Raul s’entretient avec le ministre russe des Affaires étrangères

Le général d’armée Raul Castro, président du Conseil d’Etat et du Conseil des ministres, a reçu vendredi M. Serguéï Lavrov, ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, en visite à Cuba à l’invitation du son homologue cubain.

Cet entretien fraternel a permis une fois de plus de réaffirmer l’excellent état des relations bilatérales, qui ont connu un nouvel essor avec la visite officielle du président Dmitri Medvedev à Cuba, en novembre 2008, et celle de Raul en Russie l’année dernière. Raul et Lavrov ont également évoqué des thèmes d’intérêt commun liés à l’actualité internationale.

Le chef d’Etat cubain a prié le ministre russe de transmettre ses salutations au président et au Premier ministre de son pays, et de leur réitérer la volonté de Cuba de continuer d’œuvrer au renforcement des relations déjà solides entre nos deux pays, dans tous les domaines, et en particulier dans le secteur économique.

Bruno Rodriguez Parrilla, ministre des Relations extérieures, et M. Mikhaïl Kamynine, ambassadeur de la Fédération de Russie à Cuba, assistaient à l’entretien.

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Raul signe le livre de condoléances pour le séisme en Haïti

Le général d’armée Raul Castro Ruz, président du Conseil d’Etat et du Conseil des ministres, s’est rendu mardi après-midi à l’ambassade d’Haïti pour exprimer, au nom de notre peuple, ses profondes condoléances et sa solidarité pour les victimes du séisme qui a frappé cette nation sœur le 12 janvier dernier.

«Face à l’immense tragédie vécue par le peuple haïtien, leurs frères cubains seront toujours à leurs côtés tout le temps nécessaire. Nous partageons leur immense douleur et nous continuerons ensemble d’aller de l’avant», a écrit Raul sur le livre de condoléances ouvert au siège diplomatique.

Le président cubain a été reçu par M. Jean-Victor Geneus, ambassadeur de la République d’Haïti, qui a renouvelé les remerciements de son peuple et de son gouvernement pour la collaboration reçue pendant toutes ces années. Celle-ci a permis d’apporter une aide médicale immédiate aux victimes du séisme et de l’accroître de manière considérable dans les jours qui ont suivi.

Lors d’un entretien émouvant avec l’ambassadeur et autres fonctionnaires du siège diplomatique, Raul a rappelé qu’il avait été témoin de la sueur versée par des milliers de manœuvres haïtiens sur le sol cubain durant la première moitié du siècle dernier, et qu’il avait partagé son enfance et sa jeunesse avec nombre d’entre eux. Il a rappelé que la solidarité de notre peuple durera des années s’il le faut, «c’est-à-dire, pour toujours», et surtout dans la perspective du développement futur de ce pays caribéen.

Raul était accompagné d’autres personnalités qui ont également signé le livre de condoléances, comme le premier vice-président du Conseil d’Etat et du Conseil des ministres, José R. Machado Ventura ; les membres du Bureau politique Esteban Lazo Hernandez, les généraux de corps d’armée Abelardo Colomé Ibarra et Leopoldo Cintra Frias, Ulises Rosales del Toro et Jorge L. Sierra Cruz; étaient aussi présents Gladys M. Bejerano Portela, vice-présidente du Conseil d’Etat; Marino Murillo Jorge et José R. Fernandez Alvarez, vice-présidents du Conseil des ministres, et le ministre des Relations extérieures Bruno Rodriguez Parrilla.

source : granma

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Raul Castro a reçu Mona Gamal Abdel Nasser

Le général d’armée Raul Castro Ruz, président du conseil d’Etat et du Conseil des ministres, a reçu, dimanche, Mme Mona Gamal Abdel Nasser, fille de l’illustre leader égyptien et président d’Egypte de 1954 jusqu’à son décès en 1970.

Au cours d’un entretien chaleureux, ils ont évoqué la sympathie et la solidarité du président Nasser à l’égard de la Révolution cubaine, ses rencontres avec Fidel Castro, le Che et Raul, ainsi que sa contribution décisive à l’établissement de liens d’amitié entre les peuples cubain et égyptien.

Raul s’est entretenu avec Mme Mona Gamal Abdel Nasser sur le déroulement de son séjour dans notre pays, et aussi sur l’histoire de la Révolution cubaine et de la solidarité de notre pays à l’égard d’autres pays du monde.

Pour sa part, Mme Gamal Abdel Nasser a exprimé sa reconnaissance pour pouvoir connaître de près la réalité cubaine. Elle s’est dite impressionnée par les lieux visités et les personnes rencontrées, et elle s’est souvenue de l’hommage du président cubain sur la tombe de son père, à l’occasion de son voyage en Egypte au mois de juillet, lors du XVe Sommet du Mouvement des pays non-alignés.

Eusebio Leal Spengler, Historien de la ville, et Laïla Abdel Hamid Gamal Abdel Nasser, petite fille du dirigeant égyptien, étaient présents à la rencontre.

source : granma

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Cuba est le premier pays à nous être venu en aide

PORT-AU-PRINCE.- «La réponse de la communauté internationale face à la catastrophe qui a frappé Haïti a été très importante, et en particulier celle de Cuba, qui a été le premier pays à nous venir en aide car les coopérants cubains travaillaient déjà chez nous avant le séisme, et ils ont contribué à sauver de nombreuses vies», a déclaré Jean-Rénald Clérismé, conseiller du cabinet privé du président René Préval, lors d’un entretien avec la presse cubaine.

Il a signalé par ailleurs que son pays a également reçu le soutien immédiat de la République dominicaine, dont le président, Leonel Fernandez, s’est rendu à Port-au-Prince au lendemain du séisme, et il s’est félicité de l’aide de la République bolivarienne du Venezuela. «On peut dire que le monde hispanique de la région est très présent en Haïti», a-t-il dit.

M. Jean-Rénald Clérismé a tenu à remercier tout particulièrement Fidel, qui a lancé le programme de coopération avec René Préval, le président cubain Raul Castro, «et cet autre grand ami, le vice-président Esteban Lazo, qui a accompagné Haïti pendant de longues années».

Interrogé sur le nombre de victimes du séisme qui a dévasté Port-au-Prince, il a signalé qu’on parle de 150 000, mais que le bilan pourrait être de 200 000 morts, car beaucoup de gens sont encore ensevelis les décombres. «Cette catastrophe est pire qu’une guerre», s’est-il exclamé.

«Jusqu’à présent, notre pays reçoit le soutien du monde entier, mais nous souhaiterions une meilleure coordination de l’aide à la population haïtienne, et surtout qu’il n’y ait pas de politisation de la catastrophe et que chaque pays puisse contribuer à la santé et à la dignité du peuple haïtien», a-t-il indiqué.

Il a reconnu qu’il existe des problèmes de coordination dans la distribution des vivres. «Au niveau gouvernemental, nous avons créé des équipes de travail, mais l’ampleur de la catastrophe rend la coordination très difficile, nous ne sommes pas en outre habitués à ce genre de situation. C’est compliqué, mais jour après jour nous travaillons à améliorer l’organisation et à mieux coordonner l’aide», a-t-il dit.

Concernant la polémique autour de l’adoption des enfants haïtiens ayant perdu leurs parents dans le séisme, il a précisé qu’il existe en Haïti un ministère des Affaires sociales chargé de ces démarches. «Le gouvernement n’a rien contre l’adoption, mais tout doit être fait dans le respect des lois du pays».

Pour conclure, il a annoncé un programme pour la construction de campements en dehors de la ville et la création d’espaces pour reloger 600 000 sans abris.

source : granma

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Message de Raul à René Préval

La Havane, le 12 janvier 2010

V.E. M. René Garcia Préval
Président de la République d’Haïti

Cher ami:

C’est avec une profonde douleur et consternation que nous avons appris la nouvelle du tremblement de terre qui a secoué la République sœur d’Haïti ces dernières heures.

Je tiens à vous adresser, au nom du gouvernement et du peuple cubains, nos plus sincères condoléances, et je vous rappelle que vous pouvez compter sur l’aide solidaire de notre pays en ces moments difficiles.

Veuillez accepter le témoignage de ma plus haute considération et de ma plus profonde estime.

Raul Castro Ruz
Président du Conseil d’Etat et du Conseil
des ministres de la République de Cuba

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La Médaille «50 ans du MINREX» attribuée à Fidel et Raul

La médaille commémorative du 50e anniversaire de la création du ministère des Relations extérieures (MINREX) a été attribuée au leader de la Révolution cubaine Fidel Castro Ruz, au général d’armée Raul Castro Ruz, président du Conseil d’Etat et du Conseil des ministres, et, à titre posthume, au commandant de la Révolution Juan Almeida Bosque, au cours d’une cérémonie qui s’est déroulée à la salle Universal des Forces armées révolutionnaires (FAR).

Bruno Rodriguez Parrilla, ministre des Relations extérieures, a décoré Raul, qui a également reçu les médailles au nom de Fidel et Almeida.

«Nous avons eu le privilège de pouvoir compter sur le leadership de celui qui a été le guide et conducteur de la politique extérieure révolutionnaire, le commandant en chef Fidel Castro Ruz, dont la pensée claire et universelle, l’éthique et les solides principes, la profonde connaissance de l’adversaire et le flair infaillible pour décider de la tactique et de la stratégie, nous ont servi de référence et de source d’inspiration», a déclaré Rodriguez Parrilla.

Le ministre a également rappelé le travail brillant réalisé à la tête du MINREX, pendant les dix-sept premières années de ce ministère, de Raul Roa Garcia –aujourd’hui décédé–, qui fut baptisé par son peuple de «Porte-parole de la Dignité».

Plus loin, Bruno Rodriguez Parrilla a fait allusion à la sagesse de Carlos Rafael Rodriguez, un autre des dirigeants révolutionnaires ayant apporté une contribution à la politique extérieure de la Révolution.

Dans son discours, le chef de la diplomatie cubaine a relevé le travail du personnel de son ministère aux côtés du peuple dans toutes les missions qui lui ont été confiées, aussi bien dans la lutte contre les agressions dont ils ont été victimes à l’étranger dans l’exercice de leurs fonctions, que dans la défense de la patrie.

Au nom des 388 travailleurs comptant plus de 25 ans au ministère, la Médaille pour les 50 ans du MINREX a été remise à 16 membres fondateurs de cet organisme.

A cette cérémonie qui a ensuite été animée par de prestigieux groupes musicaux et artistes, étaient aussi présents Melba Hernandez, héroïne de la Moncada, les familles des cinq héros antiterroristes cubains injustement incarcérés aux Etats-Unis, et des dirigeants politiques et de l’Etat. (AIN)

source : granma

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Discours prononcé par le président du Conseil d’Etat et du Conseil des ministres, le général d’armée Raul Castro, à l’ouverture du Sommet de l’ALBA

Chers chefs d’Etat et de gouvernement;

Chers délégués et invités;

En vous souhaitant la plus cordiale bienvenue au nom du gouvernement et du peuple cubains, je tiens à vous transmettre les salutations du chef de la Révolution cubaine, le camarade Fidel Castro Ruz, qui suivra attentivement les travaux de notre réunion.

J’aimerais en premier lieu profiter de cette occasion pour exprimer, au nom de toutes les personnes ici présentes, notre satisfaction pour la victoire écrasante remportée par le peuple bolivien dimanche dernier avec la réélection, à une large majorité, du camarade Evo Morales Ayma, pour un nouveau mandat en tant que président.

Nous ne pouvons malheureusement pas compter sur la présence physique du président du Honduras, Manuel Zelaya. Le peuple de cette nation latino-américaine a été privé de ses droits constitutionnels et on lui a imposé, avec le soutien de l’administration des Etats-Unis, un gouvernement usurpateur et putschiste qu’ils ont tenté de légitimer au moyen d’une farce électorale.

L’histoire enregistrera avec reconnaissance l’attitude adoptée par les pays membres de l’ALBA-TCP et par la majorité des gouvernements latino-américains et caribéens, qui ont fermement condamné le coup d’Etat militaire au Honduras. Elle tiendra également compte de l’attitude de ceux qui, pliés à la volonté de l’empire, ont fini par accepter la manœuvre putschiste.

A travers sa représentante légitime, la secrétaire d’Etat Patricia Rodas, nous adressons nos salutations les plus chaleureuses au peuple hondurien.

Chers collègues:

Ce 8e Sommet de l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique, que nous inaugurons officiellement aujourd’hui, coïncide avec le 5e anniversaire de la Déclaration conjointe entre le Venezuela et Cuba, signée en 2004 par les présidents Hugo Chavez et Fidel Castro, qui scella la naissance officielle de l’ALBA, appelée à l’époque Alternative bolivarienne pour les Amériques.

Ont suivi cinq années d’un travail intense, de recherche commune, qui se sont soldées par des résultats encourageants sur le plan social, des résultats que nous pouvons encore améliorer, et qu’il est juste de mentionner et de célébrer.

Le fait que trois pays membres de l’ALBA, à savoir la Bolivie, le Nicaragua et le Venezuela, aient été déclarés «territoires sans analphabétisme», est très significatif et constitue un nouveau pas dans le combat pour éradiquer totalement ce fléau dans tous les pays membres de ce mécanisme d’intégration novateur.

L’Opération miracle a amélioré ou rendu la vue à plus d’un million de patients au sein de l’ALBA. Par ailleurs, plus de 2 000 médecins de nos pays ont été formés à l’Ecole latino-américaine de médecine, et 6 653 étudiants sont pris en charge par le Nouveau programme de formation de médecins selon les concepts de l’intégralité, de l’internationalisme et de l’humanisme.

Au Venezuela, en Equateur, au Nicaragua et en Bolivie est menée actuellement une étude génétique psychosociale des personnes handicapées, un projet d’une valeur humaine extraordinaire axé sur les soins directs, la recherche de solutions et l’insertion sociale de ces personnes.

Au précédent Sommet, qui s’est tenu à Cochabamba, nous avons signé le Traité constitutif du Système unitaire de compensation régionale (SUCRE). Ce mécanisme financier entrera en vigueur en 2010 et il a pour but de promouvoir le commerce à travers la compensation des paiements, en utilisant, comme unité monétaire, non pas le dollar mais le «Sucre». La constitution, en juin 2007, de la Banque de l’ALBA avait pour but de financer des programmes et des projets de développement économique et social. Il s’agissait d’une mesure préalable. Plusieurs entreprises grand-nationales sont aujourd’hui une réalité et d’autres sont en cours de réalisation, pour le bénéfice de nos peuples.

Camarades:

L’agenda que nous nous sommes fixé nous offre la possibilité de délibérer non seulement sur les succès et les résultats de l’ALBA, mais aussi et surtout sur les voies qui nous permettront de développer, de perfectionner et d’élargir la portée de notre Alliance.

Nous sommes obligés de nous fixer des tâches et des objectifs audacieux, tout en tenant compte des circonstances actuelles, des obstacles et des dangers que nous réserve la conjoncture internationale et qui requièrent notre attention prioritaire.

L’actuelle crise économique mondiale, qui s’est déclenchée aux Etats-Unis et a ses origines dans les profondes contradictions du système capitaliste, continue de se répercuter sérieusement sur l’économie réelle, la société et l’environnement dans le monde entier. Nombreux sont ceux qui, faisant preuve d’un optimisme injustifié, ont proclamé la fin de la récession.

Cependant, la seule chose vraie, c’est que les effets destructeurs de la crise persisteront longtemps. Les estimations les plus récentes révèlent que le nombre de personnes au chômage dans le monde augmentera de 50 millions cette année, tandis que celles qui vivent dans une pauvreté extrême pourraient atteindre le chiffre alarmant de 300 millions.

Unis, nous seront mieux à même d’affronter la crise, en mettant à profit les potentialités que nous offre le marché des pays de l’ALBA, et en tirant parti de la façon la plus efficace des complémentarités de nos économies pour accéder à des marchés tiers.

Les temps que nous vivons prouvent que l’affrontement entre deux forces historique se polarise en Amérique latine et dans la Caraïbe. D’un côté, il y a un modèle politique dépendant, élitiste et exploiteur, hérité du colonialisme et du néo-colonialisme, subordonné aux intérêts de l’empire. Du côté opposé, se trouvent les forces politiques révolutionnaires et progressistes qui représentent les classes traditionnellement marginalisées et discriminées. Elles oeuvrent dans la justice sociale et luttent pour la véritable indépendance des peuples de la région et en faveur d’une juste distribution des immenses richesses du continent.

Il s’agit en essence de la lutte historique pour la réalisation de l’idéal de Simon Bolivar et José Marti dans Nôtre Amérique.

L’installation de bases militaires dans la région est une expression de l’offensive hégémonique déployée par le gouvernement des Etats-Unis et elle constitue un acte d’agression contre l’ensemble de l’Amérique latine et la Caraïbe. Elle confirme on ne peut plus clairement leur intention d’appliquer leur doctrine politico-militaire visant à occuper et dominer coûte que coûte le territoire qu’ils ont toujours considéré comme leur «arrière-cour naturelle».

La réactivation du la 4e Flotte, avec une capacité et des objectifs opérationnels et stratégiques, tels qu’annoncés, de manœuvrer même dans les eaux intérieures de pays de la région, prouve que l’empire ne s’imposera aucune limite pour atteindre ses objectifs, sauf celle qui viendra de la résistance que nous seront capable d’opposer.

L’ALBA-TCP ne saurait ignorer cette réalité. Sur cette question et d’autres sujets comme le contrôle des médias, nous échangerons nos points de vue pendant les journées qui nous attendent.

A notre ordre du jour figure également l’analyse de l’échec des négociations qui auraient dû déboucher à Copenhague sur des engagements concrets, réels et vérifiables pour affronter les effets du changement climatique.

On sait d’ores et déjà qu’il n’y aura pas un tel accord et qu’on ne peut s’attendre qu’à une déclaration politique. Nous, les pays de l’ALBA-TCP, devons défendre une position ferme sur cette question décisive pour l’avenir de l’espèce humaine.

Nous sommes convaincus que les apports et la coopération de tous à ce 8e Sommet constitueront une importante contribution au renforcement de notre Alliance.

Merci beaucoup.

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Fidel décoré de l’Ordre honorifique du Caricom

Les gouvernements de la Communauté des Caraïbes ont décerné au commandant en chef Fidel Castro l’Ordre honorifique de cette organisation, pour son attitude humaine irréprochable et sa solidarité inconditionnelle en faveur du progrès et du bien-être de la région.

Le général d’Armée Raul Castro, président du Conseil d’Etat et du Conseil des Ministres, a reçu la décoration au nom du leader de la Révolution cubaine lors de la cérémonie de clôture du 3e Sommet Cuba-Caricom, qui s’est tenue dans le salon Sierra Maestra de l’hôtel Melia-Santiago, de la Ville-Héros.

Raul, qui est aussi second secrétaire du Parti, a adressé ses remerciements au nom de Fidel pour un honneur d’une si haute distinction, en déclarant : « c’est un hommage qui engage davantage notre loyauté et notre reconnaissance envers l’héritage et nos racines caribéennes ».

Baldwin Spencer, président de la Conférence des chefs de gouvernement du Caricom, a affirmé que les peuples et les dirigeants avaient décerné la plus haute décoration du bloc régional au camarade Fidel, la première personnalité hors de Caricom à la recevoir.

Baldwin, Premier ministre de Antigua et Barbuda, a ajouté que cet Ordre rend hommage à la ferveur, à la passion et au sacrifice de Fidel, qui a consacré sa vie au service de son pays, de sa région et du reste des pays en voie de développement.

L’Ordre honorifique de la Communauté des Caraïbes est décerné, à titre exceptionnel, à des personnes qui ont réalisé des contributions importantes en faveur de la région.

Le président pro tempore de l’organisation caribéenne a ajouté que Fidel n’a cessé d’entretenir et de cultiver une forte relation avec le Caricom, scellée par l’amitié, la bonne volonté, le respect mutuel et la solidarité.

Il a fait remarquer que lors du 3e Sommet de Cuba-Caricom, les conversations ont été fructueuses, avec des dirigeants conscients de leurs responsabilités, avant d’annoncer que le prochain sommet se tiendra en 2011 à Trinité et Tobago.

Patrick Manning, Premier ministre de Trinité et Tobago, a remercié pour le choix de son pays comme siège de la prochaine réunion.

A la clôture du Sommet, Raul a invité les présidents à transmettre à leurs peuples les salutations les plus chaleureuses de la part de leurs frères cubains, depuis la Ville-Héros de Santiago de Cuba, résolue comme tout le pays, à vaincre les défis économiques actuels, à atteindre le développement et à poursuivre à tout prix le droit à la justice et à la dignité pleine de l’homme.

Tiré de Granma international

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II y a cinquante ans, la Révolution cubaine réalisait un pas décisif : la réforme agraire

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Le 17 mai 1959 est une date mémorable pour les cubains. C’est en plein coeur de la Sierra Maestra, à l’endroit même où avait été installé un campement de l’Armée rebelle, que le Commandant Fidel Castro a signé la Loi de Réforme Agraire, marquant ainsi une étape déterminante pour la Révolution qui avait triomphé quelques mois auparavant.

À cette occasion, Fidel a déclaré : « A notre avis, cette Loi marque le début d’une étape totalement nouvelle pour notre vie économique. Un futur splendide s’ouvre pour notre Patrie si nous unissons tous nos efforts ».

La situation des paysans était à l’époque tout à fait précaire. 1,5% des propriétaires possédaient plus de 46% de la surface totale de terres agricoles. A l’opposé, 11 000 petites fermes d’une surface inférieure à 26,8 hectares occupaient en tout moins de 12% de la surface totale de Cuba.

Il y avait 150 000 familles de fermiers, de colons, de métayers et d’autres agriculteurs qui n’étaient pas les propriétaires des terres qu’ils travaillaient, raison pour laquelle ils vivaient sous la menace constante de l’expulsion.

Sous la pression du peuple cubain, et en particulier des communistes, l’interdiction du latifundium était inscrite dans la Constitution de 1940, mais la loi était restée lettre morte et rien n’avait été fait pour l’éliminer.

Dans sa plaidoirie « L’histoire m’absoudra », prononcée après l’attaque à la Caserne Moncada qui avait eu lieu le 26 Juillet 1953, Fidel avait déclaré que si cette action révolutionnaire avait triomphé, l’une des premières tâches aurait été de résoudre la situation des paysans de l’île. C’était encore ce que se proposaient les initiateurs du mouvement révolutionnaire qui allait parvenir au pouvoir le Premier Janvier 1959.

Quelques jours après son arrestation, à la suite de l’assaut à la Caserne Moncada, dans la cellule du poste de police de Santiago de Cuba où il se trouvait détenu, le jeune Raul Castro a déclaré :

« Il fallait commencer par détruire le gouvernement pour pouvoir ensuite améliorer le pays et le faire progresser comme il devrait ; pour pouvoir faire une réforme agraire, mais cela ne veut pas seulement dire : donner la terre aux paysans, c’est plus que cela, c’est leur donner la terre et les aider à la rendre productive ».

En pleine guerre de guérilla, Fidel avait déjà signé la loi de l’Armée Rebelle qui donnait aux paysans des zones libérées les terres qu’ils travaillaient quand ils n’en étaient pas propriétaires.

Le 17 mai 1959, la Loi de Réforme Agraire a permis de distribuer la terre à des milliers de familles paysannes. Environ un million de personnes en avaient, en tout, bénéficié.
Elle avait été signée 13 ans après l’assassinat du leader paysan Niceto Pérez.

Comme l’a signalé Fidel dans le discours qu’il a prononcé après la signature de la loi, cette mesure prise par la révolution avait l’appui d’environ 98% de la population. C’était une décision importante qui a permis de redistribuer des terres appartenant à des latifundistes de l’oligarchie cubaine ou à des sociétés nord-américaines. Plus tard, d’autres lois ont été promulguées pour approfondir les réformes.

Cette loi, d’une importance sociale et économique transcendantale, a signifié, pour Cuba, une radicalisation du processus révolutionnaire et a entraîné l’opposition déclarée des États Unis.

Fidel avait baptisé cette loi « la fiancée de la révolution ». Cuba s’est mariée avec elle pour toujours. A cinquante ans de sa promulgation, réalisée en bénéfice de tous, le pays continue à réaliser des transformations dans le secteur agricole afin d’élever les niveaux de production et de parvenir à une meilleur utilisation des terres.

Tiré de l’ACN

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Réflexions du compañero Fidel : IL FAUT TOUT DONNER

Hier, j’ai longuement conversé avec Miguel D´Escoto, le président de l’Assemblée générale des Nations Unies. Je l’avais déjà entendu prendre la parole à la réunion de l’ALBA, à Cumaná, le 17 avril.

J’avais admiré son importante déclaration. J’ai fait sa connaissance au triomphe de la Révolution au Nicaragua, quand Daniel Ortega l’a nommé ministre des Affaires étrangères, un poste qu’il a occupé jusqu’au jour où la sale guerre de Reagan, les milliers de jeunes sandinistes qui y moururent et les dommages économiques qu’elle avait provoqué aboutirent à la victoire de la contre-révolution au Nicaragua.

Le recul que cette dernière a causé en dix-sept ans et la catastrophe économique et sociale de la « démocratie » imposée par les États-Unis au noble peuple nicaraguayen portèrent de nouveau les sandinistes à la tête du pays, cette fois-ci dans le cadre de limitations constitutionnelles et sous une grande dépendance de Washington. Daniel l’a dénoncé le 17 avril au Sommet des Amériques de Port-of-Spain où il a aussi condamné avec tant de dignité le blocus appliqué à Cuba. Miguel D’Escoto, pour sa part, du fait du prestige qu’il avait acquis comme responsable des relations internationales, de son talent et de ses idées, a été élu président de l’Assemblée générale de l’ONU pour deux ans en 2007.

C’est à ce titre qu’il a participé à la Réunion des ministres des Affaires étrangères du Mouvement des pays non alignés qui s’est tenue à La Havane du 27 au 30 avril. Aujourd’hui, il était à la tribune de la place de la Révolution aux côtés de Raúl, observant le défilé impressionnant de la Fête des travailleurs que notre télévision a transmis, tandis que d’autres défilés enthousiastes, expressions irréfutables de la force de notre Révolution, se déroulaient à Santiago de Cuba, qui en est le berceau, et dans les autres provinces du pays.

Les mots des orateurs vibraient depuis la tribune où se trouvaient D’Escoto, de nombreux ministres des Affaires étrangères et représentants des pays non alignés, et deux milliers de visiteurs provenant de pays de tous les continents, qui ont partagé la liesse de cette fête des travailleurs.

On a écouté à plusieurs reprises les vers que Fayad Jamís a dédiés à Manuel Navarro Luna, un poète révolutionnaire et communiste qui vécut, dès l’âge de six mois, dans la province de Granma où débuta notre dernière guerre de libération.

Navarro Luna dut, tout jeune, abandonner l’école de Manzanillo et faire plusieurs métiers. Il fut balayeur, cireur de chaussure, scaphandrier, vigile et procureur public. Il faisait des études en autodidacte.

Il publia ses premiers vers en 1915. Son premier livre en 1919. Il entra en parti communiste en 1930.

Il travailla à la première mairie communiste de Cuba en 1933, à la chute de Machado. Après la victoire révolutionnaire de 1959, il rejoignit les Milices nationales et participa au « nettoyage de l’Escambray » et à la victoire de Playa Girón, faisant fi du temps.

Pour cette liberté de chanson sous la pluie

il faudra tout donner.

Pour cette liberté d’être étroitement liés

à la ferme et douce semence de peuple,

il faudra tout donner.

Pour cette liberté de tournesol ouvert à l’aurore d’usines

rougeoyantes et d’écoles éclairées

et de terre qui crisse et d’enfant qui s’éveille,

il faudra tout donner.

….pour cette liberté qui est la terreur

de ceux qui l’ont toujours violée

au nom de fastueuses misères.

Pour cette liberté qui est la nuit des oppresseurs

et l’aube définitive de tout peuple désormais invincible.

Pour cette liberté qui éclaire les pupilles creuses,

les pieds nus

les toitures trouées

et les yeux des enfants qui déambulent

dans la poussière

…Pour cette liberté qui est l’empire de la jeunesse.

Pour cette liberté

belle comme la vie

il faudra tout donner…

Les couleurs rouge, bleu, blanc de notre drapeau que faisaient ondoyer les mains laborieuses de milliers de jeunes de l’Université des sciences informatiques qui fermaient le défilé ; précédés par les jeunes des Fédérations universitaires et du ´secondaire de la capitale, les jeunes élèves disciplinés et actifs d’humble origine qui se forment comme travailleurs sociaux, les enfants de La Colmenita et d’autres expressions de l’œuvre de notre Révolution, savent qu’elles sont porteuses d’un feu que nul ne pourra jamais éteindre.

Je me suis beaucoup réjoui de savoir que Miguel D’Escoto assistait à tout cela. Trois jours avant, intervenant devant les ministres des Affaires étrangères et les représentants du Mouvement des pays non alignés, il avait affirmé :

« L’ordre mondial est fondé sur la culture capitaliste qui assimile « être plus » et « avoir plus », stimule l’égoïsme, la convoitise, l’usure et l’irresponsabilité sociale. Ces antivaleurs de la culture capitaliste ont plongé le monde dans une foule de crises convergentes qui, si on ne les traite pas efficacement sans retard, mettent en péril l’existence même de notre espèce humaine et la capacité de la Terre à maintenir la vie.

« Au fond de toutes les différentes crises que nous subissons, gît une énorme crise morale, une grande crise de valeurs et de principes moraux. Nous avons tous trahi les valeurs qui émanent de nos traditions religieuses ou éthico-philosophiques respectives. Nous nous sommes trahis nous-mêmes en tombant dans la tentation capitaliste et en assumant ses valeurs contraires à la vie de haine et d’égoïsme, nous sommes devenus les pires prédateurs, les pires ennemis de notre Terre nourricière, nous nous sommes déshumanisés.

« …Cuba a toujours été un lieu de ressourcement spirituel. Nous pouvons tous constater qu’ici l’amour est plus fort que l’égoïsme et peut plus que lui. Ici mieux que nulle part ailleurs, nous pouvons apprendre ce que solidarité veut dire, l’antidote le plus important, si nous voulons que l’humanité puisse survivre à l’égoïsme démentiel où elle semble vouée à disparaître.

« …En ce XIXe siècle, siècle de la réconciliation et de la paix par la primauté du droit, la justice sociale et l’inclusion démocratique, nous respectons toutes les minorités et nous voulons les écouter toutes. C’est le G-192, autrement dit l’Assemblée générale, qui devra décider du cap à prendre pour échapper au traquenard de l’égoïsme démentiel et suicidaire auquel le capitalisme a conduit le monde. Sans le moindre esprit de revanche, mais dans l’intention de bâtir un monde meilleur pour tous et pour toutes, sans exceptions ni exclusions… »

D’Escoto ne briguait pas le poste de président de l’Assemblée générale des Nations Unies qu’il occupe aujourd’hui. C’est la mission nicaraguayenne devant les Nations Unies qui le lui a appris. Le tour revenait à l’Amérique latine, et Daniel Ortega, qui connaissait ses qualités, l’avait proposé sans hésiter. D’Escoto n’a même pas eu le temps de lui expliquer que ses problèmes de santé l’empêchaient d’assumer une responsabilité si exigeante. Les pays latino-américains, africains, et le reste du Tiers-monde le soutinrent aussitôt. Miguel ne recula pas devant les difficultés et occupa son poste.

Il m’a remis un document qu’il a souscrit comme président de l’Assemblée générale des Nations Unies, par lequel il désigne Cuba comme paradigme de solidarité internationale, et il m’a montré la médaille d’or qu’il a conçue lui-même et qui accompagne son décret.

Il a dit bien d’autres choses intéressantes dans son intervention, mais je ne les reprends pas pour ne pas trop m’étendre.

Ce qu’il a fait et dit au sujet de notre Révolution est un très grand honneur.

…il faudra tout donner

s’il le fallait

jusqu’à l’ombre

et ce ne sera jamais assez.

affirme finalement le poète Fayad Jamís.

Fidel Castro Ruz

1er mai 2009

19 h 23

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