Prensa Latina incarne la Révolution

Fidel et Raul transmettent leurs félicitations à l’agence de presse pour son 50e anniversaire

Yaima Puig Meneses

A l’occasion d’une journée aussi significative, je vous transmets les salutations et les félicitations de notre leader, le camarade Fidel, a déclaré Esteban Lazo, membre du Bureau politique du Parti communiste de Cuba, lors de la célébration du 50e anniversaire de l’agence Prensa Latina, avant d’ajouter : Je vous remets, en outre, une distinction signée par Raul Castro, président du Conseil d’Etat et du Conseil des ministres, pour votre travail méritoire au service de la vérité.

Lazo, qui est aussi vice-président du Conseil d’Etat, a reconnu que l’agence, durant ses 50 ans d’existence, avait préservé sa mission de diffuser une perspective émancipatrice du monde, anti-hégémonique, différente de la vision manipulée transmise par les monopoles médiatiques. Notre grande responsabilité, c’est de stimuler la conscience morale, politique et révolutionnaire, la vertu de notre peuple et de ses valeurs morales.

Les participants à la commémoration ont vécu un moment d’émotion avec la présentation, en avant-première, du documentaire Che Masetti, réalisé par une équipe de PL elle-même, qui rend hommage à Jorge Ricardo Masetti, journaliste, guérillero et révolutionnaire argentin, fondateur de ce média important, en 1959, conjointement avec Fidel Castro et Ernesto Guevara.

Frank Gonzalez Garcia, président de Prensa Latina, a déclaré que l’agence était le résultat d’un processus historique et il a rappelé la participation de celle-ci dans des événements importants de la Révolution cubaine et d’autres peuples à travers le monde.

source : granma

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Réflexions du compañero Fidel : À faire pâlir Goebbels

J’ai suivi hier la Table ronde télévisée qui a analysé, entre autres thèmes, l’Opération Peter Pan, l’un des actes d’agression morale les plus répugnants jamais commis contre notre pays. La question de la puissance paternelle est extrêmement sensible. Ce fut un coup bas répugnant. Dans un roman que j’ai lu bien des années après, Mikhaïl Cholokhov évoque un épisode semblable contre la révolution d’Octobre.

L’architecte de cette opération contre Cuba fut monseigneur Walsh, de l’Eglise catholique étasunienne, qui dépendait de l’évêque de Miami.

L’opération se déroula en 1960. Notre Révolution n’avait mis aucun obstacle au départ de ceux qui voulaient partir, car il s’agissait de l’œuvre volontaire d’un peuple libre. La riposte de l’impérialisme, parmi de nombreuses autres agressions graves, fut l’Opération Peter Pan.

Quand Taladrid commentait ce fait, il a mentionné un professeur d’économie, Ángel Fernández Varela. Je me suis rappelé qu’en terminale, au lycée de Belén, un professeur laïc donnait des classes d’économie politique. Il ne s’agissait pas, bien entendu, d’un cours de marxisme-léninisme – le fameux point idéologique évoqué dix-huit ans plus tard par l’OEA pour nous expulser – mais de classes simples et relativement élémentaires sur l’économie politique bourgeoise. Qu’étions-nous d’ailleurs, nous les élèves blancs de cette école ? En tout cas, ce professeur ne manquait jamais de nous faire classe deux ou trois fois par semaine.

Ce que j’ai entendu à la Table ronde m’a surpris. Serait-ce donc ce professeur-là ? me demandais-je. J’ai téléphoné à Taladrid en quête de données. Luis Báez assure également que j’ai rencontré ce professeur quelque part à La Havane en 1959 et que j’avais critiqué son attitude, mais je ne me souvenais pas de ce détail.

Walsh fut décorée voilà quelques jours à titre posthume pour sa « prouesse » dans l’Opération Peter Pan. Il avait affirmé voilà des années avoir reçu des appels téléphonique pour le démarrage de l’Opération et qu’il l’avait coordonnée avec la CIA.

Álvaro F. Fernández, fils de Fernández Varela, a raconté fin mai dans la revue électronique Progreso Semanal : « … Quelques années avant de mourir à Miami, mon père nous a réunis, ma mère, ma sœur María, son mari et moi-même, et nous a dit qu’il avait été l’un des rédacteurs de la fausse loi qui déclencha l’hystérie de la « suppression de la puissance paternelle ». C’est pour ça que je sais sans le moindre doute que l’Opération Peter Pan a été une action immorale et sinistre conçu et rêvée par la CIA avant l’invasion de la baie des Cochons… »

Un agent de la CIA apporta le faux projet de loi de Miami à La Havane. Ángel Fernández Varela en personne a raconté à la revue Contrapunto qu’il avait travaillé pour la CIA de 1959 à 1968.

Chacun des quatorze mille enfants impliqués dans ce drame a été marqué par le traumatisme. Ils étaient issues fondamentalement des couches moyennes ; ils n’étaient pas fils de propriétaires terriens ni de grands bourgeois. À quoi bon les entraîner dans ce drame ? L’ambassade yankee de La Havane, encore ouverte à l’époque, délivrait les visas d’entrée aux États-Unis ; ceux qui correspondaient aux enfants Peter Pan arrivaient par paquets entiers à La Havane et étaient ensuite remplis à leurs noms. Aucun de ces enfants n’avait besoin d’être « sauvé ». Durant de nombreuses années, la Révolution a facilité le départ d’environ un million de personnes à destination, dans leur grande majorité, des États-Unis, le pays le plus riche, celui qui encourage le vol de cerveaux et le pillage des personnes instruites et de la force de travail qualifiée.

Les États-Unis ne seraient en mesure de le faire avec aucun autre pays latino-américain. À qui cette diabolique opération clandestine pouvait-elle profiter ?

María de los Ángeles Torres, professeure associée de sciences politiques à l’Université DePaul, de Chicago, qui fut enfant Peter Pan mais n’est pas révolutionnaire, a demandé à la CIA de déclassifier près de mille cinq cents documents relatifs à l’Opération, mais celle-ci a refusé au motif de la sécurité nationale. L’affaire pue tant que l’Agence ne veut pas la remuer.

Malgré ce refus, la professeure Torres a obtenu que la bibliothèque présidentielle Lyndon B. Johnson lui donne accès à un document où l’administration étasunienne repoussait une proposition du Haut Commissaire des Nations Unies aux réfugiés de prendre en charge le voyage des parents dont les enfants avaient été envoyés seuls aux États-Unis. Ce document a été publié dans la presse de ce pays il y a plus de quinze ans.

Peter Pan fut une manœuvre cynique qui aurait fait pâlir Goebbels en personne, le ministre de la propagande nazi.

Fidel Castro Ruz

Le 11 juin 2009

16 h 40

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Réflexions du compañero Fidel : Un éducateur inlassable

Chávez est un éducateur inlassable. Il n’hésite pas à décrire ce que signifie le capitalisme. Il démonte ses mensonges l’un après l’autre. Il est implacable.

Il décrit le sens de chacune des mesures que le socialisme apporte au peuple.

Il sait combien vous souffrez quand vous-même, votre femme, vos enfants, vos parents, vos voisins n’ont rien, tandis que quelques-uns ont de tout.

Il démontre l’égoïsme des riches qui subordonnent tout aux lois aveugles et inexorables du marché, opposées à toute rationalité dans l’emploi des forces productives. Il le démontre constamment par l’œuvre en cours au Venezuela.

Il inonde le pays de livres. Il avait fait en sorte, auparavant, que tous les citoyens sachent lire et écrire. Il a ouvert des écoles pour tous les enfants ; des établissements secondaires et techniques pour tous les adolescents et les jeunes, des possibilités d’enseignement supérieur pour eux tous.

La crème de la pensée oligarchique et contre-révolutionnaire est réunie à Caracas pour déclarer par tous les moyens que la presse n’est pas libre au Venezuela. Chávez l’a défiée de participer à Allô Presidente, dont c’est le dixième anniversaire, pour en discuter avec les intellectuels vénézuéliens ; il serait assis dans le public, écoutant le débat. Au moment où j’écris ces Réflexions, il n’y a toujours pas de réponse.

Allô Presidente a repris à 18 h 40. On écoute de nouveau le verbe enflammé de Chávez au second jour de cet anniversaire. Y assistent aussi les ministres de la Culture des pays de l’ALBA, qui participent à une réunion internationale.

On écoute de brillants discours qui enrichissent la pensée politique.

Chavez lance de nouveau son défi, invitant les lumières de l’oligarchie internationale à discuter, mais aucune n’a encore répondu. Il est sept heures du soir passées.

Je me concentrerai sur les discours brillants et sincères. Qu’on m’en excuse.

Fidel Castro Ruz

Le 29 mai 2009

19 h 23

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Réflexions du compañero Fidel : DIX ANNÉES À ENSEIGNER ET À APPRENDRE

Aló Presidente a été inauguré le 23 mai 1999. Ce jour-là, Chávez était en Equateur pour le cent quatre-vingt-septième anniversaire de la bataille de Pichincha. Demain marque le dixième anniversaire du programme.

Hugo Chávez est un cas exceptionnel dans l’histoire de la politique. D’autres ont atteint le renom et la célébrité à travers la presse, la radio ou la télévision, mais jamais une idée révolutionnaire n’a été utilisée si efficacement sur un média. Alors que la Révolution bolivarienne livre une lutte épique, l’impérialisme et l’oligarchie qui contrôlent quasi absolument les médias l’auraient détruite, sans ce programme, par leurs calomnies et leurs mensonges.

J’ai calculé que, durant ces dix années, le président Hugo Chávez a consacré au bas mot 1 536 heures nettes, soit soixante-quatre jours entiers, à ce programme fait pour informer et éduquer la nation.

Au cours de cet échange incessant avec le peuple, il enseigne et il apprend, il éduque et il est éduqué par lui. Il lit, il acquiert et il transmet des connaissances. Il étudie et recommande des livres ; il rappelle la riche histoire de son pays, les luttes et les rêves prophétiques de Bolívar, dont il connaît par cœur de nombreux écrits.

Aló Presidente est devenu un programme pour le Venezuela et pour ceux qui souhaitent sur cette planète savoir ce qu’il se passe et peut arriver. Je consacre un certain temps à Aló Presidente parmi mes activités de la semaine.

Le plus encourageant, c’est que le peuple humble et combatif du Venezuela soutient toujours plus Chávez. Le nombre de travailleurs et de jeunes qui rejoignent les rangs révolutionnaires augmente. La bataille d’idées est en train de se gagner.

Des membres de la famille me disent qu’il est en très bonne santé, qu’ils ne l’avaient jamais vu si enthousiaste et si vital ; il court tous les jours quarante minutes et il a perdu en un mois plusieurs kilos de trop. Je m’en réjouis. Il a été un grand ami dans les jours difficiles de la Révolution. Nous avons résisté et nous continuerons de résister de pied ferme. Nous n’avons aujourd’hui plus de raisons que jamais de le faire.

Fidel Castro Ruz

Le 27 mai 2009

20 h 37

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II y a cinquante ans, la Révolution cubaine réalisait un pas décisif : la réforme agraire

http://francecuba-lillemetropole.org/images/fidel/leonard_fig01a.jpg

Le 17 mai 1959 est une date mémorable pour les cubains. C’est en plein coeur de la Sierra Maestra, à l’endroit même où avait été installé un campement de l’Armée rebelle, que le Commandant Fidel Castro a signé la Loi de Réforme Agraire, marquant ainsi une étape déterminante pour la Révolution qui avait triomphé quelques mois auparavant.

À cette occasion, Fidel a déclaré : « A notre avis, cette Loi marque le début d’une étape totalement nouvelle pour notre vie économique. Un futur splendide s’ouvre pour notre Patrie si nous unissons tous nos efforts ».

La situation des paysans était à l’époque tout à fait précaire. 1,5% des propriétaires possédaient plus de 46% de la surface totale de terres agricoles. A l’opposé, 11 000 petites fermes d’une surface inférieure à 26,8 hectares occupaient en tout moins de 12% de la surface totale de Cuba.

Il y avait 150 000 familles de fermiers, de colons, de métayers et d’autres agriculteurs qui n’étaient pas les propriétaires des terres qu’ils travaillaient, raison pour laquelle ils vivaient sous la menace constante de l’expulsion.

Sous la pression du peuple cubain, et en particulier des communistes, l’interdiction du latifundium était inscrite dans la Constitution de 1940, mais la loi était restée lettre morte et rien n’avait été fait pour l’éliminer.

Dans sa plaidoirie « L’histoire m’absoudra », prononcée après l’attaque à la Caserne Moncada qui avait eu lieu le 26 Juillet 1953, Fidel avait déclaré que si cette action révolutionnaire avait triomphé, l’une des premières tâches aurait été de résoudre la situation des paysans de l’île. C’était encore ce que se proposaient les initiateurs du mouvement révolutionnaire qui allait parvenir au pouvoir le Premier Janvier 1959.

Quelques jours après son arrestation, à la suite de l’assaut à la Caserne Moncada, dans la cellule du poste de police de Santiago de Cuba où il se trouvait détenu, le jeune Raul Castro a déclaré :

« Il fallait commencer par détruire le gouvernement pour pouvoir ensuite améliorer le pays et le faire progresser comme il devrait ; pour pouvoir faire une réforme agraire, mais cela ne veut pas seulement dire : donner la terre aux paysans, c’est plus que cela, c’est leur donner la terre et les aider à la rendre productive ».

En pleine guerre de guérilla, Fidel avait déjà signé la loi de l’Armée Rebelle qui donnait aux paysans des zones libérées les terres qu’ils travaillaient quand ils n’en étaient pas propriétaires.

Le 17 mai 1959, la Loi de Réforme Agraire a permis de distribuer la terre à des milliers de familles paysannes. Environ un million de personnes en avaient, en tout, bénéficié.
Elle avait été signée 13 ans après l’assassinat du leader paysan Niceto Pérez.

Comme l’a signalé Fidel dans le discours qu’il a prononcé après la signature de la loi, cette mesure prise par la révolution avait l’appui d’environ 98% de la population. C’était une décision importante qui a permis de redistribuer des terres appartenant à des latifundistes de l’oligarchie cubaine ou à des sociétés nord-américaines. Plus tard, d’autres lois ont été promulguées pour approfondir les réformes.

Cette loi, d’une importance sociale et économique transcendantale, a signifié, pour Cuba, une radicalisation du processus révolutionnaire et a entraîné l’opposition déclarée des États Unis.

Fidel avait baptisé cette loi « la fiancée de la révolution ». Cuba s’est mariée avec elle pour toujours. A cinquante ans de sa promulgation, réalisée en bénéfice de tous, le pays continue à réaliser des transformations dans le secteur agricole afin d’élever les niveaux de production et de parvenir à une meilleur utilisation des terres.

Tiré de l’ACN

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Réflexions du compañero Fidel : TOUT DONNER

Le 1er Mai, encore sous l’impression du défilé, des couleurs de notre drapeau qui est aujourd’hui un symbole de solidarité aux yeux du monde, et des visages intelligents et enthousiastes de nos étudiants qui fermaient cette manifestation débordante, je me rappelais les mots du poète si souvent répétés ce jour-là : « Pour cette liberté, il faut tout donner ! »

J’ai eu envie d’en savoir plus sur la vie de Fayad Jamís. Deux heures après la publication de mes Réflexions sur la Journée internationale des travailleurs, je me suis mis à lire quelques textes. Le premier, absolument par hasard, était un message de notre chère amie Stella Calloni, grâce à qui nous connaissons en détail les conspirations, les crimes horribles commis par des administrations étasuniennes comme promotrices et alliées des pires tyrannies qu’aient jamais souffertes les peuples de notre continent. Mais Stella écrivait cette fois-ci pour nous parler de Fayad Jamís, l’auteur du poème, et nous transmettre ses impressions sur des réalités parfois amères, bien que rien ne puisse réduire son enthousiasme.

Je retranscris donc le message que j’ai eu l’honneur de recevoir le 1er Mai au soir:

« Cher comandante

« J’ai été très émue de constater que vous avez cité Fayad dont j’ai fait la connaissance au Mexique et à qui m’a unie une belle amitié. Il était l’ami de tous les exilés. Un grand poète, un peintre, un artiste amoureux de sa terre. Il était alors attaché culturel. Merveilleux dans tout ce qu’il faisait. Je lui ai même dédié un petit poème. Mais ce qui m’a paru beau, c’est que vous ayez tiré de l’oubli ce  » tout donner « , parce qu’il faut tant le répéter alors que nous sommes envahis par ce que j’appelle l’ « attraction fatale » de l’inculture néolibérale qui a tant prospéré. Le postmodernisme du sous-développement est pathétique ; il nous a fait tant de mal et il a aidé à justifier tant d’individualismes.

« Le moi, moi, moi, avant le nous, le chercher constamment à battre l’autre est bien éloigné de ce « tout donner ». Il a progressé comme une pandémie qui balaie tout sur son passage, les vieilles amitiés et loyautés, les chemins parcourus ensemble. Pour mieux faire, on recourt aussi au cynisme de la moquerie envers ceux qui maintiennent leurs principes, leur foi en l’humanité, en l’homme, en la justice, en la dignité.

« Cuba a été un exemple de ce  » tout donner « , même à ceux qui n’ont pas pu le voir comme l’attitude la plus révolutionnaire de la Révolution – tant pis pour la redite – qui est la solidarité permanente, comme un manteau qui abrite autrui.

« Il me semble que les temps sont venus de récupérer la magie et la poésie, parce que les révolutions se font de tout ça. Sinon, dites-moi comme vous seriez tous montés à bord du Granma, par exemple. Comment aurait fait Cuba pour résister et se défendre, tout en engendrant la culture, l’éducation, le ballet, tout ce qui est né dans les replis d’une véritable Révolution. Aujourd’hui encore, quand on voit ces vieux documentaires des garçons et des filles partant alphabétiser dans les montagnes et les sierras, c’était et c’est encore ce « tout donner », parce que c’est dans cet esprit qu’ils partaient et dans cet esprit qu’ils partent.

« Je l’ai vu durant l’alphabétisation au Nicaragua ou en Bolivie, voilà tout récemment, quand, émue jusqu’aux larmes, j’ai assisté à cette journée où ce pays se déclarait libre d’analphabétisme (et en l’occurrence dans les langues originaires aussi). Qui fait ça s’il n’a pas cet esprit de « tout donner » ?

« Et il y a tant d’exemples, mais, comme on ne les voit pas dans leur ensemble, parfois on ne les voit pas. Ce sont des nouvelles froide et isolées. J’ai vu dans un quartier vénézuélien les médecins cubains, et une femme qui venait pour faire vacciner ses enfants et qui m’a dit : « C’est qu’ici ils donnent tout ». Et que dire des Cinq ? Ils ont tout donné pour veiller sur leur patrie. Le reste est petit, passager, sans racines.

« Je vous ai dit que nous devions aussi écrire à nous tous l’histoire de la solidarité, parce que nous allons nous rendre compte ce jour-là que l’ennemi qui nous paraît si grand, si immense, n’est qu’une coquille vide. Ceux qui savent « tout donner » sont invincibles, parce qu’ils donnent et continuent de donner au fil des temps, jetant de la lumière, comme le Che que nous aimons.

« Une immense étreinte, et merci à vous tous qui continuez de tout donner.

« Stella. »

De belles lignes de Stella à l’adresse de ceux qui veulent connaître l’histoire véritable de notre époque qu’on ne pourra jamais biffer d’un trait de plume !

Fidel Castro Ruz

Le 4 mai 2009

15 h 17

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Réflexions du compañero Fidel : IL FAUT TOUT DONNER

Hier, j’ai longuement conversé avec Miguel D´Escoto, le président de l’Assemblée générale des Nations Unies. Je l’avais déjà entendu prendre la parole à la réunion de l’ALBA, à Cumaná, le 17 avril.

J’avais admiré son importante déclaration. J’ai fait sa connaissance au triomphe de la Révolution au Nicaragua, quand Daniel Ortega l’a nommé ministre des Affaires étrangères, un poste qu’il a occupé jusqu’au jour où la sale guerre de Reagan, les milliers de jeunes sandinistes qui y moururent et les dommages économiques qu’elle avait provoqué aboutirent à la victoire de la contre-révolution au Nicaragua.

Le recul que cette dernière a causé en dix-sept ans et la catastrophe économique et sociale de la « démocratie » imposée par les États-Unis au noble peuple nicaraguayen portèrent de nouveau les sandinistes à la tête du pays, cette fois-ci dans le cadre de limitations constitutionnelles et sous une grande dépendance de Washington. Daniel l’a dénoncé le 17 avril au Sommet des Amériques de Port-of-Spain où il a aussi condamné avec tant de dignité le blocus appliqué à Cuba. Miguel D’Escoto, pour sa part, du fait du prestige qu’il avait acquis comme responsable des relations internationales, de son talent et de ses idées, a été élu président de l’Assemblée générale de l’ONU pour deux ans en 2007.

C’est à ce titre qu’il a participé à la Réunion des ministres des Affaires étrangères du Mouvement des pays non alignés qui s’est tenue à La Havane du 27 au 30 avril. Aujourd’hui, il était à la tribune de la place de la Révolution aux côtés de Raúl, observant le défilé impressionnant de la Fête des travailleurs que notre télévision a transmis, tandis que d’autres défilés enthousiastes, expressions irréfutables de la force de notre Révolution, se déroulaient à Santiago de Cuba, qui en est le berceau, et dans les autres provinces du pays.

Les mots des orateurs vibraient depuis la tribune où se trouvaient D’Escoto, de nombreux ministres des Affaires étrangères et représentants des pays non alignés, et deux milliers de visiteurs provenant de pays de tous les continents, qui ont partagé la liesse de cette fête des travailleurs.

On a écouté à plusieurs reprises les vers que Fayad Jamís a dédiés à Manuel Navarro Luna, un poète révolutionnaire et communiste qui vécut, dès l’âge de six mois, dans la province de Granma où débuta notre dernière guerre de libération.

Navarro Luna dut, tout jeune, abandonner l’école de Manzanillo et faire plusieurs métiers. Il fut balayeur, cireur de chaussure, scaphandrier, vigile et procureur public. Il faisait des études en autodidacte.

Il publia ses premiers vers en 1915. Son premier livre en 1919. Il entra en parti communiste en 1930.

Il travailla à la première mairie communiste de Cuba en 1933, à la chute de Machado. Après la victoire révolutionnaire de 1959, il rejoignit les Milices nationales et participa au « nettoyage de l’Escambray » et à la victoire de Playa Girón, faisant fi du temps.

Pour cette liberté de chanson sous la pluie

il faudra tout donner.

Pour cette liberté d’être étroitement liés

à la ferme et douce semence de peuple,

il faudra tout donner.

Pour cette liberté de tournesol ouvert à l’aurore d’usines

rougeoyantes et d’écoles éclairées

et de terre qui crisse et d’enfant qui s’éveille,

il faudra tout donner.

….pour cette liberté qui est la terreur

de ceux qui l’ont toujours violée

au nom de fastueuses misères.

Pour cette liberté qui est la nuit des oppresseurs

et l’aube définitive de tout peuple désormais invincible.

Pour cette liberté qui éclaire les pupilles creuses,

les pieds nus

les toitures trouées

et les yeux des enfants qui déambulent

dans la poussière

…Pour cette liberté qui est l’empire de la jeunesse.

Pour cette liberté

belle comme la vie

il faudra tout donner…

Les couleurs rouge, bleu, blanc de notre drapeau que faisaient ondoyer les mains laborieuses de milliers de jeunes de l’Université des sciences informatiques qui fermaient le défilé ; précédés par les jeunes des Fédérations universitaires et du ´secondaire de la capitale, les jeunes élèves disciplinés et actifs d’humble origine qui se forment comme travailleurs sociaux, les enfants de La Colmenita et d’autres expressions de l’œuvre de notre Révolution, savent qu’elles sont porteuses d’un feu que nul ne pourra jamais éteindre.

Je me suis beaucoup réjoui de savoir que Miguel D’Escoto assistait à tout cela. Trois jours avant, intervenant devant les ministres des Affaires étrangères et les représentants du Mouvement des pays non alignés, il avait affirmé :

« L’ordre mondial est fondé sur la culture capitaliste qui assimile « être plus » et « avoir plus », stimule l’égoïsme, la convoitise, l’usure et l’irresponsabilité sociale. Ces antivaleurs de la culture capitaliste ont plongé le monde dans une foule de crises convergentes qui, si on ne les traite pas efficacement sans retard, mettent en péril l’existence même de notre espèce humaine et la capacité de la Terre à maintenir la vie.

« Au fond de toutes les différentes crises que nous subissons, gît une énorme crise morale, une grande crise de valeurs et de principes moraux. Nous avons tous trahi les valeurs qui émanent de nos traditions religieuses ou éthico-philosophiques respectives. Nous nous sommes trahis nous-mêmes en tombant dans la tentation capitaliste et en assumant ses valeurs contraires à la vie de haine et d’égoïsme, nous sommes devenus les pires prédateurs, les pires ennemis de notre Terre nourricière, nous nous sommes déshumanisés.

« …Cuba a toujours été un lieu de ressourcement spirituel. Nous pouvons tous constater qu’ici l’amour est plus fort que l’égoïsme et peut plus que lui. Ici mieux que nulle part ailleurs, nous pouvons apprendre ce que solidarité veut dire, l’antidote le plus important, si nous voulons que l’humanité puisse survivre à l’égoïsme démentiel où elle semble vouée à disparaître.

« …En ce XIXe siècle, siècle de la réconciliation et de la paix par la primauté du droit, la justice sociale et l’inclusion démocratique, nous respectons toutes les minorités et nous voulons les écouter toutes. C’est le G-192, autrement dit l’Assemblée générale, qui devra décider du cap à prendre pour échapper au traquenard de l’égoïsme démentiel et suicidaire auquel le capitalisme a conduit le monde. Sans le moindre esprit de revanche, mais dans l’intention de bâtir un monde meilleur pour tous et pour toutes, sans exceptions ni exclusions… »

D’Escoto ne briguait pas le poste de président de l’Assemblée générale des Nations Unies qu’il occupe aujourd’hui. C’est la mission nicaraguayenne devant les Nations Unies qui le lui a appris. Le tour revenait à l’Amérique latine, et Daniel Ortega, qui connaissait ses qualités, l’avait proposé sans hésiter. D’Escoto n’a même pas eu le temps de lui expliquer que ses problèmes de santé l’empêchaient d’assumer une responsabilité si exigeante. Les pays latino-américains, africains, et le reste du Tiers-monde le soutinrent aussitôt. Miguel ne recula pas devant les difficultés et occupa son poste.

Il m’a remis un document qu’il a souscrit comme président de l’Assemblée générale des Nations Unies, par lequel il désigne Cuba comme paradigme de solidarité internationale, et il m’a montré la médaille d’or qu’il a conçue lui-même et qui accompagne son décret.

Il a dit bien d’autres choses intéressantes dans son intervention, mais je ne les reprends pas pour ne pas trop m’étendre.

Ce qu’il a fait et dit au sujet de notre Révolution est un très grand honneur.

…il faudra tout donner

s’il le fallait

jusqu’à l’ombre

et ce ne sera jamais assez.

affirme finalement le poète Fayad Jamís.

Fidel Castro Ruz

1er mai 2009

19 h 23

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Réflexions du compañero Fidel : LA JOURNÉE DES PAUVRES DU MONDE

Nous fêtons demain la Journée internationale des travailleurs.

Karl Marx s’était écrié : « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous », même si beaucoup de pauvres n’étaient pas des prolétaires. Lénine, élargissant les vues, avait aussi appelé les paysans et les peuples colonisés à lutter unis sous la direction du prolétariat.

La date a été choisie en hommage aux martyrs de Chicago, quand, le 1er mai 1886, les ouvriers se mirent en grève dans un pays capitaliste où la masse travailleuse souffrait du chômage et d’autres calamités associées aux crises économiques qui sont inséparables du système. Ses droits n’étaient pas reconnus, et les syndicats étaient considérés par la bourgeoisie comme des organisations terroristes ennemies du peuple étasunien.

Les capitalistes recoururent ensuite à leurs meilleures armes : la division et l’économisme pour miner la lutte révolutionnaire. Le mouvement ouvrier se divisa, et ce furent les revendications syndicales qui devinrent pour beaucoup l’objectif principal, au milieu de la pauvreté régnante, plutôt que le changement de la société.

Les États-Unis devinrent le pays impérialiste aux pires écarts de revenus entre les riches et les pauvres. À l’ombre de leur hégémonie, l’Amérique latine devint à son tour la zone du Tiers-monde où les inégalités entre les riches et les pauvres étaient les plus profondes. Les riches jouissaient de niveaux de vie comparables à ceux des bourgeoisies des pays développés d’Europe. La notion de patrie avait disparu dans les couches les plus riches de la population.

Le choc entre la grande puissance du Nord et la Révolution cubaine était inévitable. L’Empire sous-estima la résistance héroïque du peuple de notre petit pays.

Il est maintenant disposé à nous pardonner si nous nous résignons à rentrer au bercail, tels des esclaves qui, après avoir connu la liberté, accepteraient de nouveau le fouet et le carcan.

La planète se débat aujourd’hui au milieu de crises économiques, de pandémies, de changements climatiques, de dangers de guerres et d’autres problèmes connexes. La tâche politique se fait plus complexe, et certains continuent encore de se faire l’illusion que les peuples peuvent être manipulés à la manière de marionnettes.

On ne saurait dire encore le dernier mot au sujet l’évolution de l’administration étasunienne en place. Il existe des facteurs nouveaux, tant objectifs que subjectifs. Nous étudions et observons soigneusement chacun de ses pas. Nous ne sommes pas des incendiaires, contrairement à ce que pensent certains, mais non plus des sots qui se laissent berner aisément par ceux qui croient que la seule chose importante au monde sont les lois du marché et le système de production capitaliste. Nous avons le devoir de lutter pour la paix, car il n’y a pas d’alternative, mais que l’adversaire ne se fasse jamais l’illusion que Cuba se rendra.

Nous espérons que, chaque 1er Mai, des milliers d’hommes et de femmes de tous les coins de la planète partageront avec nous la Journée internationale des travailleurs que nous fêtons depuis cinquante ans. Ce n’est pas pour rien que nous avions proclamé, bien avant le 1er janvier 1959, que notre Révolution serait la Révolution des petites gens, par les petites gens et pour les petites gens. Les succès de notre patrie en éducation, en santé, en science, en culture et dans d’autres domaines, en particulier la force et l’unité du peuple, le prouvent, malgré l’impitoyable blocus.

Fidel Castro Ruz

Le 30 avril 2009

18 h18

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Il y a cinquante ans : Cuba à la conquête de sa souveraineté

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Après le triomphe de la Révolution armée, le 9 Janvier 1959, le lendemain du jour où il était entré dans La Havane à la tête de la Caravane de la Victoire, Fidel Castro a annoncé l’expulsion de la mission militaire nord-américaine de Cuba.

Par Roberto Pérez Betancourt

C’est au cours d’un programme de télévision que le leader révolutionnaire a fait cette déclaration, quarante huit heures après la reconnaissance du nouveau gouvernement par l’administration de Dwight D. Eisenhower.

Ce jour là, une bonne partie des sbires les plus connus de la tyrannie de Batista avait déjà trouvé refuge sur le territoire des États-Unis.

Habitués au servilisme et à la recherche d’une bonne entente avec les gouvernants nord-américains, les diplomates et les représentants des médias de ce pays ont été stupéfaits. Ils ne pouvaient pas croire ce qu’ils venaient d’entendre.

Une petite île des Caraïbes d’à peine six millions d’habitants revendiquait son droit de souveraineté nationale et refusait la traditionnelle « contribution militaire » sur laquelle la nation la plus puissante du monde avait l’habitude de baser à l’étranger ses services d’intelligence et de répression.

Les journalistes se sont précipités sur les téléphones pour faire connaitre la nouvelle. Il y a eu des cavalcades dans les locaux de l’ambassade nord-américaine. L’ambassadeur Earl T. Smith qui avait été témoin, le jour avant, de l’enthousiasme de tout un peuple qui acclamait son leader, a compris qu’il lui restait peu de temps avant qu’il se voie obligé à abandonner son bureau aux grandes baies vitrées.

Depuis cette pièce, il pouvait encore apercevoir l’imposant aigle impérial posé sur son socle qui avait été symboliquement installé un peu plus loin, face à la mer.

En réponse à une question qui lui avait été posée sur la décision du gouvernement des États-Unis de retirer la mission militaire si le Gouvernement Révolutionnaire en faisait la demande, Fidel avait répondu sans aucune ambiguïté : « (…) le gouvernement des États-Unis n’a aucun droit à maintenir ici une mission permanente, ceci en premier lieu. C’est-à-dire que cela n’est pas une prérogative du Département d’État, mais du Gouvernement Révolutionnaire de Cuba ».

Pour qu’il ne reste pas le moindre doute, le 13 Janvier, Fidel le confirmerait :
« (…) Nous n’avons aucun droit à maintenir ici ceux qui ont appris aux soldats à tuer des cubains. (…) Nous ne voulons pas d’espions ni de conspirateurs à l’intérieur des Forces Armées Révolutionnaires », a-t-il déclaré dans son discours prononcé pendant le repas que le Lyons Club avait offert en hommage à l’Armée Rebelle, le 13 Janvier 1959.

Les historiens font noter que le gouvernement nord-américain et ses dépendances n’ont pas émis de conclusions, ni même une opinion immédiate sur la décision souveraine de Cuba.

Le Président Eisenhower attendait son moment. Il réunissait des informations. Il avait refusé d’extrader les assassins et les criminels de guerre qui avaient servi auparavant la dictature de Batista et qui ensuite, s’étaient réfugiés sur le territoire des États-Unis. L’ambassadeur a sollicité sa démission au département d’État.

En 1925, sous le gouvernement de la République médiatisée, un monument avait été érigé aux victimes de l’explosion – dont les causes sont encore controversées – du bâtiment nord-américain Le Maine dans la rade du port de La Havane, en 1898.

Ce fait avait servi de prétexte à l’intervention militaire de l’Union dans la longue guerre d’insurrection que livraient les cubains contre le colonialisme espagnol, ce qui avait permis que les marines fassent leur entrée dans l’île et y restent après la défaite espagnole.

Le monument aux victimes de l’explosion du Maine était couronné par un aigle impérial. En 1960, le Gouvernement Révolutionnaire a respecté le monument, mais en a fait tomber l’aigle. La photo d’un Marine monté sur les épaules d’une statue érigée à José Martí et en train d’uriner sur elle était encore fraîche dans les mémoires, comme l’était également le sang des vingt mille cubains tombés lors de la lutte frontale contre une tyrannie au service d’intérêts hégémoniques.

En expulsant la mission militaire des États-Unis, la nation antillaise avait manifesté son droit souverain de décider de son propre destin, sans avoir à en demander la permission à personne.

Cinquante ans plus tard, ce sont ces principes qui continuent à régir.

source : cubainfo

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EVO MORALES SALUE LA REVOLUTION CUBAINE ET CONSIDERE FIDEL COMME UN LIBERATEUR.

http://www.europelibre.com/CL2006/060109d.jpg

Par ABI

Le Président de La République Evo MORALES a salué ce jeudi les 50 ans de la Révolution Cubaine, qualifiant Fidel CASTRO comme un libérateur des peuples du monde.

« Il y a 50 ans, le peuple cubain s’est libéré de l’empire nord américain, ( USA ) , pour cette raison, CUBA, son peuple, et ses commandants sont le symbole de la libération des peuples du monde » , a affirmé le Chef de l’Etat dans ses déclarations à la presse.

Il a profité de l’opportunité de son contact avec les journalistes pour souhaiter au peuple bolivien que 2009 soit une année de succès, plus spécialement dans les secteurs les plus exposés de la Bolivie.

Ce jeudi 1° Janvier, CUBA célèbre cinq décades du triomphe de la révolution du peuple dirigé par Fidel CASTRO depuis Santiago de Cuba, la première ville libérée par les rebelles, dont le commandant annonça en 1959 le renversement du dictateur Fulgencio Batista. Lire la suite »

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