Ruz, c’est un fait regrettable. Cet homme est une autre victime de la politique subversive des Etats-Unis contre Cuba.

Depuis le triomphe de la Révolution cubaine en 1959, il n’y a jamais eu à Cuba un seul cas d’assassinat, de torture ou d’exécution extrajudiciaire ; on n’y a jamais vu « d’escadron de la mort » ni « d’Opération Condor ». Cuba a toujours agit de manière louable et irréprochable dans la protection du droit à la vie, y compris par la coopération altruiste hors de ses frontières.

Monsieur le Président,

J’aurais souhaité aborder des aspects plus concrets du travail sérieux mené à bien par ce Conseil ; aborder le thème de la révision de cet organe qui doit avoir lieu l’année prochaine pour dénoncer la tentative de le soumettre, d’en modifier la composition et les procédures afin de lui imposer des intérêts politiques. J’aurais voulu parler du mécanisme de l’Examen périodique universel qui a démontré son utilité en dépit de ses imperfections et du manque d’autocritique des puissants ayant été mis en évidence. J’aurais voulu défendre le Conseil et souligner l’importance de le préserver de la politisation, de la discrimination, de tout caractère sélectif et des deux poids, deux mesures.

Je peux vous assurer que Cuba continuera à mettre ses efforts et sa persévérance au service du Conseil des Droits de l’Homme pour que celui-ci demeure indépendant et que se consolide la coopération, unique voie véritable pour la promotion et la protection des droits de l’homme dans le monde.

Je dois proclamer, au nom du peuple héroïque et noble de Cuba, qu’aucune campagne ne nous éloignera de nos idéaux d’indépendance et de liberté.

Je vous remercie.

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Le cas d’Orlando Zapata: il faut que les Etats-Unis arrêtent leur guerre criminelle et absurde contre Cuba par danielle Bleitrach

Personne ne peut se réjouir de la mort d’un homme et chacun doit la déplorer, je connais assez les Cubains pour savoir que ,comme l’a dit Raoul; ils déplorent la mort de Zapata en prison. Maintenant après avoir dit cela qui est essentiel il faut également noter un certain nombre de faits incontournables. Oralando Zapata n’était pas un prisonnier politique mais un droit commun dont l’histoire personnelle est jalonnée de nombreux délits. Il faut voir et dénoncer la manière dont il a été utilisé par la contre-révolution dont « les dirigeants » sont trop amateurs de confort et de dollars nord-américains pour mettre leur vie en péril.

Il l’ont poussé à des revendications absurdes comme réclamer une cuisine personnelle et un téléphone dans sa cellule, utilisant cet homme, un maçon de 49 ans, un desesperados pour lui faire chercher un martyre dont ils ont toujours rêvé, et qu’il n’avait jamais trouvé alors que la révolution cubaine a des milliers de héros, ceux qui ont combattu mais aussi ceux comme les 5 qui sont un exemple de dignité, sans parler de tous ces médecins qui soignent leurs frères haïtiens,et de tous ces Cubains qui acceptent de vivre les pires difficultés au nom de leur dignité et liberté. Trouver un héros de la contre-révolution à Cuba est difficle en outre parce qu’il n’y existe pas (sauf à Guantanamo) de cas de torture ou d’exécution sommaire extra-judiciaire, parce que chacun vit les difficultés de la vie quotidienne et sait exactement ce que cherchent les pseudo-dissidents, épris de dollars.

Nous n’avions donc pas affaire à un prisonnier politique mais à un pauvre homme manipulé par la contre-révolution qui a succombé après une grêve de la faim de 85 jours après avoir mis plusieurs fois sa vie en péril de la même manière.

Dire qu’oralando Zapata n’était pas un prisonnier politique, ce n’est pas nier que des contre-révolutionnaires sont en prison. Quand on parle de prisonniers politiques à Cuba, il faut savoir de quoi il est question. Le contexte est celui d’une guerre livrée par les Etats-Unis et par exemple quand a été édictée la loi Helms burton au nom de laquelle en violation de toutes les lois internationales on asphyxie le pays, en attaquant en priorité la population civile, il y a eu une loi qui en réponse interdisait aux citoyens cubains sous peine de prison de recevoir de l’argent de l’ennemi. Ainsi les Dames en Blanc et Yoani peuvent être détenues et jugées selon les lois en vigueur – dans aucun pays les lois ne peuvent être violées: recevoir de l’argent et collaborer avec l’ambassade d’Iran (un pays ennemi) aux Etats-Unis, par exemple, peut entraîner la perte de tous les droits citoyens dans ce pays -, mais elles savent qu’à Cuba personne ne disparaît, ni est assassiné.

Parce que Cuba est un état de droit où on est jugé et où celui qui va en prison le fait soit pour des délits de droit commun, soit parce qu’il collabore avec l’ennemi étasunien qui a causé des milliers de morts cubains.

J’ajouterai que le bruit volontiers fait autour des « dissidents » cubains n’a d’égal que le silence fait par la même presse autour du cas des 5 cubains retenus dans les prisons des Etats-Unis depuis plus de 10 ans, privés du droit de voir leur famille, après une parodie de procès, parce qu’ils ont voulu protéger leur patrie du terrorisme étasunien. cela est dû au fait que 90% des « nouvelles » mondiales est sous contrôle étroit du système de propagande des Etats-Unis et de leurs alliés européens. Il est donc plus que jamais indispensable que nous dégagions notre information de ces grandes orgues médiatiques et tout est fait pour rendre le combat pour la justice et la vérité impossible…

Je voudrais reprendre les mots plein d’émotion qU’Enrique Ubieta écrit à propos du cas d’Oralando Zapata dans Cubadebate(1), il explique que les pseudo-dissidents et vrais stipendiés de l’empire nord-américain, n’ont ,jamais eu le courage d’aller jusqu’au bout de leur propres grèves de la faim et que ce n’est pas la première fois qu’ils utilisent des hommes dont « ils peuvent se passer », parce qu’encombrants et peu « décoratifs ». ce groupe qui vit en symbiose avec les représentants de Etats-Unis dont la section des intérêts à la Havane est l’organisateur de leurs actions.

« Chaque grève antérieure des instigateurs avait été annoncée comme aboutissant à une mort probable, mais les grévistes renonçaient toujours en étant en bon état de santé. Harcelé et poussé à continuer jusqu’à la mort – ces mercenaires se frottaient les mains avec l’espoir qu’il meurt malgré les efforts soutenus des médecins -, le cadavre de Zapata est maintenant exposé avec cynisme comme étant un trophée collectif.

En maraudant autour du moribond, les médias – les mercenaires locaux et la droite internationale – étaient comme des vautours. Son décès est un festin. Le spectacle dégoute. Parce que ceux qui écrivent ne s’apitoient pas de la mort d’un être humain – dans un pays sans mort extrajudiciaire –;ils la brandissent presque avec joie, et l’utilisent à des fins politiques préméditées. Le cas de Zapata me rappelle celui de Pánfilo: les deux furent manipulés et d’une certaine manière poussés à l’autodestruction de façon préméditée afin de satisfaire des besoins politiques d’autrui : l’un, poussé à maintenir une grève de la faim de 85 jours (il en avait déjà fait d’autres qui malmenèrent sa santé) ; l’autre, au milieu d’un processus de désintoxication alcoolique, invité à boire pour qu’il dise face aux caméras ce qu’elles voulaient entendre.

Je me demande si cela n’est pas une accusation contre ceux qui maintenant s’approprient de sa “cause”. Ils ont raison de dire que ce fut un assassinat, mais les médias cachent le vrai assassin: les groupuscules cubains et leurs mentors internationaux. Zapata fut assassiné par la contre-révolution. »

Un homme est mort et nul ne peut s’en réjouir car ce pauvre homme était une marionnette, c’est d’ailleurs pour cela qu’il est mort, les autres l’ont utilisé. Il était bien plus utile mort que vivant. C’est une victime dans la guerre absurde et criminelle que les Etats-Unis mènent contre Cuba. Il faudra bien un jour que cela s’arrête et c’est cela que la conscience universelle doit imposer, l’arrêt d’un crime perpétré depuis tant d’années dans une totale impunité.

Danielle Bleitrach

(1)http://www.cubadebate.cu/opinion/2010/02/24/zapata-un-muerto-util/

Traduction : R. Muller

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Orlando Zapata… une mort utile ?

Le manque absolu de martyrs dont souffre la contre-révolution cubaine, est proportionnel à son manque de scrupules. Il est difficile de mourir à Cuba, non seulement parce que l’espérance de vie est égale à celle des pays dits « civilisés » – personne ne meurt de faim, malgré le manque de ressources, ni à cause des maladies guérissables-, mais parce que la loi et l’honneur règnent.

Les « Dames en Blanc » et Yoani (Sanchèz) pourraient être arrêtées et jugées selon les lois en vigueur – dans aucun pays les lois ne peuvent être violées : par exemple, recevoir de l’argent et collaborer avec l’ambassade d’Iran (un pays considéré comme ennemi) aux États-Unis peut occasionner la perte de tous les droits civils dans cette nation-, mais elles savent qu’à Cuba personne ne disparaît ni n’est assassiné.

Par ailleurs, certains offrent leur vie par idéal pour le bonheur des autres, non pour leur propre intérêt. C’est ce qui s’est passé avec la mort lamentable d’Orlando Zapata, un prisonnier de droit commun – avec un lourd passé délictueux, n’ayant rien à voir avec la politique. Cela réjouit intimement ses hypocrites et « douloureux » partisans. Ceux-là mêmes qui ont transformé, après beaucoup d’allers et venues en prison, Orlando Zapata en « activiste politique », en ont fait le candidat parfait pour l’auto exécution.

C’était un homme « malléable » pour les groupuscules et facile à convaincre pour qu’il persistât dans une grève de la faim absurde, assorties de demandes impossibles (une cuisine personnelle et un téléphone dans sa cellule) qu’aucun des meneurs réels n’a eu le courage d’avouer.

Chaque grève antérieure de « dissidents » avait été annoncée comme devant déboucher sur une mort probable, mais les grévistes renonçaient toujours en bon état de santé. Incité et encouragé à poursuivre jusqu’à la mort – ces mercenaires se frottaient les mains dans l’attente qu’il meure, malgré les efforts permanents des médecins-, le cadavre de Zapata s’exhibe maintenant avec cynisme comme un trophée collectif.

Les médias -les mercenaires étasuniens et de la droite internationale-tournaient comme des vautours autour du moribond. Son décès est un festin. Ils l’offrent en spectacle. Ils ne s’apitoient pas de la mort d’un être humain mais ils l’arborent presque avec joie et l’utilisent à des fins politiques préméditées. Le cas de Zapata me rappelle celui-là de Pánfilo : les deux ont été manipulés et, d’une certaine façon, conduits à l’autodestruction de manière préméditée pour satisfaire des nécessités politiques étrangères : l’un encouragé à une grève de la faim persistante de 85 jours (il en avait déjà réalisé d’autres qui, antérieurement, avaient affecté sa santé) ; l’autre, alors qu’il était en plein processus de désintoxication alcoolique, invité à boire pour qu’il dise face au tribunal ce qu’on voulait lui faire dire.

Je me demande si cela n’est pas une accusation contre ceux qui s’approprient maintenant sa « cause ». Ils ont raison d’affirmer que c’était un meurtre, mais les médias cachent le véritable assassin.

Par Enrique Ubieta

(traduit de l’espagnol par Pierre Huguet)

source : cubadebate

ANTÉCÉDENTS DE ORLANDO ZAPATA TAMAYO :

Orlando Zapata Tamayo, quarante-deux ans, ne fait pas partie des mercenaires jugés et condamnés en mars 2003 (il n’est pas un des 75).

Il purgeait une peine de vingt-cinq ans de réclusion après avoir été condamné en 2004 à trois ans pour désordre public, outrage à magistrat et résistance. Son passé de délinquant relève du droit commun.

Il avait été jugé et condamné à plusieurs reprises, dès juillet 1990, pour des délits de droit commun, dont désordre public, dégâts, résistance, escroquerie (deux chefs d’accusation), exhibitionnisme public, blessures et port d’armes blanches. Une fois en prison, il avait été puni plusieurs fois pour désordre en établissement pénitentiaire et outrage à magistrat.

En 2001, il s’est lié à la contre-révolution, contacté entre autres mercenaires par Oswaldo Payá Sardiñas et Marta Beatriz Roque.

En 2003, il est de nouveau incarcéré. Dès lors, il a réalisé plusieurs actions violentes, agressant des fonctionnaires pénitentiaires. Il a refusé à de nombreuses occasions de manger la nourriture de la prison, ne consommant que les aliments reçus de sa famille.

Il a commencé à faire la grève de la faim le 18 décembre 2009, refusant de recevoir des soins médicaux. Il a pourtant été transféré d’abord au poste médical de la prison, puis à l’hôpital provincial de Camagüey et enfin à l’hôpital national des détenus à La Havane.

Il a subi partout des examens cliniques et reçu toute l’assistance médicale requise, dont des soins intermédiaires et intensifs et une alimentation volontaire par voie parentérale (intraveineuse) et digestive (par sonde), et a disposé de tous les médicaments et traitements nécessaire jusqu’à son décès, ce que sa propre mère a reconnu.

Le 3 février, il a fait une poussée de fièvre qui a disparu en vingt-quatre heures. On a diagnostiqué ensuite une pneumonie qui a été traitée aux antibiotiques et par des traitements plus avancés. Les deux poumons ayant été touchés, on l’a placé en respiration artificielle jusqu’à son décès.

Après l’emprisonnement de Zapata Tamayo, sa mère, Reyna Luisa Tamayo, s’est engagée dans les activités de groupes contre-révolutionnaires, ce pour quoi elle a reçu de l’argent d’organisations contre-révolutionnaires opérant aux Etats-Unis, telle la Fondation nationale cubano-américaine.

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DÉCLARATIONS DE RAÚL CASTRO RUZ, SUR LE DÉCÈS DU DÉTENU ORLANDO ZAPATA TAMAYO, EL MARIEL, 24 FÉVRIER 2010

Nous le regrettons beaucoup.

Il avait été condamné à trois ans de réclusion, mais il a commis d’autres délits en prison et sa peine s’est accrue. Après, on l’a conduit dans nos meilleurs hôpitaux. Il est décédé, nous le regrettons beaucoup.

Dans notre confrontation avec les USA, nous avons perdu malheureusement des milliers de Cubains, surtout victimes du terrorisme d’État. Entre morts et invalides, cela fait environ cinq mille, sans compter des milliers d’autres blessés qui sont parvenus à se rétablir. Des diplomates à nous ont même été assassinés à l’étranger ou faits disparaître dans d’autres pays.

Le jour où les USA décideront de vivre en paix avec nous, tous ces problèmes finiront et nous en surmonterons bien d’autres. Nous devons tout simplement nous habituer à vivre en nous respectant les uns les autres.

L’administration étasunienne dit vouloir discuter avec nous et nous sommes prêts à discuter avec elle tous les problèmes qu’elle veut. Je l’ai dit trois fois au Parlement : tous, tous, tous. Nous n’acceptons de discuter que si l’égalité absolue règne entre les deux parties. Elle peut parler de toutes les questions de Cuba, mais nous avons aussi le droit à notre tour de parler de toutes les questions des USA.

Nous ne reconnaissons à aucun pays, aussi puissant qu’il soit, ni à aucun groupement de pays, comme l’Union européenne, le droit de s’immiscer dans nos affaires intérieures. À partir de là, nous sommes prêts à discuter de tout.

En un demi-siècle, nous n’avons assassiné personne ici, nous n’avons torturé personne, nous n’avons jamais réalisé une exécution extrajudiciaire. En fait, à Cuba, oui, on a torturé, mais sur la base navale de Guantánamo, par sur le territoire où gouverne la Révolution.

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Réflexions du compañero Fidel : SEPT POIGNARDS AU COEUR DE NOTRE AMÉRIQUE LATINE

Je lis et relis des données et des articles élaborés par des personnalités intelligentes, bien connues ou peu connues, qui s’expriment dans divers médias et tirent leurs informations de sources que nul ne conteste.

Les peuples qui habitent la planète courent partout des risques économiques, environnementaux et militaires découlant de la politique des États-Unis, mais ceux qui vivent sur ce continent-ci, au sud de ce pays hégémonique, et qui en sont donc les voisins sont menacés par de bien plus graves problèmes.

La présence d’un Empire si puissant qui a disséminé sur tous les continents et sur tous les océans des bases militaires, des porte-avions et des sous-marins nucléaires, des bâtiments de guerre modernes et des avions de combat perfectionnés emportant toutes sortes d’armes, des centaines de milliers de soldats pour lesquels leur gouvernement réclament l’impunité absolue, constitue le pire des casse-tête pour n’importe quel gouvernement, qu’il soit de gauche, du centre ou de droite, qu’il soit allié des États-Unis ou non.

Le problème pour nous qui en sommes les voisins n’est pas qu’on y parle une autre langue et que ce soit une nation différente. Il y a des Étatsuniens de toutes couleurs et de toutes origines. Ce sont des gens pareils à nous et capables de n’importe quel sentiment, dans un sens ou un autre. Le drame, c’est le système qui s’y est développé et imposé à tous. Ce système n’est pas nouveau quant au recours de la force et aux méthodes de domination, car celles-ci ont prévalu tout au long de l’Histoire. Ce qu’il y a de nouveau, c’est l’époque que nous vivons. Aborder la question à partir de points de vue traditionnels est une erreur qui n’aide personne. Lire et savoir ce que pensent les défenseurs du système est bien plus éclairant, parce qu’il permet de prendre conscience de sa nature qui se fonde sur l’appel constant à l’égoïsme et aux instincts les plus primaires des gens.

Si l’on n’était pas convaincu de la valeur de la conscience et de sa capacité à primer sur les instincts, on ne pourrait même pas exprimer l’espoir d’un changement à n’importe quelle période de la très brève histoire de l’homme. Pas plus qu’on ne pourrait comprendre les terribles obstacles qui se dressent face aux différents dirigeants politiques des nations latino-américaines ou ibéro-américaines du continent. Tout compte fait, les peuples qui vivaient dans cette partie de la planète voilà des dizaines de milliers d’années jusqu’à la fameuse « découverte » de l’Amérique, n’avaient rien de latins, d’ibériques ou d’européens ; leurs traits étaient bien plus ressemblants à ceux des Asiatiques d’où proviennent leurs ancêtres. Nous le constatons de nos jours sur les visages des autochtones du Mexique, d’Amérique centrale, du Venezuela, de Colombie, d’Équateur, du Brésil, du Pérou,  de Bolivie, du Paraguay et du Chili, un pays où les Araucans écrivirent des pages indélébiles.  Les habitants de certaines zones du Canada et de l’Alaska conservent leurs racines indigènes avec toute la pureté possible. Mais sur le principal territoire des États-Unis, une grande partie des anciens habitants furent exterminés par les conquérants blancs.

Des millions d’Africains, tout le monde le sait, ont été arrachés de leurs terres pour travailler comme esclaves sur ce continent. Leurs descendants constituent la majorité de la population dans des nations comme  Haïti et une grande partie des Antilles, et de vastes secteurs dans d’autres pays. Aux États-Unis, ils se comptent  par dizaines de millions et constituent en règle générale les citoyens les plus pauvres et les plus discriminés.

Au fil des siècles, les États-Unis ont réclamé des droits privilégiés sur notre continent. À l’époque de Martí, ils tentèrent d’imposer une monnaie unique basée sur l’or, un métal dont la valeur a été la plus constante au long de l’Histoire et sur lequel le commerce international se basait en règle générale. C’est à partir de Nixon que celui-ci s’est fondé sur le papier-monnaie imprimée aux Etats-Unis, sur le dollar, une devise qui vaut aujourd’hui vingt-sept fois moins qu’au début des années 70, ce qui est là une de leurs si nombreuses manières de dominer et d’escroquer le reste du monde. De nos  jours, toutefois, d’autres devises se substituent au dollar dans le commerce international et dans les réserves en monnaies convertibles.

Si les devises de l’Empire se dévaluent d’une part, ses réserves en forces militaires augmentent de l’autre. La superpuissance, qui a monopolisé la science et la technologie les plus modernes, les a orientées dans une mesure considérable vers la mise au point d’armements. On ne parle plus seulement, désormais, de milliers de projectiles nucléaires ou du pouvoir destructeur des armes classiques ; on parle d’avions sans pilote manœuvrés par des automates. Ce n’est pas là de la fantaisie. Certains avions de ce genre sont déjà utilisés en Afghanistan et ailleurs. Selon des rapports récents, l’Empire se propose dans un avenir relativement proche, en 2020, bien avant que la banquise antarctique n’ait fondu, d’inclure parmi ses deux mille cinq cents avions de combat mille cent F-35 et F-22 de la cinquième génération dans leurs versions chasse et bombardier. Pour avoir une idée de ce potentiel, il suffit de dire que ceux dont ils disposent sur la base de Soto Cano, au Honduras, pour l’entraînement des pilotes de ce pays sont des F-5 ; et que ceux qu’ils ont livrés aux forces aériennes du Venezuela, avant Chávez, au Chili et à d’autres pays sont de petites escadrilles de F-16.

Mais il y a encore pire : l’Empire projette, d’ici à trente ans, de faire piloter tous ses avions de combat, depuis les chasseurs jusqu’aux bombardiers lourds et aux avions citernes, par des robots.

Ce pouvoir militaire n’est pas une nécessité du monde : c’en est une du système économique que l’Empire impose au monde.

N’importe qui peut comprendre que si les automates peuvent se substituer aux pilotes de combat, ils peuvent aussi se substituer aux ouvriers dans de nombreuses usines. Les accords de libre-échange que l’Empire tente d’imposer aux pays de ce continent impliquent que les travailleurs devront faire concurrence à la technologie de pointe et aux robots de l’industrie yankee.

Les robots ne font pas grève, ils sont obéissants et disciplinés. Il existe maintenant des machines pour cueillir les pommes et d’autres fruits. On pourrait poser la même question aux travailleurs étasuniens : Où passeront les postes de travail ? Quel est l’avenir que le capitalisme sans frontières, à son étape de développement avancée, assignera aux citoyens ?

À la lumière de ces réalités et d’autres, les dirigeants des pays de l’UNASUR, du MERCOSUR, du Groupe de Rio et d’autres ne peuvent manquer d’analyser la très juste question que pose le Venezuela : à quoi servent les bases militaires et navales que les États-Unis veulent établir autour du Venezuela et en plein cœur de Notre Amérique ? Je me rappelle que voilà plusieurs années, quand les relations entre la Colombie et le Venezuela, deux nations sœurs par la géographie et l’histoire, s’étaient dangereusement crispées, Cuba avait promu en silence des mesures de paix importantes entre elles. Comme Cubains, nous ne stimulerons jamais la guerre entre des pays frères. L’expérience historique, la destinée manifeste proclamée et appliquée par les États-Unis et la faiblesse des accusations lancée par la Colombie contre le Venezuela : fournir des armes aux FARC, de pair avec les négociations en cours par la première en vue de céder sept points de son territoire aux forces aériennes et navales des États-Unis, contraignent forcément le Venezuela à dépenser dans des armes des moyens qu’il pourrait utiliser pour impulser l’économie, les programmes sociaux et la coopération avec d’autres pays de la région moins développés et possédant moins de ressources. Le Venezuela ne s’arme pas contre le peuple frère colombien : il s’arme contre l’Empire qui a déjà tenté de liquider sa révolution et qui prétend aujourd’hui installer ses armes de pointe aux abords de sa frontière.

Ce serait une grave erreur de penser que la menace est braquée uniquement contre le Venezuela : elle vise tous les pays du Sud du continent. Aucun d’entre eux ne pourra éluder cette question et plusieurs d’entre eux se sont déjà déclarés dans ce sens.

Les générations présentes et futures jugeront leurs dirigeants à la conduite qu’ils adopteront aujourd’hui. Il ne s’agit pas seulement des États-Unis, mais des États-Unis et du système. Qu’offre-t-il ? Que cherche-t-il ?

Il offre le Traité de libre-échange des Amériques (ALCA), autrement dit la ruine anticipée de tous nos pays, le libre-transit des biens et capitaux, mais non celui des personnes. Les USA ont maintenant peur que leur société opulente et surconsommatrice ne soit inondée de Latinos pauvres, d’Indiens, de Noirs et de métis, ou de Blancs sans emploi dans leurs propres pays. Ils expulsent tous ceux qui font des fautes ou sont de trop. Ils les tuent bien souvent avant qu’ils ne puissent entrer, ou les renvoient comme des troupeaux quand ils n’en ont plus besoin. On compte douze millions d’immigrants latino-américains et caribéens illégaux aux États-Unis. Une nouvelle économie vient de voir le jour dans nos pays, surtout parmi les plus petits : les envois de fonds familiaux. Quand elle éclate, la crise frappe surtout les immigrants et leurs familles. Parents et enfants sont cruellement séparés, parfois pour toujours. Si l’immigrant a l’âge du service militaire, on lui propose de s’engager pour combattre, à des milliers de kilomètres de distance, « au nom de la liberté et de la démocratie ». Au retour, s’il ne meurt pas, on lui concède le droit de devenir citoyen des États-Unis. Comme il est maintenant bien entraîné, on lui offre la possibilité de s’enrôler non comme soldat de métier, mais bel et bien comme soldat civil des compagnies privées qui prêtent service dans les guerres de conquête impériales.

Il existe d’autres très graves périls. Les dépêches n’arrêtent pas de nous parler des émigrants mexicains et d’autres pays de la région qui meurent en tenter de franchir la frontière actuelle entre le Mexique et les États-Unis. En fait, bien plus de personnes meurent tous les ans sur ce mur-là que sur le fameux mur de Berlin en presque vingt-huit ans !

Le plus incroyable, c’est qu’on parle à peine dans le monde d’une autre guerre qui fauche des milliers de vies tous les ans : en 2009, elle a déjà tué plus de Mexicains que la guerre menée par Bush contre l’Iraq durant toute son administration n’a tué de soldats étasuniens !

Cette guerre-là au Mexique a éclaté parce que les États-Unis constituent le plus gros marché de drogues au monde. Et pourtant, il n’existe pas de guerre aux USA entre la police et l’armée, d’une part, les trafiquants de drogues, de l’autre : cette guerre a été exportée au Mexique et en Amérique centrale, mais surtout au Mexique, le plus proche des USA ! Les images de cadavres entassés que nous transmet la télévision et les nouvelles de personnes assassinées dans les salles d’opération mêmes où on tentait de leur sauver la vie sont horrifiantes. Mais aucune ne provient des États-Unis…

Cette vague de violence et de sang s’étend peu ou prou dans les pays sud-américains. D’où provient l’argent sinon de cette source infinie que constitue le marché étasunien ? Parallèlement, la consommation tend à s’étendre aux autres pays de la région, causant encore plus de victimes et de dommages, directs ou indirects, que le sida, le paludisme et d’autres maladies ensemble.

L’Empire, dans ses plans de domination, alloue d’énormes sommes aux organes dont la mission est de mentir à l’opinion publique et de l’intoxiquer. Il peut compter là-dessus sur la complicité absolue de l’oligarchie, de la bourgeoisie, de la droite intellectuelle et des médias.

Ces organes sont des experts quand il s’agit de faire connaître les erreurs et les contradictions des hommes politiques.

Le sort de l’humanité ne saurait rester aux mains de robots convertis en personnes ni de personnes converties en robots.

En 2010, l’administration étasunienne dépensera 2,2 milliards de dollars, par département d’État et US/AID interposés, pour promouvoir sa politique, soit 12 p. 100 de plus que Bush à sa dernière année à la présidence, dont 450 millions seront destinés à prouver que la tyrannie imposée au monde signifie démocratie et respect des droits de l’homme.

L’Empire ne cesse de faire appel aux instincts et à l’égoïsme des êtres humains ; ils méprisent la valeur de l’éducation et de la conscience. Le peuple cubain a fait preuve de sa capacité de résistance durant cinquante ans. La résistance est l’arme à laquelle les peuples ne peuvent jamais renoncer : les Portoricains sont parvenus à stopper les manœuvres militaires à Vieques en s’installant sur les champs de tir.

La patrie de Bolívar, dont on sait le rôle historique qu’elle a joué dans les guerres d’indépendance des peuples américains, est aujourd’hui le pays qui inquiète le plus l’Empire. Les Cubains qui y prêtent service comme spécialistes de la santé, éducateurs, professeurs d’éducation physique et de sport, informaticiens, techniciens agricoles et dans d’autres domaines, doivent tout donner dans l’exercice de leurs devoirs internationalistes pour prouver que les peuples peuvent résister et être les tenants des principes les plus sacrés de la société humaine. Sinon, l’Empire détruira la civilisation et jusqu’à notre espèce.

Fidel Castro Ruz

Le 5 août 2009

11 h 16

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Citations du compañero Fidel : L’Amérique latine et la démocratie

« La démocratie n’existera en Amérique latine que le jour où les peuples seront réellement libres de choisir, le jour où les humbles ne seront pas réduits à la plus abominable impuissance par la faim, l’inégalité sociale, l’analphabétisme et le système juridique d’oppression”

Première Déclaration de La Havane
2 septembre 1960

Voir les autres citations de Fidel Castro

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Réflexions du compañero Fidel : LA JUSTICE AUX ÉTATS-UNIS

Si j’affirmais que le chaos règne aux Etats-Unis, on me dirait que j’exagère, que ce pays est une démocratie où priment la justice, le respect des droits de l’homme et la division des pouvoirs, érigés sur les principes de Montesquieu et sur la Déclaration de Philadelphie.

Je ne veux pas parler, bien entendu, de la fougueuse défense de Cheney du droit à la torture ni du discours prononcé par Bush à Toronto tandis que des centaines de manifestants réclamaient qu’il soit jugé comme criminel de guerre.

Je veux parler d’autre chose. Si vous consultez les dépêches de presse, vous avez de quoi tomber de haut. Celle-ci, par exemple :

« Un juge a concédé une indemnisation de plus d’un milliard de dollars pour dommages et préjudices de la part du gouvernement cubain à cause du suicide, en 1959, du père d’un Cubano-Américain impliqué dans la capture et la mort du révolutionnaire Ernesto « Che » Guevara. »

« Le juge Peter Adrien, du circuit de Miami-Dade, a affirmé ce vendredi, qu’il souhaitait par là adresser un message au peuple cubain. »

« Le magistrat s’est prononcé sur une requête interjetée par Gustavo Villoldo, qui a accusé Guevara, l’ancien leader cubain Fidel Castro et d’autres du suicide de son père en 1959 à Cuba. La famille s’était enfuie aux États-Unis, puis Villoldo participa à l’invasion de la baie des Cochons et fut impliqué dans la capture de Guevara en Bolivie. »

« Le père de Villoldo se suicida par surdose de somnifère en février 1959, peu après que Fidel Castro, Guevara et d’autres guérilleros eurent pris le pouvoir à Cuba. Il s’agissait d’un homme d’affaires cubain éminent, détenteur de la nationalité étasunienne et propriétaire d’une importante agence concessionnaire de General Motors, d’un domaine de 13 000 hectares et d’autres biens. »

« Le jeune Villoldo entra plus tard dans les forces armées étasuniennes et dans la CIA. Quelques années plus tard, il faisait partie du groupe qui captura le Che en Bolivie en 1967. Guevara fut ensuite exécuté et enterré dans ce pays sud-américain. »

Une autre dépêche précise:

« Cette indemnisation est la plus importante jamais accordée à ce jour pour demande contre le gouvernement cubain, après celle de 253 millions octroyée aux fils du Cubain Rafael del Pino Siero, décédé en prison après s’être séparé du régime castriste. »

La dépêche se garde bien de signaler que ce traître avait été condamné à la prison pour avoir vendu le secret du Granma pour 35 000 dollars, soit l’équivalent de presque un million de dollars actuels, et risqué la vie des quatre-vingt-deux expéditionnaires.

« La troisième plus importante indemnisation avait bénéficié à la famille des trois pilotes du groupe de l’exil « Frères à la rescousse » abattus en eaux internationales par des avions cubains en 1996 : 187 millions de dollars. »

Je précise qu’il s’agissait de véritables pirates qui utilisaient de petits avions à usage militaire, achetés après la guerre du Vietnam, pour violer notre espace aérien et voler à faible altitude au-dessus de notre capitale.

On a appris voilà à peine trois jours que le maire de New York, cédant aux pressions de Dan Burton et d’autres législateurs ennemis de Cuba, a fait retirer du Central Park la statue en bronze du Che – œuvre de l’Allemand Christian Jankowski ― qui faisait partie d’une exposition temporaire intitulée « Sculpture vivantes ». Faire retirer la statue de l’homme dont le gouvernement de ce pays a ordonné l’assassinat… Voilà bien la justice qui règne aux États-Unis !

Fidel Castro Ruz

Le 30 mai 2009

16 h 15

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